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 Waiting till the end. ft Natalee L.

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MessageSujet: Waiting till the end. ft Natalee L.   Sam 14 Avr - 12:49

« Je reviens. » dis-je avant de claquer la porte. J’entends la voix de ma mère se propager jusqu’au dehors de la maison, me demandant où je vais. Je ne prends pas la peine de lui répondre. Je n’en ai aucune envie. Je déteste leur façon de vouloir que je leur rende toujours des comptes. Je n’ai rien à leur dire. Je suis libre de faire ce dont j’ai envie, peu importe si cela leur plaise ou non. En réalité, je sais qu’ils se demandent si je pars rejoindre Milan. Cela leur briserait le cœur. Et j’adorerais pouvoir le briser moi-même. Malheureusement, je ne pars pas voir mon petit-ami. Mon ancien petit-ami. J’aurais préféré. J’avais l’habitude de toujours le rejoindre lorsque l’atmosphère à la maison devenait trop pesante. Aujourd’hui, je ne peux me reposer que sur moi-même et sur l’air frais de l’extérieur. J’ai quitté Milan, je l’évite et je n’ai donc aucune raison de le retrouver. Même si mon corps en meurt d’envie. Je ne pensais pas que se tenir aussi loin, aussi longtemps, de l’être aimé pouvait se révéler si douloureux. Je rêvais de ses mains, de ses yeux, de sa bouche. J’aurais donné le monde pour retrouver tout ce qu’il m’avait apporté. Mais j’avais fait un choix, et je devais m’y tenir, peu importe la souffrance que cela m’infligeait.
Mes pieds foulaient le sol, sans direction précise. Le temps n’était pas si chaud aujourd’hui. La nuit sera fraîche, il ne faudra pas oublier de prendre plus de couvertures. Je n’ai jamais dormi avec Milan. Du moins, pas la nuit, pas dans une de nos familles. Mes parents me l’interdisaient. Milan avait à peine le droit de rentrer chez nous, alors pour y dormir … Cela était impensable. Je n’avais jamais compris leur réaction ; Milan et moi nous connaissions depuis des années déjà lorsque nous nous sommes embrassés pour la première fois. Et cela avait semblé tellement naturel que je pensais que ma famille l’aurait accepté sans problème. Mais cela n’avait pas été le cas. Ils avaient apprécié Milan, l’ami de leur fille mais détestaient Milan, le petit-ami. Peut-être auraient-ils aimé choisir eux même l’homme que j’épouserais, l’homme avec qui je partagerais mes nuits ? Je ne leur en avais pas laissé le choix. Milan était celui que j’aimais, et rien ne changerait mes sentiments, pas même leur désapprobation. Aujourd’hui, je refusais qu’on me parle d’un mariage avec un homme quelconque, qui conviendrait parfaitement à la réputation de notre famille. Ce mot me faisait sourire. Quelle réputation ? Nous sommes affreusement pauvres, comme tous les gens du district, et je pense que la seule réputation que notre famille a, est celle d’un père trop absent pour s’occuper de sa famille, et d’une mère, que l’on considère comme folle – bien qu’elle n’ait à priori aucun symptôme mental ; je pense qu’elle est juste un peu crédule, perdue sans mon père, encore sous l’emprise de sa propre mère.
Une douleur au bras me sortit de mes pensées. Je baissais les yeux et compris qu’on me serrait. Milan. Je reconnus ses mains, immédiatement. C’est étrange comme on n’oublie jamais les parties du corps d’un être proche. « Viens avec moi. » Je sens que ce n’est pas le moment de le repousser ou même de le contredire. Son impulsivité m’avait toujours plu, mais je n’appréciais pas réellement qu’il l’utilisât contre moi. Il m’emmène à l’écart, là où il est certain que personne ne nous observera. Les gens sont parfois trop curieux. Lorsqu’il s’arrête, je me dégage, je soupire. « Qu’est-ce que tu veux ? » Je ne le regarde pas. Je dois rester froide et distante, et je sais que si son regard croise le mien, j’aurais du mal à ne pas me mouvoir contre lui.
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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Sam 14 Avr - 16:09



Son bras m'échappe, il s'extirpe de ma main, je lâche prise à nouveau regrettant déjà son contact. Elle s'éloigne et je la laisse désespérément remettre de la distance entre nous. Son soupire me déchire le coeur. Je m'attend à la voir s'enfuir. A me cracher au visage des mots froids, dépourvus de douceur, qu'elle a maintenant l'habitude de m'adresser. A me lancer un regard assassin qui me transpercerait mon coeur fragilisé par son absence. J'ose enfin poser mes yeux sur la jeune femme. Et je ne sais plus quoi ressentir. Son charme agit mais ses traits crispés et sa mine exaspérée me renvoie de plein fouet une douleur atroce au niveau de ma cage thoracique. Elle ne m'accorde même pas un regard. Suis-je devenu si indifférent à ses yeux. Mais bon sang comment a-t-elle pu effacer notre histoire aussi vite ? Je ne la reconnais plus. Je ne me souviens même plus si c'est de cette Natalee là dont je suis tombé amoureux. « Qu’est-ce que tu veux ? » « Te récupérer. » Je répond du tac au tac. Que pourrais-je vouloir d'autre ? C'est pourtant si simple. Je ne peux pas la laisser s'éloigner de moi encore plus longtemps. Il faut qu'elle me revienne. Tout s'écroule autour de moi. J'ai besoin de mon équilibre. Besoin de la sentir contre moi. Besoin de la savoir avec moi. La revoir, lui parler, malgré sa réticence m'apporte déjà quelque chose. Je ne saurais le décrire exactement.

J'en oublie le plan que j'avais élaboré exprès pour la reconquérir. Je ne sais plus comment m'y prendre avec Natalee. Tout ce que je pourrais dire ou faire me semble vain. Mais maintenant que je l'ai sous la main et qu'elle semble prête à m'écouter, je devais saisir ma chance. C'était un bon début. Je devais tout miser la dessus et saisir cette occasion peut-être unique. J'étais prêt à lui courir après et l'attraper s'il le fallait. A la suivre jusqu'à chez elle. A tout.

Je m'approche de la belle blonde, de cette poupée de porcelaine. Je glisse mes doigts sous son menton froid et saisit délicatement sa mâchoire et la détourne face à moi pour l'obliger à me regarder. La mine déconfite les yeux remplis de détresse, je la fixe, je la scrute, je redécouvre à nouveau son doux minois. Le vide s'étend autour de nous, il n'y a plus que elle qui existe. Elle m'a tellement manqué. Je ne comprend pas pourquoi je n'avais pas insisté plus tôt. Natalee est un trésor, une perle rare, un diamant à l'état brut, mon amour le plus précieux. « Je t'en prie reviens moi. » Mes paroles sonnent comme une plainte. Je n'ai jamais prétendu être un dur, elle le sait bien. Je n'ai jamais cherché à lui cacher quoi que se soit. « Je ne comprend pas .. Explique moi. » Mes yeux parcours son visage, je me lasserai jamais de la beauté et de la certaine douceur qui émane de son visage. Je fais parcourir mes doigts sur ses joues et mes deux mains viennent entourer sa frimousse. Mes yeux se font plus perçants.« Je ne partirai pas sans explication. »


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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Dim 15 Avr - 10:18


« But I don't wanna live that way, reading into every word you say. You said that you could let it go and I wouldn't catch you hung up on somebody that you used to know. »


