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 Réception imposée (Done)

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MessageSujet: Réception imposée (Done)   Dim 6 Mai - 2:52


Avery & Naït






La journée avait commencée normalement pour Avery mais elle ne s'était pas doutée un seul moment qu'elle devrait vendre son corps à son maire une nouvelle fois pour nourrir sa famille. Généralement, Alexandre ramenait assez de viandes et son père réussissait à se dégoter quelques aliments du champ chaque jours pour qu'ils puissent tous manger le soir venu. Avery, quant à elle, avait passé la journée à enseigner les propriétés de diverses plantes à sa soeur. Elle lui en déconseillait certaines si un jour elle devait en ramasser pour se soigner ou se nourrir puis lui en conseillait d'autres. Elle était fière de sa petite soeur qui faisait de grands progrès. Soudain, son père claqua la porte de leur petite maison en hurlant après Alex qui le suivait. Un grand frisson la parcourut et ses yeux se posèrent tendrement sur Alice qui se trouvait à ses côtés, dans leur chambre.

Reste ici, ma belle et continue tes révisions.

Elle quitta la chambre et se dirigea dans la cuisines où son père hurlait, frappait son frère et brisait des choses. Son attitude qui avait pu paraître douce envers Alice se durcit aussitôt et elle s'approcha de son père, s'interposant entre lui et son frère, bien que ce dernier soit capable de se défendre, il n'en faisait rien. Avery lui attrapa le poignet avant qu'il ne frappe une nouvelle fois et le serra fort en le défiant du regard d'essayer, d'oser frapper encore.

Qu'est-ce qui se passe ici !?

Ses yeux, enragés par la violence démontrée dans la maison familiale, allaient d'Alexandre à son père, attendant une réponse qui ne vient pas. Lâchant son père, elle se dirigea vers la besace de son frère et la découvrit vide, regardant pour trouver ce que son père avait ramené, elle ne trouva rien. Un soupire monta dans sa gorge alors qu'elle comprenait la situation. Les deux hommes qui se trouvaient face à elle le confirmaient de leur regard triste et désolé.

Je vais me préparer...

Elle se détourna d'eux, prenant la bouteille que son père avait essayé de porter à ses lèvres discrètement. Son geste lui signalait qu'elle ne tolérerait pas qu'il boive une goutte de plus, de peur qu'il se défoule sur Alice, ce qu'il avait fait plus d'une fois, malgré elle. Alors qu'elle leur avait tourné le dos, elle se sentit retenue par son bras, se retournant, elle vit Alexandre.

Avy, je suis désolé... La chasse était nulle, si tu savais comme je m'en veux de te laisser partir... Comme ça.

Il avait cet espèce de regard dégouté comme chaque fois qu'elle se devait d'aller voir le maire pour subvenir aux besoins de la famille et devinait facilement ce qu'il pensait. Dans sa tête, c'était à lui d'avoir ce rôle pour éviter de faire souffrir ses soeurs mais le voilà incapable de tenir son rôle d'aîné, incapable de ramener du gibier. Avery sentait sa tristesse mais elle n'en avait rien à faire. Elle s'était faite à ces contraintes et sa carapace encaissait le coup. Elle se dégagea brusquement de la prise d'Alexandre et monta à sa chambre, chassant Alice pour pouvoir se préparer.

Elle connaissait les goûts du maire ce qui la fit enfiler un pantalon noir serré, un petit haut tout aussi serré mais bien décolleté puis de fins souliers à talons hauts. Tous ses vêtements étaient d'un noir profond et son maquillage se retrouva léger mais toujours noir. Les seules couleurs qui détonnaient étaient ses lèvres d'un rose pâle et ses longs cheveux blonds tombant librement en cascade dans son dos.

Avery finit par sortir de sa chambre, embrassant sa soeur sur la joue et fusilla Alex et son père du regard avant de sortir de la maison, claquant la porte pour leur échapper rapidement. Elle n'avait plus besoin de réfléchir pour se rendre à la maison de son bourreau, ses pieds chaussés de talons l'y conduisait d'un pas rapide. Avery espérait que la soirée serait rapide pour que sa famille puisse manger rapidement. Arrivant à la porte de la maison du maire, elle cogna. l'homme qui lui ouvrit était un homme qui aurait facilement pu être un oncle gentil et bedonnant mais aux yeux d'Avery, il n'était qu'un vieux pervers célibataire voulant profiter de jeunes femmes en fleurs. Il ne semblait pas surpris de la voir, l'attirant dans la demeure pour lui déposer un baiser sur les lèvres. Baiser qui ne plut pas à Avery mais qui fit plaisir au Maire.


J'ai une faveur à te demander, Avery. Ce soir, je reçois des gens du district 12 pour une petite réception... J'aimerais bien t'y avoir à mes côtés. À quelques conditions, bien sûr.

