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 Rencontre dans les Champs ◮ ft Milan

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MessageSujet: Rencontre dans les Champs ◮ ft Milan    Mar 17 Avr - 21:36


Eurydice-Danaé tapota son crayon contre son carnet. Elle soupira, comment créer une tenue quand on ne connaissait pas celui et celle qui allait la porter ? La blonde voulait une tenue qui leur ressemblera, les gens se souviendront d'eux. Elle observa le paysage, ils allaient bientôt arriver. Le District Neuf... Eurydice n'a jamais posé un seul pied là-bas, en fait elle n'est allé que rarement dans les districts et ses parents s'arrangeaient toujours a aller dans les plus riches. Elle sursauta. Une muette prit sa tasse de café maintenant froide, elle leva les yeux vers et la remercia d'un sourire. Vraisemblablement pas habitué à ce qu'on fasse attention à elle, la brune fila à toute allure vers un autre wagon. Une voix résonna dans le wagon personnel de l'ancienne mannequin.

VOIX- « Arrivée au District Neuf dans cinq minutes. »


Eurydice se leva vers sa chambre, pour aller rassembler ses affaires. La blonde se regarda dans l'immense miroir présent au centre de la pièce, elle avait entendu dire que les habitants de ce District étaient pour la grande partie, pauvre. Elle préféra donc se changer, autant s'habiller le plus sombrement possible, inutile de rappeler leur misère en se baladant dans le District. Le noir fut son meilleur ami aujourd'hui. Le train s'arrêta, la styliste sortit de celui-ci aidé par un employé. Elle le remercia et se dirigea vers la porte principale. De loin, on pouvait apercevoir deux formes blanches. Des pacificateurs ? Déjà ? Le Capitole avait prévu d'en remettre petit à petit, mais ceux-ci n'avait pas le même contrôle qu'autrefois. Enfin, pas encore. Eurydice remit ses cheveux en place, leva la tête le plus fièrement possible et avança aussi vite qu'elle pouvait avec ses talons noirs. Elle manqua de trébucher lorsqu'elle arriva à la hauteur des deux hommes blancs. L'un deux ricana. La blonde releva la tête et le foudroya du regard. Il arrêta, cependant il s'adressa tout de même à la fille du Capitole.

PACIFICATEUR- « On peut savoir ce que fait une fille comme vous dans ce district ? C'est pas vraiment un lieu pour vous madame. »


EURYDICE- « De l'inspiration. Je peux partir maintenant ? » Elle leur avait demandé, mais n'attendait pas de réponse. Alors, en ignorant les deux hommes, elle s'enfonça dans les rues du village. Au fur à mesure qu'elle marchait, elle avait honte d'elle. Honte d'être bien nourrie, propre, en bonne santé tandis que d'autre avait du mal à rejoindre les deux bouts. L'ancienne mannequin essaya tant bien que de mal de se faire toute petite, elle baissa la tête en croisant le regard d'une vielle, le dos courbé la fixant en plissant les yeux de sa fenêtre sale. Ah, ce qu'elle aimerait disparaître à ce moment-là. Si sa mère la voyait. Elle se moquerait de sa fille, comme d'habitude. « Que fais-tu ?! Tiens-toi droite, lève la tête. », lui aurait-elle dit avec son air de bourge.

Eurydice se stoppa. Elle leva sa tête et écarquilla les yeux. Apparemment elle avait marché trop vite, ses pieds l'avaient guidés aux champs. Il faisait beau aujourd'hui, le bleu du ciel s'accordait parfaitement avec l'or des champs. Son âme d'artiste fut complètement émerveillée, d'un autre côté c'était la première fois que la jeune femme approchait un champ. Elle n'en avait jamais vu -à par dans les livres -, au Capitole la nature n'était pas la priorité. Même leur plage était artificielle. Curieuse de voir la texture du blé, elle se pencha et risqua dans prendre un dans entre ses doigts. Il cassa, elle se sentit honteuse. Elle, la fille du Capitole vient détruire les récoltes des gens qui avaient déjà du mal à se nourrir. Bon elle exagérait peut-être. Peut-être ? Elle le garda dans sa main, les idées fusent. Alors qu'elle s'empressait de sortir son carnet, il eut un bruit provenant des champs. Puis un autre, encore un. Eurydice commença à paniquer, ne sachant même pas pourquoi. Elle prit la sage décision de s'en aller, seulement son talon cassa en rencontrant un trou dans la terre, le sol n'étant pas aussi plat que celui du Capitole. Eurydice-Danaé trébucha et tomba la tête dans la terre. Elle pesta en se relevant, quelle idée de porter des talons en campagne ? Dans un excès de rage, la styliste les jeta derrière elle. Un petit cri s'éleva, tout prêt. Eury avait-elle touché quelqu'un avec ses talons ? La blonde se retourna. C'était une petite fille. Brune, mignonne à croquer la regardait avec des yeux ronds. Eurydice s'apprêtait à s'excuser, quand un adolescent vint rejoindre la gamine. Il la prit par les épaules, s'inquiétant. La petite brune ne dit rien et contenta de pointer l'habitante du Capitole du doigt. Ne sachant quoi dire, Eurydice se rapprocha d'eux.

