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 La Moisson

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◭ SOS : 118
◭ Arrivée à Panem : 02/04/2012

MessageSujet: La Moisson   Dim 29 Avr - 22:01



LA MOISSON
DISTRICT QUATRE



Le jour de la Moisson était finalement arrivé. Après des décennies d'absence, les Hunger Games reprenaient pour le malheur de tous. Vingt-quatre participants mais un seul survivant. Les pertes s'élevaient donc à vingt-trois personnes par année. Ce n'était absolument pas négligeable. Tout cela pour le bon plaisir du Capitole ; tout cela pour satisfaire les caprices d'un nouveau président. La tension était à son comble sur la place publique du district 4. Hommes, femmes et enfants étaient présents. Quelques murmures animaient l'endroit bondé mais aucun mot clairement prononcé. Désormais, les habitants des districts avaient trop peur de dire à voix haute ce qu'ils pensaient sincèrement de cette situation, de peur d'être entendus par des oreilles indiscrètes. Tous savaient que le gouvernement était impitoyable et que les têtes tombaient facilement maintenant que le dictateur régnait sur les foules enragées. Soudain, ce fut le silence sur la place publique. Une femme s'avança vers le micro. Cette personne représentait le district pour cette nouvelle édition des Jeux. Tout sourire ainsi que maquillée et habillée pour l'occasion, la femme semblait excitée. Il est vrai que les habitants du Capitole ne voyaient pas le retour des Hunger Games de la même façon. Pour eux, c'était un show télévisé et rien de plus.

« Tout le monde m'entend ? Parfait ! Bienvenue, bienvenue mes amis. Aujourd'hui est un jour spécial. Après une absence prolongée des Jeux de la Faim, nous voici dans une toute nouvelle ère réclamant le sacrifice de deux enfants de chaque district une fois encore. Mais vous savez tous pourquoi, n'est-ce pas ? »

Silence. Il est évident que tous savent. Les écrans géants s'allument et des images des deux anciennes guerres marquent les esprits. Oui, tout vient de là. La rébellion. Et afin de punir les habitants des districts de ces évènements funestes, un retour aux sources s'imposait. Les images cessent.

« Il est certain que ces séquences resteront à jamais gravées dans vos mémoires. Souvenez-vous des jours sombres, mes amis. Bien ! Nous allons maintenant choisir les deux candidats pour ce district. Honneur aux filles, ne perdons pas les bonnes habitudes. »

La femme se dirige vers la première boule de verre. Tant de noms inscrits sur des morceaux de papier. La représentante du district choisi enfin le papier qui semble lui plaire. Elle se dirige vers le micro, déplie le papier et annonce le nom de la personne sélectionnée. Choc. La concernée se dirige fièrement vers l'estrade, monte rejoindre la femme et attend. C'est au tour du garçon maintenant. Même scénario. La représentante pioche un second nom, se dirige à nouveau vers le micro et annonce le nom du garçon. Ce dernier monte les escaliers et se place aux côtés de la fille. C'est décidé. Ils seront les tributs. La femme a les larmes aux yeux.


PRENOM TRIBUT FILLE : Ophalee A. Sybella
PRENOM TRIBUT GARCON : Thybalt C. Kennedy





RAPPEL



◭ Les potentiels tributes doivent d'abord lancer les dés dans le sujet adéquat. Si vous êtes le seul mâle ou la seule femelle de votre district, vous serez directement moissonné(e).

◭ Vous pouvez maintenant poster à la suite vos réactions en RP. 8 lignes minimum sont demandées, on privilégie l'évolution et la rapidité. Mais rien ne vous empêche d'en faire plus tant que le sujet avance rapidement.

◭ Les citoyens du Capitole peuvent commenter ici puisque les moissons sont retransmises en direct. Les stylistes ont le choix de venir ou non dans le district dont ils sont responsables.

◭ Tenez compte dans vos RP, du premier moissonné et du volontariat. Si pour une raison x ou y vous êtes le seul et que dans votre rp vous voulez dire que vous vous êtes porté volontaire, libre à vous !

◭ Un autre sujet, plus court cette fois, pour les adieux de famille aura bientôt lieu.



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◭ SOS : 24
◭ District : Capitole - Styliste du district 4
◭ Arrivée à Panem : 29/04/2012
◭ Double compte : Naït Delano
◭ Localisation : Capitole