« Te récupérer. » Je pousse un soupir. Il n’abandonnera donc jamais. Notre rupture aurait été beaucoup plus simple pour moi si Milan l’avait accepté. Mais il ne l’avait pas fait, et ne semblait pas vouloir le faire. Pourtant, même si je désirais qu’il s’éloigne, je savais que s’il s’était montré indifférent, j’aurais été infiniment blessé. Je ne le fuyais pas parce que je n’éprouvais plus rien pour lui, mais bien pour nous protéger. Ma vie sans lui n’avait plus aucun sens, mais il valait mieux que je m’éloigne de lui, aujourd’hui. Sans comprendre pourquoi, j’étais certaine qu’il partirait dans l’arène. La boule au creux de mon estomac venait de là. Je le sentais, je le savais : il serait choisi. Et comment pourrais-je supporter de le voir tuer d’autres personnes – lui, incapable de faire du mal sans raison – et surtout, comment supporterais-je de le voir mourir ? Je garde les yeux rivés au sol. Je ne sentais pas capable de le regarder. J’haussais les épaules, comme pour lui donner ma réponse. Comme pour lui montrer que ce qu’il voulait m’importait peu, même si au fond de moi, je brûlais d’envie de me donner à lui.
Nous ne nous étions jamais disputés auparavant. Nous avions, bien sûr, eu quelques désaccords mais rien de très grave. Nous n’en étions jamais arrivés à ce point. Heureusement. Nous connaissions des couples qui passaient leur temps à se déchirer, et à se retrouver. Nous nous étions fait la promesse de ne jamais finir comme ça. Je fronce les sourcils. Je n’avais pas réellement brisé cette promesse, nous ne nous déchirons pas. Je suis partie sans un mot, sans un bruit. Et les rares fois où je l’ai autorisé à me parler, il ne s’est jamais mis à hurler face à mon indifférence. Je me demande soudain comment se porte sa petite sœur. Elle, aussi bien que lui, je l’avais fui. Je n’avais pas le courage de l’affronter ; je craignais son regard enfantin sur moi, ses questions sans réponses. Mais, autant que Milan, elle me manquait. Ils étaient tous deux ma famille, ma vraie famille, et je me retrouvais si seule aujourd’hui que j’avais à peine le courage d’avancer. Je ne peux cependant pas me plaindre. Ils ne m’ont pas rejeté, je suis celle qui agit de cette façon. J’en oublie presque la présence de Milan, lorsque je sens ses doigts sous ma peau, la pression qu’il exerce pour relever mon visage, pour me forcer à le regarder. Bon Dieu, sait-il combien cela me coûte ? Ses yeux. Il me semble que cela fait une éternité que je n’ai plus eu l’occasion de les regarder. « Je t'en prie reviens moi. » Je baisse le visage, secoue la tête, refoule les larmes qui me montent aux yeux. Je relève la tête, le fixe intensément, murmure un « non » à peine audible. Je me recule. Je ne peux plus supporter le peu de distance qu’il y a entre nous. « Je ne comprend pas .. Explique moi. » J’hausse les sourcils. Je me force à paraître bien plus froide et indifférente que je ne le suis réellement. « Il n’y a rien à expliquer, Milan. C’est fini. » Le ton que j’emploie m’étonne. Ma voix ne tremble pas, comme je craignais qu’elle l’ait fait. Je prends un peu plus d’assurance. Il semble qu’au fond, je sois capable de lui résister. Mais je continue à éviter son regard. Ses yeux tristes m’émeuvent. J’ai l’impression de le briser, de le tuer à petits feux. Je n’aurais jamais cru qu’il m’aimait autant. J’avais toujours pensé que j’étais celle qui aimait le plus, celle qui se raccrochait à l’autre comme à sa propre vie. Milan avait toujours été plus indépendant, mais je réalise maintenant que je m’étais trompée sur la nature de ses sentiments. Les rôles avaient été inversés. Je m’étais longtemps imaginé que Milan serait celui qui mettrait, un jour, fin à notre relation – peut-être parce qu’il trouverait son bonheur ailleurs, avec quelqu’un d’autre – et voilà que j’étais celle à le faire, sans raison valable. A nouveau, il me force à le regarder. Ses mains sur son visage me feront flancher, je le sens. « Je ne partirai pas sans explication. » J’hoche lentement la tête. Je le comprends. Soudain, je lève mon bras pour poser ma main sur sa joue, mais me retient au dernier moment. Mon bras reste quelques secondes en l’air, avant de retomber mollement le long de mon corps. Je me recule, forçant Milan à me lâcher. Je me détourne de lui. Il faut que je lui parle, il en a besoin. Je réfléchis à ce que je peux lui dire : inventer une raison ou dire la vérité. Je fais à nouveau face à Milan, et commence à parler. Les larmes coulent sur mes joues, mais cette fois, je ne pense pas à les sécher. « Tu ne comprends donc pas ? Je ne pourrais pas supporter ce que nous allons vivre ; c’est mieux, comme ça, Milan. Je ne te regarderai pas mourir, tu m’entends ? Alors va-t-en. Pars. Oublie-moi. Je tâcherai de t’oublier, aussi. » Je ne suis pas certaine qu’il comprenne le sens de mes mots, tellement mes paroles sont saccadés. Je me laisse tomber au sol, entoure mes jambes de mes bras. Je n’ai plus la force de me battre contre lui. Dans un murmure, j’ajoute : « Je ne pourrais pas vivre sans toi. Si tu meurs, je ne pourrais pas continuer. »
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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Dim 15 Avr - 17:41


Elle s'éloigne. Encore. Se détourne. M'arrache le coeur. Une nouvelle fois. Mes jambes pourraient céder sous mon poids. Sous l'ampleur du désespoir qui m'envahit. Je sens que j'ai perdu. Que je l'ai perdu. Il faudrait que je me détache de notre histoire, de cette petite poupée fragile qui faisait mon bonheur. De toute façon, elle semblait avoir disparu pour de bon. Tout ça n'était plus que du passé. Je devais passer à autre chose, tourner la page, recommencer à zéro. Mais je ne voulais plus continuer sans elle. Une vie sans Natalee auprès de moi .. Comment pourrais-je l'envisager ? Plutôt crever tout de suite. Je me battrai pour elle. Pour ce trésor inestimable. J'étais égoïste, possessif, je désirais la garder jalousement à mes côtés, la préserver des autres, du monde qui nous entoure. Comme si mes bras suffisaient pour la protéger. Comme si mon simple amour pouvait l'abriter des dangers.

C'est alors qu'elle reprend la parole. Les paupières closes, j'attend une avalanche de paroles désagréables, d'injures, de mots qui m'écorcheraient le coeur à vif. Je me prépare même à recevoir une claque sur mes joues rosies par le froid. « Tu ne comprends donc pas ? Je ne pourrais pas supporter ce que nous allons vivre ; c’est mieux, comme ça, Milan. Je ne te regarderai pas mourir, tu m’entends ? Alors va-t-en. Pars. Oublie-moi. Je tâcherai de t’oublier, aussi. » Je prend quelques instants pour déchiffrer ses paroles un peu incompréhensibles. Mais pour l'avoir côtoyé aussi longtemps, pour l'avoir écouter dans tous les états possibles, je n'ai pas trop de mal à saisir le sens de tout ça. Alors c'est ça ? C'est simplement ça ? Les Jeux de la Faim ? Je me surprend à sourire. Bon sang que je suis soulagé ! Je m'était tout imaginé, les pires scénarios, les pires raisons qui pouvait la pousser ainsi à m'éviter. Mais elle m'aimait toujours. C'est justement ses sentiments qui l'avait éloigné de moi. Je m'accrochais de toutes mes forces à l'espoir naissant qu'elle venait de m'offrir. Finalement, mon père avait raison de me dire de persévérer. Je l'entend encore me dire d'être raisonnable. Il avait une nouvelle fois vue juste. Ca me désolait de ne pas m'être rendu compte tout seul. C'était ma Natalee. Ma poupée. Mon amour. Mon trésor. Ma vie. J'aurai dû voir que tout cela n'était qu'une comédie pour se protéger. Quel idiot.

Je la vois s'écrouler sur le sol. Je m'approche instinctivement devant le triste tableau que m'offre Natalee. La jolie blonde, recroquevillée sur elle même au milieu d'un champ où la douce lumière orange de fin d'après-midi s'estompait peu à peu, cachant son visage et sa peine, assombrissant théâtralement un peu plus cette scène presque tragique. J'avance doucement vers la belle en détresse. « Je ne pourrais pas vivre sans toi. Si tu meurs, je ne pourrais pas continuer. » L'apaiser, la rassurer, c'est tout ce que je souhaite. En terminer enfin avec cette grisaille, cette mélancolie. Intérieurement, je grognais, maudissait ce nouveau gouvernement qui avait révéler au grand jour notre bonheur fragile. Celui que je pensais pourtant impénétrable. J'en voulais à ce bonhomme qui se croyait plus fort que tout le monde en propageant la peur sur les territoires. Il avait réussie à ébranler toutes les populations, touchant ma petite poupée de porcelaine par la même occasion. La colère se propage dans mes veines, je la sens se transformer en rage, en fureur, en un déchirement atroce.

Une fois tout proche de Natalee, mes jambes fléchissent et je m'écroule à mon tour face à ma pire crainte. Encore plus dur que la perdre, je redoutais de la voir aussi inconsolable, aussi en proie à la détresse. Une nouvelle fois, je fais glisser mes doigts en dessous de son menton et l'oblige à me regarder. Je perd pied à l'instant où mes yeux se plongent dans les siens, humides mais pourtant si magnifiques, d'un bleu céleste, de ceux qu'on n'en croise qu'une seule fois dans sa vie. Je reste quelques instants à la contempler pendant que mes doigts sèchent délicatement ses larmes. « Rien n'est joué. » Mes mots ne sont plus qu'un souffle. « C'est la seule année où je peux être sélectionné. Et quand bien même si je l'étais .. Ca me désole que tu ne crois pas plus en moi que ça. Je ferai tout pour rester en vie. Pour toi. » Mes mains s'enfouissent dans ses longs cheveux dorés. Ses boucles couleurs blé qui se marient si parfaitement à nos champs de céréales, qui rayonnent autant à la lumière du soleil. Je retrouve petit à petit ces gestes familiers et réconfortants. « Et si jamais je devais y perdre la vie, je préférerai mourir en sachant qu'on a vécu le plus longtemps possible côte à côte. N'avoir aucun regret sur notre histoire. Tu ne crois pas que je préférerai partir avec des souvenirs agréables plutôt que de quitter ce monde en sachant que tu me déteste ? »

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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Lun 16 Avr - 15:38