EURYDICE- « J..Je suis sincèrement désolé, je ne voulais pas lui faire de mal. »

Eurydice avait peur de leur réaction, peur qu'ils réagissent violemment.


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MessageSujet: Re: Rencontre dans les Champs ◮ ft Milan    Mer 18 Avr - 14:17


« Va te dégourdir les jambes » Je sens les mirettes émeraudes d'Alannis me fixer avec insistance. Je ne détourne pourtant pas mon regard de la plantation. Accroupis, les muscles du bras tendus et douloureux, je m'affère à la tâche. Mon esprit est ailleurs, je pense à ma poupée blonde qui travaille un peu plus loin. Elle m'évite toujours. Prend toujours le soin de rester le plus éloignée possible. Ce nuage noir d'incompréhension ne se dissipe toujours pas. Il m'encercle, m'étouffe et ne semble pas prêt à me quitter. Ca m'obsède. J'aimerai comprendre pourquoi Natalee a décidé de m'abandonner au moment critique. J'avais besoin d'elle plus que jamais avec cette satanée Moisson qui approche. Seule l'inquiétude au sujet d'Alannis arrive à me faire oublier la jeune femme. Ce n'est guère plus réjouissant. Cette angoisse prend de l'ampleur, pèse de tout son poids sur mon coeur, me réduit en une boule de nerf ambulante. L'état critique de mon père n'arrange rien. Le pauvre se fait de plus en plus vieux. Il ne quitte plus la maison, son corps étant trop faible et fatigué pour le porter plus loin que les toilettes ou le fauteuil. J'ignore ce qu'il deviendra si ses deux enfants perdent la vie dans l'Arène. Personne d'autre ne s'occupera de lui, il sera plus isolé que jamais. Il finira sûrement par mourir aussi. Bon sang que ça m'énerve de voir tout s'écrouler autour de moi, impuissant et passif. Un grognement intérieur s'élève dans ma poitrine, maudissant ce nouveau gouvernement qui anéantit les vies de la population. Ce sentiment d'injustice m'accapare, me rend fou. La colère coule dans mes veines, prête charger sa fureur.

J'entend le cri de mon petit ange. Aussitôt, je me redresse, mon cou se dévisse pour discerner d'où vient le son de sa voix. Mes jambes se remettent droites et m'emmènent loin de ma plantation. De toute façon, j'en ai rien à faire du blé. Il ne sera même pas pour nous. Marre de me crever le cul pour des gens paresseux qui ne méritent rien hormis le mépris. Je retrouve la frimousse rose d'Alannis, des larmes soulignent ses grandes opales vertes. Qu'est ce qui s'est passé ? Mes doigts secs se plaquent sur ses maigres épaules pour la rassurer. Elle me montre péniblement sa tête et une femme près de nous. Je fronce les sourcils à la vue de l'étrangère. Les cheveux décolorés, criards, ayant l'âge de travailler au champ .. Pas dans cette tenue en tout cas. Elle ne vient pas d'ici, ça se voit à trois kilomètres. Ma main vient se fourrer dans les cheveux caramels de ma petite soeur, la caressant mécaniquement. Je n'arrive pas à détourner mon regard de femme venue d'un monde de luxe et de paresse. « J..Je suis sincèrement désolé, je ne voulais pas lui faire de mal. » « Vous ne l'avez quand même pas frappé ? » La rage envers le Capitole s'amplifie, une véritable fureur. Ces gens futiles me mettent hors de moi. Ils se prennent pour le centre du monde, pour des personnes précieuses au dessus de tous. Ils sont tellement stupides qu'ils applaudiront, crieront de joie avant de s'empiffrer de nouveau lorsqu'un enfant perdra la vie dans leur Jeux de la Faim si étrangement appréciés. « Vous croyez pas qu'on est assez mal comme ça ? Pourquoi nous envoyer une blonde pour maltraiter nos enfants en plus ? » Je glisse quelques mots à Alannis, lui promet de revenir vite et de finir sa part de boulot. Je lui sèche ses larmes de crocodile, lui assure que c'est la plus jolie et lui fais signe de s'en aller. Toujours aussi obéissante, ma soeur modèle s'exécute instinctivement après un sourire sur sa frimousse d'enfant. Je regarde un instant mon petit ange s'éloigner, ses longs cheveux couleurs caramels éclataient à la lumière du soleil, flottant gracieusement derrière elle. Quand son corps frêle et ses oreilles furent assez loin de nous, je me retourne vivement face à cette femme du Capitole. « Vous voulez faire mourir d'autres gamins avant votre stupide spectacle, c'est ça ? Bordel, elle n'a que 12 ans, laissez la vivre. »