MessageSujet: Re: La Moisson   Lun 30 Avr - 10:24

Tôt.
Trop Tôt.
Je sais que lorsque mon réveil sonne il doit bien être trois heures du matin. Cela n’est vraiment pas bon pour mon karma et ma peau. Je vais avoir des cernes terribles en arrivant. Mais après tout, quand j’y repense cela n’as pas d’importance.
J’ai eu beaucoup de mal à m’endormir en repensant à ce qui allait se passer aujourd’hui. J’ai même un peu pleuré.
J’ai beau être du Capitole, je ne cautionne pas du tout, du tout, du tout le retour des jeux. Je trouve que c’est nous refaire passer pour des monstres un peu... Beaucoup même.
En un sens, je n’aime pas participer à cette folie, mais en même temps, je suis fière de pouvoir aider l’un des tributs à peut-être avoir un peu plus de chance avec mes tenues.
Voilà que je stress maintenant, l’enjeu n’a jamais été aussi énorme pour moi. Non que j’ai besoin de pub pour mon atelier, les affaires marchent fort, même si je suis loin d’être la plus connue, mais pour avoir été choisi pour un tel évènement, c’est que je dois être bonne non ?
Enfin, au final, ça aussi ça n’a pas d’importance.
Je me lève rapidement, sinon je suis sûre de me rendormir aussitôt. Je regarde autour de moi, et c’est étrange, j’observe tout comme si ça allait être la dernière fois. Mon cœur se serre en pensant que les potentiels tributs le font sûrement eux aussi, et que pour vingt-trois d’entre eux ce seras réellement la dernière fois.
Je vais dans ma salle de bain, et oui, j’ai une mine affreuse. Je me maquille assez simplement, si pour certain ce jour est un jour de fête, une sorte de retour aux sources, pour moi il est un jour d’horreur. Une sorte de perte d’humanité, mais je n’ai pas trouvé grand monde à qui en parler. Pour beaucoup de styliste c’est vraiment le plus grand jour de leur vie, quelle horreur.
Les stylistes ont le droit aujourd’hui de se rendre dans leur district respectif, étant styliste du quatre, j’avais décidé sans l’ombre d’une hésitation de m’y rendre.
Déjà, je n’avais jamais vu la mer en vrai, et je suis très curieuse de pouvoir observer sa beauté, de plus je vais en avoir besoin pour faire des croquis pour leurs futurs tenues. Mais avant tout, je voulais être présente, que les futurs tributs sachent que je ne suis pas quelqu’un qui les méprise, qui les prennent pour des moins que rien et qui reste dans mon petit confort à les regarder juste à la télé. Je veux les rencontrer dès le début, les voir dès le début. Je veux qu’ils sachent qu’ils peuvent me faire confiance et que je serais toujours là pour eux le peu de temps que j’aurais avec eux.
Le maquillage finis, je passe à la coiffure avec une queue de cheval très simple. J’enfile une robe, prend les premier talons et prend mon petit sac de voyage. Le voyage du Capitole vers le district quatre est assez cours, je sais qu’à l’allée je mettrais quelques heures, et allée savoir pourquoi, au retour nous dormirons deux jours dans le wagon. Sûrement pour que tous les tributs arrivent à peut près en même temps.
Je marche ainsi dans la rue sombre où il n’y a pas un chat. J’aurais pu appeler un taxi mais j’aime beaucoup marcher. J’ai toujours mes talons à la main et marche donc pied nu dans la rue. Si quelqu’un me voyait ainsi je crois qu’il hurlerait d’effroi et moi, cela me fera rire.
J’arrive à la gare sans difficulté, trouve le train tout aussi facilement. A peine suis-je montée que le train démarre. A croire qu’ils n'attendaient plus que moi.
- Nous vous attendions Mademoiselle.
Je sursaute et me retourne. Un jeune homme en tenue du Capitole pour le service se trouve juste à côté de moi.
- Bon sang, j’ai eu peur. Je n’étais pas en retard pourtant.
- Non, mais mieux vaut partir plus tôt afin d’être totalement près pour la Moisson.
Il sourit et je peux voir dans ces yeux de l’excitation, non celui-là je ne l’aimerai pas je le sens au plus profond de moi.
- Très bien, vous pouvez disposer, je dis, sûre de moi afin de lui montrer que je suis un peu la patronne, non que j’aime cela, mais j’avais besoin de le remettre à sa place.
Son regard se durcit et je sais que j’ai réussi. Sans un mot il part et me laisse donc seule. J’avance dans les wagons afin de trouver ma chambre. Magnifique. Le lit m’appelle déjà tellement je suis fatiguée, et pourtant, une fois allongée dedans, le sommeil ne vient pas. J’ai des horribles images dans la tête. En ce moment, ils sont tellement excités qu’ils n’arrêtent pas de passer des reportages sur les anciens jeux en boucle, les seules éditions qu’ils évitent sont les soixante quatorzième et l’année suivante. Pourquoi ? Il est vrai qu’ils avaient vite envie de rayer ces deux dernier jeux, mais je ne savais pas trop pourquoi. J’ai entendu beaucoup de sorte de légende sur ces deux Jeux, mais le Capitole est tellement empoisonné que je ne sais plus qui croire.
Je reste ainsi les yeux grands ouverts, le regard dans le vide pendant tout le trajet. Je n’ai même pas faim, mais lorsque onze heures sonne, je me lève et me dirige vers le wagon restaurant où m’attendent des mets fabuleux.
Je mange à peine, le ventre trop noué par l’appréhension et me place près de la vitre afin d’observer le paysage. A cette vitesse je ne vois pas grand-chose. Ce n’est que vers midi, lorsque le train ralentit, que je peux observer à loisir les arbres, la courbe du vent et surtout la mer, ô la mer. Déesse déchainée à ce jour, comme si elle aussi sentait l’horreur qui allait se produire.
Le train arrive finalement en gare, je suis entourée de Pacificateur qui m’emmène à l’hôtel de ville et je déteste cela, mais je prends sur moi et ne dis rien. On m’emmène dans une petite salle afin d’attendre, toujours attendre…
A quatorze heures moins cinq, on vient me chercher.
Je me retrouve rapidement sur la place face à une foule immense.
Et alors que j’observe cette foule, je ne pense pas à qui je vais habiller, à qui je vais tenter de rendre plus beau, je pense surtout à quel enfant seras envoyé à la mort comme ça, à titre d’exemple ? Je ne pense pas à qui je vais tenter de faire plaire au Capitole mais plutôt à quel malchanceux aura l’horrible honneur de mourir pour le plaisir de personnes égoïstes.
Quatorze heures sonne, que le spectacle funèbre commence...
Le jour de la Moisson était finalement arrivé. Après des décennies d'absence, les Hunger Games reprenaient pour le malheur de tous. Vingt-quatre participants mais un seul survivant. Les pertes s'élevaient donc à vingt-trois personnes par année. Ce n'était absolument pas négligeable. Tout cela pour le bon plaisir du Capitole ; tout cela pour satisfaire les caprices d'un nouveau président. La tension était à son comble sur la place publique du district 4. Hommes, femmes et enfants étaient présents. Quelques murmures animaient l'endroit bondé mais aucun mot clairement prononcé. Désormais, les habitants des districts avaient trop peur de dire à voix haute ce qu'ils pensaient sincèrement de cette situation, de peur d'être entendus par des oreilles indiscrètes. Tous savaient que le gouvernement était impitoyable et que les têtes tombaient facilement maintenant que le dictateur régnait sur les foules enragées. Soudain, ce fut le silence sur la place publique. Une femme s'avança vers le micro. Cette personne représentait le district pour cette nouvelle édition des Jeux. Tout sourire ainsi que maquillée et habillée pour l'occasion, la femme semblait excitée. Il est vrai que les habitants du Capitole ne voyaient pas le retour des Hunger Games de la même façon. Pour eux, c'était un show télévisé et rien de plus.

- Tout le monde m'entend ? Parfait ! Bienvenue, bienvenue mes amis. Aujourd'hui est un jour spécial. Après une absence prolongée des Jeux de la Faim, nous voici dans une toute nouvelle ère réclamant le sacrifice de deux enfants de chaque district une fois encore. Mais vous savez tous pourquoi, n'est-ce pas ?

Silence. Il est évident que tous savent. Les écrans géants s'allument et des images des deux anciennes guerres marquent les esprits. Oui, tout vient de là. La rébellion. Et afin de punir les habitants des districts de ces évènements funestes, un retour aux sources s'imposait. Les images cessent.

- Il est certain que ces séquences resteront à jamais gravées dans vos mémoires. Souvenez-vous des jours sombres, mes amis. Bien ! Nous allons maintenant choisir les deux candidats pour ce district. Honneur aux filles, ne perdons pas les bonnes habitudes.

