Partagez | 
 

 MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

ADMIN - Burn out

◭ Age du joueur : 29
◭ SOS : 863
◭ District : Neuf
◭ Arrivée à Panem : 31/03/2012
◭ Double compte : aucun
◭ Localisation : D9

MessageSujet: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Mar 17 Avr - 18:03



YOU & I . TOGETHER FOREVER .

Il était encore très tôt, lorsque je me levai. Pour une fois, dormir dans une pièce qui n'était pas celle de Cameron avait du bon. Il me fallait me lever et je ne voulais pas le déranger. J'ôtai la couverture qui me tenait déjà trop chaud et je sortis du lit. Je savais très bien ce que j'avais prévu de faire aujourd'hui. Il me fallait parler avec Milan car cela faisait maintenant des jours que nous ne nous étions pas vus. Il m'avait simplement glissé quelques mots pour me raconter la situation actuelle avec Natalee mais rien de plus. Tout n'allait pas à la perfection entre eux et je me devais d'être là car il devait avoir besoin de moi. En réalité, Cameron et Milan n'avaient jamais été amis. Ils ne s'appréciaient pas vraiment et ne pouvaient passer du temps dans la même pièce. Je ne pouvais donc pas retrouver celui que j'appelais mon meilleur ami ici. Heureusement, nous avions un point de rendez-vous. Nous avions l'habitude de nous y rendre et avec le temps, nous n'avions pratiquement plus besoin de le dire à l'autre pour s'y retrouver. C'est comme si nous devinions tout. C'est ce qui me plaisait dans cette relation avec Milan. Inutile de faire semblant. Nous étions nous-mêmes et ce, depuis toujours. En passant devant le petit bureau qui se trouvait dans ma chambre, je saisis une feuille et un stylo sur lequel je griffonnai quelques mots à l'attention de Cameron et Paloma. Je ne voulais pas qu'ils s'inquiètent. J'indiquai que j'avais besoin de changer d'air pour la journée et que je serai rentrée avant le souper. Je m'habillai en silence, pris le morceau de papier que je déposai dans la cuisine et me dirigeai vers la porte d'entrée. Toutefois, j'allais effectuer une longue marche dans l'immédiat. Mieux valait prendre un sac et des provisions. Ce que je fis, sans un bruit. Enfin, je passai le pas de la porte que je refermai derrière moi. Il faisait nuit et frais. C'était agréable. Je fermai les yeux quelques secondes, profitant de cet instant de liberté. Puis, je me mis en route.

Je marchais depuis au moins trois heures lorsque j'arrivai à l'endroit désiré. Les limites du district. Nous nous retrouvions ici avec Milan, afin de rêver à une autre vie. Une vie dans laquelle tout était différent. Nous étions heureux, riches et ensemble. Comme des amis, évidemment. Il aimait Natalee de tout son être et je commençais à ressentir des « choses » pour Cameron. Mais je n'étais pas vraiment sûre de moi. Etait-ce de l'amitié ou de l'amour ? En tout cas, il ne me laissait pas indifférente. Comme quoi, j'avais changé. Je n'avais jamais considéré ce mariage comme un évènement heureux. Bien au contraire. Milan le savait mieux que personne. J'étais en colère après mes parents, mes soeurs et toutes ces personnes qui voulaient me détruire. Réduire ma liberté à néant. Mais ce qui était fait ne pouvait être dissout désormais. J'avais épousé Cameron et je m'y faisais doucement. A l'heure actuelle, j'avais d'autres choses plus grave à gérer. Ma place dans la rébellion, la survie de Milan et de sa soeur. Voilà qui était effrayant. Depuis l'annonce officielle du président, le monde s'était dégradé. Dans notre district, des rebelles s'étaient mis à lutter contre le gouvernement. Certains avaient été tués, dont les parents de Cameron et Paloma et d'autres continuaient à se battre. Tel était le souhait de mon mari. Se battre, jusqu'à la mort. Mais je ne pouvais pas le laisser faire. Je me devais de le soutenir. Et cela ne plaisait pas à Milan. Comme s'il n'avait que cela à penser ! Il risquait d'entrer dans les jeux et d'y mourir très prochainement. & c'était insupportable.

Chassant ces atrocités de ma tête, je me posai dans l'herbe encore mouillée. Je m'étais recroquevillée, engourdie par le froid mais je ne voulais pas bouger davantage. Il me fallait attendre ; attendre sa venue. Allait-il comprendre que j'avais besoin de le voir aujourd'hui ? Je l'espérais de tout coeur. Dans le pire des cas, je pouvais toujours rentrer dans une heure ou deux. J'attendis quelques temps et c'est lorsque j'en venais à penser que cela était une mauvaise idée que je le vis apparaître. Il était là, à me chercher. Je me levai et quand nos regards se croisèrent, ils sourit. J'en fis autant. Il se dirigea vers moi et lorsque nous fûmes assez proches, il me prit dans ses bras. Comme nous en avions l'habitude. Je déposai un baiser sur sa joue et murmurai à son oreille :

ADRASTEE : J'ai failli attendre !

Je le repoussai avec douceur. Il savait bien sûr que je plaisantais car quand nous étions ensemble, le monde s'arrêtait de tourner afin de laisser deux amis profiter l'un de l'autre encore un petit peu. Avant la fin ; la toute fin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ SOS : 1092
◭ District : Neuf.
◭ Arrivée à Panem : 27/03/2012
◭ Double compte : Alayna Tomàs

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Mar 17 Avr - 20:03


Mes pieds foulent la terre humide de la forêt. Derrière moi, j'entend le souffle saccadé et fatigué de ma petite soeur. Les muscles de mon visage se crispent douloureusement dans un sentiment de culpabilité. Chaque jour un peu plus, je me donnais l'impression d'être un monstre, un tortionnaire, un frère égoïste. Pourquoi je ne la laissais pas tout simplement tranquille ? Elle méritait plus que n'importe qui d'avoir une vie normale, d'avoir des journées d'une simple fillette de 12 ans. Je m'arrête et me retourne vers mon petit ange. Les joues rosies, des perles de sueurs roulent sur ses tempes, son corps frêle se courbe tandis que son visage se fissure en une grimace de douleur. J'allais finir par la tuer.

Adastrée. Son nom m'éclata au visage.

« Bon, petit coeur, on en a finit pour aujourd'hui. » Ses petites mirettes émeraudes me fixent dans un silence presque gênant. Je me retourne, m'accroupis et presque aussitôt je la sens s’agripper à mes épaules, elle enroulent ses bras autour de mon cou, j'attrape ses maigres cuisses plaquées contre mes côtes. Je me redresse sans effort. C'est effrayant à quel point son corps ne pèse rien. Je longe un des nombreux chemins menant à notre district, pressé de retrouver Adastrée.

A l'orée du bois, je repose enfin Alannis délicatement sur le sol. « Ca ne te dérange pas de rentrer seule petite soeur ? » Elle hoche sa petite tête d'enfant. Un sourire se dessine sur sa frimousse rose. « Amuse toi bien. » Mes pupilles caramels la regardent s'éloigner. La maison n'est pas loin. Mais je m'en veux déjà de l'abandonner alors que le ciel nous offre son obscurité. Ce petit trésor. Ce petit être fragile que je risque de perdre à tout moment. Mon vieux palpitant se déchire à cette pensée. Putain. Je ne veux pas qu'elle meurt.

