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 hello, little bitch | alayna tomàs

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MessageSujet: hello, little bitch | alayna tomàs   Dim 29 Avr - 0:18



A L A Y N A & A N D R E W


Un nouveau jour se lève. Un nouveau jour de moins avant les Jeux. Plus le temps avance, plus je tremble d'impatience. Ils sont de retour, enfin. Depuis des années, cette gloire passée fait écho au sein de ma famille, magnifiée un peu plus à chaque génération. Du combat, du sang, et au final, la victoire. Voilà ce que sont les Jeux. Mon père m'en vantait chaque soir les mérites, alors que mes muscles se morfondaient dans leur douleur. Je descends d'un vainqueur, je me devais d'en être un. Mais les années et le Destin m'ont refusé cet honneur, tout comme ils l'ont refusé à mon père, à son père, à son grand-père. Jusqu'à ma fille. La première fille née O'Connor, qui devient la première offrande de la famille depuis la victoire de notre illustre famille. Je me plais à l'espérer. Elle doit y aller. Plus qu'un droit, il s'agit d'un devoir pour elle. Elle doit y aller, y briller, au nom de notre famille. Ne pas gagner reviendrait à souiller mon nom, son nom. Et je suis incapable de supporter une telle honte. Au point de la renier ? Oui. De toute façon, morte, elle n'aura plus aucune utilité. Malgré tout ce qu'elle peut imaginer, je ne l'aime pas comme une fille. Comme ma chair. Elle est et reste mon instrument, mon jouet. A travers elle, je compte bien me faire un nom dans l'Histoire. Avoir le Capitole à mes pieds. Voilà où je veux aller. Et si je ne peux le faire par moi-même, je le ferai par la seule possibilité ; les offrandes. De la chair à canon, des marionettes, des êtres insignifiants. Ceux qui seront sélectionnés ne sont rien de plus que tout ça à mes yeux. Je les conseillerai, les aiderai. Uniquement pour gagner. Que l'un d'eux survive ou non m'importe peu, l'un d'eux doit gagner. Faire honneur au District. Ou être jeté dans la boue.

Aujourd'hui, je laisse ma fille s'entraîner seule. Je n'ai pas l'esprit à ça. Elle se débrouille très bien sans moi. Il le faut, de toute façon. Le Capitole devient ma destination. Eurydice. Non, elle n'est pas disponible, et je n'ai pas tellement envie de la voir aujourd'hui. Je vais marcher, voir où en est le Capitole à quelques jours des moissons. Acheter quelque chose pour Ezechiel ? Je pourrais. Mais pourquoi ? Elle ne doit pas être choyée, avoir tout ce qu'elle veut. Mais. Mais .. pourquoi ne pas faire une entorse à la règle ? Elle reste une fille. Or, une fille aime les vêtements. Je peux très bien dépenser quelques sous, une fois, pour lui acheter quelque chose du Capitole. Ce même Capitole qu'elle éblouira dans l'Arène. Mais comment offrir quelque chose quand on ne connaît pas les goûts de la personne qui le reçoit ? Tant pis. Je sais que, de toute façon, elle aimera. Elle aime tout ce qui vient de moi. Sûrement un masque, pour ne pas me décevoir. Peut-être même ne m'aime-t-elle pas. Cela m'importe peu. Tant qu'elle m'écoute, fait ce que je lui dis. Tout va bien. Pour le moment.

Le dernier problème .. Où trouver des vêtements ? Trop de boutiques. Trop d'excentricité. Trop moche. Rien ne va. Rien ne me va. Si seulement le simple existe encore .. J'aperçois enfin le bout du tunnel, au détour d'un carrefour. Une boutique, de taille moyenne. J'y vois des robes classiques. Pas plus belles que les autres. Moins extravagantes. Elle viendra de cette boutique-là. D'un pas assuré, je pose le pied à l'intérieur. Puis le second. Elle est déserte, aucun vendeur. Je jette un regard aux environs. Des escaliers se cachent autant qu'ils peuvent au fond de la salle. Peut-être le vendeur est-il en haut. Ou peut-être pas. Je m'immobilise devant le comptoir, attends quelques minutes. Toujours rien, toujours personne. Eurydice ne me fait pas attendre comme ça. Je n'aime pas attendre. J'ai horreur d'attendre. Je veux tordre le cou à l'abruti qui ne vient pas. Lui arracher les yeux, les lui faire gober, et le trancher jusqu'à ce qu'il ne reste que des confettis de son corps sur-maquillé et difforme. « Y a quelqu'un ? » Je reste à peu près calme, mais ma voix laisse suggérer le contraire. Elle descend dans les graves, devient forte, bruyante. Je crie. Ma main tapote frénétiquement le comptoir. Alors que des bruits de pas commencent à résonner du fond de la boutique, une porte grince à l'ouverture, et cogne à la fermeture. Quelqu'un arrive enfin. « Pas trop tôt. Bande de cons. » Je ne fais que souffler ces mots, mais ils semblent avoir été captés par la jeune femme qui se présente devant moi. Belle. Je retiens ce mot en scannant son visage de mon regard brun. Mais incroyablement lente. Mon cerveau ne s'égare pas. Contrairement à mes hormones. « La robe bleue. Combien coûte-t-elle ? » Je ne suis clairement pas à l'aise dans ce genre de magasins ..
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MessageSujet: Re: hello, little bitch | alayna tomàs   Dim 29 Avr - 2:03