La vie peut parfois nous surprendre, nous décevoir. Alors que l’on croit que tout est joué d’avance, on s’aperçoit que l’on s’est trompé. Sur toute la ligne. Je pensais que dans quelques années, moins de quatre ans sûrement, Milan m’aurait demandé en mariage. Je nous imaginais parfois, enfin vivre ensemble. Avec lui, j’aurais été heureuse. Peu importe que l’on continue à vivre dans la même pauvreté qu’aujourd’hui, il m’aurait apporté un bonheur indescriptible. Il aurait été mon mari, et j’aurais pu mourir pour que l’on accepte notre mariage. Peut-être même aurions-pu nous enfuir tous les deux. Tous les trois, avec sa petite sœur. Vivre loin de mes parents. Avoir la paix. Pouvoir être libre de faire ce que je désire. Mais pourtant, je n’étais pas sûre de pouvoir survivre sans mon meilleur ami, Cameron. Dans un décor idyllique, je me voyais avec Cameron, Milan et Alannis. Adrastée n’y était pas inclus. Je serais bien trop heureuse de l’éloigner de moi, de ma vie, mais elle semblait prendre de plus en plus d’importance. La voilà maintenant mariée à mon meilleur ami. Le décor ne serait donc pas aussi idyllique que ça, surtout que Milan n’apprécie pas particulièrement Cameron. Cette situation m’avait toujours embêtée ; j’aurais adoré que les deux hommes que j’aime le plus au monde s’entendent. Mais cela ne m’avait pas vraiment gêné pour autant. Egoïstement, j’étais heureuse de pouvoir les garder rien que pour moi. Mes amours. Je frissonne, je reviens à la réalité. Milan est désormais assis à mes côtés. Je l’avais à peine remarqué. A nouveau, il pose ses mains sur mon visage, essuie mes larmes mais cette fois, je ne le laisse pas faire. J’attrape sa main, et la repose sur sa cuisse. Ce simple contact est anodin, mais me crée une boule au ventre. « Rien n'est joué. » J’hausse les épaules. Bien sûr que si. Ne le sent-il pas comme je le sens, moi-même ? Ne ressent-il pas cette terreur au fond de lui ? Il a énormément de chances d’être choisi. Et si c’était, par malheur, c’était Alannis qui était choisie, il ne s’en remettrait pas. Je sentais la mort au-dessus de nous, elle était présente, c’était certain. Je m’autorise à regarder Milan, croise son regard, rougis légèrement et baisse le visage. Serait-il capable de tuer quelqu’un ? Est-ce que je serais capable de lui pardonner s’il tuait des innocents pour défendre sa propre vie ? Je détestais la violence. Je ne supportais pas la mort de pauvres gens. Je haïssais la mort. Je ne voulais pas qu’il devienne un meurtrier, pas lui.

Sa main caresse mes cheveux, mais pour une fois, son geste ne me dérange pas. J’ai l’impression de retrouver ses gestes d’antan. Je ferme les yeux, un instant, profitant de lui. De sa douceur. Son odeur arrive jusqu’à moi. Je regrette ces délicieux moments. « C'est la seule année où je peux être sélectionné. Et quand bien même si je l'étais.. Ca me désole que tu ne crois pas plus en moi que ça. Je ferai tout pour rester en vie. Pour toi. » Je rouvre les yeux, le regarde. Moi ? Ne pas croire en lui ? Il est certainement l’une des personnes à qui je pourrais confier ma vie. Je lui fais infiniment confiance. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai, un jour, consenti à lui offrir mon cœur. « Justement, Milan. Tout. Tu comprends ce que cela veut dire, n’est-ce pas ? » Je n’ai pas besoin d’en dire plus. Je sais qu’il comprendra facilement que je parle des meurtres. Il me connait assez pour savoir que je ne suis pas pour ce genre de méthodes. « Et puis, tu sais très bien que je crois en toi. Je te fais confiance. Mais je ne suis pas sûre de me faire confiance. Je ne suis pas sûre de pouvoir accepter cela. » Je baisse les yeux. Je ne me sens pas prête à faire face à son regard interrogateur. Cependant, je me rapproche de lui et posa ma tête contre son épaule. Je me laisse aller contre lui. Je ne contrôle plus mes gestes. Je redeviens celle que j’ai jadis été. Je me sens bien, et oublie presque la réalité jusqu’à ce qu’il reprenne la parole. Cette fois-ci, je me relève vivement. Je m’éloigne, à nouveau. « Je ne te détestes pas, Milan. » Mon amour. Je t’aime. Ne le vois-tu donc pas ? Bien que j’aurais aimé lui crier, les mots, autrefois naturels, semblent maintenant trop difficiles à prononcer. « Je suis juste incapable de faire semblant. » Je me relève. Je marche un peu, m’éloigne de lui. Je sais qu’il se mettra à me suivre, de toute façon. Milan ne me laissera jamais partir aussi facilement. Je me retourne, une dernière fois, face à lui. « Je sais que tu ne comprends pas pourquoi j’agis ainsi. Mais crois-moi, c’est mieux pour toi comme pour moi. » Je croise son regard. Il semble si doux, si fragile. Comment pourrais-je lui résister ? Au bord des larmes, je m’approche de lui. Quelques centimètres nous séparent maintenant. Je prends son visage entre mes mains, colle mon front contre le sien. Je sens sa respiration, son souffle sur mon visage. Je souris légèrement. Je pose ensuite mes lèvres contre les siennes. Doucement. Puis, je me recule. « Je suis désolée. Ne m’en veux pas. Mais je ne peux pas … » Ma voix se brise. Ce baiser, si court, me rappela tout l’amour que je lui portais. Et il me rappela surtout que la distance était la meilleure solution pour moins souffrir. Du moins, selon moi. Je savais que pour Milan, cela serait complètement différent.
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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Lun 16 Avr - 21:10


Ma poupée s'écarte. Mes yeux suivent sa mince silhouette s'éloigner avec amertume, mais mon corps n'escorte pas le mouvement de mes pupilles vitreuses. Il s'écroule durement sur le sol cassant du champ de céréales. Mes muscles crispés et fatigués se heurtent sèchement m'arrachant une grimace. Toutes ses heures à alterner course et travail commençaient à se faire sentir, mon corps las me suppliait de stopper cet acharnement inutile. Mais ma détermination faisait taire rapidement ces lamentations qui n'avaient pas lieu d'être. Je devais continuer. Mon père comptait sur moi. Je m'étais engager à nourrir ma minuscule petite famille. La protéger. La choyer. Lui rendre le quotidien moins pénible. Qui d'autre le ferait à ma place ? Mon père n'ayant plus la force de soulever son corps faiblard et ma soeur .. encore si jeune. Si loin de toutes responsabilités. Encore dans l'enfance. Dans cette innocence qui lui colle si parfaitement à la peau.

« Je ne te détestes pas, Milan. » Alors reviens-moi. C'est tout ce que je demande. « Je suis juste incapable de faire semblant. » Il n'y a pas à faire semblant. Pourquoi rendait-elle tout ça aussi compliqué ? Mes iris ne la lâchent pas tandis qu'elle s'éloigne encore. Je me retiens de la rattraper. De la blottir contre moi. D'embrasser ses lèvres. D'écarter ce mauvais passage avec un simple sourire. « Je sais que tu ne comprends pas pourquoi j’agis ainsi. Mais crois-moi, c’est mieux pour toi comme pour moi. » Oui, en effet, je ne comprend rien à son manège. Pourquoi toute cette comédie ? Je reste silencieux, le chagrin bouffant l'intégralité des traits de mon visage. Mes yeux embués se détachent du corps frêle de ma poupée pour aller se perdre au milieu du blé où s'y mêlait le vent glacé du district 9. J'aurai préféré crever tout de suite plutôt que d'assister, impuissant, à ce que Natalee me faisait subir en ce moment même. Un sentiment d'injustice captura toute mon intention. Ce sentiment qui m'avait submergé au moment de l'annonce du nouveau gouvernement. Je ne pensais pas que cette douce blonde pourrait un jour être à l'origine de cet impitoyable émoi.

Ses mains se collent à mes joues froides, les paupières closes, je profite de chaque seconde de sa présence. L'instant d'après ses lèvres satinées se posent sur les miennes. Puis, un brouillard. Un gros nuage noir d'incompréhension m'enveloppe. Il m'encercle. M'emprisonne. M'étouffe. « Je suis désolée. Ne m’en veux pas. Mais je ne peux pas … » Ses paroles renforcent cette grisaille malveillante qui m'entoure. Comprimé par cet air néfaste, j'en suffoquerai presque. Je me relève m'accrochant au faible espoir que m'avait offert Natalee un peu plus tôt.

Il me faut quelques instants pour retrouver mes esprits. Je chassais cette brume de doutes, balayant les terribles pensées qui m'avaient assaillis. Je passe mes mains sur mon visage blême, glisse mes doigts dans ma crinière brune, comme pour m'aider à me concentrer. A trouver les mots qui sauront la toucher. A atteindre ma petite poupée de porcelaine. « Je n'ai pas mon mot à dire, c'est ça ? » J'ignore comment elle prendra ce ton dégagé sorti de nul part. Je fixe ses petites mirettes couleur anis, mon coeur chavire, ce vieux palpitant brisé par tant d'éclat ne sait plus se maîtriser en sa présence. Pourtant mes opales ne se détachent pas de ce séduisant minois. « Tu ne décides pas pour nous deux. » Je secoue ma tête de gamin. Elle non plus n'aurait pas accepté que je lui fasse ce coup là. « Je ne comprend pas ce qui te passe par la tête. Me souffler le chaud et le froid, n'en faire qu'à ta tête ... Qu'est ce qui te prend ? » Au lieu de revenir auprès d'elle et de la serrer contre moi comme me le susurre mon coeur, je recule. Je m'écarte douloureusement de mon trésor. « Toi et moi, ce n'est pas terminé. » Je baisse mon regard, le désespoir pèse sur mes épaules, le décor tangue doucement autour de moi. « C'est moi qui est le plus à perdre. Tu n'as pas le droit de me faire ça. » Une subite envie de m'enfuir m'envahit. Mais je reste là. Bloqué. Paralysé. Je ne bouge pas. « Je refuse. »

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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Mar 17 Avr - 19:05