Toujours à la limite du district, je m'avance à la recherche d'Adastrée. Je finis par l'apercevoir. Je ne m'étais pas trompé. Elle était bien là à m'attendre. Cette connexion entre nous était incroyable. Presque magique. Instinctivement, je la plaque contre moi. Je profite de ces quelques instants de réconfort, de la chaleur de son corps élancé et de son odeur sucrée. Elle m'avait manqué. « J'ai failli attendre ! » Je lâche un petit rire. Ha les femmes ... « Alors, besoin de ton Milan d'amour aujourd'hui ? » Si elle savait comme moi, j'avais besoin d'elle en ce moment. Avec la moisson qui approche, la disparition de Natalee, l'angoisse pour Alannis, la vieillesse de mon père, je me sens terriblement seul. Je contemple les opales bleus électrique de la jeune femme. J'aurai pu tomber amoureux d'elle si les choses s'étaient déroulées autrement. S'il n'y avait pas eu Natalee et ce stupide Cameron. Si on n'était pas devenus amis. Il y a toujours quelque chose de rassurant dans le son de sa voix, une certaine douceur dans ses gestes. Et je ne parle même pas de ses iris d'un bleu céleste qui ferait chavirer le coeur de n'importe qui. « Toujours pas débarrassée de cet idiot ? Tu sais que je peux m'en charger ... » Cet affreux bonhomme que je détestais presque autant que le nouveau dirigeant de Panem. C'est dire. Il m'avait arrachée Adastrée. Il me l'avait enlevé. Je ne supporte pas l'idée qu'ils puissent être ensemble. Physiquement, ils s'accordent même pas. La beauté de la jeune femme contraste avec la laideur du blondinet. Et socialement .. Mon amie était tout simplement trop bien pour lui. Elle mérite mieux. Largement. J'aurai préféré la garder jalousement auprès de moi, m'assurer qu'elle reste en sûreté. Avec celui là, je sentais le danger planer au dessus d'Adastrée. Un sentiment de colère coule dans mes veines, prête à se transformer en rage si par malheur je le croise sur mon chemin.

___________________________________________________________



    I lost my invitation to the funeral of love

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ Age du joueur : 29
◭ SOS : 863
◭ District : Neuf
◭ Arrivée à Panem : 31/03/2012
◭ Double compte : aucun
◭ Localisation : D9

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Mer 18 Avr - 21:54

L'amitié. C'était un sentiment que je ne ressentais que pour peu de personnes. Seules quelques privilégiées. Et Milan était celui que je préférais. Nous ne nous étions pas connus enfants, nous n'avions pas joué ensemble dans les champs. Mais nous avions partagé bien plus que cela. Il avait été là pour moi dès la première seconde où nos regards s'étaient croisés. C'est vrai que les choses auraient pu être différentes. Nous aurions pu tomber amoureux si le destin l'avait voulu. Mais c'était autre chose qui était prévu pour nous. Quelque chose de différent mais d'aussi fort. Milan était comme un frère même si nous ne partagions pas le même père ou la même mère. Mais c'était tout comme. Nous avions appris à vivre ensemble, à partager des secrets que nous ne disions à personne d'autre et nous aimions ça. J'étais perdue, sans mon meilleur ami. Il avait sa place dans mon coeur ; une grande place qui aurait laissé un vide immense si jamais il avait disparu. Milan était apprécié de beaucoup de monde mais personne ne pouvait prétendre le connaître comme je le connaissais. A part Natalee. Ils s'aimaient, formaient un couple que je n'appréciais pas autant que je l'aurais souhaité mais le jeune homme ne pouvait pas m'en vouloir. Il ressentait de la haine pour mon compagnon. La réplique de Milan me fit rire à mon tour. Il était toujours si drôle.

MIILAN : Alors, besoin de ton Milan d'amour aujourd'hui ?
ADRASTEE : Si ce n'était qu'aujourd'hui ! J'ai besoin de toi tous les jours. Mais également aujourd'hui. Tu étais à l'entraînement, ce matin ?

Je savais qu'il entraînait sa soeur pour les Jeux. Cette pensée me serra le coeur. Il risquait tout pour elle. Mais ce petit ange n'avait pas sa place dans les Hunger Games. Personne ne l'avait. J'avais passé l'âge mais je me serai portée volontaire pour elle. Sans hésiter une seule seconde. Comme je l'aurais fait pour ma nièce ou Paloma également. Elles n'étaient que des enfants. Ces Jeux. Je détestais le gouvernement et c'était la raison pour laquelle j'avais rejoint les rebelles. Aussi parce que Cameron était le meneur. Mais je n'aimais pas la façon dont le Capitole régissait nos vies. Nous avions notre mot à dire et si ce n'était pas quelque chose que l'on ne pouvait nous accorder, nous allions le prendre par la force. Perdue dans mes pensées, je levai les yeux au ciel lorsque Milan évoqua ma relation avec Cameron.

ADRASTEE : Je suis assez grande pour régler mes affaires moi-même. Occupe-toi d'abord de Natalee, d'accord ? Comment va-t-elle d'ailleurs ?

Aïe. J'avais légèrement dépassé les bornes. Mais au vue des récents évènements, je ne pouvais supporter que l'on dise quelque chose sur mon compagnon. Nous avions enfin réussi à avoir un semblant de relation et je ne voulais pas briser cela. Malgré tout, je regrettais mes paroles. Milan passait des moments difficiles en ce moment. Je me mordis la lèvre inférieure. Je soupirai, attrapant son bras puis sa main que je serrai dans la mienne. J'espérais qu'il allait me pardonner car je ne supportais pas nos disputes.

ADRASTEE : Pardon, c'était déplacé.

Ca n'allait peut-être pas suffire mais au moins, j'avais essayé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ SOS : 1092
◭ District : Neuf.
◭ Arrivée à Panem : 27/03/2012
◭ Double compte : Alayna Tomàs

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Jeu 19 Avr - 12:35


« Je suis assez grande pour régler mes affaires moi-même. Occupe-toi d'abord de Natalee, d'accord ? Comment va-t-elle d'ailleurs ? » Outch. Elle sait viser où ça fait mal. Ses mots froids et vexant chargent tout droit sur mon vieux palpitant un peu fou déjà bien consumé. Déchiqueté. Broyé. Mes grandes opales acajous et décontenancées fixent ma meilleure amie. Ce n'est pourtant pas le genre à laisser couler des paroles blessantes comme celles-ci. Elle sait mieux que quiconque que le sujet ''Natalee'' est sensible ces derniers temps. Depuis qu'elle a commencé à me fuir. A m'abandonner au moment le plus critique. A faire de moi qu'un pauvre gamin esseulé privé de sa jolie poupée blonde. Sa frimousse rose me manque, son corps fragile et maigre blottis contre moi n'est plus qu'un pâle souvenir. Mon cœur se serre face à l'illusion de nos moments heureux qui me paraissent si lointain à présent. Le brouillard épais d'incompréhension m'enveloppe à nouveau, alourdis par la réaction d'Adastrée. Qu'est ce qui leur prend tous en ce moment ? Les changements de comportement s'étaient rependus comme une traînée de poudre au district 9, encore plus rapidement qu'un nouvel effet de mode au Capitole. C'était alarmant de voir à quel point les paroles du nouveau dirigeant de Panem avaient à ce point touché la population entière. L'ampleur de ses mots, la dimension dramatique qu'avait pris son annonce a su atteindre et ébranler chacun d'entre nous. Si cette situation ne prenait pas une tournure tragique, j'accorderai à ce mauvais bonhomme son astucieux tour de manège. Il est doué. Peut-être même trop doué. Qui sait de quoi est-il capable encore ? Un grognement intérieur se souleva déclenchant une furieuse envie d'aller jusqu'au Capitole et lui enfoncer mon poing en pleine tronche.