L'étoffe roulent entre mes doigts fins. La transe impénétrable m'enveloppe, me confine. Plus rien n'existe lorsque je créer. Le décor de mon atelier s'efface. Mon esprit se concentre. Mon palpitant se consume. « Y a quelqu'un ? » Ma bulle éclate. Tout réapparait. Un souffle s'échappe de mes lèvres. Au son de cette voix désagréable, il doit s'agir d'un vieux lourd. Agaçant. Impatient. Qui me fera uniquement perdre du temps précieux. Le genre de client qui m'horripile. Je reste immobile un instant. Peut-être qu'il s'en ira. Je ne suis pas d'humeur à supporter un autre con. Qui me dérange en plus alors que je m'apprêtais à travailler. Les Capitoliens sont parfois superficiellement ennuyant. Si je dois encore écouter leurs longs discours sur la tâche difficile et tellement épuisante de se tartiner du fond de teint sur la tronche pour cacher leur rides, j'en cogne un. Les rides ont les voit quand même de toute façon. A force les élastiques lâchent et la vieillesse se creuse. La chirurgie n'efface pas encore soixante années en un claquement de doigt sur le long terme. Certains ne ressemblent plus à rien. Plus ils passent sous le bistouri, plus les traits de leur visage fatiguent et laissent place à des joues pendantes. Des yeux décalés. Des mines déconfites et défigurées. Lamentables et pitoyables.

Je l'entend marteler le bois du comptoir. Mais c'est quoi cet abruti ? Ma main se pose sur la clenche froide de la porte. Elle grince. Bizarre. Comment est-ce possible avec toute cette technologie ? Je pénètre dans l'avant de la boutique. Les rayons du soleil m'aveuglent un instant. Mes mirettes azurs se plissent sous l'intensité de la lumière. « Pas trop tôt. Bande de cons. »  Mes opales s'écarquillent. Mal poli en plus. Quel sorte de guignol s'est encore introduit dans mon magasin ?« La politesse n'a jamais tué personne. » J'arrive au comptoir. Ignore ce client irrespectueux. Ne lui accorde aucun regard. « Que puis-je faire pour vous ? » La sympathie n'a jamais été mon fort. Je préfère pester. Activer ma langue de vipère. Mes mains moites se collent au bois du comptoir. Il n'est pas bien réactif lui non plus. « La robe bleue. Combien coûte-t-elle ? » Mes prunelles se lèvent vers le plafond. Je ne dois pas espérer un ''s'il vous plait'' avec lui. Ce bonhomme perfide doit me ressembler sur ce point. Je ne peux pas tellement en vouloir à un comportement identique au mien. Mais je considère qu'on me doit le respect. Point barre. Il n'y a pas à tergiverser. « Laquelle de robe bleue ? » Mes iris se plaquent pour la première fois sur ce connard de client. Mon palpitant chavire devant son charisme. Un sentiment inconnu cavale, charge. Me désarme. Mes joues creuses prennent des couleurs. Mon cœur a finit par lâcher. Le décor danse doucement. Mes prunelles s'accrochent à la silhouette bien bâtie de l'inconnu. « C'est … pour votre femme ? » Le ton de ma voix s'est adoucit. Je n'aime pas bien ça. J'ignore ce qui me prend. Je dois certainement être fatiguée, lasse de ne pas être dans mon atelier à faire mon travail. Mes dents coincent ma lèvre inférieure, confuse. Qu'il s'en aille. Et vite.
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MessageSujet: Re: hello, little bitch | alayna tomàs   Lun 30 Avr - 13:59


A mesure que le temps s’écoule, je me demande si j’ai fais le bon choix. Si venir ici est réellement une bonne idée. Je regrettes, sincèrement, d’avoir eu l’idiotie de vouloir offrir quelque chose à Ezechiel. De toute façon, je ne sais même pas à quelle taille je dois la prendre, ni comment savoir quelle taille il faut prendre. Et à cet instant précis, je me rends compte que je ne sais pratiquement rien de ma propre fille. Tout ça, tous ces petits achats de vêtements, de maquillage. Tout était le domaine de sa mère. Qui, aujourd’hui, est morte. Des suites d’une malheureuse chute dans les Rocheuses. Officiellement, du moins. Mais personne sur cette planète, hormis ma fille et moi, ne connaîtra les circonstances réelles de sa mort. Pour ma vie, je me dois de tenir le secret là-dessus, ne rien révéler. Alors, je racontes à tous qu’elle est partie passer quelques jours chez sa mère, dans le Capitole. Et lorsque sera venu le temps de s’inquiéter, j’irai voir le maire, qui lancera sans doute des recherches. Et qui retrouvera le corps sans vie de ma femme au fond des Rocheuses. Une chute de plusieurs dizaines de mètres, aucune chance de survie. Nous l’enterrerons, nous le pleurerons, et personne ne pensera à rien d’autre qu’un triste et tragique accident. Tout est prévu, rien ne va enrailler cette belle machine.