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MessageSujet: Re: Rencontre dans les Champs ◮ ft Milan    Mer 18 Avr - 22:23


Eurydice se trouva ridicule à ce moment-là. Debout en robe, les pieds nus dans la terre fuyant le regard d'un jeune dégoutté de voir autant de richesse rien que sur le corps de la jeune femme. Encore adolescent, il donnait cependant l'envie à la blonde de se cacher dans un trou pour le restant de sa vie. Elle a été pendant une grande partie de son enfance fière d'appartenir à la population haut placée du Capitole. La classe supérieure comme le disait si bien sa mère. Mais depuis sa rencontre avec un garçon d'un District, son jugement changea. Elle n'écoutait plus les discours de ses professeurs, les insultes de sa mère. D'une voix froide, il lui demanda si elle avait frappé la petite fille. Bien sûr que non ! La fille du Capitole essaya de se justifier, en vain, il ne l'écoutait pas. Eurydice l'observa parler à la gamine. Elle déduit rapidement que la petite brunette était sa sœur, à voir la façon dont il s'adressait à elle. La blonde se mit à les couver du regard. La styliste était fille unique, ni frère ni sœur. D'un côté elle les enviait. L'adolescent la regarda furieusement, la blonde frissonna.

MILAN-« Vous croyez pas qu'on est assez mal comme ça ? Pourquoi nous envoyer une blonde pour maltraiter nos enfants en plus ? »

Le visage de la jeune femme s'assombrit. Alors c'est comme ça qu'on la voyait ? Parce qu'elle venait du Capitole, elle était la méchante qui n'éprouvait aucun sentiment ? Qui aimait taper des personnes, des enfants ? Elle inspira une grande bouffée d'air pour tenter de se calmer. Être en colère ne servirait à rien. Eurydice observa la gamine partir. Lorsque leur regard se croisèrent, son cœur s'arrêta, elle était vraiment mignonne. Eurydice-Danaé espéra à ce moment-là que la petite brunette du District 9 ne sera pas prise en tant que tribut. Elle sentait qu'elle ne pourrait pas supporter de la voir partir dans cette arène. Eury sursauta, l'inconnu se tourna vers si rapidement qu'elle avait été surprise. De sa voix désagréable, il attendit que sa sœur soit partie, pour déballer toute sa haine envers le Capitole sur leur représentante présente devant lui.

MILAN-« Vous voulez faire mourir d'autres gamins avant votre stupide spectacle, c'est ça ? Bordel, elle n'a que 12 ans, laissez la vivre. »

Chez Eurydice, sa principale qualité c'est qu'elle avait toujours réussie à garder son calme. Prenant tout sur elle, et l'évacuant par divers moyens lorsqu'elle se retrouvait seule. Mais aujourd'hui, ce gamin avait réussie à la pousser à bout. La faisant passer pour une femme qui ne la ressemblait pas. Elle n'était pas comme ça. Elle détestait les Hunger Games. Pourquoi sinon se serait-elle rebellé contre sa patrie ? La blonde laissa tomber son sac par terre. Ses croquis s'échappant de celui-ci et s'étalant dans la terre. Eurydice-Danaé s'avança vers lui d'une marche rapide. Elle se stoppa, à quelques centimètres de son visage. Malgré leur quatre années de différence, le jeune homme possédait quelques centimètres de plus que la styliste. Le visage tiré, les sourcils froncés, elle adopta le même ton que lui.

EURYDICE- « Tu ne me connais pas. Parce que je viens du Capitole, je suis obligatoirement une bourge se croyant supérieure aux autres, hypocrite ? Tu crois que l'idée de voir des gamins qui s'entretuent me donne envie de faire la fête ? Que je rigolerai de leur sort ? Non. Tu sais quoi ? Je déteste les Hunger Games. Donc non, je n'ai pas été envoyé par le Capitole. Et ce n'est pas un gamin dans ton genre qui s'arrête aux stéréotypes, qui va me faire la leçon. »

Elle avala sa salive, essoufflée d'avoir sorti ça d'une traite. Elle le fixa intensément, puis en soupirant prit sa tête entre ses mains. Eurydice recula de quelques pas et après avoir passé ses mains sur son visage, reprit d'un ton plus calme.

EURYDICE- « Pardon.. Écoutez. »
Elle avait repris le vouvoiement. « Je..Je ne suis pas comme ça. Pour votre sœur, je venais tout juste de... C'est vraiment...idiot. Non, non ne me regardez pas comme ça. Je veux dire que, je suis tombée, j'ai jeté mes chaussures derrière-moi sans faire vraiment attention. »

La styliste leva sa tête en direction des chaussures noires par terre derrière-lui.