Sa main se pose sur mon bras pour retrouver la moiteur de ma paume du à la course effrénée avec Alannis. La maigre silhouette de mon petit ange m'éclate au visage. Exténuée par notre entraînement, je l'avais laissé rentrer toute seule pour me prendre une claque verbale empoisonnée de la part de ma meilleure amie. Rongé par la culpabilité et assaillit par la déconvenance de la réaction d'Adastrée, les paupières closes, je me demande ce que je fais là à passer pour un frère et un ami indigne au lieu d'accompagner et bercer mon petit trésor. Je serai certainement plus utile à prendre soin de ma petite famille avant de partir travailler aux champs. Plus utile à imaginer comment aborder la question des combats avec Alannis. La douloureuse tâche de lui apprendre à tuer. Bordel comment arriver à faire ça en lui enlevant le moins possible l'innocence qui lui reste ? Je crains de trop la transformer à force de vouloir la faire grandir. J'imagine les pires scénarios, mon petit ange se métamorphosant en monstre, Alannis en proie à des crises de violence … Par ma faute. Parce que, comme un égoïste, j'ai voulu lui ôter sa vie d'enfant. « Pardon, c'était déplacé. » J'ouvre les yeux et croise son regard azuré. Faible et attendris par son minois au teint de pêche, je suis incapable de lui en vouloir. « Depuis quand tu te mets à le défendre ? » Elle m'a toujours assuré que ce mariage forcé l'irritait, qu'elle en voulait à ses parents pour ça. Une réponse m'éclate au visage. Je m'écarte d'Adastrée. Secoue la tête comme un gamin. « Tu n'es quand même pas tombée amoureuse de ce crétin ? » Ce petit rebelle à deux balles est source de danger pour ma meilleure amie, avec ses idées absurdes de rébellion, il pourrait la mettre dans des situations périeuses où elle pourrait y perdre la vie. Même si j'éloignais l'idée que ma sœur puisse mourir, je commençais à l'appréhender, à me faire une raison. Mais la conception de perdre Adrastée aussi, qui court, pourtant, normalement moins de risques m'ait insupportable. Le pire qui peut lui arriver s'est de s'écorcher, de tomber, ou encore d'attraper un rhume, mais certainement pas de mourir. Je refuse. « Je t'en prie. Dis moi que ce n'est pas possible. »

___________________________________________________________



    I lost my invitation to the funeral of love

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ Age du joueur : 29
◭ SOS : 863
◭ District : Neuf
◭ Arrivée à Panem : 31/03/2012
◭ Double compte : aucun
◭ Localisation : D9

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Jeu 19 Avr - 19:09

Je m'en voulais terriblement. Sur le moment, j'ignorais quelle mouche m'avait piquée. Je n'avais pas pour habitude d'être aussi mauvaise. La plupart du temps, c'est avec mes parents ou mes soeurs que je me disputais mais personne d'autre. J'avais beau avoir un tempérament de feu, je savais me contrôler. Mais apparemment pas assez. J'avais été mauvaise ; pire que cela même. Comment avais-je pu faire une telle chose à mon meilleur ami ? Je lui devais tout. Il avait toujours été là pour moi. Dès l'instant où nos regards s'étaient croisés. Il ne m'avait jamais abandonné. Même si son amour pour Natalee était très fort. Non, il me réservait une place privilégiée dans son coeur et je venais de tirer un trait dessus en répondant avec autant d'agressivité. Je soupirai, gênée. Il faut dire que je n'étais pas au meilleur de ma forme moi non plus. J'avais au moins cette excuse. Malgré tout, je me détestais d'être aussi imprévisible. Je devais apprendre à tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler. Je me promettais de le faire à l'avenir. Mais était-ce trop tard ? Je savais que Milan était quelqu'un de rancunier mais j'avais sans doute une chance. Après tout, j'étais sa meilleure amie. Il me laissa serrer sa main avec douceur, sans dire un mot. Il ouvrit les yeux. J'avais compris instantanément qu'il ne m'en voulait pas. Heureusement. Toutefois, il était peiné. Il ne comprenait pas ma réaction. C'est pour cela qu'il me demanda depuis quand j'avais pris l'habitude de défendre Cameron. Je haussai les épaules, incapable de répondre à cette question. Depuis que nous étions mariés, peut-être. Il était mon mari et je ne pouvais pas faire autrement. Enfin, je le voulais également car je ne supportais pas que l'on dise du mal de lui. Mais je n'avais jamais aimé que l'on dise du mal de quelqu'un derrière son dos, peu importe la personne.

ADRASTEE : Je ne sais pas, pourquoi ?

J'avais peur qu'il comprenne. Il était intelligent, me connaissait très bien voire par coeur alors il pouvait faire le rapprochement en une fraction de seconde. Malheureusement, la vérité lui éclata au visage bien trop vite à mon goût. Il s'écarta, me regardant avec incrédulité. Il secouait la tête négativement, comme si c'était impossible. Mais ça l'était pour lui. Il ne pouvait concevoir cet amour. Pas une seconde. Mais on ne contrôlait pas les sentiments.C'était ainsi. « Tu n'es quand même pas tombée amoureuse de ce crétin ». Mince. Voilà qu'il le formulait à voix haute. Je voulais le faire taire comme si cette affirmation devait rester secrète. Même si nous étions seuls. Je déglutis, secouant la tête à mon tour. J'avais les yeux remplis de larmes. Il se sentait trahi. Et moi, confuse. Je m'approchai de lui. J'avais envie de hurler.

ADRASTEE : Arrête, Milan. Tu ne comprends pas.

Je sais qu'il avait déjà beaucoup de soucis mais être avec Cameron signifiait également faire partie des rebelles. Et ça, il ne pouvait le supporter. Il avait réellement peur pour moi. Pour la première fois de sa vie, il comprenait que j'étais autant en danger que les autres. Je ne risquais pas de mourir dans les Jeux, non. Mais plutôt des mains du Capitole si j'étais dénoncée ou attrapée. Je ne savais pas ce qui était pire. Être torturée ou mourir d'un coup d'épée ou d'une flèche ? Je soupirai. C'était trop difficile pour moi. Je n'avais pas envie de choisir entre mon meilleur ami ou mon mari. Jamais. Mais Milan semblait si troublé. « Je t'en prie. Dis moi que ce n'est pas possible ». Je levai les yeux au ciel afin de cacher ma peine. J'étais en colère. Après lui, après moi.

ADRASTEE : Malheureusement, ça l'est. Je suis complètement perdue Milan, entre ces sentiments que je ressens pour lui et la peur de ce mariage dont je ne voulais pas. Je sais que tu ne l'apprécies pas mais c'est comme ça. Je suis désolée.

Je ne savais pas quoi dire d'autre. J'étais désolée, sincèrement. Parce que je savais qu'il imaginait une vie tout autre pour moi. Seulement, tel était le chemin que j'avais choisi. & il se devait de l'accepter. J'étais sa meilleure amie. Pour combien de temps encore ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ SOS : 1092
◭ District : Neuf.
◭ Arrivée à Panem : 27/03/2012
◭ Double compte : Alayna Tomàs