« Que puis-je faire pour vous ? » Elle n’a aucun regard pour moi, aucun égard de politesse. Elle a visiblement entendu ma petite remarque. Je n’y fais pas grand cas. Je n’ai jamais voulu m’attirer la sympathie de petits marchants du Capitole. Seuls les gros poissons m’intéressent, et elle n’en est de toute évidence pas un. Je lui montre une robe du doigt, en précisant qu’il s’agit de la bleue. Mais elle ne me regarde pas, et la voilà qui me demande de quelle robe je parle. Elle est stupide, incroyablement stupide. J’en suis sidéré. Je reste un instant silencieux. Les secondes s’écoulent. Je ne sais pas vraiment comment réagir. La frapper est inutile, et, dans le Capitole, relativement dangeureux. Tant pour ma personne que pour mes affaires. Un séjour dans le palais de justice ruinerait mes affaires. Et je ne suis pas sûr que les Pacificateurs du Capitole soient aussi tendres que ceux des districts. Non, vraiment, je préfère éviter de rencontrer sa tête avec ma main. Je vais essayer d’être discipliné, calme, et tout en discussion. Je peux très bien le faire. Je l’ai déjà fais, avec Eurydice, alors que nous discutions du Capitole et de nos avis là-dessus. Aucune violence, que de la parole .. Et il suffit de voir où nous en sommes aujourd’hui.

Après quelques secondes de silence, j’esquisse un geste du visage, puis un second, et je capte enfin son attention. Silencieusement, je lui montre une nouvelle fois la robe, après m’être assuré qu’elle me regarde toujours. J’ai l’impression que quelque chose a changé. Son regard n’est plus aussi froid. Elle se veut plus douce. « C'est … pour votre femme ? » J’adopte un air surpris. Pourquoi me croit-elle marié ? Je jette un discret coup d’oeil vers ma main, posée sur le comptoir. Aucune bague, sur aucun doigt. Mais une légère marque sur mon annulaire, là où se trouvait mon alliance, avant que je ne la retire. Je ne me souviens pas qu’elle ait remarqué ce détail. J’esquisse un sourire. Le premier depuis que je suis entré dans cette boutique. « Non, je n’ai pas de femme. » Et effectivement, sa voix s’est adoucie lorsqu’elle m’a demandé pour qui est la robe. La mienne a fait de même. Comme quoi, il suffit de ne pas froid avec moi pour que je ne le sois pas en retour. Même s’il ne s’agit que d’un masque que je me suis mis pour l’occasion. Et, évidemment, je veux toujours en connaître le prix. « Vous la vendez combien ? » Je repose mon regard sur la jeune femme, qui semble hypnotisé. Si j’en crois mes soupçons, je dirais que mon charme ne la laisse pas indifférente. J’aime bien avoir ces pensées. Elles ne me gonflent pas de plaisir, ni d’honneur. Mais avoir des gens sous le charme signifie, en travaillant tout ça, les avoir au pied, tôt ou tard. Et il est toujours utile d’avoir quelqu’un au Capitole. Même si j’ai déjà la fille du Haut-Juge.
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MessageSujet: Re: hello, little bitch | alayna tomàs   Jeu 3 Mai - 15:48