La femme se dirige vers la première boule de verre. Tant de noms inscrits sur des morceaux de papier. La représentante du district choisi enfin le papier qui semble lui plaire. Elle se dirige vers le micro, déplie le papier et annonce le nom de la personne sélectionnée. Choc. La concernée se dirige fièrement vers l'estrade, monte rejoindre la femme et attend. C'est au tour du garçon maintenant. Même scénario. La représentante pioche un second nom, se dirige à nouveau vers le micro et annonce le nom du garçon. Ce dernier monte les escaliers et se place aux côtés de la fille. C'est décidé. Ils seront les tributs. La femme a les larmes aux yeux. larmes aux yeux.
Je regarde mes deux nouveaux poulains et serre le poing.
-Aélis Ryan !
La fille monte, une brune magnifique.
–Thybalt Kennedy !
Le garçon prend plus de temps, ne réalise pas, cela me fend encore plus le cœur Il est blond aux yeux saisissant. Il me fixe et je me sens totalement happée par son regard. Je lui souris gentiment, afin de le rassurer, de lui montrer qu'il a une alliée au moins au Capitole, cela ne sert franchement pas à grand chose, mais je ne peut pas m'en empêcher. C’est vraiment injuste, et je n’y peux rien. Mais je me battrais pour eux, j’ai beaucoup d’argent et je ne pourrais même pas les aider une fois dans l’arène. Voilà que je ne les connais pas encore et pourtant, je sens que me séparer d’eux va-t-être une véritable torture. Je n’ose imaginer ce que les familles ressentent, une vraie horreur. Je regarde la mer dont les vagues sont de plus en plus grosses. Oui, elle aussi perd deux des siens, et elle n’est pas contente. Et si au lieu de calmer les districts, cela ne faisaient que les énervés ? Franchement, je ne les blâmerais pas. Pauvre famille… Mais je ferais tout pour qu’ils soient inoubliables lors de la parade, lors de l’interview. Ils vont être inoubliables et l’un d’eux me reviendras peut être…



Dernière édition par Loucian Caldin le Lun 30 Avr - 21:23, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: La Moisson   Lun 30 Avr - 19:50

pour que ce jour compte.
Aujourd'hui est le jour de la moisson. Le début d'un long cauchemar pour ceux qui ont des progénitures. Hélas je fais partie de ces derniers. J'ai dix-huit ans depuis quelques jours et c'est la dernière année que mon nom peut être choisi. J'ai beaucoup de chance d'être sélectionnée pour les Hunger Games. Pourtant, je n'avais pas la tête à réfléchir. J'essayais de me sortir cette idée en tête. Mais très vite mes parents m'y refirent penser. Rien qu'à voir leurs visages, il semblerait que l'heure est bientôt proche pour le rassemblement. Cependant, je préférais passer la journée auprès de mes proches. J'aidais mon père à la pêche et il me racontait ses drôles d'histoires fort amusantes. J'avais les pieds dans l'eau, l'air soufflait sur mon visage. J'étais heureuse d'être avec lui. Je regardais la mer qui m’appeler et j'y plongea instinctivement. Je pris un dernier souffle et gagna la plage. Je m'y allongea un instant et écouta les vagues. La journée était presque finie, je devais aller rejoindre ma mère à la maison. Elle était en train de cuisiner. Elle me conseilla sur la robe que j'envisageais de mettre pour ce fameux jour. Il fallait que je sois belle et propre. Les gens comme nous n'avons pas l'habitude d'être sur notre trente et un et lorsque nous le sommes c'est uniquement pour les grandes occasions. La moisson en fait donc partie. Prête et l'allure soigné; je rejoins ma mère dans ses bras. Elle me tendit de sa main son pendentif et ajouta que c'est son porte bonheur. Je ne pus m’empêcher de verser quelques larmes. L'heure était venue. Nous devions partir. Nous étions tous regroupés. Seulement les enfants étaient séparés en deux clans; garçons et filles. Une femme qui devait sans doute être du Capitole prit la parole. Je compris vite à ses manières que c'était la responsable de notre district. Une fois son monologue finit, les choses sérieuses commencèrent. Elle allait piocher le nom de la première fille. Je croisais les doigts pour ne pas être choisie. Les regards de mes parents étaient craintifs. Je l'étais aussi. Pourtant je devais être forte comme je l'ai toujours été auparavant. Je ne suis pas du genre à me laisser faire. Si je suis choisis alors je leur montrerais de quoi je suis capable. J'arriverais à survivre et pourquoi pas gagner. Je suis assez maligne pour ne pas avoir peur de l'affront. La pire chose arriva. Mon prénom fut tirer au sort. Je ferma les yeux un instant puis me pinça fort le bras droit. C'était bien réel. La dame venait de m'appeler. D'un pas incertain, je pris mon courage à deux mains pour la rejoindre. Mon destin était entre mes mains. ► hellsangels.
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◭ SOS : 175
◭ District : quatre, celui de la pêche.
◭ Arrivée à Panem : 26/04/2012
◭ Double compte : Hortensia A.D. Roseburry
◭ Localisation : capitole.

MessageSujet: Re: La Moisson   Lun 30 Avr - 20:32

Le soleil avait atteint son zénith à l’extérieur. On pouvait entendre les gens s’activer. Ils montaient la nouvelle scène, sur laquelle notre hôtesse ferait son apparition pour la première fois, histoire de nommer les deux tributs qui mourront en direct. Thybalt était assis sur son lit, torse nu, la tête entre les genoux. Tout cela n’était qu’un cauchemar. Il allait bientôt se retrouver dans son lit, bien au chaud, et Amelya viendrait le réveiller bruyamment en lui ordonnant de se lever parce qu’elle avait préparé son petit-déjeuner, et qu’elle voulait aller nager avec lui. Dieu savait à quel point elle était autoritaire quand elle s’y mettait. Le beau blond ferma les yeux, et les rouvrit automatiquement. Ce n’était pas un rêve. Il fallait affronter la réalité en face, les Jeux de la Faim était bel et bien revenus à Panem, et l’histoire se répéterait. Son père l’avait toujours su, toujours dit, mais personne ne l’avait cru. Tous croyaient dur comme fer à l’ère prospère dans lequel on vivait présentement, ou dans lequel nous vivions. Le jeune homme se redressa vivement, en entendant l’accent grossier de la femme du Capitole. Elle testait son micro d’une voix nasillarde, excitée à l’idée de foutre sa main dans un bocal et de retirer deux bouts de papiers.

Il enfila une chemise à manches longues bleue claire, et un pantalon propre gris, qui faisait ressortir ses yeux d’un bleu océan et ses cheveux blonds. Il fallait se mettre sur son trente et un, bien s’habiller pour la Moisson, enfin, c’était ce que les gens faisaient à l’époque, et Thybalt ne voulait pas donner l’impression aux autres qu’il attendait cet évènement avec impatience. Il opta donc pour la simplicité. Amelya vint le rejoindre dans sa chambre, et toqua timidement à la porte de cette dernière. Thy termina de boutonner sa chemise en vitesse. –Entrez. Sa petite sœur fit irruption dans la pièce, un sourire forcé collé aux lèvres. Elle tentait de le rassurer, de lui dire que tout allait bien aller, mais c’était une des rares fois où il ne la croyait pas. –Tu peux fermer la fermeture éclair de ma robe s’il te plaît? Le jeune homme avait acquiescé, et Amelya dégagea ses longs cheveux blonds du chemin. Il fit ce qu’elle lui avait demandé, et ce fut au tour de la cadette des Kennedy à arranger la tenue de son frère, qui avait mal boutonné sa chemise dans le bas. Lorsqu’elle eut terminé, Thybalt la serra fortement contre lui, entre ses bras puissants. Elle fit de même. –Ca va aller Thybalt…Ne t’inquiète pas. Comment se faisait-il qu’elle le rassure, et pas lui? Après tout, il était le grand frère, celui qui la protégeait vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le contact d’Amelya calma le rythme incessant du cœur du beau blond, qui rompit le contact. –Aller. On doit y aller, le tirage ne devrait plus tarder maintenant. Ils descendirent des escaliers côtes-à-côtes, et découvrirent avec surprise leur paternel, habillé avec classe, qui les attendait à la porte. C’était la première fois qu’il prenait la peine de s’habiller depuis la mort de leur mère. Dommage que ce soit pour la peut-être future mort de l’un de ses enfants. Il leur fit un petit sourire gêné, et ne tenta pas d’entamer la conversation, sachant très bien que c’était peine perdue.