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Sam 21 Avr - 17:14


« Malheureusement, ça l'est. » Une claque aurait fait moins mal. Ses mots durs et blessants font mouche. La réalité s'effondre, désemparé, mon esprit se brouille. Ils ont du se passer le mot. Le nouveau dirigeant, Natalee, Adrastée. Leurs changements de comportement simultanés sont trop proches pour que ce soit une simple coïncidence. Tout ce précipite à une allure folle. Ils me laissent tous sur le carreau. Personne ne dédaigne me demander mon avis. Qui dit que je suis d'accord de laisser partir ma sœur aux Jeux de la Faim ? De trimer dur au travail pour des gens paresseux ? D'être privé de ma poupée blonde ? De laisser ma meilleure amie risquer sa peau pour rien ? Je ne suis pas censé broncher, c'est ça ? Je dois fermer ma gueule et accepter les choix qu'on fait à ma place ? Je ferai mieux de crever dans cette arène. Et vite. Avant de voir le monde s'écrouler. De le voir s'embraser. De le voir mourir. « Je suis complètement perdue Milan, entre ces sentiments que je ressens pour lui et la peur de ce mariage dont je ne voulais pas. » Elle n'est pas la seule à être totalement largué. Je ne comprend pas ce qui lui prend. Ce mec n'a absolument rien pour lui. Ses yeux fourbes, son air hautain, sa gueule trop carrée, le risque qu'il représente pour ma meilleure amie .. Non vraiment, je ne vois pas ce qu'elle lui trouve. Elle ne voulait pas de ce mariage, alors qu'elle en reste là. Pourquoi aller chercher plus loin ? Il n'en vaut pas la peine. Elle mérite mille fois mieux que ce crétin. Sa vie est bien plus précieuse que ça pour la foutre en l'air à cause de ce foutu blondinet. « Je sais que tu ne l'apprécies pas mais c'est comme ça. Je suis désolée. » Désolée ? Désolée ? C'est tout ce qu'elle trouve à me répondre ? Elle est en train de faire la pire connerie de toute sa vie et elle s'excuse ? Tomber amoureuse de ce petit péteux et mettre sa vie en danger .. Je n'arrive pas à l'accepter. Personne d'autre avant le nouveau dictateur n'avait réussis à me foutre une rage pareil. La fureur coule dans mes veines, prête à exploser. Les traits de mon visage se crispent sous l'effet de la colère. Mes mirettes cannelles se plissent, fixent ses pomettes roses, transpercent son regard céleste. Mon vieux palpitant s'enflamme. Il hurle de désespoir. De déception. « Tu te rends compte du danger qu'il représente pour toi ? Avec ces idées de rebelles à la con. » Droit comme un piquet, je reste planté là, me laissant submerger par la tempête qui gronde à l'intérieur. L'emportement me dévore. J'en peux plus de rester à l'écart des décisions. « Bordel tu n'es pas sélectionnable. Tu n'es censé rien risqué ! Pourquoi tu ne te contentes pas de te tenir tranquille et de rester en vie ? » Je bouge enfin. Je m'écarte. Met de la distance entre ma meilleure amie et la folie qui m'opresse. Je lui tourne presque le dos. Je ne peux pas supporter de la voir se détruire comme ça. Je fais quelque pas rapides, guidés par la querelle intérieur qui m'éclate en plein coeur. Mon cou se dévisse pour plonger mon regard survolté dans le sien. Ma main glisse nerveusement dans ma crinière de bronze. Je deviens fou. Fou de colère. Fou de chagrin. Mes pieds foulent la terre humide pour rejoindre à nouveau ma meilleure amie. Pour la première fois, ses opales azur n'arrivent pas à m'apaiser. La rage et la détresse forment des larmes au bord de mes iris. Les yeux humides, le cœur déchiré, l'incompréhension et la fureur se mêlent, embrouillent mon esprit. Voilà à quoi me réduit Adastrée, à un pauvre gamin rongé par la fureur et la peine. Impuissant et désarmé. « Je refuse de te perdre ! Tu m'entends ? » J'en ai assez de voir la mort planer au dessus des gens que j'aime. Mon père. Ma petite sœur. Ma meilleure amie. Je met tout en oeuvre pour épargner les deux premiers. Adrastrée ne sera pas une exception. Ce petit con ne m'enlévera pas ma meilleure amie pour l'exposer à des risques bien trop grands.

___________________________________________________________



    I lost my invitation to the funeral of love

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ Age du joueur : 29
◭ SOS : 863
◭ District : Neuf
◭ Arrivée à Panem : 31/03/2012
◭ Double compte : aucun
◭ Localisation : D9

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Dim 22 Avr - 12:48

La colère. La frustration. La trahison. Des émotions qui déformaient le visage si angélique de mon meilleur ami. Et je savais que je n'étais pas la seule à l'avoir fait souffrir ces derniers temps. Il y avait également Natalee. Cette jeune femme qu'il aimait tant. Mais la situation n'était pas tout à fait la même. Cette dernière voulait se protéger. Le geste pouvait être compris alors que le mien, non. Je n'avais eu de cesse de me plaindre de mon mariage et voilà que je tombais amoureuse du garçon que j'avais épousé. C'était le monde à l'envers. Et Milan était perdu. Il venait de se prendre une claque en pleine figure et encore, j'étais certaine que ce geste lui aurait fait moins mal. Très sérieusement, c'est comme si j'avais enfoncé un poignard en plein dans sa poitrine dans l'optique de transpercer son coeur. De l'achever purement et simplement. Mais ce n'était pas ce que je voulais ! Je ne souhaitais que son bonheur. Je détestais le savoir triste, désemparé. Et en l'espace de quelques minutes, j'avais tout gâché. De toute manière, je ne savais faire que ça. D'abord Cameron, ensuite Milan. Qui était le prochain sur la liste ? J'étais fatiguée de répandre le mal autour de moi. Pourquoi ne pouvais-je pas être comme toutes les jeunes filles de mon âge ? Libre, prenant mes propres décisions, aimée de tous ? Mais voilà que mon chemin était bien différent. Mariée, brisée, incapable de faire sourire les gens que j'aimais. Quelle idiote j'étais. J'étais perdue. Perdue dans mes pensées, dans ma vie, sur cette planète. Et je faisais plonger Milan avec moi, maintenant. Je pouvais lire en lui comme dans un livre ouvert. « Pourquoi me fais-tu ça, à moi ? », tel était le message qu'il tentait désespérément de me faire passer. J'aurais préféré qu'il me déteste. J'aurais aimé qu'il montre sa colère une bonne fois pour toutes. Mais il gardait le silence, ce qui était pire. Je voulais lui hurler de s'exprimer, de me dire ce qu'il pensait de cette situation. Mais j'avais peur de ne jamais m'en relever. Puis, enfin, il ouvre la bouche.

MILAN : Tu te rends compte du danger qu'il représente pour toi ? Avec ces idées de rebelles à la con.

Je baissai la tête, interdite. C'est donc de ça qu'il avait le plus peur. De me voir mourir. Pas dans les Jeux. Pas au Capitole. Mais ici, dans mon district. Servir d'exemple pour ma folie d'avoir suivie les rebelles. Mais je n'avais rien à dire. Non, parce que je savais que de toute manière, c'était trop tard. Je m'étais engagée dans cette guerre et je ne pouvais plus faire marche arrière. J'avais choisi un chemin bien incertain mais telle était ma décision. Mon choix. Mon avenir. Malgré tout, je m'en voulais. Parce que cela avait de sérieuses répercutions sur mon amitié avec Milan. Il m'en voulait et détestait davantage Cameron. Et je voulais tout sauf ça. Pas lui. Je l'aimais tellement que j'aurais été capable de faire n'importe quoi pour le voir me sourire une dernière fois. Mon cher meilleur ami.

MILAN : Bordel tu n'es pas sélectionnable. Tu n'es censé rien risqué ! Pourquoi tu ne te contentes pas de te tenir tranquille et de rester en vie ?
ADRASTEE : Que je sois rebelle ou non, ça ne changera rien. Dans cette guerre, il y aura forcément des victimes. Des gens que nous aimons. Je pourrais mourir sous les bombes ou alors …

« Ou alors, servir cette cause ». Mais je n'osais pas le dire à voix haute. Milan s'écarta de moi. Il voulait mettre de la distance entre nous, montrer son mécontentement. Il était fou et cela se voyait. J'étais mal à l'aise, sachant qu'il avait parfois du mal à contrôler ses pulsions. Il était humain après tout. Il avait le droit à ses moments de faiblesse. Mais je savais qu'il se rendait malade pour moi. Parce qu'il ne pouvait comprendre mes choix. Et j'en étais bien triste. Comment lui faire entendre raison ? Lui expliquer que cette décision était la meilleure ? Quand il avait une idée en tête, bien inutile d'essayer de la lui enlever. Soudain, Milan marche dans ma direction. Il n'est qu'à quelques centimètres de moi. J'aimerais lui hurler de me gifler mais je n'en ai pas la force. Il a les yeux humides, signe de son intense tristesse mais également de sa colère noire.

MILAN : Je refuse de te perdre ! Tu m'entends ?