Son sourire me déconcerte. J'ignore ce qu'il signifie. Il doit avoir quelqu'un dans sa vie. Ou sa femme est passée à la trappe. Ou il l'a laissé tomber. Ou c'est elle. Je ne sais pas. Ce rictus peut exprimer tant de chose. Je ne suis pas certaine qu'il me dira la vérité. Pourquoi le ferait-il ? Il n'a aucune raison de se confier à la vendeuse qui l'exaspère. « Non, je n’ai pas de femme. » Soulagée et déterminée, mes opales célestes le fixent. Le dévisagent. Avec insistance. Presque indécemment. Qu'il ne soit pas marié est un bon point. « Vous la vendez combien ? » Je ne fais pas attention à sa question. Je ne veux pas qu'il parte si vite. Je veux qu'il reste. Le plus longtemps possible. Je veux pouvoir continuer à observer les traits de son visage mature. Continuer de plonger mon regard dans ses mirettes qui me font chavirer le cœur. Entendre sa voix suave rouler dans mes oreilles. Imaginer mes doigts glisser dans ses cheveux ambrés. Imaginer mon corps blottis contre son torse athlétique. Ses phalanges caresser ma peau satinée. Mes joues rosissent à l'idée de ce fantasme brutal. Mes mains filent sur le comptoir boisé pendant que mes pas le contourne et se rapproche de l'inconnu. « Pour votre copine alors ? » Qu'il en ait une ou pas m'importe peu. Je le veux. Je l'ai ciblé. La petite amie ne serait qu'un détail gênant que j'effacerai rapidement. Évidemment, ce serait mieux qu'il soit libre. Sans ce poids qui pourrait l'oppresser. Ce serait plus simple pour moi. Pour le conquérir. « Je vous ai vu à la télévision. » Gagner du temps. Faire plus ample connaissance avec lui. Le charmer. C'est tout ce qui compte. « Vous avez acquis une réputation de tyran ici, au Capitole. On dit que vous êtes un homme froid, assoiffé de sang. Je crois que beaucoup n'aimerait pas vous rencontrez. Par peur sûrement. » C'est absurde. Ressentir la crainte c'est une preuve de faiblesse. C'est méprisable. Les citoyens du Capitole me dégoûte parfois. Ils n'ont jamais rien vécu, ils sont futiles. Vides de sens. Lui ne l'est pas. C'est sans doute ce qui m'attire soudainement chez lui. Son impartialité. Son sang froid. Son ton dégagé. Son air supérieur. « Vous m'avez impressionné dans cette arène. J'ai hâte de voir ce que vous allez faire à ces gamins. Je suis la styliste du district 5, si j'avais su, je ne me serai pas laissé attribuer un district au hasard et j'aurai choisis le votre. » Je m'en veux à cet instant. Représenter un district plus riche, plus apte à saisir la victoire aurait été plus honorable. Mais j'ai toujours mis un point d'honneur à clamer que m'en foutais, tout ce que je voulais c'était exercer mon métier. Les mioches allaient crever de toute façon. Ils ne m'apporteraient rien. Leurs morts ne m'affecteraient pas. Qu'ils soient du district 2, 5 ou 10, ils ne représentent rien. Je ne m'en étais pas trop mal sortie avec le numéro cinq, certes. Ça aurait pu être pire.

J'essaye de le flatter. Il ne doit pas être insensible aux compliments. Sincères qui plus est. « Enfin, on se recroisera quand même. » Malgré la compétitivité de nos futurs tributes respectifs. Malheureusement, on ne vivra pas dans le même appartement pendant quelques temps. Mais peu d'étages nous séparerons. Et nous aurons beaucoup d'autres occasions de se parler. Un sourire se dessine sur mon visage pâle. Je ne lâcherai pas ma prise. Il doit m'appartenir. Cet homme inaccessible aux allures autoritaires me fascine. Me captive. M'éblouit. M'ensorcelle. M'émerveille. Il a su provoquer un coup de foudre ravageur et inexplicable. Je ne suis plus en mesure de le laisser s'en aller, s'échapper. Il doit m'appartenir.
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MessageSujet: Re: hello, little bitch | alayna tomàs   Dim 13 Mai - 15:16


« Pour votre copine alors ? » Non. Tu n'as pas de copine, pas de femme. Au bout d'un moment, peut-être finira-t-elle par trouver. Mais tu te demandes pourquoi cette femme cherche-t-elle à trouver à qui cette robe est destinée. Elle ne doit pas le faire avec tous les clients, elle perdrait plus de temps qu'autre chose. Alors pourquoi avec toi ? Visiblement, tu lui as tapé dans l'oeil. Assez pour qu'elle veuille gagner, ou perdre, du temps et te laisser partir le plus tard possible. Mais tu n'es pas venu pour ça, et tu ne pensais pas qu'acheter une simple robe allait prendre autant de temps. Tu lâches un léger soupir, suffisamment léger pour que la jeune femme ne le capte pas. Tu pensais aller voir Eurydice après l'achat. Finalement, tu n'en aura peut-être pas le temps. Tant pis, ce sera pour une autre fois. Tu es sûr, de toute façon, de la revoir bientôt. Et pour en revenir à cette demoiselle dont tu ignores encore le nom, tu gardes le silence, préférant laisser tout le doute quant à sa question. Elle change rapidement de sujet, et te parle de tes exploits durant les Jeux des Mentors. « Vous avez acquis une réputation de tyran ici, au Capitole. On dit que vous êtes un homme froid, assoiffé de sang. Je crois que beaucoup n'aimerait pas vous rencontrez. Par peur sûrement. » Et c'est vrai. Ce que tu as fais durant les Jeux à attirer l'attention de tout le Capitole. Tous ont applaudit le spectacle, ta férocité, ta soif de sang. Et pourtant, aujourd'hui, rares sont ceux à oser t'approcher. Te voir à l'écran est une chose, te voir réellement en est une autre. Tu en as vu quelques uns changer de trottoir, voire d'itinéraire, en te voyant sur leur route. Tu attires la peur, c'est une évidence. « Mais vous n'avez pas peur, vous .. » Ou elle le cache très bien. Mais tu ne le penses pas. Cette façon qu'elle a eu de contourner le comptoir pour se retrouver à seulement quelques centimètres de toi. Il n'y avait aucune peur là-dedans. Elle est l'une des rares à ne ressentir aucune peur. Eurydice non plus n'en ressent aucune. Mais elle te connaît depuis des années. Cette inconnue, par contre, ne connaît de toi que ce qu'elle a vu durant les Jeux. C'est-à-dire ta barbarie, ta cruauté. Rien d'autre. Elle est étrange, mais tu aimes bien ça. Du courage. C'est souvent ce qui manque aux habitants du Capitole. Ils raffolent des Jeux, de leur côté sanglant. Et pourtant, tu doutes qu'ils oseraient s'approcher d'un gagnant en étant isolés. Ils transpirent tous la peur à travers leurs dizaines de couches de maquillage, de bistouri.

