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 LEANDRE | Racontes-moi une histoire

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MessageSujet: LEANDRE | Racontes-moi une histoire   Lun 30 Avr - 16:07


léandre a-j morgan & daniyyel mctavish


Bientôt, les tirages au sort pour les Jeux auront lieu. Il ne reste que deux jours. Et tu sais que tu as toutes les chances d’y participer. Et si cette année tu n’y vas pas, et bien, tu ira sans doute l’an prochain. Les Jeux annuels, qui se déroulent tous les ans. Tu n’as que dix-sept ans, tu peux encore être sélectionné l’an prochain. Mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, tu n’as pas peur. Si tu n’es pas sélectionné, tu as peu de chance de l’être dans un an. Tu aura sans doute réussi à exécuter ton plan. Tu te sera sans doute tué, depuis le temps. Noyé, brûlé, empoisonné, pendu .. Tu te rends compte que tu n’as jamais essayé de t’empoisonner. Peut-être parce que tu ne sais pas du tout où trouver le matériel adéquat. Peut-être au douzième district, avec le charbon. Ou de la viande avariée du dixième. Mais tu ne te fais pas d’illusions, tu es à peine capable d’emprunter le tunnel pour aller au neuvième. Alors traverser des forêts, laisses tomber. Tu sais que tu finira par mourir, écrasé contre un arbre ou empalé sur une branche. Ou bouffé par un lapin.

Mais tu ne perds pas espoir. Si la noyade, la pendaison, la scarification et l’étouffement n’ont pas fonctionné, tu finira bien par trouver quelque chose. Pourquoi pas t’étouffer avec un épi de blé ? Oui, c’est une idée intéressante, que tu veux développer. Tu t’en fous de mourir ici ou ailleurs. L’important, c’est que tu y arrives. Le reste n’a que peu d’importance. Tu quittes ta chambre, qui sert aussi de salon, de cuisine et de salle de bain. Elle est petite, vraiment. Ta mère est déjà réveillée, alors que le soleil lui-même est encore en train de profiter de son repos réparateur. « Où tu vas encore ? » Tu tournes la tête en direction de sa voix, silencieux. Elle te hait, crache sa haine sur toi. Pendant des années, elle a travaillé dur pour pouvoir te nourrir, en espérant qu’un jour, peut-être, tu serais capable de surmonter ton handicap. Malheur à elle, tu n’as jamais dépasser le stade de l’assisté. Pire, tes tentatives de suicide ont fini de l’achever, de la rendre malade. Tu la tues à petit feu, et tu es incapable, une nouvelle fois, de changer tout ça. Alors tu marches, tu penses, mais au final, tu ne fais rien de productif. Rien qui ne puisses aider ta pauvre mère. Celle qui te déteste de plus en plus, qui regrette ta naissance chaque jour un peu plus. Parfois, des larmes salées viennent glisser sur tes joues. Mais aujourd’hui, elles ne coulent pas. Tes yeux restent secs, vides. Leur seule fonction utile a décidé de ne pas travailler. Tant pis. « Marcher un peu .. Voir si je peux aider. » Tu entends son soupir. Tu sais ce qu’il signifie. Elle ne te croit pas. Elle se doute que tu vas rester contre ton satané mur, à écouter les bruits de pas, à ruminer. Mais tu ne comptes pas faire ça. Le soleil ne s’est toujours pas levé, et tu décides de prendre la route du neuvième district. Tu ne cherches rien en particulier. Ou plutôt, tu ne veux pas t’avouer que tu recherches quelque chose, quelqu’un.

Le tunnel est vide. Tu n’entends rien, et ce silence inhabituel te fait peur. Ton esprit divagues, s’éloigne. Qui sait ce qui peut t’arriver dans un tel endroit. La traversé est longue, tes pas traînants n’aident pas à l’accélerer. Tu as peur. Et finalement, au bout de nombreuses minutes, tu te retrouves à l’air libre, alors que les premières lueurs du soleil apparaissent. Ce que tu n’as dis à personne, c’est que tu connais désormais le chemin entre le tunnel et le premier champ. Celui que tu prends constamment avant de te perdre. Celui que tu prends une nouvelle fois. Mais cette fois, tu n’entres pas. Tu restes sagement devant, le regard plongé dans l’horizon. Celui que tu ne vois pas, et que tu désires ardemment voir, un jour. Tu n’as jamais demandé à ce que l’on te le décrive. Peut-être qu’aujourd’hui, tu le feras. Si elle tombe sur toi.
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◭ Age du joueur : 27
◭ SOS : 259
◭ District : neuf | les céréales
◭ Arrivée à Panem : 18/04/2012