J'aimerais l'apaiser. Lui dire que tout ira bien. Alors que je bouge les lèvres pour m'exprimer, ce n'est qu'un un sanglot étouffé qui brise le silence. Puis, de grosses larmes roulent sur mes joues. Je m'entends pleurer si fort que j'en ai la nausée. Je déteste être faible. Mes jambes cèdent et je tombe sur le sol, incapable de me relever. Je suis une bien piètre meilleure amie. Je laisse donc aller ma peine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ SOS : 1092
◭ District : Neuf.
◭ Arrivée à Panem : 27/03/2012
◭ Double compte : Alayna Tomàs

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Mer 25 Avr - 12:18


Elle s'écroule sur le sol dur, en pleurs. Mes prunelles désemparées fixent les larmes d'Adastrée qui roulent sur ses joues roses. Elles scrutent, bouleversée ma meilleure amie en détresse. Quelques mèches de cheveux de la jolie blonde se collent à ses pommettes humides. Les gouttes de chagrin lui bordent ses iris, sa mine pâle renverse mon pauvre palpitant. Je ne comprend pas pourquoi elle se met dans cet état là. C'est son choix et elle l'assume, alors pourquoi s'étouffer dans un sanglot ? J'aurai certainement plus de raison de laisser écouler ma peine comme elle le fait maintenant. Elle n'a pourtant rien à se reprocher si elle estime que c'est le bon choix. Je ne partage pas son ridicule avis, et alors ? Ça ne la fera pas revenir sur sa position, têtue et bornée comme elle est. Ça rend la situation encore plus pénible et complexe qu'elle ne l'est déjà. « Qu'est ce qui te prend ? » Mes paroles ne sont pas froides, pas désagréables, elle traduisent juste mon étonnement. La surprise efface quelque peu la colère qui coule dans mes veines. Mes jambes fléchissent pour laisser mon corps tomber à côté d'elle et laisser mes bras s'enrouler entour de sa silhouette chétive. Je ne supporte pas de la voir aussi en proie à la détresse. Elle n'a pas le droit de me punir de la sorte en m'éclatant son désespoir en plein en cœur. Mes opales cannelles observent l'astre solaire se lever au loin, inondant la lisière de la forêt d'une douce lumière ambrée. Les branches des arbres chahutent légèrement entre elles. Une brise faible et délicate charge sur nous avec finesse. Mes doigts glissent dans sa crinière de blé et caressent machinalement son crâne d'enfant. « Tu ne t'en sortiras pas avec des larmes et une frimousse attendrissante. » Pas cette fois. Je lui en veux toujours. De tomber amoureuse de ce crétin. D'adhérer à ses idées saugrenues. De vouloir exposer sa vie aussi dangereusement. Elle s'éloigne de moi de jour en jour à cause de ce foutu blond, il me l'enlève petit à petit. Elle n'a pas l'air de s'en rendre compte. Et avant de partir dans l'arène, j'aurai aimé être tranquille, la savoir en sûreté. Pas dans les griffes de ce stupide rebelle. Parce que pour une fois, oui, il s'agit de moi. Mes jours sont comptés quoi que j'en dise. Je m'évertue à faire plaisir à tout le monde, je travaille aux champs pour des gens paresseux et superficiels, je laisse ma poupée blonde m'abandonner, j'autoriserai, certes sous la contrainte, à envoyer ma pauvre petite sœur pénétrer dans l'arène pour y mourir certainement. A part avec Léandre, ce ange tombé du ciel, je n'ai jamais réellement pensé à moi. Il n'y a qu'avec la jolie brune que je réalise. Que je fais face à cette sombre réalité. Elle et moi, on est dans le même bateau. On sait ce que ressent l'autre. Nos cœurs sont rythmés ensemble par la crainte, la peur, l'angoisse de la mort. Adrastée, Natalee, mon père … Ils ne sont pas capable de comprendre. Sans doute que eux aussi subissent cette appréhension, mais pas pour leur propre vie, pas parce qu'ils vont mourir devant Panem entier. Leur morts ne sera pas encouragées, applaudies par le Capitole. Ils ne seront pas scrutés comme des bêtes de foire, jugés par des inconnus pour savoir si ils sont plus aptes que tels autres à survivre plus longtemps. Si je ne suis pas sélectionné cette année, je m'évertuerai à rester tranquille par la suite. Après avoir frôlé le pire, je n'exposerai plus ma petite personne à un tel danger. Égoïste, certainement. Mais avoir la faucheuse voler aussi près de soi fait réfléchir.

« Tu ne crois pas que je préférerai partir en sachant que tu ne risques rien, plutôt que de … crever en pensant tu me rejoindras bientôt ? » Mes mots ne sont plus qu'un souffle. Je parle rarement de ma mort prochaine. Je n'en vois pas l'utilité. Mais cette fois j'en ai besoin. Besoin que ça la fasse changer d'avis.

___________________________________________________________



    I lost my invitation to the funeral of love

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ Age du joueur : 29
◭ SOS : 863
◭ District : Neuf
◭ Arrivée à Panem : 31/03/2012
◭ Double compte : aucun
◭ Localisation : D9

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Ven 27 Avr - 18:13

Je me trouvais ridicule. Il était inutile de me mettre dans un état pareil. C'est vrai, après tout. J'étais libre de faire mes propres choix. J'étais en âge de prendre mes propres décisions. Je n'avais besoin de personne. Milan aurait pu donner son avis certes. Mais j'étais en droit de l'accepter ou de le refuser. Je faisais ce que je voulais. Au lieu de ça, voilà que j'étais faible. Je me détestais en cet instant. J'aurais voulu rembobiner cette séquence et la recommencer juste quelques minutes plus tôt. Mais cela m'était impossible. Je devais désormais assumer les conséquences de mes actes. Savoir que cette crise de larme avait sans aucune doute brisé le coeur de mon meilleur ami. Il n'aimait pas me voir dans cet état. Il ne supportait pas de savoir que la tristesse emplissait mon coeur. Mais en cet instant, c'était le cas. Je ne faisait pas semblant. Jamais. J'avais vraiment du mal à faire la part des choses. D'un côté, il y avait Cameron. L'homme que j'avais épousé. C'est une personne que j'appréciais mais pas plus que cela avant d'en tomber réellement amoureuse, il y a peu. De l'autre, il y avait Milan. L'homme qui était comme mon frère. C'est une personne que j'aimais plus que de raison et pour qui j'étais prête à tout. Les deux hommes se détestaient. & voilà que j'étais désormais au milieu. D'un guerre entre districts tout d'abord mais ensuite, au milieu d'une querelle amoureuse. Une lutte acharnée entre deux hommes qui m'aimaient, chacun à sa manière. Et moi. Incapable de prendre une décision. Aimant les deux. J'avais le droit, c'est vrai. Je n'avais pas choisi cette situation difficile. Non, elle s'était imposée à moi. Mais malgré tout, j'avais beaucoup de mal à m'y faire. Je voulais satisfaire les deux. Je ne voulais faire souffrir personne. Mais je n'y arrivais pas. Lorsque l'un semblait satisfait, l'autre souffrait. Et inversement. Et je m'en voulais terriblement. Pourquoi ne pouvaient-ils pas s'entendre ? Cependant, c'était impossible. Ils n'étaient pas faits pour s'apprécier.

MILAN : Qu'est-ce qui te prend ?

Je hausse les épaules. Il ne semble pas en colère. Plutôt surpris. Il ne comprend sans doute pas ma réaction. C'est drôle mais moi non plus. Il se laisse tomber à mes côtés. Je le savais. Il ne pouvait pas tenir bien longtemps. Il enroule ses bras autour de moi. Un contact chaud et agréable. Je tente de sécher mes larmes mais les sanglots sont encore présents. Le silence s'est installé entre nous et nous profitons de la brise qui remue les arbres. Soudain, il parle à nouveau.

MILAN : Tu ne t'en sortiras pas avec des larmes et une frimousse attendrissante.
ADRASTEE : Je sais. J'ai encore des progrès à faire.

Mes paroles sont un murmure et je tremble des pieds à la tête. Je crois qu'il m'en veut. C'est normal après tout. Alors qu'il s'en va droit à l'abattoir, je lui annonce que je suis amoureuse du garçon qui l'insupporte. Un rebelle, qui plus est. Lui qui me voulait en sécurité, c'est raté. Je suis prête à mettre ma vie en danger pour suivre l'homme que j'ai épousé. Mais n'en aurait-il pas fait autant ? Si Natalee le lui avait proposé, n'aurait-il pas choisi cette option plutôt que de l'abandonner ? C'est ça que je ne comprends pas. Mais en réalité, je pense qu'il est en colère des sentiments que j'éprouve pour Cameron. Il ne peut pas approuver mon choix parce que ça le rend malade. De plus, il se sent seul dans cette épreuve des Jeux. Parce que Natalee et moi n'avons plus l'âge. Nous ne pouvons être sélectionnées et c'est un poids en moins sur nos épaules ; mais pas sur les siennes. Il nous envie sûrement. Et je ne peux lui en vouloir. J'aurais réagi de la même manière. Seuls ceux qui vivent une situation similaire peuvent savoir ce que ça représente. Le prix de la liberté, de la vie. Quelque chose que j'aurais pu éviter de constater si je ne m'étais pas enrôlée chez les rebelles.