« Vous m'avez impressionné dans cette arène. J'ai hâte de voir ce que vous allez faire à ces gamins. Je suis la styliste du district 5, si j'avais su, je ne me serai pas laissé attribuer un district au hasard et j'aurai choisis le votre. » Elle te ressort de tes pensées. Impressionnée. Elle était impressionnée par tes actions, tes meurtres. Cette fille-là est réellement bizarre. Et tu aimes bien ça. Voilà de quoi manque le Capitole, de personnes comme elle. Qui ne ressentent pas de peur face à toi. Mais tu t'aperçois bien vite qu'il s'agit de flatterie, et tu te demandes si elles sont sincères ou sont juste un moyen de gagner du temps et de te faire plaisir. Mais tu acceptes ses flatteries. Après tout, si elle veut en faire, pourquoi le lui refuser ? « C'est bien dommage. L'appartement du second est bien meilleur que celui du cinquième. » Est-ce une future invitation ? Tu laisses à la demoiselle le soin de s'imaginer ce qu'elle veut. De toute façon, tu es libre comme l'air, et tu es sûr de ne recevoir aucune crise de jalousie de la part d'Eurydice si tu venais à découvrir de nouveaux horizons. Vous n'êtes pas en couple, et il y a peu de chance que vous le soyez. Vos règles sont très claires, vous n'êtes pas un couple. Juste deux adultes prenant du bon temps ensemble. Rien de plus, aucun sentiment. Et tu es plutôt content de cette situation. Cette jeune femme, magnifique, s'offre quasiment à toi, et tu es libre de faire ce que tu veux. Elle est certaine que vous vous recroiserez. Sans doute, maintenant que tu sais où est son magasin. Mais il te manque encore une information, le prix de la robe, qu'elle a refusé de te dire par deux fois. Tu t'imagines sans mal qu'elle recommencera, et gagnera encore du temps, tandis que ses collègues font tout le travail. « La robe est à quel prix ? » Dis-tu, tout en la montrant du doigt. Tu espères avoir le prix. Mais tu ne sais même pas si tu veux réellement l'acheter. Elle ne l'aura de toute façon que si elle est sélectionnée ou se porte volontaire. Si elle n'y va pas, ton achat n'aura servi à rien ..
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MessageSujet: Re: hello, little bitch | alayna tomàs   Mar 15 Mai - 20:53