Peut-être avais-je fait pire que mieux. Avec ce baiser, j’avais cru qu’il me laisserait partir plus facilement, qu’il aurait enfin cru avoir eu l’adieu qu’il méritait. Mais je m’étais trompée. Dans notre histoire, plus rien ne m’étonnait. Je comprenais avoir eu tort sur toute la ligne. Notre rupture ne nous convenait pas, ni à lui, ni à moi. Elle ne nous protégerait pas de la souffrance de l’absence, de la mort. Au contraire, elle nous forçait à regarder notre avenir en face. Et même si j’avais pensé qu’elle m’aurait aidé à me préparer à la possible sélection de Milan pour les jeux, je me rendais compte, à travers son regard, que j’avais surtout besoin que l’on se soutienne mutuellement. Nous avions besoin l’un de l’autre, peu importe le futur qui nous attendait. Il fallait que nous nous battions ensemble. Je ne réagis pas face à ses paroles. Il s’énerve, je le comprends. Je ferme les yeux, écoute attentivement ce qu’il me dit et me hait pour le faire souffrir. « Toi et moi, ce n'est pas terminé. » J’ouvre les yeux. J’essaie désespérément de croiser son regard, mais il garde son visage baissé. Je souris légèrement, fière qu’il se batte pour moi. Je l’avais fui, pourtant. Repoussé, refusé de le voir. Au départ, j’avais évité de le croiser et mon stratagème avait réussi. Je me faufilais dans les rues, visage baissé, les cheveux recouverts d’un foulard. Je connaissais Milan et ses habitudes par cœur, je savais quand il ne se rendrait pas au marché noir, alors c’est à ces moments-là où j’osais sortir. Si, par malheur, nous devions travailler aux mêmes horaires, je me tenais aussi loin que possible de lui. Et pourtant, j’espérais qu’il ose braver mes barrières. Qu’il vienne m’affronter, me demande des explications. Je me connaissais, et je savais très bien que s’il se tenait près de moi pendant plus de quelques minutes, je ne saurais pas lui résister. Et c’était ce qui se passait à ce moment-même. Toute la distance que j’avais mise entre nous ces dernières semaines disparaissait petit à petit. Je me rappelais son odeur, la forme de ses yeux, les commissures au bord de ses lèvres, ses mains. Et je rêvais de me serrer contre lui. L’embrasser. Lui prouver mon amour. Un amour insatiable.

« Tu te souviens de la nuit où nous avons dormi à la belle étoile ? » Je passe d’un sujet à l’autre. Il doit me détester. Mais ce souvenir me vient soudain en tête. C’était une nuit de juillet. Nous avions bravé l’ordre parental, ainsi que celui du District. Par chance, nous n’avons pas été découverts, nous avons juste eu à écouter patiemment le sermon de nos parents respectifs le lendemain. Cette nuit restera à jamais gravée dans ma mémoire. C’est la première fois où nous avons été extrêmement proches, où nous avons pu découvrir nos deux corps, la nuit qui avait achevé notre union. Désormais, c’était certain, nous ne formions plus qu’un. Je rêverais de vivre à nouveau une nuit pareille. En ce temps là, nous étions encore de jeunes amoureux, innocents. La peur du monde autour ne nous était pas commune. Rien ne menaçait de nous séparer, pas même mes parents. Cette époque semblait bien loin. « C'est moi qui est le plus à perdre. Tu n'as pas le droit de me faire ça. Je refuse. » Sa détermination me plaît. J’ai toujours aimé ce trait de caractère chez lui. Il n’abandonne jamais. J’attrape sa main, le force à se rapprocher de moi, alors que c’était à son tour, semble-t-il, de vouloir se tenir éloigné. « Je sais » murmurai-je. « J’ai juste … tellement peur de te perdre. » Je soupire. Je n’arrive pas à mettre des mots sur mes sentiments. Tout semble pourtant si clair dans ma tête. Le quitter avait semblé être la meilleure solution. Mais je n’arrive pas à lui exprimer mes sentiments. Il ne peut pas comprendre car je ne suis pas assez explicite. Je fixe Milan. Mon amour. Ma vie. « Je déteste te faire souffrir, mo ghaol. » J’utilise le surnom écossais que je lui donnais toujours. J’avais quelques connaissances en Gaélique, la langue était passée chez nous de génération en génération. On parlait autrefois cette langue en Ecosse, un pays que je ne connais pas. A Panem, nous n’avons pas vent de ce qui se passe en dehors de notre pays. Est-ce que l’Ecosse, la terre de mes ancêtres, existe toujours ? J’en doute. Mais Milan connait la signification de ce surnom. Mon amour. Il me comprendra. Peu à peu, je me sens revenir vers lui. J’éprouve à nouveau le besoin de le sentir contre moi, de sentir son amour. J’ai besoin qu’il m’aime. J’ai surtout besoin de m’autoriser à l’aimer. Je me rapproche encore un peu plus de lui, colle son visage contre moi. Nos respirations se mêlent. Je le tiens fermement par la main – j’ai peur qu’il décide, à son tour, de me fuir. Je ferme les yeux, murmure « Embrasse-moi. »
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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Mar 17 Avr - 23:28


Je lève péniblement mes iris vers son minois pâle lorsque je sens la fraîcheur de sa paume sur ma main. Le décor tangue encore, je perd pied au contact de ma poupée de porcelaine. La douceur de sa peau me renvoie l'éclat de nos souvenirs heureux, me rappelle que ça a toujours été elle, que notre histoire était une évidence simple et naturelle. Pour la première fois de toute ma vie, j'aimerai pouvoir fuir, pouvoir rompre cette intimité avec Natalee. Cette proximité est en train de m'achever. Elle me gêne presque. Mon coeur s'emballe, mais il se déchirera à nouveau quand elle s'écartera une fois de plus. « Je sais. » Non, elle n'a pas l'air de savoir. Elle ne se rend pas compte. « J’ai juste … tellement peur de te perdre. » Alors pourquoi tout faire pour que ça arrive ? Ca n'a pas de sens. Je secoue la tête comme un gamin qui s'entête. Mes doutes et ma peine se mélange, ma gorge se serre, elle va réussir à me tuer pour de bon. « Je déteste te faire souffrir, mo ghaol. » Alors, arrête. M'appeler par un surnom dans une langue qui n'est pas la mienne n'arrange pas. Même si je trouve ça touchant, rendre nos adieux plus doux ne me fera pas moins souffrir. J'aimerai qu'elle arrête ça. Ses gestes rendent la situation encore plus pénible. Mon vieux palpitant, brisé comme jamais, se rétracte lorsque la belle blonde approche sa frimousse de poupée si près de mon visage. Mes poumons manquent d'air, ils m'oppressent douloureusement. Elle a vraiment décider d'en finir avec moi, avec ma vie. Comment pourrais-je survivre à ce genre d'adieu ?

Je sens la pression de sa main satinée sur la sienne. Instinctivement, mes doigts secs s'agrippent à elle comme à une bouée de sauvetage. Les paupières closes, elle reprend une nouvelle fois la parole. Cette fois, je ne m'attend plus à un discours enflammé, mais plutôt à quelque chose de plus blessant encore.« Embrasse-moi. » Je recule, m'écarte vivement de ce fouillis. A l'intérieur de moi, une tempête éclate. D'une ampleur qu'elle ne peut pas imaginer. Pourquoi pas me foudroyer tout de suite tant qu'à y être ? Révolté, détruit, je me demande bien ce qui lui passe par la tête. Je croyais pourtant qu'elle m'aimait, qu'elle ne voulait pas me faire souffrir ? Elle se fout de moi. Ce n'est pas possible autrement. Faut qu'elle arrête son petit jeu, j'en peux plus. Le paysage s'agite tandis que la colère se propage furieusement dans mes veines. Elle n'a pas le droit.

Alors que je boue littéralement, je croise son regard anisé. Le déclic. Je comprend enfin. Quel con.

Je m'élance vers elle, colle mes mains sur sa nuque et dépose mes lèvres froides sur les siennes. Je retrouve une passion qui s'était éteinte depuis quelques temps. Une ardeur me submerge, fait battre mon coeur, me donne l'impression de revivre. Je la retrouve enfin. Mon trésor. L'amour de ma vie. Apaisé et rassuré, les traits de mon visage se détendent. Je stoppe le baiser avec une pointe de regret. Je plonge mon regard dans ses opales d'un vert éclatant. Je glisse mes doigts sur ses joues roses, j'esquisse un sourire sincère. L'espoir naissant qu'elle m'avait offert s'amplifie, s'accentue, s'embellit. Le nuage noire d'incompréhension disparaît et laisse place à un bonheur retrouvé. « Ne me refais plus jamais ça. »


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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Mer 18 Avr - 11:36