Sur un petit sourire voulut coquin par le propriétaire des lèvres mais plutôt perçus comme sadique du point de vue d'Avery, il lui expliqua les conditions: Elle avait une tenue déjà prête sur le lit de la chambre des invités, elle devait garder un maquillage alléger pour ne pas faire peur à ses invités et se devait d'être gentille et de sourire - À cette condition, Avery grimaça légèrement - puis finalement, la prime de cet accord fut qu'Avery pouvait repartir avec le double des provisions habituelles. Habile marchande, elle s'arrangea pour pouvoir aller porter la première partie à sa famille avant puis revint à la maison du maire pour compléter son accord. Avery monta à la chambre et enfila la robe verte qui lui allait parfaitement. Ses cheveux furent remontés en un chignon avec l'aide précieuse d'une domestique. Quelques coups à la porte d'entrée, résonnant jusqu'à la chambre où se trouvait Avery l'avertis de l'arrivée du district 12. Elle se leva de la coiffeuse et soupira une dernière fois avant d'afficher un faux sourire et de rejoindre son "employeur". Son sourire était présent mais son attitude restait froide envers ces personnes qu'elle ne connaissait pas et surtout, envers ce jeune homme susceptible de devenir tribut contre elle un jour.


Dernière édition par Avery Asplin le Mar 15 Mai - 22:07, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Lun 7 Mai - 0:13

Naït Ҩ Avery
« La vaste nuit allume toutes les étoiles. »


Une semaine. Une semaine tout entière où mon père ne m’a pas touché, où il n'a osé passer ces nerfs sur moi, où il n’as pas osé s’entrainer avec moi, avec un couteau ou avec une toute autre arme.
Une semaine où j’avais pu vivre en paix, oui je pouvais le dire,, en paix.
J’ai eu droit à ce traitement de faveur car depuis une semaine, nous avons l’honneur de faire partie des familles invités chez le maire du district 11.
Je n’ai rencontré ce maire que deux fois, et pourtant je ne l’avais jamais apprécié, mais je savais que son invitation était un honneur, mon père me l’a assez répété.
Je ne voyais en ce maire qu’un homme bedonnant, et ce qui me révoltait le plus c’est que chacune des filles qui l’avais accompagné le peu de fois que je l’avais vu ne devais pas avoir plus de dix-huit ans.
Quel salaud. Lorsque j’en ai parlé à mon père, il m’a regardé durement et m’a dit avec froideur :
- Il fait ce qu’il veut, et sache que ces filles sont totalement consentantes.
Je n’avais rien répondu mais je n’en pensais pas moins.
Elles devaient être aussi consentantes que moi j’aime m’entrainer pour les Hunger Games.
Et aujourd’hui est… Le grand jour ? Je ne sais pas vraiment si je peux dire ça.
Durant la nuit, je m’étais rendu dans la forêt comme d’habitude pour y retrouver Eowyn. Je ne voulais absolument pas rater ce rendez-vous, d’autant que ce soir je ne pourrais pas la retrouver étant donné que je serais surement en train de me saouler pour oublier.
Il doit être deux heures de l’après midi lorsque ma mère me réveille en douceur :
- Naït, le train part dans une heure. Soit au moins habillé, tu pourras toujours te changer dedans.
- Mmmmh…, est la seule réponse que j’arrive à lui donner.
Elle me caresse délicatement les cheveux avant de partir.
Je reste au lit encore une bonne vingtaine de minutes avant de me lever. Je prends une petite douche, m’habille d’un pantalon noir, d’un T-shirt sombre et de mes boots.
Je descends ainsi, de façon négligé et mon père me regarde presque avec dégout tant il n’aime pas du tout ma façon de m’habillé mais franchement, il est bien la dernière personne à qui je voudrais plaire.
Ma mère s’approche de moi et me recoiffe délicatement.
- Tu es très bien Nait. Un costume t’attend dans le train.
Mon père souffle, comme rassuré de savoir que je ne porterais pas cette tenue ce soir.
Une fois dans le train, je salue les autres familles qui nous accompagnent. Tous riches, bien évidemment, le maire ne s’enquiquinerait pas de famille pauvre, de famille beaucoup plus noble que nous le serons jamais.
Je ne profite pas de tout le luxe qui m’entoure, des mets partout, des tables en acajou, et autres. Je m’enferme dans ma chambre, allume une cigarette,sors mon carnet et écrit encore et encore.
Toc, toc, toc…
- Naït, prépare toi on arrive en gare dans dix minutes.
- Oui maman, j’arrive.
Je prends tout de même le soin de terminer ce que j’étais en train d’écrire et pose mon carnet sur le lit.
Je me déshabille, enfile un costume, me coiffe, remet mon carnet dans la poche arrière de mon pantalon, allume une nouvelle cigarette et sort de ma chambre.
Une fois dans ce qui semble être le salon du train, mon père s’approche et me pose une main sur l’épaule.
- Tu es beaucoup mieux ainsi qu’avec tes bottes toute boueuses. Et éteind moi cette saloperie
Je souris, lui souffle la fumé dans le visage et m'éloigne, ma cigarette toujours allumé. Un serveur viens vers moi :
- Nous sommes arrivé, si vous voulez bien me suivre.
Il nous conduit jusqu’à la sortie du train ou les Pacificateurs nous encerclent et nous ordonnent de les suivre.
C’est le crépuscule et j’admire avec fascination le dégradé de couleur que forme le soleil. Nous entrons dans l’hôtel de ville et je dois avouer que la décoration est fabuleuse. Des bougies partout, une pièce éclatante et un étalage de luxe partout.
Nous saluons poliment chaque famille importante du 11 en attendant que le Maire arrive.
Lorsqu’il apparaît enfin en haut des escaliers, ce n’est pas vraiment lui que je vois, mais plutôt celle qui l’accompagne. Elle doit avoir le même âge que moi, et pourtant je vois au regard du maire qu’elle à dû avoir une aventure avec lui. Oui, cet homme me dégoute bel et bien. Vêtu d’une robe verte splendide, ces cheveux blond coiffé en chignon et ces yeux maquillés de façon sombre.
Malgré son grand sourire, je peux facilement sentir qu’elle n’est pas sincère, qu’elle n’a aucune envie d’être ici, mais que, pour une raison que je ne connais pas, elle est obligée d’être ici et de faire des courbettes à tous ces pingouins. Que l’on doit lui paraitre minable, pauvre riche qui faisons des réceptions, qui n’avons pas besoin de nous sacrifier comme elle.
Pathétique, oui nous sommes pathétiques.
Et je le vois d’autant que lorsqu’elle me regarde c’est avec haine.
- Ne la trouves-tu pas ravissante, me souffle ma mère.
- Si, elle est magnifique.
- Pfff, regarde-moi ce maquillage hideux… Ainsi c’est donc cela ton style Naït, cela ne m’étonne même pas.
Le maire descend et salue tout le monde assez rapidement, après tout, il faut savoir se faire désirer.
Alors que je regarde un peu plus la pièce, je me rends compte que de la musique est présente.
Des groupes commençaient déjà à se former, mon père, avec tous les plus grands dont le maire, ma mère, avec d’autre femme à rire et à parler de je ne sais quelle mode du Capitole et moi, je me retrouve avec tous ces jeunes imbéciles qui prône le Capitole et qui ne cesse de dire que le retour des Jeux est la meilleure chose qu’ils aient jamais vécu. On verra s'ils trouveront toujours ça merveilleux si leurs nom est pioché. Je regarde l'assistance et vois encore la fille qui se forcent à rire et à sourire. Mais quelle torture cela doit être pour elle.
J’abandonne ma bande sans un mot, slalome entre les gens et me retrouve face à elle.
- Bonsoir, je m’appelle Naït.
Je lui prends la main et y pose un baiser. Je pense qu’elle hais ca presque autant que moi, mais cela fait partit des convenances.
- M’accorderiez-vous cette danse ?
Je tends le bras, attendant de savoir si elle voudras s’échapper un peu de se maire infâme ou alors, si elle va me laisser en plan.