« C'est bien dommage. L'appartement du second est bien meilleur que celui du cinquième. » Mes joues rosissent légèrement. Mon cœur s'embrase de plus belle. Il perd le contrôle de ses battements. Ils deviennent désordonnés. Rapides. Fous. Presque douloureux. J'ignore la façon dont je dois interpréter ses paroles. Mon imagination et mon fantasme s'emballent. Mais ma raison me fait revenir sur terre. Il se peut que ça ne soit uniquement des mots vident de sens. Sans aucun message caché derrière. Sans sous-entendu. Sans invitation. Juste une remarque. Une simple constatation pour me faire regretter de ne pas avoir choisir le district deux. Pour montrer que son district vaut mieux que les autres. Il n'y aura pas beaucoup d'étages qui nous sépareront. J'aurai peut-être une chance de me faufiler dans son appartement. Son ''dommage'' doit bien signifier quelque chose de positif. Mon esprit s'envole une nouvelle fois vers les illusions du corps dénudé de l'inconnu. Sa force et sa puissance doivent rendre bestiales les ...« La robe est à quel prix ? » Sa voix me fait revenir brutalement à la réalité. Mes opales fixent sa main en l'air, pointant la robe en question. Mais très vite le rêve s'empare à nouveau de moi. M'empêche de faire correctement mon travail. Imaginant ses phalanges parcourir chaque parcelle de ma maigre silhouette. « Mademoiselle Tomàs ? » Ma bulle éclate une seconde fois. Mes prunelles dévient sur le fauteur de trouble. Un garçon, aux cheveux bleus, longs, lisses et raides comme une planche en bois. Fardé comme une voiture volée. Un de mes vendeurs. Mes sourcils se froncent. Mon regard se durcit. Une douce colère file dans mes veines. « Quoi ? » Le ton glacial de ma voix laisse transparaitre mon irritation. Il ne sait pas faire son boulot tout seul comme un grand garçon sans faire de bêtise ? Mais qui m'a foutu des gens aussi empotés dans mon service ? Le visage de mon vendeur se décompose. On peut apercevoir son teint livide à travers ses couches de maquillage. Mes employés n'apprécient généralement pas lorsque je m'emporte. Pour un rien selon eux. Pour leur incompétence selon moi. D'habitude, ils préfèrent gérer leur problèmes seuls, essayant de rectifier le tir avant que je m'aperçois de quoi que ce soit. Une fois je suis tombée sur une pauvre vendeuse maladroite. J'ai sûrement poussé le scandale à peu trop loin. Depuis, mes employés redoublent de prudence. Ils se méfient. Et ils ont bien raison. Ici, c'est moi qui gère leur carrière. Étant réputée pour mes talents de styliste, une seule remarque désobligeante de ma part au reste du Capitole, et c'est foutu pour eux. Ils devraient plutôt considérer l'honneur que c'est de travailler pour moi. « Et bien, dépêche toi. Tu vois bien que je suis occupée. » Les iris de mon vendeur s'attardent un instant sur le mentor. Mais elles reviennent très vite vers moi. J'hausse les sourcils. Il est en train de me faire perdre mon temps cet abruti. Je ne peux pas faire éclater un tapage devant tous mes clients. Le magasin est bondé à cette heure-ci. Et même si mes acheteurs savent que j'ai un tempérament bien trempé, que je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds, jamais je ne risquerai de perdre l'un d'entre eux. Même si j'ai tendance à l'oublier, c'est grâce à ces gens superficiels que je peux vivre de ma passion. Je me montre en générale courtoise, franche et plutôt agréable avec eux. Je me cache derrière un masque. Ils n'ont jamais eu vent des humiliations que je fais subir à certains de mes employés pour leur incompétence. « Je suis sincèrement désolé de vous déranger. C'était uniquement pour vous signaler que votre rendez-vous pour demain est confirmé. » J'ignore de quel rendez-vous il parle. Je m'occuperai de ça plus tard. « Très bien. Tu peux partir maintenant. Tu as des clients à conseiller, va y. » Le vendeur file aux milieux des rayons. « Je suis désolée pour ça J'ai peur qu'il puisse penser que je suis incapable de gérer une bande de crétins. Malheureusement ces choses là sont parfois incontrôlables. « La robe bleue est un modèle pour enfant. C'est pour votre fille ? » Une deuxième crainte s'ajoute à la première. Cet homme viril doit déjà être casé. Et épris s'il prend la peine d' acheter un cadeau à sa progéniture. Je rage à l'idée qu'il puisse avoir une petite famille qui arrive à le combler. Mais je m'accroche à l'espoir de le voir non-accompagné d'une femme.
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MessageSujet: Re: hello, little bitch | alayna tomàs   Mer 16 Mai - 22:46


Tu aperçois ses joues qui prennent une teinte rosée. Ta petite phrase, toute innocente, a visiblement eu un effet non-négligeable sur la jeune femme. Tu es fier de voir que, malgré les années, les femmes restent toujours sensibles à ton charme. Surtout celles qui en ont, du charme. Et celle-ci, dont tu ignores encore le nom, n'en manque aucunement. Du charme, une présence. Elle est l'une des plus belles du Capitole, si ce n'est la plus belle que tu ais vu. Même Eurydice, qui élève pourtant le niveau, n'est pas à la hauteur. Cette femme que tu sembles avoir déjà conquis, tu la veux. Mais pas maintenant. Chaque chose en son temps. Et en cet instant, tu n'as pas prévu d'entrer dans un jeu de séduction. Tu veux faire un achat, rentrer chez toi, et dormir. Rien de plus. Mais elle ne semble pas être du même avis. Elle veut gagner le plus de temps possible, et fait tout pour que tu ne saches pas le prix de la robe. Tu dois avouer qu'elle le fait plutôt bien. Elle donne l'air d'être pensive, perdue au sein de son esprit. A quoi pense-t-elle ? Tu n'en sais rien, mais elle semble fixer ton doigt. Immédiatement, tu te dis qu'il ne vaut mieux pas savoir ce qui se déroule dans son petit minois. « Mademoiselle Tomàs ? » Tu dévies légèrement du regard. Un homme du Capitole, à n'en pas douter. Une chevelure bleue, plaquée. Une véritable horreur. Et visiblement, son irruption n'est pas du goût de la vendeuse, qui pose sur lui un dur regard, plein de colère. Elle le gêne dans son jeu de séduction avec toi, et il s'agit-là d'une bien mauvaise idée. Tu aperçois le visage de l'homme se décomposer. La tension y apparaît, malgré les dizaines de couches de maquillage. Elle a l'air d'être une femme crainte ici, du genre à ne pas embêter. Tu apprécies ce genre de personnes, qui savent remettre les autres à leur place, montrer leur supériorité. Tu es de ceux-là, et elle aussi apparemment.