Main dans la main, le frère et la sœur se dirigèrent vers la place publique. Mais les deux Kennedy furent vite séparés. Thybalt fit patiemment la queue, avant de donner son sang à une femme qui n’avait rien de féminin. On aurait tout simplement dit une grosse brute. Elle avait une voix grave, et s’était agressivement emparé du poignet de Thy pour prélever son sang. Il chercha Amelya du regard, mais le mouvement de foule l’entraina à la place centrale, ou il prit place parmi d’autres garçons de son âge. Ils étaient tous déjà en rangs, la tête bien haute, le corps bien droit, et il décida d’en faire autant, même si son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. La femme ridicule fit alors son apparition sur la scène. Elle était vêtue de couleurs trop éclatantes pour les yeux bleus du jeune homme, et semblait idiote avec son sourire accroché jusqu’aux oreilles, parmi ces visages de morts qui régnait dans la place. Il distingua derrière elle, une jeune femme, dans la vingtaine. Elle avait de longs cheveux bruns, et sa tenue était beaucoup moins vulgaire que celle de l’hôtesse, qui leur annonça que cette Loucian se trouvait à être la styliste officielle du district quatre. Le beau blond la détailla de haut en bas plusieurs fois, mais fut interrompu dans sa contemplation par la voix nasillarde de la Capitolienne. -Tout le monde m'entend ? Parfait ! Bienvenue, bienvenue mes amis. Aujourd'hui est un jour spécial. Après une absence prolongée des Jeux de la Faim, nous voici dans une toute nouvelle ère réclamant le sacrifice de deux enfants de chaque district une fois encore. Mais vous savez tous pourquoi, n'est-ce pas ? Un silence de mort s’installa dans la place, personne ne répondait. On aurait pu entendre voler une mouche. Des écrans s’allumèrent, et on aperçut des images de la rébellion, de la guerre, et des moments les plus marquants des anciens Hunger Games. -Il est certain que ces séquences resteront à jamais gravées dans vos mémoires. Souvenez-vous des jours sombres, mes amis. Bien ! Nous allons maintenant choisir les deux candidats pour ce district. Honneur aux filles, ne perdons pas les bonnes habitudes. La femme se dirigea alors vers le premier globe de verre, celui des tributs filles. Le cœur de Thybalt se contracta encore plus, lorsqu’il distingua la tête blonde d’Amelya à sa gauche, devant lui. L’hôtesse se décida enfin à piger un bout de papier, et se dirigea vers son micro, lentement, en faisant languir tous les habitants du district quatre. Le beau blond avait une envie folle de lui arracher sa perruque turquoise, et de la lui faire manger.

-Aélis Ryan! Les têtes se tournèrent à gauche, à droite, à la recherche de cette fameuse Aélis, que Thybalt ne connaissait malheureusement pas. On vit enfin une jolie jeune fille s’avancer vers la scène. Elle prit place à la droite de l’hôtesse. On pouvait distinguer la peur sur son visage, comme sur le visage de tous les garçons du district. Les filles étaient soulagées, et le beau blond le fut un peu également, en sachant maintenant que sa petite sœur était saine et sauve. La Capitolienne se dirigea alors vers le second bocal en verre, et agita sa main au-dessus des papiers, avant d’en piger un au hasard. Elle refit le même manège qu’avec la fille, et hurla dans sa machine. –Thybalt Kennedy! BOUM. Le monde autour du pêcheur n’existait plus. Il entendait les murmures des autres en arrière-plan, sa tête tournait. Il fut sorti de sa transe par un jeune homme, avec qui il avait l’habitude de pêcher, qui lui donna un petit coup de coude dans les côtes. –Thybalt Kennedy? Aller, montre nous ton joli visage! Le concerné avait serré les mâchoires et s’était mis à avancer vers la scène, pour prendre place à la gauche de l’hôtesse. –Mesdames et messieurs, nos tributs du district quatre, Aélis Ryan, et Thybalt Kennedy! Il n’y avait aucune émotion sur le visage du blond. Son cœur ne battait plus aussi fort. Il avait même l’impression qu’il avait arrêté de battre. Il croisa soudain le regard de sa future styliste, qui semblait désolée pour lui. Contrairement à l’hôtesse, elle ne se réjouissait pas du retour des Jeux de la Faim. On pouvait le sentir dans son aura, dans sa manière de se tenir. Il la fixa intensément pendant quelques secondes, et lui fit un petit sourire en coin, comme pour la rassurer elle, alors que c’était bel et bien Thybalt qui avait été pigé au hasard. Elle ne se contenterait que de le rendre présentable, elle. Alors c’était donc ça que l’on ressentait quand on savait que la mort nous attendait?
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MessageSujet: Re: La Moisson   Lun 30 Avr - 22:10


District 4 - La Moisson

Mon père me sortit brusquement de mon sommeil. Il n’arrêtait pas de me crier en me disant qu’il fallait que je me dépêche. Je devais me préparer pour la Moisson où une fille et un garçon du district 4 sont choisis pour participer au jeu de la faim. Ca fait des années que mon père m’en a parlées. C’est pourquoi il m’a entrainé depuis ma plus jeune enfance à manier les couteaux, à m’apprendre à me battre et à survivre seul. Il savait que le jeu reviendrait, et il n’avait pas tord. Avec difficulté, je me mis sur me deux pieds et pris la direction du lavabo. En voyant mon reflet dans le miroir, j’imaginais le pire. Et si c’était moi qui étais choisie durant la moisson ? Combien de temps passerais-je dans l’arène avant de me faire tuer ? Ce dernier mot me donna la nausée. Je pris une douche glaciale pour me réveiller complètement. Mon père avait réussi à m’acheter une robe pour l’occasion. Je l’enfilais, me maquillais et me coiffais tout en me regardant dans le miroir. Les couleurs de la robe étaient sublimes. Un bleu turquoise et un bleu plus foncé qui rappelaient le district Quatre, la pêche.