EURYDICE- « Puis j'ai entendu un cri et vous connaissez la suite. Je ne sais pas si je l'ai touché. Vous savez les talons peuvent être redoutables.. »
, essaya-t-elle de plaisanter. Mais le visage du jeune homme resta impassible. Elle soupira une nouvelle fois. La blonde jeta un coup d’œil autour d'elle espérant que personne ne l'ai entendue, surtout pas des Pacificateurs.


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MessageSujet: Re: Rencontre dans les Champs ◮ ft Milan    Jeu 19 Avr - 15:47


Elle s'approche. La colère se devine à la vue des traits crispés de son visage pâle. Elle ne doit pas supporter les critiques de son Capitole chéri. Pourtant, ce sont tous les mêmes. Des gens superficiels et insignifiants, abrutis par le luxe. Ils ne méritent que le mépris et l'irrévérence. Cette blonde à la crinière criardes n'est pas une exception. Sa frimousse fardée s'arrête à quelques centimètres de mon visage tendu. Par provocation sûrement. Elle a au moins l'intelligence de protester. Chose que je ne croyais pas capable d'un habitant du Capitole. Pour moi, ils sont juste bons à applaudir stupidement et à s'empiffrer de la nourriture des districts. « Tu ne me connais pas. Parce que je viens du Capitole, je suis obligatoirement une bourge se croyant supérieure aux autres, hypocrite ? » Oui. Ça coule de source. Venir ici n'est qu'un défi de plus. Venir uniquement pour se moquer de notre pauvreté, c'est tout simplement rageant. Sa venue ici est indécente. Humiliante. Inutile. « Tu crois que l'idée de voir des gamins qui s'entretuent me donne envie de faire la fête ? Que je rigolerai de leur sort ? Non. Tu sais quoi ? Je déteste les Hunger Games. » Je ne saurai dire si elle ment ou si elle est sincère. J'ai du mal à concevoir qu'une femme du luxe ne prendrait pas part à ses festivités ridicules. Mais mentir ne lui apporterait rien. Au contraire, elle pourrait s'extasier, me faire partager son espoir de voir mon petit ange faire parties des tributs, de voir beaucoup de sang et de spectacle en ce qui concerne les assassinats. C'est comme ça que se comporterait la majorité des citoyens du Capitole. Bande de têtes à claques. Mais elle n'a pas l'air de se ranger de ce côté là. Tant mieux. Ça m'évitera de lui foutre mon poing dans la figure pour me venger des gens de son espèce.« Donc non, je n'ai pas été envoyé par le Capitole. Et ce n'est pas un gamin dans ton genre qui s'arrête aux stéréotypes, qui va me faire la leçon. » Sa répartie me colle un sourire. Elle est décidément plus intelligente que sa silhouette élancée et précieuse veut bien le faire croire.

Elle plonge son visage dans ses mains, elles aussi extravagantes. Elle ne va quand même pas se mettre à pleurer. « Pardon.. » Pardon ? Son excuse m'éclate en pleine face. Depuis quand les habitants du Capitole savent s'excuser ? A un pauvre gamin d'un district effacé en plus. Ce mot provenant de sa bouche me semble presque irréaliste. « Écoutez .. Je .. Je ne suis pas comme ça. Pour votre sœur, je venais tout juste de... C'est vraiment...idiot. Non, non ne me regardez pas comme ça. Je veux dire que, je suis tombée, j'ai jeté mes chaussures derrière-moi sans faire vraiment attention. » J'arque un sourcil. L'attention, ça aussi ça leur manques aux citoyens du Capitole. « Puis j'ai entendu un cri et vous connaissez la suite. Je ne sais pas si je l'ai touché. Vous savez les talons peuvent être redoutables.. » Par contre en ce qui concerne l'humour minable, il n'en manque pas. « Ne laissez pas traîner vos chaussures comme ça, on risquerait de les voler pour les revendre ici. » Ce n'est pas une blague. Je suis même très sérieux. Je suis moi même tenté de m'enfuir avec, ça permettrait de nourrir un laps de temps ma petite famille. Elle ne doit rien en avoir à faire de ses talons, elle doit certainement les collectionner. Autant de choses chères doivent traîner dans son placard aussi grand que notre foyer. Cette pensée me dégoûte. Je pourrai sûrement acheter des médicaments pour mon père si j'avais la valeur de ses vêtements entre mes mains. Elle ne doit pas se rendre compte de la chance qu'elle a d'être née dans un milieu riche, où les personnes âgés ne travaillent plus depuis belles lurettes. En ce qui concerne mon père, je suis déjà très heureux et qu'il ait pu survivre jusque là. C'est presque un miracle ici d'arriver à cet âge là. Mais maintenant, il ne s'active plus aux champs, il ne peut même plus se déplacer hors de la maison. Je m'occupe de le laver et d'entretenir le foyer à sa place. Et lorsque je ne suis pas là et qu'Alannis ne prend pas le relais, il se débrouille comme il peut. Le plus souvent, il reste blotti dans son fauteuil à observer les différentes teintes que prend le ciel au fil de la journée. C'est d'un triste d'en arriver là. J'aimerai faire plus pour lui, pour le remercier de tout ce qu'il a pu m'apporter. Le soigner, lui rendre une seconde jeunesse est impossible cependant. Je me contente donc de ramener un revenu et de la nourriture pour trois.