La discussion continue, tandis que tu restes immobile, attendant que cet homme s'en aille. Tu aimerais pouvoir enfin acheter cette robe. De toute façon, tu ne sais même plus si tu en veux réellement. Si l'achat de ce vêtement est utile. Ou s'il est futile. Mais maintenant que tu y es, tu ne peux plus vraiment faire marche arrière. Tu es presque tombé dans les filets de la jeune femme. Tu pourrais évidemment partir comme tu es venu. Mais voir jusqu'où elle peut aller est bien trop tentant. « Je suis désolée pour ça Elle est revenue vers toi. Pour s'excuser. Tu lâches un léger rire. Tu ne pensais pas la voir s'excuser. Elle souhaite apparemment gagner ton estime. Mais tu n'y réponds pas, encore une fois. Tu n'as de toute façon pas besoin de répondre, et tu te doutes qu'elle se fout totalement de savoir si tu l'excuses ou non. « La robe bleue est un modèle pour enfant. C'est pour votre fille ? » Oui, elle a trouvé. Abandonnera-t-elle si elle apprend que tu as une fille ? Et que tu lui offres des vêtements ? Tu n'en as aucune idée. Et il est inutile de mentir en lui disant que non. « Oui. Mais elle ne l'aura que si elle va aux Jeux. » Une récompense, pour avoir été sélectionnée ou s'être portée volontaire. Voilà ce qu'est ce cadeau. Il n'y a aucune trace d'amour dans cet achat. Tu sais seulement que recevoir un cadeau lui ferait plaisir, et servirait de ce fait à la rendre plus motivée encore pour les Jeux. Ces Jeux qu'elle se doit de gagner.

« Et vous, avez-vous quelqu'un ? » Si elle désire gagner du temps, pourquoi ne ferais-tu pas de même ? Elle en sait beaucoup sur toi, mais tu ne sais rien d'elle. Et cette petite femme commence à attirer ta curiosité. Si elle pose autant de questions, sûrement est-elle disponible. Ou pas. De toute façon, si tu veux quelque chose avec elle, tu es pratiquement sûr de l'avoir, tant elle semble attirée par ton corps. Qu'elle s'imagine sans doute nu. Et tout à coup, le déclic. Penser qu'elle pense à ça te fait penser toi-même à son corps, sans tous ces vêtements. Un peu comme pour Eurydice. Même si, dans le cas de la deuxième, tu peux y penser sans trop te tromper, son corps nu apparaissant souvent sous tes yeux.
Tu sors de tes pensées, avant de tendre la main en direction de la jeune femme. « Andrew O'Connor, enchanté. » Tes mots sonnent comme une politesse automatique. Et pourtant, cette fois-ci, ils sont un peu plus sincères qu'habituellement. Comme ceux que tu as lancé à Eurydice, lors de votre première rencontre. Et tu sais comment cette histoire a terminé. De là à dire qu'il s'agira de la même chose avec celle-ci ? Il n'y a qu'un pas, que tu peux franchir dès que l'envie t'en prend.
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MessageSujet: Re: hello, little bitch | alayna tomàs   Dim 27 Mai - 22:06


« Oui. Mais elle ne l'aura que si elle va aux Jeux. » Je n'imagine même pas le petit monstre que doit être sa fille. Un être aussi sanguinaire que lui. Certainement. Aussi assoiffée de sang. De victoire. Elle et lui savent sans doute apprécier l'honneur que représente la participation aux Jeux de la Faim. Je comprend tout à fait. Si j'avais un enfant et si je ne vivais au Capitole, je le pousserai à aller dans l'arène. Pour représenter son district. Sa famille. Avec fierté. « Et vous, avez-vous quelqu'un ? » Ce brusque changement de sujet me surprend. Me déconcerte presque. Un sourire se dessine sur mon minois rose. Aurais-je réussis à attirer la curiosité de l'inconnu ? A le faire céder ? Il n'a plus l'air de s'interresser au prix de la robe. Pour l'instant. Il fallait en profiter. « Non, personne. » Il n'y a jamais eu d'homme ou de femme dans ma vie. Ou dans mon lit. Ne serait-ce qu'un bref instant. Les autres ne m'ont jamais attirés. Je n'ai toujours pensé qu'à moi seule. Toujours estimé que je valais mieux que n'importe qui. Que je ne ferai que perdre mon temps avec quelqu'un d'autre. Que personne d'autre ne me mérite vraiment. Je me suis déjà attendrie par la faiblesse et la détresse d'un petit prépubaire. Il y a environ quatre ans déjà. Au début de ma carrière. Au moment où j'acceptais tout et n'importe quoi pour démarrer mon entreprise. Même à travailler pour un pauvre d'un district effacé. Mon père m'avait poussé à le faire. Il cherchait, par ce biais, un moyen de réchauffer la personne froide que j'étais devenue. Mon paternel est sûrement aussi manipulateur que moi. Aussi arrogant. Mais il a toujours mis toute son énergie pour ne pas me faire ressembler à lui. C'est ce que ma mère désirait aussi. Un petit ange au lieu de la femme désagréable et narcissique que je suis. Ils ont cru en l'espoir de me voir changer. Ils s'y sont accrochés de toutes leurs forces. La famille pour laquelle j'ai travaillé cette fois là, n'était pas des plus pauvres au contraire. J'ignore ce qu'ils sont devenus maintenant. Ils doivent certainement être pauvres désormais. Sans plus aucun intérêt. Et c'est bel et bien la seule et unique fois jusqu'à présent où mon palpitant s'est laissé emporter par la compassion. Il n'y a jamais rien eu de plus qu'un petit bisou innocent. Je n'ai jamais ressenti de désir pour quelqu'un avant de rencontrer l'homme qui se tient à cet instant devant moi. Mais je ne sais comment il pourrait prendre le fait qu'une fille telle que moi soit encore vierge. Alors que lui doit avoir de nombreuses conquêtes derrière lui. Les années d'expérience peuvent presque se lire sur son visage.