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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Lun 7 Mai - 1:07


Avery & Naït




Avery se forçait bien de sourire aux invités qu'elle observa un après l'autre tout en descendant les escaliers. Le premier qu'elle avait remarqué fut interpellé par ses deux parents et à leurs regards, elle sut qu'elle était la cible de leur commentaire. Lentement, elle s'approchait ce qui lui permit d'entendre le commentaire du père.

Pfff, regarde-moi ce maquillage hideux… Ainsi c’est donc cela ton style Naït, cela ne m’étonne même pas.

Si elle n'avait pas été en présence de nombreux gens haut placés dans les districts 11 et 12, elle serait allée parler à cet homme. Elle l'aurait poussé, provoqué, engueuler... Elle n'appréciait pas les critiques et encore moins celles d'un homme riche et arrogant. De plus, son maquillage était allégé ce soir. Ce qui permit à Avery de reprendre son sourire fut la réaction de l'homme face à son maquillage habituel, qu'elle imagina. Le bras de son maire vint enlacer sa taille et il la serra contre lui pour aller saluer les invités de la salle. Elle s'appliqua à sourire et à rire tout en se faisant voler des baisers de la part de son employeur. Il la présentait comme sa maîtresse "favorite", ce qui en faisait rigoler plus d'un. Personne ne mentionnait la vie d'Avery ni le fait que le maire devait la payer pour l'accompagner à une soirée tant il était incapable de séduire une femme. C'est à peine si elle remarqua le jeune homme au père insultant s'en venir vers elle. Il fallait dire qu'elle était bien trop occupée à suivre la conversation distraitement tout en recevant les baisers dégoutants du maire sur ses lèvres, sa joue, son cou alors que ses mains se baladaient un peu partout sur son corps tout en restant tout même sur des parties du corps innocentes. Chaque contact risquait de lui arracher un rictus de dégout mais elle se retenait. Avery pensait très fort à la baignoire dans laquelle elle pourrait se glisser pour se nettoyer de la saleté qu'il posait sur son corps, se débarrasser de chacune des traces qu'il laissait sur elle, même si elles étaient invisibles et plutôt ancrée dans son âme. Le jeune homme arriva face à elle et se présenta:

Bonsoir, je m’appelle Naït.

Il se pencha et attrapa sa main pour la baiser délicatement ce qui arracha ce petit rictus de dégout qu'elle retenait depuis si longtemps. Elle acceptait que le maire la touche, l'embrasse puisqu'il la payait en bout de ligne mais lui... Ce garçon qu'elle ne connaissait pas se permettait de la toucher. Malgré tout, elle savait que cela faisait partie des convenances. Elle le laissa donc finir son baiser mais lorsqu'il se redressa, elle retira vivement sa main.

Avery.

M’accorderiez-vous cette danse ?

Ais-je vraiment le choix ?