MILAN : Tu ne crois pas que je préférerai partir en sachant que tu ne risques rien, plutôt que de … crever en pensant que tu me rejoindras bientôt ?

Nous y voilà. C'est la première fois que Milan parle de la mort. Que nous l'évoquons tous les deux. Je déglutis mais au moins, il a su capter mon attention. Je respire difficilement mais les sanglots ont cessé. Quelques larmes roulent encore sur mes joues mais ça, je ne suis pas en mesure de le contrôler. Je soupire.

ADRASTEE : Evidemment. Mais tu ne vas pas mourir, Milan. Tu n'en as pas le droit, d'accord ? Pense à toutes ces personnes que tu abandonnerais.

Pour moi, c'est une évidence. Milan doit rester en vie. Parce que je ne peux pas imaginer la vie sans lui. Ne plus l'entendre rire ou ne plus le voir sourire. Impossible. Je l'aime trop pour le laisser faire. Alors voilà ma tâche. L'empêcher de mourir. Mais comment ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ SOS : 1092
◭ District : Neuf.
◭ Arrivée à Panem : 27/03/2012
◭ Double compte : Alayna Tomàs

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Sam 28 Avr - 15:45


« Évidemment. Mais tu ne vas pas mourir, Milan. Tu n'en as pas le droit, d'accord ? Pense à toutes ces personnes que tu abandonnerais. » Je lève mes opales vitreuses au ciel. Je m'écarte de ma meilleure amie. Elle ne semble pas réaliser. La vérité est pourtant là, elle dévoile l'avenir sombre qui m'attend. Elle dévoile la faucheuse qui patiente. Elle est là, les bras ouverts, prête à m'accueillir, m'envelopper. Je n'aurai plus qu'à clore mes paupières et me laisser emmener. « Ce n'est pas moi qui décide. » Personne ne décide du destin qui approche. Seul le Capitole peut faire encore quelque chose. Arrêter ce massacre. Stopper ce piège qui nous confine dans sa noirceur. Mais je ne me berce pas d'illusion, le mieux que je puisse espérer c'est crever rapidement. Ne pas voir la vie s'échapper du corps frêle de mon petit ange. Ou de celui de Léandre. D'assister à la destruction de ce monde. Aux sacrifices d'autres enfants innocents. Ne pas souffrir trop longtemps. Ne pas être torturé. Que ma mort fasse arrêter mon palpitant en une fraction de secondes. « Puis c'est foutu pour moi. Avec tous ses tesserae … » Quatre. Je ne vais pas tarder à prendre le cinquième. Je dois nourrir ma famille. Je ralentis au boulot. Je n'ai pas le choix. « Je n'ai jamais tué personne. Les autres seront plus entraînés que moi, je ne serai jamais de taille. Et si j'arrive au bout et qu'Alannis est là aussi. Tu sais bien que je crèverai pour la laisser gagner. » J'espère ne pas en arriver là. Je refuse qu'elle soit sélectionnée. Cette année. Les années qui suivent. Il faut qu'elle puisse atteindre ses 19 ans. Et continuer sa vie tranquillement, sans crainte, la peur ayant fuit son esprit d'enfant. Je ne veux pas mourir en la sachant traumatisée à vie par le quotidien de l'arène. Il ne doit rien lui arriver. Je l'interdis.« Et évidemment que je pense aux autres. A mon père, à ma sœur. A toi … » Natalee et Léandre. Mes ses noms ne sortent pas de mes lèvres froides. Mon palpitant brûle, se consume. Il ne supporterait pas de les voir sans défense. Inoffensives face aux dangers qui les guette. Prêts à fondre sur leurs maigres silhouettes. Prêts à les engloutir. « Mais Ad … Je suis condamné. » Les traits de mon visage restent impassibles. Je me suis fait à l'idée. La fin cavale, charge, approche. Je suis impuissant face à elle. J'ai finis par l'accepter. « C'est les derniers moments que l'on passe tous les deux … et j'aimerai que ça se passe mieux que ça. » Faudrait pour ça qu'elle refoule ses sentiments idiots pour son rebelle. Qu'elle me promette de se tenir tranquille. Mais j'ai tord d'espérer. Têtue comme elle est, elle ne reviendra pas sur sa position. « J'espère que ma mort te feras réfléchir. Et qu'elle t'empêchera de t'exposer aux dangers. » Mourir en paix. Est-ce qu'elle peut le comprendre ? Est-ce qu'elle peut m'accorder cette dernière faveur ?

___________________________________________________________



    I lost my invitation to the funeral of love

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ Age du joueur : 29
◭ SOS : 863
◭ District : Neuf
◭ Arrivée à Panem : 31/03/2012
◭ Double compte : aucun
◭ Localisation : D9

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Mar 1 Mai - 11:22

« Ce n'est pas moi qui décide ». Là est bien le problème. Je soupirai, inconsolable. Je sais malheureusement que Milan ne sera pas en mesure de choisir si oui ou non, il ira dans les Jeux. Si son nom est pioché et si personne ne se porte volontaire, il devrai se rendre à l'évidence. Il devra faire le garçon fier et fort et accepter son sort. Ce qui veut bien évidemment dire qu'il se devra d'accepter la mort. Ce mot me donne envie de vomir. Pourquoi le Capitole nous faisait-il ça ? Ne vivions-nous pas heureux avant ces évènements ? Depuis la dernière rébellion s'étant déroulée des décennies plus tôt, la paix semblait régner entre les districts et le gouvernement. Nous étions tous plus ou moins dociles et nous obéissions aux ordres donnés. Les prises de pouvoirs s'arrêtaient là. Nous n'avions pas besoin de plus. Nous étions en mesure de nous tenir et tout cela paraissait convenir au Capitole. Il avait suffit d'un homme ; un seul homme pour faire de Panem un endroit où régnait désormais la peur. Je ne comprenais pas comment un homme pouvait à lui seul prendre des décisions si néfastes pour la population sans que quelqu'un n'affirme son mécontentement. Tous les hauts placés avaient-ils accepté sans broncher ? C'était tout de même étonnant. Après une période de paix si longue. Il faut croire que les hommes ne peuvent se contenter ce qu'ils ont. « Puis c'est foutu pour moi. Avec tous ses tesserae … ». Je ne peux pas lui en vouloir. Sa mère était morte, son père était infirme et vieux. Il n'y avait que lui pour nourrir sa famille. Tous les Adamson comptaient sur lui pour manger et vivre. Alors oui, dès qu'il avait été en mesure de le faire, il avait commencé à prendre des tesserae. Il n'avait guère d'autre choix.

MILAN : Je n'ai jamais tué personne. Les autres seront plus entrainés que moi, je ne serai jamais de taille. Et si j'arrive au bout et qu'Alannis est là aussi. Tu sais bien que je crèverai pour la laisser gagner.
ADRASTEE : Oui, je le sais. Et tu sais aussi que je respecte ce choix.

Certes, je ne pouvais pas le laisser mourir mais je comprenais ce qu'il m'expliquait. Ce n'était qu'une enfant. Elle avait à peine l'âge requis. Et si j'avais été à sa place, j'en aurais fait de même. Je ne pouvais pas concevoir de laisser mourir une si petite fille. Et même si j'étais bouleversée à l'idée de voir mourir mon meilleur ami en direct à la télévision, j'aurais au moins pu apprécier le sacrifice d'une vie pour en sauver une autre. Milan était comme ça. Il était un jeune homme bon et prêt à faire n'importe quoi pour les gens qu'il aimait. Mais ce qui me faisait peur maintenant, c'était de devoir protéger Alannis. Si son frère était sélectionné et qu'une autre fille également, elle était sauvée cette année. Mais ensuite ? Je n'avais pas le droit de me porter volontaire à sa place.

MILAN : Et évidemment que je pense aux autres. A mon père, à ma soeur. A toi …
ADRASTEE : Je sais. Je serai là pour veiller sur eux ; quoi qu'il arrive.