Je scrute un moment ses mirettes vertes d'eau. Une question me brûle les lèvres. Maintenant que l'énervement a disparu, je peux enfin parler calmement. Je fais abstraction de son odeur parfumé qui me donne la nausée. Sûrement qu'elle en fait autant, la sueur mêlée à la terre doit lui paraître insupportable. « C'est quand même très curieux. Si vous n'êtes pas envoyé par le Capitole et que vous n'êtes pas là non plus pour maltraiter les enfants, comment ça se fait que vous traîniez dans un district aussi déplorable ? »

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MessageSujet: Re: Rencontre dans les Champs ◮ ft Milan    Jeu 19 Avr - 23:32


MILAN- « Ne laissez pas traîner vos chaussures comme ça, on risquerait de les voler pour les revendre ici. »

Eurydice haussa les épaules. Elle savait que pour eux, tout était précieux. Pour elle, le sort de cette paire de chaussure lui importait peu, après tout elle a été élevé dans le luxe. On ne pouvait pas la changer, même si elle détestait être comme ça. On accorde peu d'importance aux gens au Capitole, alors des chaussures. La seule chose que Eurydice ne voudrait pas perdre, c'est ses croquis, ses œuvres. La blonde planta son regard dans celui du brun, elle esquissa un sourire. Son regard en disait long. Elle s'accroupit et prit dans ses mains ses chaussures maintenant sales.

EURYDICE- « Pas besoin de les regarder comme ça. Je vous les offre. »
Elle vit le regard étonné de l'inconnu. « Non, ce n'est pas de la pitié mais, elles vous serviront beaucoup plus à vous qu'à moi. »

Eurydice sortit un petit mouchoir et essuya les chaussures avant de les mettre à côté du jeune homme. Bon, maintenant qu'allait-il faire ? Après tout, le problème était résolu et en prime il allait bénéficier d'une paire de talons qu'il pourra revendre. La fille du Capitole ne savait pas quoi faire, allait-elle rester là planter comme un piquet devant lui et attendre qui parte sans rien dire avec ses chaussures ? Attendre qu'il réagisse ou bien partir et reprendre sa route pour trouver de l'inspiration. Parce que c'était un peu le but du voyage. Elle avait à peine eu le temps de commencer à dessiner. Elle soupira, les Hunger Games étaient pour bientôt. A défaut de pouvoir sauver ses futurs tributs d'une mort quasi-certaine (pour au moins un d'entre eux) elle voulait qu'ils se sentent bien avant l'enfer. Qu'ils attirent l'attention, qu'ils ne restent pas les deux tributs du District 9. Pour ça, elle devait travailler, mais comment créer des tenues quand on ne connaît leur lieu de vie et leurs noms ? L'inconnu en face d'elle devait avoir l'âge pour les Hunger Games. Eurydice eut un frisson ; et s'il serait le prochain tribut ? Bizarrement elle ne pouvait pas l'imaginer tuer de sang froid les autres tributs. Même s'il semblait être à deux doigts de l'envoyer valser à l'autre bout du champ. En dépit de ses joues creuses et de ses immenses poches sous ses yeux ; il était assez bien bâti. Elle secoua sa tête, mieux vaut pas l'imaginer déjà dans l'arène. Pauvre gosse. Celui-ci cligne des yeux, apparemment réveillé d'un monologue intérieur. Ils se fixèrent dans les yeux, ses billes marron rencontrant les vertes de la blonde. Celle-ci fronça les sourcils lorsque le brun fit une petite grimace non-contrôlée. Son odeur le gêne et alors ? Après tout, s'il était dans le même cas qu'elle -c'est- à-dire habiter au Capitole - il ne boycotterait pas la douche. Ni le reste d'ailleurs, il serait comme elle.

MILAN- « C'est quand même très curieux. » Eurydice haussa un sourcil. « Si vous n'êtes pas envoyé par le Capitole et que vous n'êtes pas là non plus pour maltraiter les enfants, comment ça se fait que vous traîniez dans un district aussi déplorable ? »

EURYDICE- « Je suis la prochaine styliste de ce District aux prochains Hunger Games. »
Elle le fixa droit dans les yeux. « Et oui, je suis contre les Hunger Games alors arrêtez de me regarder comme ça. Je n'ai pas eu le choix. J'ai juste eu le droit de choisir le district. »

Derrière-elle, se trouvait son sac où quelques croquis gisaient au sol. Malgré le fait qu'elle venait ici pour l'inspiration, Eurydice était aussi là pour prendre contact avec les rebelles, mais la blonde prit la sage décision d'attendre, le temps que le District ne se méfie plus autant à sa présence. Enfin. La gamine avait peut-être déjà raconté à tout le monde que la femme transpirant le luxe l'avait agressée. La styliste croisa les doigts, il lui serait difficile de contacter les rebelles.