Le silence. Je lui demande de m’embrasser et il ne fait rien, ne bouge pas. Je lève les yeux vers lui ; il semble en colère. Je ne comprends pas. Ai-je été trop loin ? Moi qui pensais pouvoir tout arranger par un baiser, je m’étais apparemment trompée. Je soupire. Pourquoi a-t-il une telle réaction ? Ne voulait-il pas me récupérer, n’était-ce pas pour cela qu’il était venu me voir ? Et lorsque je cède, enfin, c’est à son tour de me repousser. Mais je l’ai mérité. Je l’ai fait souffrir, alors il se venge en me rendant la pareille. Bien fait pour moi. Je n’étais qu’une égoïste, ces dernières semaines. Je l’ai abandonné sans aucune raison, j’ai refusé de le voir, de lui parler. Il a raison. J’aurais certainement eu la même réaction que lui si j’avais été à sa place. S’il m’avait laissé tomber, et si, après maintes et maintes tentatives de le récupérer qui avaient échoué, il me proposait de l’embrasser, je ne l’aurais pas fait. Je ne lui aurais pas pardonné son abandon. Alors, si lui ne me pardonne pas, je ne lui en voudrais pas. Je n’aurais qu’à m’en prendre à moi-même. J’étais la cause de tout cela. Je relève les yeux vers lui, croise son regard. Ses yeux s’illuminent. Je reconnais ce regard : le regard de celui qui a compris. Je fronce les sourcils. Il s’approche de moi à grande vitesse, je n’ai pas le temps de réagir ni de réfléchir : ses lèvres sont déjà posés sur les miennes.
Je m’accroche à lui, répond à son baiser avec force, ardeur. Je sens mon corps s’embraser sous ses mains, autour de mon corps. J’oublie le monde autour, je ne pense qu’à lui, qu’à nous. Puis, il se recule. Trop vite à mon goût. Je n’ai pas eu le temps de retrouver le goût de ses lèvres, son odeur, toutes ces choses que je connaissais par cœur et que je semblais pourtant avoir oublié. Je lui jette un regard froid. Pourquoi s’arrête t-il aussi vite ? Je ne voulais pas m’arrêter. Je voulais continuer, continuer jusqu’à ce que la nuit tombe. « Ne me refais plus jamais ça. » Je pose mon doigt sur ses lèvres, lui indiquant de se taire. « On parlera plus tard, Milan. » Je pose un léger baiser au coin de ses lèvres, puis descend progressivement vers son cou, que j’embrasse doucement. Puis, je retrouve ses lèvres avec encore plus de passion. Je n’ai plus envie de penser à quoi que ce soit. Tout cela m’avait bien trop manqué. Je pose l’une de mes mains sur sa hanche, le rapproche encore plus de moi. Je sens nos corps se toucher. Je sentais le désir monter en moi. J’aurais aimé pouvoir l’emmener loin, retrouver la chaleur de nos corps, le sentir en moi. Mais nous étions en plein jour, et les gens qui travaillaient au champ n’étaient pas si loin de nous. Je me fichais qu’on nous épie en train de nous embrasser furieusement, mais j’étais encore bien trop pudique pour pouvoir faire plus que ça devant des centaines de gens. Je finis par stopper le baiser, lui mords légèrement la lèvre inférieur et me détache de lui. Je pose ma main sur l’endroit où se trouve son cœur. Je souris. « Ton cœur bat vite, un peu trop vite. » Je lève les yeux au ciel, bien consciente que je suis la cause de cette rapidité soudaine. Il avait certainement été plus lent depuis quelques minutes, cependant, face à ma froideur. Je suis heureuse de retrouver l’homme que j’aime, mais je ne peux m’empêcher de penser au futur, de ce jour où on me l’enlèvera. Mais je chasse ces idées de mon esprit. Je ne veux ni gâcher le moment ni énerver Milan. Je rajoute simplement : « J’espère que tu ne m’en voudras pas longtemps. » La possibilité, ou l’impossibilité, de son pardon m’inquiète. J’ai réellement peur, à ce moment là, de l’avoir perdu définitivement à cause de ma décision. Et si, en réalité, ce baiser était pour lui un baiser d’adieu ? S’il venait à refuser de rester avec moi, je ne me le pardonnerais jamais. J’ai besoin de lui dans ma vie. Il est comme mon oxygène. Ma raison de vivre.


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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Mer 18 Avr - 21:59


Son doigt froid se colle à mes lèvres. Ma poupée ne veut pas parler. Pourtant un flot de paroles me brûle la bouche. Un tas d'inquiétudes sur la langue. Tous les évènements récents en tête. Toute cette bousculade depuis l'annonce du nouveau dirigeant de Panem défile dans mon esprit. L'envie de lui raconter ce que je fais avec Alannis, lui faire partager ma préoccupation à propos de la santé de mon père se font de plus en plus pressante. J'ai besoin qu'elle me rassure de sa voix douce et sécurisante. J'ai besoin de savoir qu'elle ne m'abandonnera pas. Qu'elle me soutiendra jusqu'au bout. Je veux la savoir près de moi quoi qu'il arrive. Je veux être certain que rien ne pourra nous séparer désormais. « Natalee .. » « On parlera plus tard, Milan. » Je me tais tel un gamin obéissant, captivé par l'éclat du visage de la joli blonde. Elle s'approche. Accole un nouveau baiser sur la commissure de mes lèvres. Les siennes glissent sur mon cou, me font retrouver des sensations que j'avais enfouis depuis qu'elle m'avait fuit. On repars dans un baiser où la passion et la fouge s'entremêlent, s'unissent pour faire de cet instant un moment d'ivresse et d'avidité. Sa main sur ma hanche, les miennes qui emprisonnent ses joues roses, nos corps se touchent et augmentent l'excitation qui se fait de plus en plus dur, de plus en plus intense. Mon cœur s'emballe, il bat à tout rompre dans ma poitrine, prêt à exploser sous l'effet de la chaleur du corps frêle de Natalee et de l'ardeur qu'engendre notre baiser. Ma tête se vide, autour de nous, plus rien n'existe, je me laisse bercer par la douceur de ma poupée blonde. Elle finit par stopper cette folle embrassade. Avec regret, je la laisse s'écarter. Elle plaque sa paume contre ma poitrine, un sourire se dessine sur son visage encore enfantin.  « Ton cœur bat vite, un peu trop vite. » Tu m'en diras tant. J'essaie de calmer mon palpitant un peu fou. Il en avait perdu l'habitude avec tout ça. « J’espère que tu ne m’en voudras pas longtemps. » Je fronce les sourcils. « Je t'ai déjà pardonné. » A l'instant où j'avais croisé ses mirettes vertes. Où j'avais enfin compris qu'elle ne jouait pas avec moi. Qu'elle avait enfin décidé d'arrêter sa comédie ridicule déstinée à nous protéger. Puis comment pourrais-je en vouloir plus longtemps à ce petit trésor ? Elle est là maintenant. Son désir de me fuir semble s'être dissipé. J'ai eu ce que je voulais, j'avais retrouvé mon amour, mon oxygène, ma vie. Natalee était mienne à nouveau. « Le principal, c'est que tu me sois revenue. Le reste … Je m'en balance. » Je suis bien trop heureux de jeter aux oubliettes la souffrance de son absence et de voir disparaître ce brouillard d'incompréhension qui m'oppressait jusqu'à m'en étouffer. Cette tâche sombre qui avait noircit notre idylle n'est plus qu'un pâle souvenir. C'était une simple épreuve. Notre couple n'en avait jamais connu jusqu'à maintenant. Mais c'est le cour des choses, non ? Le genre de trucs qui peut arriver à n'importe qui. Nos sentiments n'avaient pas faillit, ils ne s'étaient pas estompés. Notre amour en devient plus fort que jamais. Ces jours noirs sont révolus maintenant, on ne devait pas s'y attarder. Il y avait plus important à penser, à vivre.

J'enfouis mes mains dans sa chevelure dorée, dépose un dernier baiser sur ses lèvres avant de la prendre par la main et d'entremêler nos doigts. Je la tire doucement à l'écart des derniers habitants du districts 9 qui travaillent encore aux champs, alors que la douce lumière orange du soleil s'assombrit un peu plus, laissant une teinte rouge s'étaler sur l'ensemble du ciel. La nuit n'allait pas tarder à tomber et la fraîcheur qui l'accompagnait commencait à se faire sentir. On s'éloigne, on s'isole du reste du monde. Une fois certain d'être à l'abris des regards indiscret, mes bras s'enroulent autour du cou de ma poupée, plonge mon regard dans ses grandes opales anisées. Pendant une fraction de seconde, j'hésite. Je pourrais déballer mon discours qui me brûlait les lèvres un peu plus tôt. Mais nous avons désormais tout le temps pour ça, je ne voulais pas gâcher nos retrouvailles avec mes paroles sombres. Ma bouche retrouve la sienne et on recommence avec nos furieux baisers de jeunes amoureux. Mes doigts glissent le long de son corps, se plaquent contre sa taille et l'amène contre moi. Entre deux embrassades, je réussis à lui souffler quelques mots. « Je t'aime .. »

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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Ven 20 Avr - 10:13

Le pardon. Il m'accordait son pardon. Un sourire se dessine sur mes lèvres face à ses mots. Milan est réellement quelqu'un de bien. Je ne le méritais pas. Je l'avais abandonné, seul, perdu face à mon comportement et voilà que sans ciller, il me pardonnait. Un ange. Je l'aimais pour cela. Mon amour. Ma vie. Je resserre mon étreinte contre lui, respire son odeur. Comment avais-je pu imaginer pouvoir vivre sans lui ? Je n'avais jamais douté qu'il était l'homme de ma vie, l'homme que j'épouserais mais j'avais été lâche. La possibilité de le perdre à jamais m'avait fait perdre la raison. Je regrette maintenant mon attitude. J'aurais du comprendre que le fuir n'aurait mené à rien, sinon à nos deux malheurs. Nous ne pouvions vivre l'un sans l'autre, nos cœurs, nos âmes, nos destins étaient liés. Milan et Natalee. J'en étais certaine, maintenant. Nous vivrions ensemble pour l'éternité. Et je retrouve soudainement confiance en lui. Je sais qu'il se battra pour sortir de l'arène, si jamais il est sélectionné. Il reviendra, gagnant. Mon amour, mon héros. Je ne songe même pas à l'horrible possibilité : qu'Alannis soit elle-même choisie face à son frère. Je savais, au fond de moi, que si cela arrivait, Milan se sacrifierait pour la sauver. Et je le comprenais. Aucun de nous ne supporterait de voir la petite mourir. Elle était encore si jeune, si fragile. J'entends à peine ses mots, mais je sens qu'il est heureux. Je lui caresse la joue, tendrement. Je m'en veux de l'avoir fait souffrir mais je suis maintenant heureuse de lui faire retrouver le sourire. Je détestais ce regard vitreux, triste qu'il avait eu encore quelques minutes auparavant. Je plonge mon regard dans le sien. Il était si beau, si doux. Il était mien, comme j'étais sienne, et rien ne nous empêcherait d'être ensemble, maintenant.