Elle se détacha du maire qui ne sembla pas souffrir de son départ mais qui lui souffla un baiser qu'elle ignora royalement. Avery prit le bras que Naït lui offrait et se laissa entraîner sur la piste de danse, entamant une valse avec son partenaire. Elle se faisait violence pour danser avec lui, pour le laisser poser sa main sur sa taille. Un silence s'installait entre eux sans qu'ils ne cessent de danser puis se disant que la soirée serait peut-être plus agréable si elle faisait un effort, elle commença une discussion sur le sujet de l'heure: Les Hunger Games.

Selon votre apparence, je peux jurer que vous êtes valable pour les Hunger Games, n'est-ce pas ? Que pensez-vous de leur retour ?

Elle lui avait chuchoter cette question au creux de l'oreille pour éviter les indiscrets d'entendre leur conversation. S'il s'avérait qu'il dise du mal du Capitole, ce dont elle doutait vu sa présence dans une réception de familles riches et le groupe avec lequel il se tenait - Ceux heureux du retour des Hunger Games et qui s'y sont longtemps entraînés -, elle préférait leur éviter des problèmes. Le sujet de conversation était un peu nul mais aucun autre ne lui venait en tête pour un discussion avec quelqu'un d'aussi différent d'elle.
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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Lun 7 Mai - 14:55

Naït Ҩ Avery


« La vaste nuit allume toutes les étoiles. »


A chaque fois que je la regardais, le maire faisait tout pour montrer qu’elle lui appartenait. Mon père est même venu me glisser un petit commentaire où je n’ai pu m’empêcher de rire jaune :
- Tu vois, elle est totalement consentante.
Ne voyait-il pas à quel point son regard était haineux, plein de dégout et d’horreur ?
A chaque fois que je le vois poser ses lèvres sur elle, sa main, son cou, sa bouche, je compare cela au poing que je reçois de mon père, et ça me fait mal pour elle. Quel est son histoire, pourquoi est-elle forcée de faire cela.
Je pense à Eowyn qui doit nourrir tous ces petits frères et sœurs. Ferait-elle tout cela pour nourrir sa famille.
Le maire est tombé encore plus bas que ce que je pensais s’il se sert de sa richesse et de la détresse des pauvres filles pour coucher avec elle.
Au final, cela est pire que les coup que mon père me donne, que l’entrainement qu’il me fait subir.
Si je l’invite à danser, c’est parce que j’ai envie de l’aider, j’ai envie qu’elle échappe à cet horreur ne serait-ce qu’une minute, c’est toujours mieux que rien non ? Je ne suis pas sûre qu’elle le voit comme ça, mais qu’importe, je suis en paix avec moi-même de ce côté-là.
- Avery, me répond-elle vivement avant de retirer sa main.
Je souris. Très jolie prénom. Son envie d’éviter tout contact ne me choque pas plus que cela. Elle doit déjà garder le contrôle pour ne pas rejeter le maire, alors que moi, petit fils de riche, ce n’est pas si grave que cela qu’elle me rejette.
- M’accorderiez-vous cette danse ?
- Ai-je vraiment le choix ?
Sa réponse me fait rire. Bien sûre qu’elle a le choix, du moins avec moi. Mais je préfère ne rien répondre. Mon regard doit faire le reste, enfin, je l’espère.
Elle se détache du maire qui, avant de la regarder partir avec moi, lui envoie un baiser volé. Vieux, pervers et ringard. Comme si cela montrait qu’elle lui appartient totalement. "Mais voyons, elle est consentante Naït"… Pffff.
Elle prend ma main de façon très civilisé et nous entrons sur la piste de danse.
Nous entamons une valse, et tournons gracieusement au rythme de la musique. Ma main se pose sur sa taille, mais je tâche de garder mes distance car je sais qu’elle n’aime pas cela, je le sens dans son regard, dans ses frissons, dans tout. Alors je ne la touche pas totalement, disons plutôt que je l’éffleure. Nous ne dialoguons pas, et ça ne me dérange pas plus que cela. Le silence ne m’a jamais vraiment gêné, ce n’est pas forcement qu’on a rien à se dire, je peux voir cela comme une sorte de respect. Mon père trouve ça impolis lorsque je ne lui réponds pas, moi je trouve que c’est respectueux car c’est soit cela, soit je l’insulte et lui sors toute les horreur du monde. Le silence est d’or, ce dicton est de loin l’un de mes favoris. Je savoure la musique tournoyante et belle.
Soudain, elle engage la conversation, et je dois avouer que cela m’étonne. Le sujet… Les Jeux, bien évidemment.
- Selon votre apparence, je peux jurer que vous êtes valable pour les Hunger Games, n’est-ce pas ?
- Tout à fait valable.
- Que pensez-vous de leur retour.
- N’est-ce pas la chose la plus formidable ?
Cette réponse avait fusé, l’habitude. Je ne pouvais pas réellement dire ce que je pense. Je la regarde droit dans les yeux, et je sens au fond de moi que je peux lui faire confiance.
Je me penche pour lui chuchoter à l’oreille :
- Ne sont-ils pas tous stupides, à trouver cela merveilleux alors que s’il le faut, dans quelques semaines ils seront morts. Ou regardez mon père là-bas. Il ne rêve que d’une chose, m’envoyez dans cet arène et que je fasse honneur à la famille en gagnant. Et si je meurs, il s'en moque. Pour lui cela voudras dire que je ne mérite pas de vivre...
J’en dis peut être trop, mon coeur parle plus que ce que je ne devrais… Après tout, j’en ai plus rien à faire, qu’est-ce que je peux subir de plus dangereux si elle répète ce que je dis. Quitte à mourir, autant que ce soit maintenant…
- Ce que je pense des jeux, je me penche un peu plus vers elle, ce n’est qu’une nouvelle marque de leur inhumanité.
Et voilà, je viens clairement d’insulter le Capitole, et ça devant une inconnue. Je me recule afin de jauger de sa réaction.