Quand mon père me vit arriver dans le salon, il laissa une larme coulé sur sa joue. C’était la deuxième fois que je le voyais pleurer. La première était lors du décès de ma mère. Je le pris dans mes bras, et lui demanda de ne plus pleurer, d’être fort. Je suis la dernière personne qui lui reste, si jamais je devais partir, que ferait-il sans moi ? Il me fit comprendre que j’avais raison et qu’il était fier de moi. Malgré les difficultés que nous avons parcourus, je me suis toujours montrée forte, courageuse. C’est pourquoi, d’après lui, je pouvais gagner si j’étais choisis.


Lorsque le signal retentit, nous sortîmes de la maison pour nous rendre sur la place. C’est la première fois que je voyais autant de monde en même temps. Il y avait toute une procédure à effectuer. Après avoir trouvé ma place chez les jeunes femmes de mon âge, je défilais mon regard sur chaque visage à la recherche de mes amis. Aperçue furtivement Amelya qui était prés de moi puisse que nous avons le même âge quand une femme apparue sur la scène. Je ne faisais pas attention à son discourt, je préférais observer les lieux. Il y avait des caméras tout autour de nous et un écran géant a droite de la scène. J’étais dans mes pensés quand la femme prononça le nom de la tribute. Me cœur battait à la chamade, mais heureusement, ce ne fut pas mon nom. Je fus tout aussi heureuse que ne sois pas Amélya. Elle et moi sommes tellement proches depuis l’enfance. C’est Aélis Ryan qui représentera le district 4 en tant que tribute féminin. J'eu tout de même un pincement au cœur pour elle.

Puis ce fut le tour du garçon. La femme qui se dandinait sur la scène, et dont je ne connaissais toujours pas le nom, allait chercher un papier qu’elle prit au hasard dans une boule, puis elle se repositionna devant son micro. Lors qu’elle prononça le nom du tribute masculin du district quatre, mes jambes on failli me lâcher. Je sentis deux mains me retenant par derrière pour que je ne tombe pas. – Thybalt Kennedy ! Durant deux secondes, je crus que je faisais une crise cardiaque tellement ma poitrine me fit mal. Thybalt, mon Thybalt ? Bien sur, il n’y en a pas sans qui s’appelle Thybalt Kennedy. Je tournis la tête et vis aussitôt son visage. Un voile brouilla ma vue, mais je m’empêchais de pleurer. Pas maintenant en tout cas. J’eus une envie de crier, de courir vers lui et de lui sauter au cou. De lui dire que… que je l’aime. Pourtant je restais pétrifier sur place, le suivant du regard jusqu’à ce qu’il monte sur scène. Je me perdis dans mes pensées tout en continuant à le regarder. Je lâchais dans un murmure son prénom – Thybalt avant de tomber sur mes genoux discrètement.

Codage fait par .Jenaa
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MessageSujet: Re: La Moisson   Mar 1 Mai - 8:45

    « Tout le monde m'entend ? Parfait ! Bienvenue, bienvenue mes amis. Aujourd'hui est un jour spécial. Après une absence prolongée des Jeux de la Faim, nous voici dans une toute nouvelle ère réclamant le sacrifice de deux enfants de chaque district une fois encore. Mais vous savez tous pourquoi, n'est-ce pas ? »

    J’étais immobile aux côtés des autres garçons de mon âge, du District. Nous avions tous seize ans dans la rangée, pourtant j’étais l’un des plus petits en taille. Je détestais ça et habituellement j’aurais craqué et laissé cours à ma colère d’être aussi petit, mais aujourd’hui j’avais d’autres pensées en tête. Je voyais mon Père, ma Mère et mes trois grands frères qui ne risquaient rien de l’autre côté des barrières, qui nous cherchaient, Julian et moi, dans la foule des possibles Districts. J’aperçus les cheveux châtains de mon petit frère quelques mètres devant. S’il était sélectionné, je savais qu’il n’allait pas tenir deux minutes dans l’arène. Mais je m’en fichais. Je voulais que cette main vernie pioche mon nom. Je voulais que la sélection soit en ma faveur. Oh oui ! Il fallait que le sort me soit favorable ! Mais non… il ne devait pas l’être. J’étais perturbé par la discussion que je venais d’avoir avec Steven. Je me mordillai la lèvre inférieure, seul signe de ma nervosité. J’en avais marre de rester immobile. Bon sang, mais pourquoi Steven m’avait il dit ça ? La présentatrice reprit alors que je perdais le peu de calme que j’avais jusque là en sortant mon couteau. L’immobilité ne me réussissait guère. Une vidéo passa mais je ne la regardai même pas : je cherchais Steven du regard. Où était il ?

    « Il est certain que ces séquences resteront à jamais gravées dans vos mémoires. Souvenez-vous des jours sombres, mes amis. Bien ! Nous allons maintenant choisir les deux candidats pour ce district. Honneur aux filles, ne perdons pas les bonnes habitudes. »

    Les filles ? Je m’en fichais. Quoique… j’interrompis ma recherche du côté des habitants du Capitole pour tenter de capter le regard de Sloane. C’était l’une de mes rares amies, la seule pour être franc. Amie… tout était relatif. Mais elle faisait partie des personnes que j’estimais. Elle non plus ne pouvait pas tenir dans l’arène plus de quelques heures, c’était sûr. Je croisai les doigts, un peu anxieux. Au moins, ça avait le mérite de me calmer. Ce ne fut pas le nom de Slo’ qui sortit de l’urne, et je relâchai ma respiration. Je ne connaissais pas celle qui avait été choisie, et je m’étonnai qu’il n’y ait pas de volontaires. Après tout, nous étions le District Quatre ! Fut un temps, tous les tributs sélectionnés étaient des Carrières, ces jeunes gens qui faisaient honneur au Capitole en se battant réellement. Il fallait que je me porte volontaire. Il le fallait, il le fallait, il… Mon cœur se serra. Je venais de croiser le regard de Steven. Je devais lui obéir. Le souvenir de cette récente discussion s’immisça dans mes pensées.

      Nous marchions sur la plage. J’étais heureux de le retrouver après un mois de séparation. Depuis l’annonce de la reprise des Hunger Games, l’affliction et la peur de mes parents m’avaient dégoûté tous les jours d’avantage. Et Steven était le seul adulte que je respectais encore. Dans tous les cas, je n’avais pas trop le choix. C’était lui ou l’esclavage, la violence pour maître. D’ailleurs, nous en parlions…

      « Steven, pour les Hunger Games, tu peux être mon mentor ? »

      « Adrian… je t’interdis d’y participer. »

      La sentence tomba comme un couperet. Il n’était pas question que je remette en cause les ordres de Steven mais je ne comprenais pas. Avant que je n’aie pu dire quoique ce soit, il avait repris :

      « J’espère que tu continues à prendre le traitement que je t’ai donné la dernière fois. Ta violence est un don tant que tu en restes le maître. N’essaye pas de la dompter, familiarise-toi avec elle. Si tu l’ignores, elle deviendra plus forte. Si tu la mues en cruauté, tu deviendras plus fort. »

      « Oui, Steven. Je te suis loyal, tu le sais. »

      Je réfléchis à ce qu’il venait de me dire. Le traitement dont il me parlait était à base des médicaments venus du Capitole juste pour moi. Ils m’empêchaient de dormir, mais m’apaisaient l’esprit, si bien que j’acceptais mieux les ordres qu’on me donnait. Steven disait que c’était bien pour moi. La cruauté ? Je l’embrassais chaque jour davantage. Mon ultime épreuve serait les Hunger Games… l’année prochaine sûrement. Il fallait que je lui montre que j’étais digne de les gagner, et de montrer au Capitole qu’il pouvait compter sur moi pour faire régner l’ordre.