Je me demande soudain ce qu'il s'est passé, dans sa vie, lorsque nous étions éloignés. Qu'avait-il fait de ses journées? Les avait-il passé avec sa meilleure amie? Ou sa sœur? Comment allait sa famille ? Mes lèvres brûlaient d'envie de lui poser la question, j'ouvre la bouche, prête à l'interroger, mais il ne m'en laisse pas le temps. Le voilà qui m'emmène à l'écart de la population. Je jette un regard vers le ciel. La nuit ne va pas tarder à tomber. Il va faire encore plus froid. Mais la chaleur du corps de Milan me réchauffera, comme à chaque fois. On s'arrête, nos lèvres se retrouvent, Milan m'attire vers lui. Je m'accroche désespérément à lui, comme si je craignais qu'il ne m'échappe. Au fond, peut-être cherchait-il à se venger : à me laisser croire que tout était à nouveau possible entre nous et s'enfuir, au dernier moment. Mais ses mots me prouvent le contraire. Je t'aime, me murmure t-il. Je frotte mon nez contre le sien, frissonne à son contact. Je murmure : « Moi aussi, mon amour. » Je dépose un léger baiser sur sa joue, sur ses lèvres. Mes mains descendent le long de son dos. Je glisse ses mains sous sa chemise, retrouvant la chaleur, le contact de son corps. Je tremble légèrement, incapable de m'arrêter. Je suis si heureuse de le retrouver. J'ai le sentiment de me retrouver la nuit de notre première nuit d'amour. Mon corps tremblant, mais brûlant de désir pour le sien. Nos souffles se mélangent. Je quitte un instant ses lèvres pour retrouver son cou. Mes mains se retrouvent sur son torse, je déboutonne un à un les boutons de sa chemise, afin de pouvoir prolonger mes baisers jusqu'à sa poitrine. Je brûle d'amour pour lui. Je le veux, maintenant. Je m'arrête, attrape le visage de mon amoureux entre mes mains, je murmure son nom. Je sais qu'il comprendra mon appel. Comme à chaque fois, il saura quoi faire. Le monde autour de nous n'existe plus. Je n'entends plus rien, sauf le bruit de nos cœurs qui battent ensemble. Je ne vois plus rien, sauf le corps de Milan. Je ne sens plus rien, sauf le souffle de Milan sur mon visage, le contact de son corps contre le mien. Dans un instant, nous ne serons plus qu'un.



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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Mar 24 Avr - 18:15


Natalee .. Cet ange, ce petit joyau, mon trésor inestimable, ma poupée blonde, enfin retrouvée. Elle m'est enfin revenu. Je n'ai plus l'intention de la laisser s'enfuir à nouveau. Je la garderai auprès de moi. Jusqu'à la fin. « Moi aussi, mon amour. » C'est tout ce que j'avais besoin d'entendre. La certitude que ses sentiments n'avaient pas faillis, qu'ils n'avaient pas disparus, qu'elle était toujours mienne. Et qu'elle le restera. Une sombre pensée brouille mon esprit. Et si j'étais sélectionné ? Et si je mourrai dans cette foutue arène ? Combien de temps lui faudra-t-il pour me remplacer ? Pour tomber amoureuse d'un homme qui ne craint pas les Jeux de la Faim ? Même mort, je ne supporterai pas de la voir aux côtés d'un autre, d'un crétin qui ne la mérite pas, d'un abruti pas à la hauteur de l'ampleur et la dimension de la femme parfaite que représente la belle blonde. Avec un amour pour elle beaucoup plus faible que le mien, un de ceux ridiculement infirme, frêle et léger. Presque inexistant. Natalee est à moi. A moi. Et à personne d'autre. Je refuse qu'elle puisse un jour m'échapper, se blottir contre un homme plus rassurant et protecteur que je le suis. Le chérir. Fonder une famille avec lui. M'oublier. Effacer de sa mémoire l'adolescent insignifiant et possessif que je suis, tel un pâle souvenir de jeunesse sans intérêt. Je l'interdis.

Ses baisers dissolvent le visage de l'inconnu détestable et brouillé qui s'est formé au cœur de mon esprit tourmenté. Elle me fait revenir à la réalité, au moment présent où seul notre bonheur compte. Où il n'existe plus qu'elle et moi. Je me laisse aller sous ses caresses. La douceur de sa peau glisse jusqu'à mon torse. Je frissonne à son contact, me fait rappeler les nuits d'amour du passé. J'entends ma poupée souffler mon prénom d'un ton suave. Mes mains s'enfouissent dans sa chevelure de blé. Je l'embrasse une nouvelle fois avec ardeur. Je la fais délicatement basculer sur le sol, allonge sa frêle silhouette sur le dos. Mon corps se colle au sien, mes jambes emprisonnent ses maigres cuisses. La tension sexuelle se fait plus intense. Mes doigts s'agrippent au tissu de son T-Shirt et le hisse vers le haut pour le lui retirer. Mes lèvres filent sur sa peau satinée, descendent jusqu'à son cou, sa poitrine son ventre. Mon désir pour elle se fait plus pressant, mon palpitant s'enflamme, mes membres se détendent pour s'électriser, mon attraction pour Natalee s'amplifie. Mes phalanges saisissent l'étoffe de nos vêtements pour dévoiler chaque parcelles de nos corps incendiés par l'excitation. Je ne peux plus attendre. Ses cuisses s'enroulent autour de ma taille. Ma virilité plonge délicatement dans l'intimité de la jolie blonde. Pour ne faire plus qu'un. Mes mouvements entraînent une valse rythmé par mes caresses. Notre nirvana éclate. Notre désir se consume.

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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Ven 27 Avr - 19:52

Rien n’est plus beau que ces moments de partage. Je ne pense plus à rien d’autre que nous. Nous. Milan. J’avais oublié les sensations que son corps dans le mien me procurait. Je ne connaissais rien de mieux que cela. Je le laisse maître de la situation. Il me connait par cœur, il connait mon corps dans les moindres détails, comme je connais le sien. Mais aujourd’hui, c’est différent. Nous nous découvrons à nouveau. Tout se passait comme si, durant ces dernières semaines, nous avions oublié ce que nous connaissions si bien et maintenant, nous nous réapprenons. Je retrouve la chaleur de ses lèvres parcourant mon corps. Les papillons au creux de mon estomac. Le désir qui monte, en moi. Je m’agrippe à lui, caresse de l’une de mes mains ses cheveux châtains. Je me sens bien, dans ses bras. Nul endroit n’est meilleur que celui-ci. Milan était l’homme de ma vie. Je n’en avais jamais douté, et tout cela se confirmait encore aujourd’hui. Il n’y a que lui qui pouvait me faire ressentir des choses pareilles. J’étais certaine que je ne pourrais jamais ni offrir mon corps, ni mon cœur, à quelqu’un d’autre que lui. Et j’espérais que c’était la même chose pour lui. Mais je n’avais pas de raisons de douter. Après tout, il avait tout fait pour me reconquérir, n’avait pas reculé face à la froideur que j’essayais d’établir face à lui. Il avait été courageux pour lui, pour nous, pour notre avenir. Ce n’était guère le moment de penser à cela, cependant. Je me raccroche à mon amoureux, croise son regard, pose ses lèvres à nouveau sur les siennes, et encore une fois, notre doux baiser se transforme rapidement en baiser passionné. Je vibre au rythme de ses coups de reins saccadés. Enfin, je sens que vint le moment propice. Le moment où, ensemble, nous atteignons le ciel et ses miracles. Je frissonne. Je serre encore plus Milan contre moi. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Je l’embrasse à nouveau, délicatement. « Je t’aime » murmurai-je, après avoir repris ma respiration.