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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Lun 7 Mai - 21:38


Avery & Naït






N’est-ce pas la chose la plus formidable ?

À cette phrase, la main d'Avery posée sur son épaule se crispa, venant la serrer fortement, première démonstration de toute la haine qui se trouvait en elle et qui ne demandait qu'à éclater. Elle dansait avec quelqu'un qui appréciait le retour des jeux, quelqu'un qui devait sûrement s'y préparer... Le regard du maire fixé sur elle fut ce qui l'empêcha de repousser Naït et de s'enfuir loin de lui, même si elle devait se retrouver à nouveau dans les bras du maire. Ce jeune homme la dégoutait et ce n'était que par politesse qu'elle ne lui crachait pas dessus. Naït la regarda dans les yeux et se pencha vers elle sans qu'Avery ne puisse tenter quelconque mouvement de recul, retenue par la main de son partenaire sur sa taille.

Ne sont-ils pas tous stupides, à trouver cela merveilleux alors que s’il le faut, dans quelques semaines ils seront morts. Ou regardez mon père là-bas. Il ne rêve que d’une chose, m’envoyez dans cet arène et que je fasse honneur à la famille en gagnant. Et si je meurs, il s'en moque. Pour lui cela voudras dire que je ne mérite pas de vivre...

À ces mots, elle se détendit un peu et chassa les pensées meurtrières qui lui traversaient la tête quelques secondes plus tôt. Il était du même avis qu'elle. Sa vie à lui l'intrigua un peu. Elle avait toujours cru que les carrières choisissaient d'aller dans l'arène de leur plein gré, pour leur gloire personnelle mais voilà que lui... Il n'avait pas envie d'y aller mais que son père l'y poussait. Avery s'autorisa une brève pensée à Alice et Alexandre, ses frères et soeurs, si son père aurait osé pousser un des deux dans l'arène, elle serait devenue folle. Déjà, son partenaire de danse gagnait dans son estime ce qui lui permit de gagner une nouvelle danse avec elle alors que la musique changeait à nouveau. Le maire, plus loin, fit une petite moue à la vue de la nouvelle danse entamée. L'instant de répit plut à Avery, d'autant plus que Naït pensait comme elle.

Vous me soulagez, monsieur...

Elle lui accorda un bref sourire en coin puis se pencha vers lui à nouveau pour continuer. Elle voulait savoir ce qui se passait dans les districts, comment vivaient les familles plus riches l'annonce de la moisson et, pour l'espace d'une nuit, elle pourrait oublier sa carapace.

Votre père devait être heureux d'entendre le retour des Jeux alors... Vous auriez peur de ne pas y survivre si vous étiez pigé ? 23 autres concurrents... C'est beaucoup. Si vous ne savez pas vous battre ou survivre dans la nature, vous êtes mort à la première journée...


Sa voix était si basse que Naït devait être prudent pour n'en manquer aucun bout. Avery craignait que tous deux se fassent surprendre à parler contre le Capitole, bien que présentement, seul son partenaire l'avait insulté. Elle préférait en savoir plus sur les autres avant de s'ouvrir mais il avait du comprendre qu'elle détestait le retour tout autant que lui. Tournoyant une dernière fois au son de la musique qui s'évanouissait, elle esquissa une légère révérence à Naït avant de lui attraper la main et de sortir de la pièce sous le regard curieux du maire qui voyait sa proie lui échapper mais qu'importe, il en courtisait déjà une autre. Une fois à l'extérieur, Avery s'assit sur les marches de l'hôtel de Justice, y invitant Naït d'un geste de la main.

Nous sommes loin des oreilles indiscrètes, ici...

Elle le regarda avec un petit sourire en coin et baissa les yeux de nouveau, tripotant le tissus de sa robe verte avant de glisser un regard vers lui. L'observant non pas comme une tribut, ni un futur adversaire ni un fils de riche qu'elle méprisait. Elle le regardait d'un regard qui invitait les confidences.
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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Mar 8 Mai - 1:29

Naït Ҩ Avery
« La vaste nuit allume toutes les étoiles. »