MessageSujet: Re: LEANDRE | Racontes-moi une histoire   Mar 1 Mai - 16:40

La Moisson débutera dans quelques jours à peine. J'ai ce pressentiment qui me hante depuis le début de la semaine. Cette année, je vais avoir mal, très mal. Je le sens, je le sais. Et j'ai terriblement peur. Peur que ce soit la fin, peur de ne plus revoir son visage d'ange. Je le sens, cette année, ce sera pour moi. Raphaël m'a répété cent fois de ne pas me tracasser avec cette histoire et pourtant je n'arrive pas à faire autrement. C'est constamment dans ma tête, en permanence, nuit et jour. Alors, pour ne pas l'inquiéter, je fais semblant. Dès que j'ouvre les yeux, j'enfile mon masque et ma carapace et j'avance la tête haute. Mais à l'intérieur, tout est brisé. La seule façon pour m'en sortir : la solitude. Je n'ai que ça qui me rende heureuse en fin de compte. Les petits moments privilégiés, en tête à tête avec moi-même, seule face à mon destin. En règle générale, je prends un moment à m'allonger dans les champs, à contempler le ciel en silence. Je pense juste. Enfin, j'essaye surtout. Ce n'est pas si simple que ça en réalité. Tout, absolument tout me passe par la tête. Les pires scénarios possibles comme les meilleurs. Quoi que les meilleurs que j'ai vu tournaient tous au cauchemar. Bref. Sortir de la maison était la seule chose que j'étais capable de faire. Je refusais toujours de rester à l'intérieur, immobile, à attendre que les heures défilent. J'ignore comment les gens peuvent faire pour arriver à garder leur calme. Aucune expression ne se lit sur les visages fermés de mes compagnons du district neuf. J'ai parfois l'impression de ne croiser que des automates sans vie. C'est d'ailleurs assez effrayant. Moi, je reste dans ma bulle. Et puis, j'ai autre chose à penser. Si jamais je suis sélectionnée, il faudra que quelqu'un veille sur Raphaël. Je suis certaine qu'il serait capable de faire n'importe quoi. Je ne veux pas que ça se passe comme ça. Je ne veux pas qu'il foute sa vie en l'air parce que je ne reviendrais pas. Et puis, ce n'est pas le seul. Randolf aussi. J'avais peur pour lui. Lui aussi pourrait être sélectionné. Et si je me retrouvais face à lui, je serais incapable de le tuer. Et puis, il en restait un. Celui, je refusais catégoriquement de l'imaginer dans l'arène. Je suis pourtant certaine qu'il voudrait y aller. Mes yeux se sont écarquillés et je me suis mise à courir comme une dératée. Il fallait que je le vois. Mon objectif : le tunnel qui menait au district huit. Je voulais le voir au moins une dernière fois avant de partir. Et puis, je sais que ce n'est pas facile pour lui. Je ne voulais pas m'arrêter de courir. Je voulais le retrouver au plus vite, être près de lui pendant un moment et oublier cette stupide Moisson. Je courrais à travers champ. On aurait dit que j'avais le feu aux fesses. Et puis, finalement, j'ai aperçu sa silhouette. J'ai ralenti l'allure, je ne voulais pas l'effrayer. J'ai attaché mes cheveux en une rapide queue de cheval pour laisser l'air frais me balayer le visage. Je me suis arrêter deux minutes pour reprendre mon souffle et je me suis approchée de lui. « Daniyyel ... C'est moi, Léandre ... » Ma voix douce et feutrée souffla ces quelques mots à son attention. Sa condition n'était pas des plus plaisantes, ni même des plus faciles à vivre. Mais j'ai découvert que j'avais un véritable coup de coeur pour ce jeune homme aveugle. J'aime passer du temps avec lui et lui faire découvrir toutes les choses qu'il ne peut pas voir. Il me change les idées, il est différent. Je l'apprécie énormément et, si je devais être sélectionnée, je penserais à lui chaque jour pour me rappeler que rien n'est insurmontable.

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MessageSujet: Re: LEANDRE | Racontes-moi une histoire   Sam 12 Mai - 0:20