Il me tend sa main. « Andrew O'Connor, enchanté. » Ma paume se glisse dans la sienne. Le contact avec sa peau me fait frémir un bref instant. Mon désir de découvrir et toucher chaque parcelle de sa peau revient. Charge. Me heurte. Me brûle. M'oppresse. « Alayna Tomàs. » Mes phalanges serrent leur prise. Ne veulent pas lui rendre sa main. « Et la mère de votre fille ? Elle est toujours présente ? » Il fallait que j'en sache plus sur lui. Histoire de savoir où j'allais mettre les pieds.
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MessageSujet: Re: hello, little bitch | alayna tomàs   Ven 15 Juin - 22:06


Votre discussion t’éloigne de la raison de ta venue. La robe. Tu étais venu pour acheter une robe, et repartir. Tu avais prévu de n’y rester que quelques minutes. Tu ne pensais pas engager une conversation avec la vendeuse. Et pourtant, tu le fais. Tu joues son jeu. Ses nombreuses questions sur ta vie sentimentale ne laissent planer aucun doute quant à ses objectifs. Savoir si tu es marié, en couple, avec une famille. Tu l’intéresses, et tu le sais. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Et aveugle, tu ne l’es pas. Alors, tu la laisses espérer. Tu joues. Et tu donnes l’impression de t’intéresser également à elle. Honnêtement, tu es relativement intéressé. Elle n’est pas moche, après tout. Peut-être suffisamment belle pour être accompagnée. Et, dans ce cas-là, elle ne semble pas très fiable. Alors tu poses simplement la question, comme elle l’a fait avant toi. Et sa réponse est courte, précise, sans fioriture. « Non, personne. » Actuellement, personne. Et tu te demandes s’il y a déjà eu quelqu’un dans sa vie. Elle n’a pas le caractère pour s’installer avec un homme. Trop narcissique, trop malsaine. L’épisode de l’employé, ou tu ne sais quoi, le prouve assez amplement. Mais tu l’imagines mal n’avoir eu personne dans son lit. Elle donne l’air d’être sûre d’elle, de savoir ce qu’elle fait. Sûrement a-t-elle une longue expérience dans le domaine. Pas autant que toi, mais elle en a, tu n’en doutes pas.

Les minutes s’égrènent, et tu sens que cette conversation n’est pas prête de s’arrêter. Est-ce un mal ? Tu penses que non. Après tout, la jeune femme est agréable à regarder. Et tu apprécies ce côté petite peste. Tant qu’elle ne devient pas insupportable. Ce qu’elle n’est toujours pas avec toi. Finalement, après un léger silence, tu décides d’achever les présentations. Après tout, elle sait que tu n’es pas en couple, que tu as une fille, mais ignore ton nom. Tu la sais célibataire, mais tu ignores le sien. Voilà quelque chose d’étrange. Alors que tu prononces ton nom, tu sens sa peau carresser la tienne au niveau de la main. Elle est douce, agréable. Comme, sans doute, le reste de son corps. « Alayna Tomàs. » Alayna. Tu peux enfin mettre un nom sur ce visage fortement curieux. Une curiosité que même ton prénom n’a pas su éteindre. A peine les présentations terminées, la voilà avec une nouvelle question. Une nouvelle question qui concerne encore et toujours ta vie sentimentale. « Et la mère de votre fille ? Elle est toujours présente ? » Cette question, tu l’a souvent entendue. De la part des habitants de ton district, qui connaissaient pour beaucoup ta femme. Où elle était, si elle revenait. Et, lorsque sa mort a été rendue publique, nombreux furent ceux à venir te donner leurs condoléances. Des condoléances dont tu te foutais, à l’époque, et dont tu te fous toujours. De toute façon, aucun d’eux ne le pensait. Et elle ? « Non, elle est morte. » Tu ne donnes aucun détail. Tu n’as pas tellement envie d’en parler. Les questions embarrassantes arrivent vite. Tu jettes alors un oeil à ta montre. Il se fait déjà tard. « Je dois y aller.» Cependant, tu sors un papier de ta poche, et griffones quelque chose dessus. « Voici mon numéro. Je reviendrai lorsqu’il y aura moins de monde .. Pour la robe. » Tu sens que cette précision est importante. Après un dernier regard en direction de la jeune femme, tu prends alors la direction de la porte.
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