Je sors la phrase la plus monstrueuse et la réaction n’attend pas. Je sens sa main se crisper sur mon épaule, ses ongles s’enfoncer dans ma verste et je me dis que je ne l’aurais pas, j’aurais eu très, très mal.
Alors que je lui parlais, que je lui chuchotais mes phrases à l’oreille, je voyais le maire nous regardez méchamment. Oups… Enfin je dois avouer que je me manque bien de ce qu’il peut penser, tout comme ce que peut me moquer au final de ce qu’Avery peut penser de moi. Je ne suis pas venu ici pour me défendre ou quoi que ce soit, et elle semble déjà me haïr.
Pourtant, lorsque j’insulte le Capitole, elle se décrispe, se détend totalement même et je me dis que j’ai en face de moi une alliée. Je pense ca d’autant plus que j’entends la musique se modifier et, qu’au lieu de me rejeté poliment comme elle l’a fait avec sa main, elle est toujours là, avec moi, dans mes bras.
Le maire fait une moue, je le regarde et je ne peux m’empêcher de lui sourire. Je vais peut-être un peu loin là non… Ce fut vraiment plus fort que moi et je vois mon père me regarder durement. Très bien, qu’ils me haïssent tous, j’en ai vraiment rien à faire, dans quelque semaine je serais sûrement mort…
- Vous me soulagez, monsieur…
Je détourne le regard du maire pour la regarder. Je lui souris, pour de vrai, pas de sourire forcé ou faux, un vrai sourire qui montre à quel point je suis heureux de trouver une personne sensé à cette soirée. Elle aussi me sourit, pas longtemps, mais je fus flatter qu’elle m’accorde ce petit moment de répit envers sa carapace.
Elle se penche une nouvelle fois vers moi, pour me remettre dans la confidence. La musique semble soudainement trop forte et je dois me concentrer afin d’entendre tout ce qu’elle me dit.
- Votre père devait être heureux d'entendre le retour des Jeux alors... Vous auriez peur de ne pas y survivre si vous étiez pigé ? 23 autres concurrents... C'est beaucoup. Si vous ne savez pas vous battre ou survivre dans la nature, vous êtes mort à la première journée...
Je me recule pour la regarder et je n’ose pas lui répondre ici. Trop de regard commence à se poser sur nous, que ce soit des jeunes comme des adultes, mes parents, le maire…
- Vous pouvez me tutoyer si vous le souhaitez, est la seule réponse que j'arrive à dire de façon anodine.
Comme si elle perçoit mon malaise, elle me fait tourner alors que la dernière note de la musique vole dans les airs.
Révérence de convenance, puis elle me prend le bras de façon naturel, non révulsé ce qui me fait plaisir. Nouveau regard dur de la foule, regard curieux du maire qui pourtant ne se gêne pas de draguer une autre femme. Je vois ma mère me sourire gentiment comme pour me regarder, alors que mon père semble plus dégouté que jamais. Je lui fais un petit signe de la main et il détourne la tête, abattu.
C’est en rigolant que l’on se retrouve dehors tous les deux. Elle me lâche doucement la main afin de s’assoir sur les marches de l’hôtel de ville et m’y invite d’un geste de la main.
- Nous sommes loin des oreilles indiscrètes, ici...
Elle me sourit, comme pour me rassurer, et se met à observer et toucher sa robe et me reglisse un petit regard.
Je rigole et viens m’assoir a côté d’elle. Je sors mes cigarettes, en met une dans ma bouche, l’allume et tends les autre à Avery :
- Tu en veux une ?…
Je prends une grande bouffée, souffle lentement. La cigarette est vraiment un bon moyen de me déstresser, d’oublier mes soucis… Enfin, comme si c’était possible. Je regarde droit devant moi, prenant soin de ne plus la regarder.
- Pour répondre à tes questions… Mon père est non seulement heureux des Jeux, mais je suis sûr qu’il était au courant depuis longtemps de leur retour. Il m’entraine depuis mon plus jeune âge pour la gloire, moi je subis dirons-nous.
Rire jaune.
- J’ai peur de mourir, bien sûre, 23 concurrents, c’est plus que beaucoup, c’est énorme, mais après tout mieux vaut que ce soit moi, le riche qui n’a rien à perdre, plutôt que de personnes vraies, qui ont des frères et sœur à nourrir… Moi j’ai rien de tout cela.
Je reprends une taffe, tout en pensant que c’est vrai, je ne manquerais à personne.
- Mon père veux que je participe, ma mère est déjà en train de me dire adieu…
Je me tais… Oui, ma famille me voit déjà partir, mourir, non ils ne sont pas sûre, moi par contre, oui. Enfin, le sors ne m’est pas forcément défavorable mais bon.
Je me retourne vers elle et la regarde plus intrigué que jamais.
- Et vous ma chère, quelle est votre histoire, votre avis sur les jeux ? Le maire et vous… Je suis vraiment désolé pour cela.
Ce n’est pas vraiment moi qui devrais m’excusez mais disons que je m’excuse au nom de tous les riches. Non, je m’excuse au nom de tous les hypocrites et abrutis.
Je regarde à nouveau devant moi, pensant qu’elle n’aimerait pas que je la regarde droit dans les yeux pendant qu’elle se livre. Et j’attends son histoire, tout en finissant ma cigarette.

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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Mar 8 Mai - 21:43


Avery & Naït






Le voyant se reculer et regarder autour de lui, Avery compris qu'il était mal à l'aise de parler au beau milieu de la salle. Sa seule réponse fut une invitation au tutoiement dont elle nota qu'il continuait à la vouvoyer. Lorsque la musique s'évanouissa, elle lui prit le bras et l'emmena à l'extérieur, remarquant tout de même les regards qu'on leur lançaient. La maîtresse du maire qui le quittait pour aller passer du temps avec un jeune homme... Ce jeune homme en question qui partait avec la maîtresse du maire, qui de plus, n'était nullement dans les standards de "jolie fille" que l'on était habitués à voir. Il vint s'asseoir près d'elle, sortit une cigarette et lui tendit les autres. Ce geste semblant si anodin entraîna beaucoup de questionnements dans la tête de la jeune fille et un petit débat avec elle-même. La dernière fois qu'elle avait fumé remontait à l'année avant la mort de sa mère... Et c'était pas pure rébellion d'adolescente, jamais plus elle n'en avait repris. De plus, peu de gens fumaient parce que le tabac se révélait être une nouvelle source d'endettement, ce qui ne plaisait pas aux familles comme la sienne... C'est à dire, pauvres. Sans réfléchir plus que ça, elle se dit qu'un seul soir ne la tuerait pas et qu'il fallait profiter des occasions lorsqu'elle venait. Elle prit délicatement une des cigarettes du paquet et emprunta le briquet de Naït pour l'allumer.