EURYDICE- « Bon, je ne vais pas vous importuner plus longtemps. J'espère de tout cœur ne pas vous revoir. »

Elle n'avait pas dit ça méchamment. Oui elle espérait ne plus le revoir, parce que pour elle le revoir signifierait qu'il serait tiré au sort lors de la Moisson. Elle fit quelques pas lorsqu'une voix la stoppa dans son élan. Eurydice se retourna à nouveau vers le jeune homme.
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MessageSujet: Re: Rencontre dans les Champs ◮ ft Milan    Mar 24 Avr - 12:57


« Je suis la prochaine styliste de ce District aux prochains Hunger Games. » Vraiment très curieux pour quelqu'un qui ne prétend ne pas être intéressé par les Jeux de la Faim. Mon regard se durcit, finalement, elle m'avait peut-être menti. Ça ne me surprendrait guère venant de la part d'une personne du Capitole. Ce ne serait pas la première fois que leurs comportements me déçoivent et m'horripilent. C'est dans la continuité des choses semble-t-il … « Et oui, je suis contre les Hunger Games alors arrêtez de me regarder comme ça. Je n'ai pas eu le choix. J'ai juste eu le droit de choisir le district. » Pas le choix ? Depuis quand pouvait-on imposer quoi que ce soit à ces riches citoyens ? En même temps quoi de pire que d'être contre ce macabre spectacle et de devoir habiller des enfants innocents qui foncent tout droit vers une mort certaine ? Alors c'est cette femme fardée qui s'occupera de mon petit ange. C'est dans ses mains extravagantes que mon trésor se retrouvera prisonnière. Ou bien Léandre. Cette douceur subtile qui avait surgit dans ma vie abruptement. Et de moi. Aussi. Par la même occasion. Pourvu qu'elle ne me foute pas nu devant les caméras et surtout qu'elle ne dévoile pas la moindre partie de l'anatomie de ma petite sœur. Ce serait indécent. Provoquant. Abject. Vraiment insupportable. Faire ça à une pauvre petite gamine. Sans défense. Contrainte à s'exposer comme ça aux yeux de tous avant de devoir se battre jusqu'à la mort pour amuser des gens superficiels et sans intérêt. Alannis ne mérite pas ça. Sa petite bouille craquante suffirait à charmer n'importe qui. Elle n'a pas besoin de toutes ses fanfreluches ou d'afficher son corps d'enfant de la sorte. Mon esprit divague, imagine des scénarios plus affligeants les uns que les autres. Un grognement intérieur s'élève, se hisse, s'agrandir pour se transformer en une colère, faible et lasse de devoir se manifester encore. La voix de la poupée aux cheveux criards me fait sortir de ses sombres pensées. « Bon, je ne vais pas vous importuner plus longtemps. J'espère de tout cœur ne pas vous revoir. » Ouais .. moi de même. Elle se détourne, s'écarte, mais je n'ai pas envie de la laisser partir. « Attendez ! » Avoir la styliste de son district à portée de main ... Qui d'autre pourrait s'en venter ? Il fallait en profiter, il fallait que je pousse ma chance. Rester ainsi passif à la visite de cette femme du Capitole serait vraiment absurde.

Mes opales cannelles glissent sur sa silhouette nourrit par le luxe et enveloppée dans sa robe noire. Il paraît sans défaut, parfait. Pas naturel certainement. Elle doit avoir la vingtaine, mais elle est sans doute passée sous le coup du bistouri, sous cet effet de mode incompréhensible pour un pauvre adolescent d'un district où le travail est la seule priorité. Personne ici n'est capable de comprendre comment peut-on s'intéresser plus à des vêtements et du maquillage qu'aux récoltes ou à la santé instable d'un proche. Mes prunelles ne le quittent pas, elle la dévisagent presque indécemment. Mes paupières ne clignent pas face à son minois rose. Elle pourrait vraiment être jolie sans tout ce superflu. C'est dommage, un tel gâchis … « Promettez moi de garder vos talons à vos pieds si ma sœur est sélectionnée et ... de ne pas la mettre dans une situation compromettante … » Mes sourcils se froncent. Je n'hésiterai pas à lui tirer ses cheveux excessivement éclatants et faire un scandale au Capitole si je voyais ma sœur dénudée en public. Il y a des limites. Il faut avoir le sens des mesures de la pudeur. Une mesure que certainement ces stupides personnes ne sont pas capable d'obtenir. Ça leur plairait sûrement de voir un tel spectacle, un tel tableau offrant la nudité d'une gamine fragile. Ça m'écœure. Me révulse. M'enrage.