Milan se détache de moi, mais me garde contre lui. J’attrape mes vêtements, qui jonchaient sur le sol. J’avais eu chaud, mais le vent sur mon corps me ramène vite à la réalité. L’union de nos deux corps était maintenant terminée, et je me rappelais la froideur environnante. Je m’habille, sans quitter Milan du regard. Je suis heureuse. Heureuse de l’avoir enfin retrouvé, heureuse d’avoir mis fin à cette rupture. Je réalise à présent que mon idée était idiote, égoïste. Je n’avais pensé qu’à me protéger mais je ne m’étais jamais réellement demandé si Milan acceptait cette décision. Je n’avais même pas osé lui en parler, lui avouer en face que je préférais arrêter notre histoire. Je l’avais simplement fui. Comme une lâche. Voilà ce que j’étais. Je soupire, peu fière de moi-même. Je pose ma main sur la joue de Milan. « Je te promets que je ne te quitterais plus jamais. » Je lève la main droite, comme pour lui prouver toute ma bonne volonté. Je dépose ensuite un petit baiser sur son nez, avant de poser ma tête sur son épaule et de serrer sa main dans la mienne. Ces moments-là font partie de ces instants à ne jamais oublier, à graver dans sa mémoire. Notre réconciliation. Notre moment magique. Je me serre un peu plus contre Milan, faisant lentement glisser mon doigt contre son torse, encore nu. Je l’enviais : il ne semblait pas avoir froid ; même si la chaleur de son corps me confortait, j’avais encore quelques frissons, par-ci, par-là. La nuit commençait véritablement à tomber au-dessus de nous. Il faisait sombre ; quelques étoiles apparaissaient dans le ciel, à présent. Les oiseaux se taisaient, au fur et à mesure que les minutes passaient. Nous étions seuls au monde. Tant mieux. Je lâche la main de Milan, et me déplace pour me mettre face à lui. J’entoure mes jambes de mes bras, et le regarde fixement. « Dis-moi, comment va ta famille ? Comment tu vas ? » La question semblait banale, mais elle m’était essentielle. Nous n’avions pas eu le temps de parler, encore, et sa famille était importante pour moi. J’avais besoin de savoir comment ils voyaient le retour des jeux à Panem. S’inquiétaient-ils, comme moi ? « Et, qu’as-tu fait depuis … enfin, tu sais… ? » Je ne l’avais pas croisé. Je l’avais plutôt évité, et j’avais bien réussi ma mission jusqu’aujourd’hui – et heureusement qu’il avait enfin pu m’atteindre. Et je m’étais demandé ce qu’il avait fait de ses journées. J’étais curieuse de tout savoir ; j’avais besoin de comprendre ce qu’il avait pendant cette période, afin de ne pas avoir l’impression d’avoir manqué quelques instants cruciaux de sa vie. Je penche la tête sur le côté, la position que j’arbore toujours quand j’écoute attentivement quelqu’un. Je sens que je vais être captivée par la réponse de mon petit-ami.

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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Lun 30 Avr - 13:51


Mes doigts s'accrochent à mes vêtements. Je me rhabille. Mon palpitant rabiboché continue de s'embraser. J'ai récupéré ma poupée blonde. Il n'arrive pas à en croire lui-même. Après le désespoir qui l'avait détruit. Il se cache face à la nouvelle réalité. Mais conscient, qu'il va de nouveau la perdre bientôt. Lorsqu'il s'éteindra pour toujours. Quand ma vie quittera mon corps faible. « Je te promets que je ne te quitterais plus jamais. » Je ne peux malheureusement pas lui en promettre autant. La moisson approche. La faucheuse cavale. Prête à nous séparer pour l'éternité. L'inévitable court et s'immisce entre nous. Mes bras s'agrippent au corps froid de Natalee. Finalement, j'aurai sans doute mieux fait de la laisser à l'écart de tout ça. La situation aurait été plus facile à vivre pour elle. Je n'ose pas imaginer la scène lorsque la mort m'enveloppera devant les prunelles impuissante de la jolie blonde. Elle s'éloigne. S'installe devant moi.« Dis-moi, comment va ta famille ? Comment tu vas ? » Mon père crèvera sans doute avant moi. Alannis est perdue. Foutue. Détruire. Ces foutus Jeux cassent ma pauvre petite famille fragile. « J'entraîne Alannis tous les jours. Je la fais courir, grimper aux arbres. J'essaie de faire l'essentiel. Mais ça ne suffira jamais. Elle n'a que 12 ans, comment veux-tu qu'elle survivre à ça ? Il lui reste encore trop d'année pour être moissonnée. Elle n'a rien d'une tueuse. Quant à mon père, sa santé se détériore. Je ne donne pas cher de sa vie si l'un de ses enfants se fait sélectionner. Sa mort l'attend au prochain tournant. Je n'ai pas les médicaments pour le soigner. C'est fini pour lui … » Les mots se brisent dans ma gorge. Je suis impuissant. Passif. Incapable d'aider qui que se soit. Une véritable merde. Je mérite bien de crever dans l'arène. Ma famille s'éteindra et on sombrera dans l'oubli. C'est peut-être mieux ainsi.« Et, qu’as-tu fait depuis … enfin, tu sais… ? » « Que voulais-tu que je fasse ? L'espoir de ton retour rythmé mes journées. » Jusqu'à ce qu'un petit ange vienne tout chambouler. Foutre le bordel au milieu de cette masse de sentiments à la nature inconnue. Il faut que je le raconte à Natalee. Je lui dois ça. Elle ne doit l'apprendre que de ma bouche. « Et … Il y a eu un incident en cours de route. Léandre a débarqué dans ma vie du jour au lendemain. » Il n'y a pas de solution plus juste. Toutes les façons dont je lui dirai seront de toutes façon pénible à entendre pour ses oreilles délicates d'amoureuse. « Je ne sais toujours pas bien ce que j'ai pu ressentir pour elle. J'étais perdue quand tu m'as abandonné. Elle est arrivée dans un moment confus. Elle a su comprendre ce que je vivais puisqu'elle est dans le même cas que moi pour la moisson. J'ai été faible. Sans doute trop heureux de trouver du soutien. » Mes iris ne se décollent pas du visage de ma poupée. Elles affrontent la peine de Natalee se dessiner sur son visage. Mon cœur se déchire, honteux de lui faire subir ça. « Elle ne représente rien à côté de toi. Je suis désolé pour ce que j'ai pu faire. Sincèrement. Il n'y a que toi qui compte. Ça a toujours été toi. La seule et l'unique. » Ça a toujours été le cas. Et ça le restera. Jusqu'au bout.« Notre rupture m'a foutue un sacré coup, je ne comprenais pas pourquoi tu me fuyais ainsi. Je pensais que Léandre réussissait à combler ce vide. Mais j'ai réalisé que non. Sinon je ne serai jamais venu te récupérer. » Il faut qu'elle comprenne que ce n'était rien. Juste un pâle souvenir. Insignifiant. Je l'aime, elle. Léandre n'est rien. Je n'ai plus de doute là dessus. C'est Natalee qui s'est imposé dans mon cœur et dans ma vie. Ce moment de faiblesse ne représente rien. Absolument rien. Il faut qu'elle le comprenne.« Je t'aime. Personne ne pourra jamais changer ça. Je t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle dans cette arène. »


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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Jeu 3 Mai - 11:06

Il fallait être fort face aux calamités qui touchaient nos familles. La vie dans les districts était loin d’être rose. Nous n’avions accès à rien, pouvions à peine nous payer de quoi manger. Alors, quand nous étions malades, nous devions attendre que le mal passe. Les médicaments étaient rares, et quand il y en avait, ils étaient très chers et peu de personnes pouvaient y accéder. Même les quelques « élites » de notre district, qui pouvaient vivre convenablement, ne pouvaient pas se les payer. Alors, je comprenais la peine de Milan. Je connaissais son père depuis que j’étais enfant. Il était un homme bon, agréable et toujours prêt à rendre service. Je l’appréciais parfois plus que mes propres parents – ce n’était pas dur, à vrai dire. Il m’avait toujours accueilli à bras ouverts chez lui, et je regrettai maintenant de l’avoir évité en même temps que je fuyais Milan. Mais il était difficile d’aller lui rendre visite ; Milan se trouvait presque toujours avec lui. « C’est fini pour lui… » Ces mots nous déchirent le cœur, à peine prononcés. Certaines personnes partaient toujours trop vite. Je pose ma main sur la joue de Milan, rapproche son visage du mien. Nos fronts se touchent. Je pose un délicat baiser sur son nez. « Tout ira bien… » Je lui mens. Je me mens à moi-même. Mais comment pourrais-je lui dire qu’en effet, il risque de ne pas vivre bien longtemps. Le père de Milan est encore le pilier de leur famille, ce qui les tenait ensemble. Que deviendraient-ils s’il disparaissait ? Milan aurait, seul, la responsabilité de sa sœur. Quelque part, il avait déjà cette responsabilité mais je savais que son père le soutenait. Tout serait différent s’il partait. « Quant à Alannis, je sais que tu feras de ton mieux pour l’entraîner. Elle ne sera pas choisie, c’est impossible. Et puis, les jeux ne dureront peut-être pas éternellement, qui sait ? » Je me voilais la face. Les jeux de la première édition avaient duré près de soixante-quinze ans. Cela durerait au moins la même période de temps. Des centaines d’enfants seraient encore tués de manière horrible. Je frissonnai. Je ne souhaitais ce genre de mort à personne. Mais, apparemment, nous étions bien trop lâches pour nous rebeller.