Merci...


Elle en prit une petite bouffée qui lui attira plutôt une petite toux qu'un réel plaisir ou une détente, n'empêche, elle continua tout en écoutant le récit de son compagnon puis analysant ses peurs qui devaient être toutes pareilles de tous les tributs... Entendre que même les enfants des familles les plus riches étaient maltraités d'une certaine façon lui faisait froid dans le dos et ne faisait que lui confirmer que le capitole et ses groupies étaient et resteraient à jamais cruels.

Je suis désolée pour tes parents, si tu savais... Ce ne doit pas être difficile de vivre avec des géniteurs qui ne semblent même pas tenir à nous.

Elle lui adressa un petit sourire, sans vraiment sans rendre compte, elle avait mis à exécution la permission qu'il lui avait donnée dans la salle. Elle se mit à penser un moment à son père qui se plongeait dans l'alcool depuis la mort de sa femme... Qui battait ses enfants... Il tenait à eux mais ils ne pouvaient le leur montrer pour une raison qui leur était inconnue. La peur de trop s'attacher et de les perdre dans l'arène ? Elle tira une nouvelle bouffée de sa cigarette en regardant devant elle jusqu'à ce qu'il brise le silence:


Et vous ma chère, quelle est votre histoire, votre avis sur les jeux ? Le maire et vous… Je suis vraiment désolé pour cela.

Elle grimaça un peu. Avery détestait s'ouvrir si rapidement à quelqu'un et détestait encore plus qu'on la prenne en pitié pour le maire et elle. Lentement, elle tourna la tête vers lui et le regarda dans les yeux sans rompre le silence jusqu'à 2 minutes plus tard où elle prit une longue respiration et expira avant de commencer:

Ma mère est morte à mes 14 ans, mon père néglige mon frère, ma soeur et moi... Mon avis sur les jeux ? Tu le connais... Je les déteste. J'en ai horreur. Comment peut-on forcer des gens à regarder des connaissances, des amis à mourir dans une arène cruelle sous le choix et le "bon" jugement des juges ? Comment peut-on envoyer des enfants à peine entrés dans l'adolescence se faire tuer... ?

Elle baissa les yeux, prenant un petit délai pour classer les informations qu'elle souhaitait ou non donner à Naït. Le maire...

Je fais ça pour que ma petite soeur puisse manger ce soir... Rien d'autre. Ça ne vous arrive pas de devoir vous sacrifier un peu pour les besoins de votre famille, vous les enfants riches, hein ?


Elle avait dit ça avec un pointe de rage dans sa voix qui n'était pas nécessairement dirigée contre lui mais contre tous les enfants dont les parents sont riches. C'était eux en majorité qu'elle détestait, pas celui qui disait détester les jeux devant elle.
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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Jeu 10 Mai - 23:32

Naït Ҩ Avery
« La vaste nuit allume toutes les étoiles. »