Il pouvait me faire confiance à ce sujet. Je considérais sa famille comme la mienne. Sa soeur, son père. Des personnes honorables que j'appréciais et que j'étais prête à protéger au prix de ma vie. Puis, il y avait Natalee. Je ne la portais pas dans mon coeur mais je ne pouvais pas la laisser mourir de chagrin. Je devais l'aider à combattre, à retrouver cette rage de vivre. Je soupirai. « Mais Ad … Je suis condamné ». Je refusais de répondre à cela. Il avait peut-être raison mais il restait un maigre espoir. Et je devais m'y accrocher. Milan s'était fait à l'idée mais pas moi. Je ne pouvais pas.

MILAN : C'est les derniers moments que l'on passe tous les deux … et j'aimerai que ça se passe mieux que ça.
ADRASTEE : Moi aussi …

Seulement, je ne peux pas cacher mes sentiments. Je ne peux pas lui mentir uniquement pour lui faire plaisir. Il me connait mieux que quiconque. Il sait qui je suis, pour quoi je me bats. Malgré tout, j'aimerais le voir partir serein si jamais il est sélectionné.

MILAN : J'espère que ma mort te feras réfléchir. Et qu'elle t'empêchera de t'exposer aux dangers.
ADRASTEE : Tu sais que je ne prendrais jamais de risques inutiles. Tu peux me faire confiance là-dessus. J'ai certes un tempérament de feu & je suis une rebelle depuis des années mais je sais ce que je fais. Je ne suis pas du genre à mettre ma vie en danger pour une cause perdue. Tu sais que je ne le ferai qu'en cas extrême.

Il me connaissait quand même, non ? Je disais la vérité. Je ne voulais pas mourir. Je ne voulais pas me faire torturer. Je voulais vivre ; mais vivre dans un pays libre. Et ce n'était pas vraiment le cas pour le moment. Cependant, j'avais encore le temps de penser à tout ça. La rébellion ne se faisait pas en un jour. Il nous faudrait des mois de préparation. Et quoi qu'il arrive, je devais également penser aux personnes que j'aimais. Je devais penser à la mémoire de ceux que j'avais perdu. Mais je promettais d'être prudente.

___________________________________________________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ SOS : 1092
◭ District : Neuf.
◭ Arrivée à Panem : 27/03/2012
◭ Double compte : Alayna Tomàs

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Ven 4 Mai - 16:52


« Tu sais que je ne prendrais jamais de risques inutiles. Tu peux me faire confiance là-dessus. » Oui je peux avoir confiance. Comme toujours. Mais il ne s'agit plus de choses futiles et sans importance désormais. Il ne s'agit pas de surveiller ma petite sœur, de faire une partie de mon travail. De me promettre un morceau de pain, ni de rendez-vous le lendemain. Il s'agit de sa sécurité. De sa vie. On ne joue pas délibérément avec le feu de la sorte. Je la sais raisonnable. Je la sais prudente. Mais je suis terrifié à l'idée que ça ne suffise pas. Je ne veux pas la perdre. Je ne veux pas qu'elle me rejoigne dans l'au-delà. Il faut qu'elle respire, que son petit cœur ne lâche pas, qu'elle mène une vie à peu près normale.« J'ai certes un tempérament de feu et je suis une rebelle depuis des années mais je sais ce que je fais. Je ne suis pas du genre à mettre ma vie en danger pour une cause perdue. Tu sais que je ne le ferai qu'en cas extrême. » « Je ne veux pas qu'il y est de cas extrême Ad. » De toutes façons la cause des rebelles est perdue d'avance. Que ce soit hier, aujourd'hui, demain ou dans 10 ans. Je ne pense pas que le Capitole se laissera faire, qu'il ne prendront pas les mesures nécessaires contre les révoltes. Avec les anciennes guerres, ils doivent avoir conçu des défenses surprenantes et indestructibles. Le nouveau gouvernement ne prendrait aucun risque. Ils ont beau être des tyrans, sans pitié, sans cœur, ils ne doivent pas être aussi stupides pour autant. Je refuse qu'Adastrée fonce dans un piège macabre où seule la faucheuse l'y attend. Son espoir est presque ridicule. Rien ni personne ne pourra changer ce qui nous arrive. On est tous condamnés. Les missions de rebelles n'accéléreront que leur morts prochaines. Détruiront plus de vie.

Je bascule, m'allonge sur le dos, mes phalanges agrippent la manche de ma meilleure amie et la tirent vers moi. Sa tête contre mon torse, mes doigts plongent dans sa crinière d'or et caressent son crâne d'enfant. « Il est si bien que ça le blondinet ? » Je fléchis, je commence à céder. Je n'approuve toujours pas cet amour absurde. Ni ses idéaux saugrenues. Je ne le pourrai jamais. Je veux juste qu'Adastrée soit heureuse. Elle mérite tout le bonheur du monde. Et si ce rebelle arrive à le lui donner, je ne peux pas m'y opposer. Le seul truc que je peux apprécier chez lui, c'est sa sœur. Elle est en âge d'être sélectionnable. C'est horrible, morbide et terriblement égoïste à dire. Mais elle pourrait prendre la place de mon petit ange. Ou de Léandre. Je préférerai voir le pauvre petite gamine pénétrer dans l'arène pour y crever que de laisser mes deux amours perdre la vie publiquement. Un monstre. Voilà ce que je suis. Voilà à quoi nous pousse le nouveau dictateur. Nous ne sommes que des pions dans leur jeu macabre. Et nous ne pouvons rien y changer. Notre destin est déjà scellé.

Spoiler:
 

___________________________________________________________



    I lost my invitation to the funeral of love

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ Age du joueur : 29
◭ SOS : 863
◭ District : Neuf
◭ Arrivée à Panem : 31/03/2012
◭ Double compte : aucun
◭ Localisation : D9

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Sam 5 Mai - 16:10

MILAN : Je ne veux pas qu'il y est de cas extrême Ad.
ADRASTEE : Moi non plus, pour tout te dire.

Il est vrai que j'étais prête à risque ma vie pour la cause rebelle. Je n'étais pas une froussarde et loin de là même. J'étais une personne courageuse et je prenais parfois des risques. Mais je ne voulais pas mourir de suite. La vie valait la peine d'être vécue même si les jours sombres à Panem n'étaient pas de tout repos. Il fallait apprendre à vivre avec la faim et la peur au ventre ou accepter de voir mourir les personnes que nous aimions. Malgré tout, une vie ne devait pas être gâchée. Il fallait vivre pleinement, quitte à faire de folles actions. Et faire partie des rebelles en était une. Pouvait-on gagner ? Je l'ignorais. Nous pouvions au moins tenter de faire avancer les choses. Le gouvernement prenait des décisions idiotes et si les habitants de Panem n'étaient pas satisfaits, ils devaient être en mesure de le signaler. Par la rébellion notamment. C'est vrai que nous risquions tous la mort mais nous méritions de nous battre pour une cause juste. Nos morts pouvaient servir d'exemple et motiver les troupes. Le président et ses fidèles soldats pouvaient être abattus par les plus violents si certains étaient prêts à se sacrifier pour montrer le chemin vers la liberté. En tout cas, j'y croyais. Après, j'étais peut-être folle. Et c'était bien possible en fin de compte.

MILAN : Il est si bien que ça le blondinet ?

Je m'étais laissée entraîner par mon meilleur ami et j'étais désormais allongée à ses côtés. La tête contre son torse. Si bien. Sa réplique m'arracha un sourire qu'il ne pouvait pas voir. Pourquoi s'y intéressait-il finalement ? Parce qu'il voulait mon bonheur. Il l'avait toujours dit. Même si cela revenait à me laisser vivre avec une personne qu'il n'aimait pas vraiment. Mais tant que je me sentais bien avec cet homme. Voilà tout ce qui comptait pour lui. Et je pensais exactement la même chose. Je n'appréciais pas forcément Natalee, cette fille m'ayant repoussée maintes fois mais si Milan l'aimait, je respectais son choix.

ADRASTEE : Oui, il est vraiment quelqu'un de bien.