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MessageSujet: Re: Rencontre dans les Champs ◮ ft Milan    Jeu 3 Mai - 18:51


MILAN- « Attendez ! »

Eurydice sourit. Elle s'y attendait. Aucune personnes décentes de ce district ne la laisserai partir. Après tout tout en elle attisait la curiosité de n'importe quelle personne, objet de luxe dans un paysage pauvre, c'était si rare. Ses cheveux or s'envolèrent lorsqu'elle se retourna vers le jeune homme, une petite bourrasque passa cognant contre le dos de la styliste. Les feuilles où multiples croquis y reposaient, s'envolèrent doucement pour atterrir aux pieds du brun. Tous les deux ne bougèrent pas. La blonde bougea ses lèvres pour dire un Oui ? inaudible. Le vent se calma, les cheveux de la Capitolienne se remettent parfaitement en place. L'inconnu ne répondit pas, trop occuper à la fixer. Eurydice n'aimait pas cela, elle avait l'impression de n'être qu'une chose à qui on apprend aux enfants à ne pas toucher. Elle fronça donc les sourcils, signe qu'elle désapprouvait son geste. Il avait beau vivre dans un univers complètement différent d'Eurydice, la politesse restait la même. Mais à son tour la jeune femme ne put s'empêcher de le fixer à son tour, encore une fois. Il était différent d'elle. Logique. Malgré son air fier et calme. Au fond, Eurydice paniquait. Jamais elle ne s'était aventurée aussi loin du Capitole, du moins pas toute seule. Le brun devait à peine avoir dix-huit ans, mais sa silhouette, son air dur, ses yeux méfiants, sa façon de lui parler, elle ne savait pas comment il allait réagir. Allait-il la frapper ? La tuer ? La dépouiller entièrement ? Eurydice se reprit rapidement en main. Ce n'était qu'un gamin. Un gamin qui souffre de la pauvreté dans le district où il habite. Et les Hunger Games n'allaient pas arranger les choses, au contraire. Quelle idée de les remettre en place ? Panem ne souffrait pas assez ? Les districts ne leur étaient pas assez soumis ? Il n'y avait jamais eu de problème depuis la dernière révolution - la blonde avait étudié son histoire lorsqu'elle était encore à l'école. Mais cela restait un sujet tabou, que l'on préférait éviter. Le Capitole n'a jamais digéré ce qui s'était passé il y a tant bien d'année de cela.

MILAN-« Promettez moi de garder vos talons à vos pieds si ma sœur est sélectionnée et ... de ne pas la mettre dans une situation compromettante … »

Eurydice fit les yeux ronds, pensait-il vraiment qu'elle était ce genre de personne ? Non, ses futurs tributs auront des tenues qui leurs ressemblent. Pas question de les rendre ridicules ou qu'ils ne se sentent pas dans leurs peaux. Pour Eurydice c'est important de les encourager à rester eux-mêmes, faire une forte impression avant qu'ils ne se retrouvent dans cet enfer stupide. La styliste du Neuf cligna des yeux. Donc sa soeur avait bel et bien l'âge pour les Hunger Games. Elle afficha un air triste et plongea ses émeraudes dans ses noisettes. Peut importe qu'il se demande s'il la femme simule comme le reste des Capitoliens. Elle ne pouvait pas comprendre le sentiment du jeune homme, s'imaginer voir sa petite soeur partir pour une mort certaine ; elle n'avait jamais eu de frère ou de soeur. Mais il l'impressionnait, pensant à la survie de sa soeur avant la sienne. Personne ne faisait cela au Capitole.

EURYDICE- « Vous me connaissez mal, jeune homme. Je n'ai pas l'habitude de mettre les gens à poil. Surtout si tout Panem la regarde. »

Elle exerça une pression sur le bras du brun. Sensible au sort qu'allaient être confrontés les deux jeunes. Elle essaya d'arrêter d'imaginer la petite fille frêle au beau milieu d'adolescents essayant de faire tout pour survivre.

EURYDICE- « Vous savez, il y a peu de chance qu'elle soit sélectionnée. Ne perdez pas espoir, surtout pas. »

Elle sourit légèrement, juste pour tenter de réconforter le brun. Elle savait que son geste ne servirait pas à grand-chose, après tout Eurydice ne risquait rien, elle avait tout ce qu'il fallait, elle ne manquait de rien. Sa vie en ferait rêver plus d'un ici, au District Neuf. Elle-même n'allait pas se plaindre de sa condition. Elle glissa sa main et prit celle du jeune homme et la serra.

EURYDICE- « Eurydice-Danaé, enchanté. »

Elle ne savait pas si son geste allait dégoutter le jeune homme, qu'il allait la repousser violemment. Mais maintenant qu'elle avait commencé à lui parler, la blonde avait besoin de savoir le prénom du brun. Peut-être n'allait-il pas lui dire. Après tout, elle n'était qu'une horrible riche jetant des talons sur des pauvres petites filles.