    Le deuxième nom tomba, et je serrai les dents, les poings, et contractai tous mes muscles. Ce n’était pas moi. Ce n’était pas moi. Je fis un mouvement pour me porter volontaire mais les yeux bleus de Steven me clouèrent sur place. J’avais failli lui désobéir ! Rien que pour cela, il risquait de me punir ! Je l’avais déçu ?! Je sentis mes entrailles se liquéfier. Comment… jamais jusque là je n’avais désobéi à un ordre direct ni même failli désobéir. En dix ans, j’avais toujours respecté à la lettre ce que disait Steven. Par la Moisson… Je frémissais encore de ce que j’avais failli faire. Je cherchai dans mes poches les nouveaux comprimés que m’avait donnés Steven et j’en engloutis deux. Il fallait que je me reprenne ça n’allait pas du tout.

    Puisse le sort être défavorable aux deux tributs qui m'avaient pris la place... Maintenant, il fallait que je sache qui étaient les autres tributs. Peut être connaissais-je certains noms...
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MessageSujet: Re: La Moisson   Sam 5 Mai - 12:51



LES ADIEUX



La tristesse, la haine, la douleur. Ou bien la fierté, les acclamations de joie, l'honneur. Tout dépendait des districts. Certains se voyaient déjà morts alors que d'autres imaginaient leur victoire. Vingt-quatre tributs choisis. Ils étaient enfin réunis. Malgré tous ces sentiments, il fallait avouer que l'émotion était à son comble. Les Hunger Games reprenaient et avec vingt-quatre visages désormais, les Jeux avaient un tout nouveau sens. Il était cependant difficile de le comprendre pour le moment. Les deux tributs se tenaient devant une foule en délire. Certains se connaissaient et s'appréciaient, d'autres se détestaient. Mais ils se comprenaient. Personne ne pouvait savoir ce que ça faisait d'être tiré au sort avant de le vivre. Tout était allé si vite. Mais il fallait faire face à la réalité. Dans la cohue, les voix des représentants des districts s'élevaient, pour calmer les ardeurs.

« Un peu de silence, je vous prie ! Maintenant que les deux tributs ont été choisis, tirés au sort ou même volontaires pour certains, nous vous donnons rendez-vous dans quelques jours pour le début des Jeux ! Puisse le sort vous être favorable ! »

Les deux tributs furent entraînés à l'intérieur du palais de Justice. Ils savaient très bien ce qui allait suivre maintenant. Ils avaient deux heures devant eux pour dire adieu à leurs familles. Seul le vainqueur aurait l'immense honneur de revenir dans son district. Pour les autres, c'était la fin. C'était sans aucun doute le moment le plus délicat. Comment trouver les mots ? Que dire ? Alors que les tributs étaient séparés et menés dans deux pièces différentes, la porte s'ouvrait déjà pour laisser entrer les premiers visiteurs. Place aux adieux.






RAPPEL



◭ 8 lignes minimum sont toujours demandées.

◭ Si plusieurs personnes sont conviées pour voir le même tribute, vous êtes priés de respecter l'ordre. Laissez parler le tribute en premier puis après, lancez-vous. Ceci afin de faliciter la compréhension.

◭ Après ce sujet clos, les tributes pourront poster la suite de leurs aventures au Capitole. (train, préparation des stylistes, etc.) Vous pouvez continuer vos RP en cours, en faire d'autres ailleurs, mais il s'agira alors de flashbacks.

◭ Le prochain sujet commun sera la parade. Donc vous pouvez RP entre vous la suite à votre guise.




___________________________________________________________


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MessageSujet: Re: La Moisson   Sam 12 Mai - 20:47

L’hôtesse avait déposé une main sur le dos d’Aélis Ryan, la tribut fille du district quatre, et elle déposa son autre main sur celui de Thybalt, pour les entraîner par la suite dans le Palais de Justice. Ce seul contact suffit à irriter le jeune homme. Le touché froid de la Capitolienne au travers sa fine chemise bleue le faisait frissonner, il serra les poings et se mordit les joues, histoire d’éviter de la repousser brutalement devant les caméras. Dès que les portes se refermèrent derrière lui dans un gros bruit sourd, Thybalt se dégagea brusquement et fit quelques pas en avant. Il s’éloigna et posa ses deux mains à plat contre le mur froid de la pièce. Ce n’était pas possible. Ce ne pouvait pas être réel. Le beau blond ferma les paupières, comme il l’avait fait chez lui quelques heures plus tôt, dans l’espoir de se réveiller dans son lit et se dire que tout ça n’était qu’un horrible cauchemar. Un silence de mort régnait dans le Palais de Justice, et Thy pouvait sentir le regard pesant de l’hôtesse dans son dos. Mais il s’en fichait. Le jeune homme se trouvait maintenant hypnotisé par le bruit de la mer lointaine qui résonnait à ses oreilles. C’était sans doute l’une des dernières fois qu’il aurait la chance de se faire bercer par l’eau qui se brisait contre les hauts rochers du district quatre. L’ombre d’un sourire se dessina sur ses lèvres et il soupira. –Allons, allons, ne laissons pas vos proches patienter. Suivez-moi. Thybalt n’eut d’autre choix que de suivre l’immonde hôtesse sans broncher. Sans doute les menaient-ils vers la pièce ou se déroulerait les adieux. Ils firent un premier arrêt, et Aélis s’engouffra dans la première pièce. Puis ce fut au tour de Thybalt, qui se stoppa devant une large porte. –Aller, entre mon ange! Lui avait-elle dit avec son accent grossier du Capitole.