Je n'avais pas besoin d'en ajouter davantage. Mais j'avais de nombreux exemples en tête. Il m'appréciait comme j'étais, il me faisait rire, il me donnait envie de me battre, il faisait tout pour me rendre heureuse. Oui vraiment. Il était un homme bon. Et même si c'était un rebelle. Surtout parce qu'il en était un. Il était courageux et prêt à donner sa vie pour les autres. & je l'admirais réellement.

Spoiler:
 

___________________________________________________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ SOS : 1092
◭ District : Neuf.
◭ Arrivée à Panem : 27/03/2012
◭ Double compte : Alayna Tomàs

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Sam 12 Mai - 20:59


« Oui, il est vraiment quelqu'un de bien. » Je n'y croyais pas. Je n'y croirais jamais. De toute façon, je n'avais pas encore beaucoup de temps devant moi pour continuer à le détester. Il aura bientôt Adrastée pour lui tout seul. Mon palpitant s'amplifie sous le coup de la jalousie. Elle m'oppresse. Brouille mon esprit. Quelque part, je l'envie. Pouvoir passer le reste de sa vie avec la jolie blonde est une illusion que je ne peux pas me permettre. Pareil pour Natalee. Mais même pas condamné, je n'ai plus d'avenir avec la poupée blonde de toute manière. Je ne comprend toujours pourquoi elle me fuit. J'ignore ce que j'ai de fait de si grave pour ne mériter aucune explication. Peut-être a t-elle réalisé brutalement que je ne suis pas celui qui lui faut. Ou bien ça lui a pris du temps. Les Jeux de la Faim ont sans doute un rôle à jouer là dedans. S'attacher à un futur mort n'a pas vraiment d'intérêt. Elle doit sûrement chercher un autre homme. Plus vieux. Pas condamné. Qui saura la protéger et la chérir. Pas autant que moi. Personne ne le peut. Il ne l'a méritera pas, c'est certain. Mais si c'est ce qu'elle souhaite. Un avenir dessiné et sûr. Sa silhouette, son sourire, sa voix, son regard anisé, tout chez elle me hante. M'obsède. Me manque. Après plusieurs claques verbales, des fuites glaciales, des balafres ancrés sur mon palpitant, j'ai laissé tomber. Je ne stopperai pas ses désirs, quoi que ça m'en coûte. Si elle est plus heureuse maintenant, je ne changerai pas ça. J'aurai pourtant aimé qu'elle soit à mes côté. J'ai besoin de son soutien. De son équilibre. De son amour. Tant pis pour moi.

« Ad .. J'ai rencontré quelqu'un d'autre .. » Je devais lui avouer pour Léandre. Il fallait que j'en parle à quelqu'un. A ma meilleure amie. Elle me comprendrait sûrement. « Ça fait maintenant plusieurs mois que Natalee me fuit. Et Léandre a débarqué au milieu de tout ça. Elle est dans la même situation que moi. Elle me comprend. On se soutient. Je me sens honteux, mais je me suis attaché à elle. Je ne pensais pas ça possible mais avec la rupture … » Je me suis perdu. Égaré. J'ai trouvé un équilibre. Et je m'y accroche. De toutes mes forces. « De toute façon, c'est finit avec Natalee, non ? Mais je me sens quand même coupable. » Mais l'apaisement que me procure la poupée brune n'efface-t-elle pas ma culpabilité ? A ses côtés, je me sens mieux, revivre. Au milieu de cet enfer. Du vide que m'a laissé Natalee. Sa frimousse enfantine, ses grandes opales émeraudes, son charme ravageur, la sérénité qu'elle me m'apporte ont réussis à me troubler. A semer une tempête de doutes. D'incertitudes. « Est-ce qu'on réellement me le reprocher ? A près tout, si je tiens, c'est aussi grâce à Léandre. » La brune ne remplacera jamais la blonde. Et pourtant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

ADMIN - Burn out

◭ Age du joueur : 29
◭ SOS : 863
◭ District : Neuf
◭ Arrivée à Panem : 31/03/2012
◭ Double compte : aucun
◭ Localisation : D9

MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   Lun 14 Mai - 17:20

Mon meilleur ami ne répondit rien. Je savais que c'était difficile pour lui d'admettre que Cameron pouvait être un homme bien. Mais peut-être gardait-il le silence parce qu'il n'en savait rien. Il me faisait confiance. Mais ce n'était pas vraiment possible. Je le savais jaloux et il n'aimait pas mon mari parce qu'il avait l'impression que ce dernier me volait à lui et qu'il mettait ma vie en danger. Mais passons. J'appréciais le silence de Milan qui ne se voulait pas méchant envers l'homme pour lequel j'avais des sentiments. Pour une fois. Le silence s'installa entre nous alors que nous étions perdus dans nos pensées. Alors que je rêvais d'une vie meilleure pour tous les habitants de Panem, mon meilleur ami pensait au sort qui l'attendait si les Jeux le choisissaient. Dans les deux cas, les sujets n'étaient pas très agréables. Souffrance et encore souffrance. Voilà ce que nous réservait le gouvernement. Mourir soit de faim, soit dans les Jeux. Nous n'avions pas beaucoup de choix. Je soupirai.

MILAN : Ad … J'ai rencontré quelqu'un d'autre …

J'arquai les sourcils, sans pour autant parler à mon tour. Je n'étais pas choquée par ses propos. Après tout, Natalee l'avait cherché. Elle avait décidé de fuir de peur de souffrir et même si je comprenais cette décision, je pouvais également sentir la tristesse dans la voix de mon meilleur ami qui se sentait bien seul désormais. Il avait besoin de passer à autre chose. Il m'expliqua la situation. Je le laissai parler sans l'interrompre. « Ca fait maintenant plusieurs mois que Natalee me fuit ». Jusque là, rien de nouveau. Je le savais. « Et Léandre a débarqué au milieu de tout ça ». La belle Léandre. Une fille que je ne connaissais pas vraiment et avec qui je ne partageais rien. Mais si elle donnait de l'amour et de l'espoir à Milan, tant mieux. « Elle est dans la même situation que moi. Elle me comprend. On se soutient ». Même si je savais que Milan comptait sur moi, cette déclaration me gêna quelque peu. J'avais l'impression d'être incapable de comprendre sa peine et ça me rendait triste ; en colère même. Mais passons. Ce n'était pas important. « Je me sens honteux, mais je me suis attaché à elle. Je ne pensais pas ça possible mais avec la rupture ». Ce n'était pas honteux, loin de là. Elle avait su lui donner ce que Natalee avait repris.

MILAN : [ ... ] c'est finit avec Natalee, non ? Mais je me sens quand même coupable.
ADRASTEE : C'est à toi de me dire si ça l'est. Mais dans tous les cas, je pense que tu ne devrais pas te sentir mal par rapport à ça. Natalee est celle qui est partie. Certes, elle avait besoin d'être seule mais tu ne pouvais pas l'attendre indéfiniment, tu comprends ? Elle a choisi et elle doit en assumer les conséquences.

C'était à Natalee de tout faire pour revenir si jamais elle en avait envie. Si elle avait pris sa décision, si elle aimait Milan, elle devait donc tenter de le séduire à nouveau. Mon meilleur ami aimait cette fille et je le savais. Mais je comprenais également que Léandre ne le laissait pas indifférent. Encore une fois, il ne devait pas s'en vouloir.

MILAN : Est-ce qu'on peut réellement me le reprocher ? Après tout, si je tiens, c'est aussi grâce à Léandre.
ADRASTEE : C'est vrai. Alors ne te poses pas de question.

Ce que je voulais sous-entendre, c'est qu'il avait pris la bonne décision. Il avait fait ce que son coeur lui avait dicté. Sans jamais se retourner. Et j'étais fière de lui.

___________________________________________________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .   

Revenir en haut Aller en bas
 

MILAN ▬ you need a friend, i'll be around .

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» [Kundera, Milan] La lenteur
» Auvergne : milan royal
» tpz fuchs milan 1/35
» [Kundera, Milan] La valse aux adieux
» AIFV MILAN
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HUNGER GAMES — REAPER :: 
Panem - Côté Ouest
 :: DISTRICT NEUF :: Limite du district
-