« Que voulais-tu que je fasse ? L'espoir de ton retour rythmait mes journées. » Je me mords la lèvre, regrettant de l’avoir abandonné, puis je souris légèrement. J’étais heureuse, en réalité, qu’il ne m’avait pas oublié comme j’avais souhaité, aux premiers instants, qu’il le fasse. J’hoche la tête, doucement. J’aurais dû lui revenir plutôt, je lui devais ça. Mais mieux valait tard que jamais, disait un certain dicton. « Je suis désolée, encore. » murmurai-je avant de l’embrasser, à nouveau. Ce geste autrefois si anodin me paraissait maintenant merveilleux. Comme pour nos premiers baisers, je retrouvai la réelle sensation de ses lèvres sur les miennes. Il se détache de moi, un peu trop vite, reprend la parole. « Et … Il y a eu un incident en cours de route. » Je fronce les sourcils. Un accident ? Que s’était-il passé ? Etait-il blessé ? Avait-il vu des choses qu’il n’aurait pas du. Je m’imaginais des tas de choses, certaines impossibles, d’autres plausibles ; mais jamais ce qu’il s’apprêtait à me dire me traversa l’esprit. Je ne le pensais pas capable de cela. « Léandre a débarqué dans ma vie du jour au lendemain. » Je ferme les yeux, lâche la main de Milan que je tenais encore dans la mienne. Je reçois cette nouvelle comme une claque en plein visage. Je ne connais pas cette Léandre. Pas vraiment, du moins. Il ne m’a encore réellement dit quelque chose, mais je n’ai pas de peine à deviner. Je n’entends plus vraiment ses prochaines paroles. J’ouvre les yeux, croise son regard. Je le hais. Je les hais tous. Je pensais que lui, parmi tant d’autres, serait incapable de me faire une chose pareille. « Elle ne représente rien à côté de toi. Je suis désolé pour ce que j'ai pu faire. Sincèrement. Il n'y a que toi qui compte. Ça a toujours été toi. La seule et l'unique. » Je lève les yeux au ciel. Mon regard lance certainement des éclairs en sa direction. Il utilisa le mot « rupture » et cela me fit sortir de mes gonds. Il pensait certainement que c’était une excuse. Tout le monde devait pense cela. Après tout, je l’avais quitté et personne ne m’avait forcé à faire une chose pareille. Je ne pouvais en vouloir qu’à moi-même. Mais je n’étais pas ainsi. J'étais trop rancunière et fière pour admettre qu’il était, finalement, une victime parmi tant d’autres. Je me promettais de trouver cette Léandre et de l’affronter. J’étais assez enragée pour ne pas prendre conscience des risques que cela pourrait entraîner. Je détestais les images qui me venaient à l’esprit : Milan et une autre fille. Milan qui embrasse cette fille. Je frissonne de rage, de tristesse. Jusqu’où étaient-ils allés ? Avait-il osé coucher avec une autre que moi ? Je ne pourrais jamais lui pardonner, je le sentais. « Je t'aime. Personne ne pourra jamais changer ça. Je t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle dans cette arène. » J’éclate d’un rire nerveux, froid, mesquin. Je lui ris à la figure. Je rejette ces mots d’amour. Ils ne veulent plus rien dire s’ils avaient été utilisés pour une autre. « Garde ces beaux mots pour ta Léandre. » Je me lève brusquement. Je ne pleure pas. Je pense être trop enragée pour pouvoir pleurer. Tant mieux, je ne vais pas me rabaisser devant lui. Pas après ce qu’il m’a fait. L’arène, les jeux, sont maintenant bien lointains. J’oublie la crainte de le perdre à jamais. Il m’a trahi. Trahi … « Je ne veux plus te voir, Milan, tu m’entends ? Plus jamais. » Je me retiens de lui crier la haine que j’ai pour lui, à ce moment. Je sais que si je reste face à lui, encore quelques instants, je ne tiendrai plus debout ; mes jambes flancheront, mon cœur s’affaiblira. J’ai besoin de rentrer. D’hurler. De pleurer. De m’éloigner de lui.
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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Sam 5 Mai - 21:11


Son rire noir m'éclate en plein cœur. Je ne mérite pas son pardon, je ne m'attend pas à ce qu'elle comprenne. Qu'elle comprenne dans quel état pitoyable j'étais. Qu'elle comprenne l'ampleur la vague de doutes qui m'a ensevelit. Je n'ai aucune excuse valable. Mais je veux qu'elle reste auprès de moi. « Garde ces beaux mots pour ta Léandre. » Elle se lève. Furieuse et peinée. Mon cœur crame. Il ne supporte pas d'être la cause de son chagrin. Il s'est égaré. Il regrette. Il se demande si j'ai bien fais de lui en parler. Mais ma raison gémit péniblement. Elle râle. Pour elle l'honnêteté envers ma poupée blonde est primordiale. Elle gronde, elle me hurle d'assumer. « Je ne veux plus te voir, Milan, tu m’entends ? Plus jamais. » Ses mots froids heurtent mon palpitant fissuré. Je me remet sur mes pieds. Le décor tangue. Mes poumons obstrués me frappent. Me cassent. « Non ! Je ne te laisserai plus me fuir. » La perdre à nouveau est inconcevable. Je l'aime à en crever putain. Je me maudis d'avoir céder aux incertitudes. A la facilité. Je ne cherchais que du soutien. Léandre me l'apportais. J'ai craqué comme un petit gamin faible et immature. J'ai fais une erreur. Et elle touche ma poupée. La consume. La détruit. Je ne devrais pas être celui qui lui fait du tord. Mais être celui qui guérit ses peines.

Je m'approche de Natalee. Mes mains se collent à ses joues roses. Je l'oblige à me faire face. Mes mirettes cannelles la fixent. Cherchent de la compassion. Un moyen de la faire revenir vers moi une fois de plus. « Je t'en prie, trouve la force de me pardonner. » Léandre ne représente rien hormis une phase d'hésitations stupides. Absurdes. Ce que j'ai pu vivre avec elle n'est pas comparable à l'histoire que j'ai avec Natalee. J'ai été con. J'ai cru que la jolie blonde en avait fini avec moi. Je n'ai pas assez insisté. J'ai préféré me laisser porter par le flot d'espoir que m'offrait Léandre. « Je ne suis rien sans toi. » J'espère l'entendre me dire qu'on peut surmonter ça. Que notre amour ne peut pas s'effrondrer de la sorte. Pas à cause de ma crétinerie. Pas parce que je n'ai pas su prendre mes responsabilités. « J'ai besoin de toi, Natalee. Uniquement de toi. Ça a toujours été toi, tu le sais très bien. »

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MessageSujet: Re: Waiting till the end. ft Natalee L.   Lun 7 Mai - 19:55

C’était trop facile. Trop facile de demander le pardon après un acte tellement hypocrite. Je reste bouche-bée. Je me sens incapable d’aligner trois mots. Je baisse le regard, je n’ose plus croiser ses yeux. En réalité, je me sens honteuse. Pourtant, je ne devrais pas être celle qui ressent ce genre de sentiment. Je n’avais rien à me reprocher. Mais ce rapprochement n’était-il pas, au fond, entièrement de me faute ? Si je ne m’étais pas éloignée, Milan n’aurait pas cherché du soutien auprès d’une autre personne. Je chasse ces remords de mon esprit. Il ne fallait pas que je pense ainsi. Je n’étais pas responsable des actes de Milan. Il était maître de son corps et de son esprit. Il était celui qui avait décidé de trouver réconfort auprès d’une autre fille. Je soupire. Pourquoi n’avait-il simplement pas parlé à sa meilleure amie ? Sûrement, elle aurait pu le comprendre – comme Cameron m’avait comprise. Je m’éloigne, mais il me rattrape. Comme une ou deux heures plus tôt. J’ai l’impression que ce moment, ainsi que notre instant d’intimité, s’est déroulé il y a déjà une semaine. Voire un mois. En un instant, tout a changé. Je suis passée du bonheur de le retrouver à l’illusion déçue, l’illusion déchue. Il me trahissait, en pensant à une autre. D’ailleurs, quand il m’embrassait, imaginait-il le visage de Léandre ? Je frissonne. Ces pensées m’attristent, me dégoûtent. Notre union est brisée, je le crains. Nous qui devions nous associer contre le monde entier, nous n’étions plus rien. Il m’attrape, pose ses mains sur mes joues mouillées de mes larmes. « Je t'en prie, trouve la force de me pardonner. » J’hausse les épaules, le repousse. « C’est trop facile, Milan. Imagine-toi à ma place. » Me pardonnerais-tu ? La question que je ne posais pas était sous-entendue. Il comprendrait mon appel. Il saurait, qu’à ma place, il me détesterait comme je le déteste. Pourtant, je ne peux m’empêcher de l’aimer. L’amour est étrange. On vous blesse et vous aimez plus fort. Ses mots se heurtent à mes pensées. Il dit n’être rien sans moi, pourtant, je ne peux m’ôter de la tête l’idée qu’il a essayé. Et cela me détruit, me brûle, me consume.

Le visage de Léandre apparaît dans mon esprit. Un faible sourire se dessine sur mes lèvres. Cette fille m’était toujours apparue si innocente, un peu faiblarde, inintéressante, même. Voilà qu’elle se montrait assez convaincante pour me voler ce qui m’appartenait. J’étais peut-être un peu trop possessive mais je me fichais de l’avis des autres. « Milan… » Je murmure. J’aimerais lui crier ma douleur, ma haine mais les mots restent coincés dans ma gorge. Je me déteste. Pourquoi ne suis-je pas capable d’exprimer ce que je ressens ? Il devrait être facile d’être en colère, d’être haineuse. Mais je n’étais pas comme ça. J’étais trop douce et trop gentille. Je me maudissais. Je maudissais mon caractère. Rebelle-toi, bon sang, répétait la voix dans ma tête. Mais, face à celui que j’aimais, je ne trouvais pas la force. « Je sais tout ça. Mais ce n’est pas facile pour autant … » Ma voix tremble, est à peine audible. Je passe ma main sur mon visage, d’un geste las. « J’ai juste besoin d’être un peu seule. Tu comprends ? » J’hausse les sourcils. A vrai dire, peu importe qu’il comprenne ou pas. Il était simplement nécessaire que je me retrouve.
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