Le blond s’engouffra à son tour dans la pièce. Cette dernière n’était pas très grande, mais elle en restait tout de même très luxueuse. Un magnifique canapé était installé au centre, et une immense fenêtre donnait vue sur la mer et son horizon. Thybalt fourra ses mains dans ses poches, s’approcha de la fenêtre, et se mit à fixer l’eau d’un regard vide. Il fut sorti de ses pensées par le bruit d’une porte que l’on ouvrait. Le jeune pêcheur se retourna lentement, et fit face à la première personne qu’il ne reverrait sans doute plus jamais.
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MessageSujet: Re: La Moisson   Ven 18 Mai - 20:05


« La Moisson »


Non c’était impossible. Pourquoi lui parmi tant d’autre ? Je n’arrivais pas à y croire ! Ça ne pouvait pas ce passer ainsi. J’avais de la difficulté à respirer. J’allais peut-être m’évanouir d’un moment à l’autre ou peut-être pas. J’essayais de me déplacer dans cette foule. Je voulais crier le plus fort que je pouvais, prouver à quel point ce serait cruel de le laissé y aller, mais j’en étais incapable. Il y avait des étoiles partout autour de moi et je ne savais plus quoi faire. Je décidai de m’asseoir à même le sol. Je tentais de respirés, mais en vain. Je devais le voir, pouvoir lui dire ce que je ressens, pourquoi je ne veux pas qu’il parte. Mais tout ça était évident. Je vivais avec lui, il était mon grand frère, la seule personne de ma famille que j’aime. Oui j’ai des amis qui seront là pour moi, mais s’il lui arrivait quelque chose, je ne survivrais pas. Il parlait avec l’hôtesse, mais je ne pouvais l’écouter, j’étais dans un moment sombre de ma vie, pas le premier, car c’est temps si je vis plusieurs. J’essayais de me calmer en me disant « Allez, tout va bien se passer, il sait se battre et tu le sais. En plus il y a très peu de chance que l’une personne qu’il connait y ait aussi, donc il pourra survivre et me revenir. Il doit revenir. » Plus je me disais des choses comme ça plus je devais accepter la vérité, il allait peut-être mourir et me laisser seule avec notre père. Non, il n’était pas cruel à ce point. Je dois le voir. L’hôtesse dit :

HÔTESSE -Un peu de silence, je vous prie ! Maintenant que les deux tributs ont été choisis, tirés au sort ou même volontaires pour certains, nous vous donnons rendez-vous dans quelques jours pour le début des Jeux ! Puisse le sort vous être favorable !

Parfait ! Je n’ai qu’à y aller. Ça me laissera du temps pour lui dire adieux. Je me levai, car j’étais toujours au sol et commençai pratiquement à courir pour pouvoir le voir. Un pacificateur me demanda d’attendre quelques secondes pour le laisser respirer un peu, mais je ne pouvais attendre.

AMELYAJe dois le voir ! Immédiatement ! Je ne peux pas attendre. S’il vous plait, laissez-moi entrer.

Il ne me répondit pas, ce qui me mit hors de moi. Il se tourna vers un autre Pacificateur et me fit patienter. Les soit disant quelques secondes paru une éternité pour moi. Il me laissa enfin entrée et me conduisis à la pièce où y il y avait Thybalt, J’ouvris la porte à la vitesse de la lumière et je couru dans sa direction. Je ne lui laissai pas le choix, je le serrai fort, très fort, trop fort dans mes bras.

AMELYAThybalt…

Les larmes coulaient sur le long de mes joues sans que je puisse les retenir. J’avais l’impression que le Capitole venait de me planter un pieux très profondément dans mon cœur. J’avais si mal…
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MessageSujet: Re: La Moisson   Jeu 24 Mai - 22:47

Une tête blonde fonça directement sur Thybalt. Il n’eut pas le temps de dire un seul mot, que sa petite sœur se retrouva dans ses bras, à le serrer du plus fort qu’elle le pouvait. Le jeune homme n’eut même pas le souffle coupé, étant beaucoup plus grand et massif que sa sœur, il ressentait à peine ses bras fins autour de lui. Le beau blond entoura ses bras puissants autour de la taille d’Amelya et déposa son menton sur le crâne de sa petite sœur. C’était sans doute la dernière fois qu’il la serrait dans ses bras. Il entendit la jeune femme murmurer son prénom, la tête enfoui dans son torse. Thy ferma les yeux et soupira légèrement en entendant les pleurs de la personne à laquelle il tenait le plus au monde. Les larmes de sa sœur mouillaient la chemise bleue de Thybalt, mais il s’en fichait complètement. Le jeune homme s’écarta un peu de sa sœur, et souleva le menton de cette dernière, en la forçant à le regarder. Les yeux d’Amelya étaient pleins de larmes, et le cœur de Thy se fendit en deux. La voir aussi démunie lui ouvrait les yeux. Elle allait se retrouver totalement seule, si jamais il mourait lors des Jeux de la Faim. Le beau blond serra les mâchoires, le menton de sa sœur toujours entre son pouce et son index. –Hé. Avait-il murmuré d’une voix douce et aimante. Une voix qu’il utilisait seulement avec Amelya. –Pleures pas, j’t’en prie… Il savait bien qu’elle ne pourrait pas s’empêcher de pleurer ainsi, mais la voir dans cet état lui donnait envie de pleurer à son tour, et il se devait de rester fort. Néanmoins, sa vue se brouilla et il sentit les larmes lui monter aux yeux. Il les essuya d’un geste brusque, puis replongea son regard dans celui de sa petite sœur adorée. –Tu dois rester forte Amelya… Il déposa un baiser sur son front, et l’entoura une nouvelle fois de ses bras.
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MessageSujet: Re: La Moisson   Jeu 14 Juin - 23:53


« La Moisson »


J’aurais voulu que cet instant dure pour toute la vie, que le temps soit figé. Je ne voulais pas que Thybalt parte pour les Jeux de la faim. J’avais terriblement besoin de lui. Et s’il lui arrivait malheur ? Ou pire, s’il mourrait ? Comment allais-je faire pour vivre après ça ? Je serais complètement anéantie. Je ne m’en remettrais jamais… Dans ma tête les scénarios où pouvait mourir mon grand-frère s’empilaient les uns après les autres. Je détestais le fait que je pensais présentement à cela. C’était peut-être la dernière que je le voyais et je pensais à ça… J’étais tout simplement cruel.

THYBALT…, me dit-il. Un long silence parcourut avant qu’il ne reprenne la parole. Pleures pas, j’t’en prie…
AMELYAMais…mais…je, j’ai besoin de toi Thybalt…
THYBALTTu dois rester forte Amelya.

Je ne savais quoi répondre. Je voulais vraiment lui dire que j’allais bien, mais ce n’était pas du tout le cas. J’avais déjà perdu ma mère. Je n’appréciais plus mon père. La seule personne qui me restait qui était très proche de moi était mon grand-frère. Oui, j’avais des amis, mais j’avais besoin de MA FAMILLE. Ce n’était pas si compliquer à comprendre…

AMELYAJe vais essayer Thybalt, mais je ne te promets rien… Promet-moi de faire attention à toi et surtout, tu dois revenir. Ne me laisse pas seule d’accord. Tu as des chances de t’en sortir. Surtout fou pas tout en l’air et n’oubli pas que je t’aime.