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MessageSujet: Re: Rencontre dans les Champs ◮ ft Milan    Lun 7 Mai - 19:59


« Vous me connaissez mal, jeune homme. Je n'ai pas l'habitude de mettre les gens à poil. Surtout si tout Panem la regarde. »  Je ne la connais pas du tout à vrai dire. Je sais seulement d'où elle vient. De quelle sorte d'endroit superficiel elle provient. De la réputation des citoyens qui la côtoie. Je ne peux me baser que sur des préjugé, des rumeurs. Des faits réels et fondés. A partir de ça, je peux conclure que les Capitoliens sont tout à fait le genre à dénudé des gamins aux yeux de tous. Malheureusement, ils en sont bien capables. « Vous savez, il y a peu de chance qu'elle soit sélectionnée. Ne perdez pas espoir, surtout pas. » Des mots réconfortants s'échappent des lèvres de la jeune femme. J'ignorais qu'une bourge comme elle pouvait éprouver autant de compassion. Qu'une blonde nourrit par le luxe pouvait se montrer rassurante envers un pauvre gamin d'un district effacé. Alannis a peu de chance d'être sélectionnée. Mais cette année seulement. Elle ne sera pas épargnée jusqu'à ses dix-neuf ans. Mon petit ange finira par être envoyé dans l'arène pour y mourir. Et je serai peut-être pas là pour continuer à l'entraîner à survivre. Elle aussi est condamnée. Une grognement intérieur s'élève. Il râle. Rage. Il s'emporte face à cette injustice. Mon trésor ne mérite pas ça. Elle devrait avoir une vie normale. La plus sécurisée possible. Mais la faucheuse plane au dessus de sa maigre silhouette. Son sourire finira par s'éteindre. L'éclat de ses opales émeraudes se ternira. Trépassera. J'espère ne pas être là pour assister à ce tableau macabre. Mon vieux père non plus. Ça sera déjà assez difficile pour lui d'avoir vu son premier enfant mourir devant ses prunelles impuissantes. Alors sa petite dernière … S'il tient jusque là. La mort de sa fillette l'achèvera pour de bon. Lui non plus ne mérite pas ça. Il devrait quitter ce monde en paix. Rassuré pour sa progéniture. Mais le nouveau dictateur en décidé autrement pour lui. « L'espoir ne suffira pas à la maintenir en vie durant les moissons à venir et les Jeux de la Mort qui l'attende malheureusement. » Mes mots se brisent au fond de ma gorge. Je n'ai pas su jouer mon rôle de grand frère pleinement. J'ai loupé ma seule mission. La protéger. Je ne suis qu'un crétin. Cette échec me prouve que je ne sers à rien. Faible et inutile, je fume silencieusement. Ses doigts trouvent les miens et emprisonnent ma main moite. Me ramène doucement à la réalité. « Eurydice-Danaé, enchantée. » Les traits de mon visage se détendent, un sourire se dessine sur ma frimousse d'enfant. Je peux enfin mettre un prénom sur ce minois fardé. « Milan Adamson. Et merci beaucoup pour les chaussures. » Au moins en ma possession, ses talons ne risquent plus de voler à travers les champs. Mais son geste représentait plus pour moi, un pauvre petit garçon ayant du mal à rejoindre les deux bouts. Aucune personne avec la logique capitolienne me les aurait céder.

Je ne veux toujours par la laisser partir. Quelque chose chez elle m'intriguait. En plus de sa bonté inhabituelle chez les gens du luxe. « Alors ? Pourquoi le district neuf ? Je sais bien qu'un champ de blé sous un coucher de soleil et une légère brise est magnifique. Mais de là en sortir des tenues … » Pour moi ce décor supplantait tous les autres. J'ai passé des heures à admirer le paysage céréalier. Il m'a permis de m'évader spirituellement de cette prison. Mais Eurydice n'avait pas connu ça. Cette bouffée d'air frais. Ce sentiment de quiétude. Presque de sureté. Les heures à planter et récolter le blé, l'orge, le seigle. La transpiration, les muscles qui se crispent douloureusement au soleil tapant. Les rayons de l'astre qui frappe la peau rouge du à l'effort, qui pénètrent l'épiderme épuisé et cuisant. L'odeur de la terre qui chatouille les narines. Le léger vent qui apaise un instant le corps ardent et exténué. Le sol dur qui casse le dos quand on s'allonge pour profiter du décor. La lumière douce orangée qui reflètent sur les épis. Le bruit de leur faible agitation. Le tableau d'un endroit qu'on pourrait croire paisible. La styliste est à l'extérieur de tout ça. Alors comment pourrait-elle bien retransmettre toutes ses émotions dans les vêtements des tributes ? Ça ne collera jamais assez bien pour un citoyen du district neuf.

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