Des gens te regardent, et t'oublies rapidement alors que leurs pas les éloignent de toi. Tu en as l'habitude, tu n'inspires que deux sentiments. La pitié. Ou l'indifférence. Dans ton propre district, ces deux réactions se mêlent, et tu peux passe de la pitié à l'indifférence en une vingtaine de mètres. Ici, dans le neuvième district, où la pauvreté est plus forte que dans ton district, tu n'y connais que l'indifférence. Les habitants sont trop préoccupés pour se soucier de toi. Et tu les comprends. Toi-même, tu ne prendrais pas le temps de t'inquiéter d'un septième qui viendrait chez toi. Seulement, il existe toujours des exceptions. Ce type que tu as croisé, une fois, en te perdant dans les champs. Lui n'a eu ni pitié, ni indifférence. De la haine, pure et simple. Il te fait clairement savoir que tu le déranges, que tu l'ennuies, que tu n'es pas le bienvenue. Il t'a proposé de te ramener, tu l'as cru, et tu es tombé en pleine forêt, seul, faisant une cible tellement facile pour les divers prédateurs présents ici. Tu ne dois ta survie qu'à la chance. Et un petit coup de main providentiel. Leandre Anna-Jean Morgan. Une fille du neuf. Que tu as rencontré il y a quelques temps, et dont la voix t'a rendu totalement accroc. Elle est l'une des rares dont tu as accepté l'aide sans devoir cacher ton envie de rester seul. Avec elle, tout est différent. Tout devient immédiatement plus... agréable. Tu ne sais pas pourquoi, mais sa voix te transporte ailleurs, dans une sorte de paradis auditif. Douce, mélodieuse, agréable. Tu es tombé presque amoureux. Il n'y a aucun amour entre vous, juste une amitié. Et seule sa voix compte pour toi. Tu ne la vois, tu ignores si elle est qualifiée de belle. Tu sais juste que sa voix l'est, et que personne ne peut l'entendre comme toi tu l'entends. La moindre vibration, le moindre souffle te sautant aux oreilles, alors qu'un autre ne les entendrais même pas. Tu es heureux de ta particularité. Car si tu ne l'avais pas, jamais tu n'aurais entendu sa voix, jamais tu ne l'aurais croisée, jamais tu n'aurais capté son attention.

Tu restes ainsi, de nombreuses minutes, perdu dans tes pensées. De toute façon, tu n'as rien d'autre que tes pensées. Tu ne connais que trois personnes ici. L'abruti qui t'a envoyé en forêt, sans t'informer de son nom. Natalee Levitt, une fille rencontré dans le huitième qui t'a percuté, qui ne semble pas t'apprécier, et que tu ne sembles pas plus apprécier. Et enfin, Leandre, celle que tu espères revoir à chacune de tes apparitions ici. Et que tu attends, cette fois encore. De toute façon, si quelqu'un vient te voir, il te suffit de dire que tu n'as pas besoin de son aide, que tu attends quelqu'un, et il partira. Tu ne veux plus faire l'erreur de la dernière fois, et seule Leandre t'accompagne jusqu'au tunnel à présent. Car elle est la seule à avoir gagner ta confiance.

Des bruits de pas te sortent de ta torpeur. Tu ne les entends plus, la personne s'est arrêtée. Tu prépares déjà à sortir ta réponse toute faite, t'attendant à ce qu'elle te parle. Tu ne tournes pas la tête. Quelle utilité, après tout ? Tu attends juste qu'elle prenne la parole, pour l'envoyer bouler et continuer à attendre, encore et encore. « Daniyyel ... C'est moi, Léandre ... » Tu retires immédiatement ta réponse de ton esprit. Elle n'a plus aucune raison d'être. Celle que tu attendais est là. Un sourire se dessine sur tes lèvres. Tu es heureux de l'entendre une nouvelle fois. L'une des dernières fois, peut-être, si elle ou toi êtes sélectionnés. Et si vous l'êtes tous les deux, que fera-t-elle ? Te tuera-t-elle ? La tueras-tu ? Tu sais que tu ne le ferais pas. Que tu n'en es pas capable. Que tu ne le veux pas. Parce qu'elle représente tes yeux, la voix qui apaise ton esprit. Elle représente ton lien avec le monde, celui des autres, celui qui n'est pas le tien, et qui ne l'a jamais été. Cette fois, tu tournes la tête vers la direction de la voix. Tu ne la vois pas, elle le sait, mais tu penses que ça donne l'impression que tu fais attention à elle. « J'espérais que tu sois là. » Tu ne lui dis pas ça avec le sous-entendu qu'elle aurait du être là plus tôt. Non, tu espérais réellement la voir aujourd'hui. Pour discuter. De tout. De rien. Elle te décrit tout ce qui fait le décor. La couleur du ciel, des arbres, du sol. Quelqu'un qui passe devant vous. Tout ça, tout ce qui peut paraître inutile ou qui passe inaperçu pour beaucoup, elle te le raconte. Cela peut durer des heures entières. Et jamais tu ne t'en lasses. « J'ai quelque chose pour toi. » Sur ces mots, tu poses le sac auparavant posé sur ton épaule. Tâtant le tissu de ta main droite, tu finis par trouver la fermeture éclair, que tu tires. Tu plonges aussitôt ta main gauche, avant de retirer du sac un morceau de tissu. Un haut, bleu, que tu as pu récupérer dans les usines de ton district. Priant pour qu'elle n'ait pas bougé depuis qu'elle a parlé, tu tends le haut dans sa direction. « Tu peux me dire à quoi ressemblent les champs ? » C'est habituel, tu trouves toujours quelque chose dont tu veux entendre la description.
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