Après avoir prononcé ces mots, le même pacificateur que tout à l’heure entra dans la pièce, il nous indiqua que je devais partir. Je n’étais pourtant pas convaincu que c’était une bonne idée. Je ne l’écoutai donc pas, mais il finit par me prendre de force. J’avais beau crier du plus fort que je pouvais, de me battre, il ne me lâcha pas. J’étais seule, seule au monde…
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MessageSujet: Re: La Moisson   Jeu 5 Juil - 18:08

Sa main plongea dans la boule transparente et mélangea les bouts de papiers. Les secondes me paraissaient s’éterniser, et lorsqu’enfin la femme retira sa main de la boule pour annoncer le nom de la condamnée, je sentis mon cœur s’accélérer. Ses battements résonnaient à mes oreilles et recouvraient tous les bruits alentours. Y compris la voix de la femme. Mais les regards inquiets et soulagés à la fois se retournèrent tous vers moi, et je compris que c’était mon nom, que l’on avait appelé. Mon nom qui avait été tiré au sort. Mon destin qui venait d’être scellé.

Ma respiration s’accéléra, et je commençai à paniquer de plus en plus. On dit que lorsque la mort vient nous prendre, on voit la vie défiler devant nos yeux. Ce serait inquiétant car en voyant les visages de toute la population du district quatre faces à moi, tous mes souvenirs me revinrent en mémoire. Est-ce que ça signifiait que j’allais mourir là-bas ? Peut être d’une crise cardiaque ? Ou une altère bouché ? Malheureusement, rien ne se passa. Je sentis les larmes me monter aux yeux, mais je les ravalai tant bien que mal.

Je prenais une grande inspiration, relevai la tête et m’avançai, dans pas trop rapide, vers l’estrade où m’attendaient ma nouvelle styliste, une femme charmante, et la femme grossière aux manières énervantes qui était devenue mon hôtesse pour les jeux. Mes jambes étaient plus fragiles encore que du cristal, et j’avais l’impressions qu’elles allaient se briser à chacun de mes pas. Pour empêcher les larmes de couler, je me remémorai ce que j’avais fait depuis le matin. Avant le début des jeux. Avant ce cauchemar éveillé.

Elizabeth dormais dans le lit à côté du mien lorsque j’ouvris les yeux. Comme chaque matin, je me levais discrètement pour ne pas la réveiller, et allait dans la salle voisine pour retrouver mes parents.
« Maman a pleuré toute la nuit. » Son visage blafard et fatigué était recouvert de larmes, qu’elle s’pressa d’essuyer en me voyant arriver.

« -Bonjour ma chérie. Tu as bien dormi ? » demanda-t-elle d’une petite voix.

Je me forçai à sourire pour rassurer mes parents et m’avançai vers ma mère pour lui embrasser les deux joues et la serer dans mes bras.


« -Ne t’inquiète, tout va bien se passer. »

Je m’avançai vers mon père et l’embrassai à son tour, avant de m’assoir à table et déjeuner. Ils me faisaient de la peine, tous les deux, avec leurs visages ravagés par la peur et la fatigue. Je suppose que ça aurait dû être moi à la place de maman : ne pas pouvoir fermer l’œil de la nuit, le peur m’empêchant de penser à quoi que ce soit d’autre. Mais je ne réalisai pas encore. J’appréhendai un peu, voir même beaucoup, mais pour l’instant, ce n’était qu’une option. Dans mon esprit, je ne pouvais accepter qu’Elizabeth ou moi soit tirée au sort. La matinée s’écoula avant que ma petite sœur sorte de sous sa couette. Quand à moi, j’avais aidé mon père à la pêche, et rassuré ma mère.

Puis finalement, l’heure de nous prépara sonna. Je fut la première à prendre une douche. Maman m’avait sorti une vieille robe à elle. Elle était en lin, bleu clair, et vers le bas, des motifs de vagues se dessinaient dans un bleu plus foncé. Une façon de montrer que j’appartenais au District quatre. Je l’enfilais puis ma mère vint me coiffer. Deux petites couettes basses, qui retombaient sur mes épaules.

D’un pas lent nous nous étions dirigés vers la place publique, à travers la foule de petits poissons qui suivaient le courant. Nous nous dirigions tous en enfer. Et enfin j’en prenais conscience. Une boule vint se nicher au creux de mon estomac, alors que je me séparais d’Elizabeth pour me faire recenser. On me préleva une goute de sang, puis je me dirigeai vers le troupeau de filles. Je cherchai ma sœur de tous les côtés, puis enfin l’aperçut, à quelques rangées devant moi. La femme qui allait être l’hôtesse des condamnés monta sur scène, puis présenta les jeux. Tandis que les films passaient, je pensait à toutes les histoires terrifiantes que Maman nous racontait, lorsque nous étions gamines, Eliza et moi. Puis on m’avait appelé.

Finalement, c’était bien moi qui me trouvait devant l’estrade, et qui m’appétait à y monter. Je me positionnai à la gauche de l’hôtesse, et trouvai mes parents dans une foule à moitié satisfaite, ou encore rongée par la peur. Je leur adressai un pauvre sourire tandis que les larmes me brouillaient la vue. Mais je continuai à les retenir. Il était hors de question que je m’effondre devant les caméras.

L’hôtesse appela le tribut mâle, et son prénom s’effaça de ma mémoire aussi vite qu’il s’y était gravé.

Une main se posa dans mon dos, et je sursautai, surprise. C’était celle de l’horrible femme qui se réjouissait de notre sort. Cette femme qui se réjouissait de la mort douloureuse que vingt-trois adolescents connaîtraient. Tandis que ces pensées haineuses déferlaient dans mon esprit, la femme déclara que les familles ou proches des tribus pourraient nous retrouver à l’intérieur du palais de justice. Elle nous y conduisit sans attendre, puis les portes massives du bâtiment se refermèrent sur nous.

Le garçon se dégagea du contact qu’avait notre tortionnaire, et plaqua ses mains contre le mur du Hall d’entrée. Pendant un instant, je crus qu’il allait se mettre à hurler. Mais il ne le fit pas. En fait, c’était moi qui en avais envie. J’en mourrais d’envie. Mais je me concentrai sur ma respiration pour me contrôler
.

« -Allons, allons, ne laissons pas vos proches patienter. Suivez-moi. »

Nous nous laissâmes diriger à travers les couloirs, puis mon camarade et la femme m’abandonnèrent devant une grande pièce où je m’engouffrai. Elle était sans doute plus petite que les salles où l’on me laisserait patienter au Capitole, pourtant, elle me paraissait plus grande que toutes les salles de ma maison. Le luxe régnait, mais une fois encore, je me doutais que ce ne serait rien comparé au capitole. Un canapé était installé au centre de la pièce, et le soleil inondait mon monde par la fenêtre. C’était si étrange… Le soleil avait toujours eu une note positive pour moi, mais à cet instant, il me donnait l’impression de se moquer de moi.

Je soupirai et m’approchait de la fenêtre que j’ouvris. Je me laissai bercer par le son calme et irrégulier des vagues, tandis que j’attendais ma famille pour un dernier Adieux.
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