Cela m'a toujours énervé que l'on m'interdise de fumer parce que se serait soit disant mauvais pour ma santé. Je pense qu'avoir un père qui vous maltraite, vous bats et essaye de faire de vous un monstre et bien plus grave, dont mon inaction, d'où mon refus d'arrêter de fumer. Je devrais bien mourir un jour, autant que je sois consentant et que je soit totalement responsable de ma mort.
Lorsque je propose une cigarette à Avery, je n'ai pas vraiment quelque chose en tête... Disons que ça me semble naturel de lui en proposer, si elle refuse, je n'en ferais pas une maladie, si elle en prend une, voire deux, cela ne me ferais rien, je ne lui aurais pas proposé sinon et j'aurais joué les égoïstes comme tout ces riches dans l'hôtel de ville.
Je proposais cela par gentillesse. La gentillesse, une de mes grande qualité comme l'un de mes plus grand défaut. Trop bon trop con non ? Cela m'a souvent joué des tours, mais pourtant c'est le côté que je n'arrive pas à me débarrasser, dont je ne veux pas me débarrasser. Mon père ne connait pas la gentillesse et si je peut au moins avoir un truc opposé à lui, je le garde précieusement même si cela doit me porter préjudice. Je ferais tout pour être son extrême opposé et je me plais à croire que j'y arrive.
Elle semble hésiter un peu, puis prend un cigarette. Je lui souris alors qu'elle prend délicatement le briquet entre mes mains. Elle allume sa cigarette et l'odeur m'assaille encore plus le nez. J'ai toujours beaucoup apprécié l'odeur du tabac, je ne suis pas fou... Enfin je ne pense pas, mais cet odeur m'a toujours fasciné.
- Merci...
- Avec plaisir, dis-je, souriant encore.
Elle prend une bouffé et s’étouffe un peu. Je rigole gentiment, non je ne me moque pas du tout d'elle, je ris comme on rirait avec un ami, je peut comprendre qu'elle n'est pas l'habitude de fumer, le tabac coûte cher, et je dois avouer que cela me plait d'être riche lorsque je me paye du tabac...
Elle écoute patiemment mon récit, sans m'interrompre, et cela me fais plaisir. Même si on peut croire que je suis qu'un arrogant hypocrites, je n'entrais vraiment pas dans cette catégorie. Peu de personne connaissent la face caché de certaine famille, de ma famille. Ceux qui ne voit en nous qu'égoïste, inculte et futile riche, ce qui n'est pas totalement faux, il ne se doute pas de ce que je subit jour après jour. Et encore je ne connais pas non plus l'histoire des autres jeune, même si d'après ce qu'ils me disaient tout à l'heure, je n'ai vu que coquille vide, exemple et copie parfaite de leurs parents... De mes parents...
Brrrr ça me fait froid dans le dos.
Je me livre un peu à elle, mais pas trop, après tout je ne la connais pas totalement et mon côté pessimiste ne plais pas forcément à tout le monde.
- Je suis désolée pour tes parents, si tu savais...
- Tu n'as pas à t'excusez, mais j'apprécie le geste. Chaque famille, peu importe d'où l'on viens, à sont lot de petit secret.
- Ce ne doit pas être difficile de vivre avec des géniteurs qui ne semblent même pas tenir à nous.
- C'est beaucoup plus difficile que tu ne le crois. Lorsque jour après jour on est que déception, c'est difficile de grandir, de vivre avec l'impression de n'être rien... Certes je ne cautionne pas ce que mon père me fait subir... Mais malgré cela, je reste une déception... je suis ridicule...
Je me penche, prend ma tête dans mes mains et agrippe fort mes cheveux. Oui je n'ai jamais eu aucune confiance en moi et j'ai toujours eu l'impression de ne servir à rien... Participer au jeux à la place d'un autre plus méritant, mourir là bas à la place d'un petit garçon de la Veine, je trouverais cela noble et j'aurais peut être une plus haute estime de moi... Quoi que, peut être pas au final...
Lorsque je lui parle du maire, elle grimace... Oui je dois avouer manquer de subtilité et je me sens mal tout d'un coup... Il est vrai que je n'ai rien à lui dire, elle à ses raisons de faire ça, et même si cela la dégoûte, si elle est là c'est qu'elle n'a pas d'autre choix. De plus il est vrai que je lui en demandais trop... Je ne voulais pas qu'elle se sente mal à l'aise, je ne suis pas le genre de personne qui cherche à tout savoir sur les gens afin de commérer sur eux. Certes, je suis quelqu'un de curieux par nature, mais je ne suis pas le genre à vouloir soutirer tout les secrets. On se livre à moi lorsqu'on est prêt, je préfère largement qu'on se livre à moi parce que mon interlocuteur le veux, pas parce que je le force.
Elle tourne la tête vers moi, je fais de même et la regarde droit dans les yeux. Elle prend une grande respiration et je sens que son histoire ne dois vraiment pas être facile :
- Ma mère est morte à mes 14 ans, mon père néglige mon frère, ma soeur et moi... Mon avis sur les jeux ? Tu le connais... Je les déteste. J'en ai horreur. Comment peut-on forcer des gens à regarder des connaissances, des amis à mourir dans une arène cruelle sous le choix et le "bon" jugement des juges ? Comment peut-on envoyer des enfants à peine entrés dans l'adolescence se faire tuer... ?
Je ne dis rien, j'écoute son histoire sans commentaire, je ne crois pas que cela fasse quoi que ce soit. Mes commentaires, mon avis ne changerons rien à sa vie. Je décide donc, pensant que cela ne servirais à rien de m'exclamer que sa vie est horrible alors qu'elle le sait sans doute déjà, je préfère me concentré sur la deuxième partie de sa phrase, les jeux :
[/color=red]- Je pense que les Jeux sont un moyens du Capitole pour montrer qu'ils nous contrôlent, seulement pourquoi maintenant ? Je pense qu'ils ont peur de nous désormais et qu'il souhaite rétablir un climat de terreur... Le gens regarde par cupidité, avarice, curiosité... Oui, cela me dégoûte fortement...[/color]
Alors que je dis un peu plus mon avis sur les jeux, elle m'explique les raisons de son... Sacrifice, oui je pense que l'on peut qualifier son geste ainsi.
- Je fais ça pour que ma petite soeur puisse manger ce soir... Rien d'autre. Ça ne vous arrive pas de devoir vous sacrifier un peu pour les besoins de votre famille, vous les enfants riches, hein ?
Elle semblait en colère et je ne peut la blâmer pour cela. Je sais que ce n'est pas spécialement contre moi, mais je comprends. Je le prend pour moi aussi, chose que je fait naturellement avec toute critiques...
- On te dégoûtes n'est-ce pas ? Comment pourrais-je t'en vouloir après tout, je nous hais aussi. Je suis fils unique, je n'ai jamais eu à me sacrifier il est vrai... Mais j'ai des amis chers pour lequel je ferais n'importe quoi... Cela ne me rachèteras peut être pas à tes yeux, mais ma meilleure amie... Enfin, son petit frère peut être choisi... Et s'il l'est, je me porterais volontaire sans hésitation, car sa vie vaux beaucoup plus que la mienne. Toutes vos vie valent tellement plus que la notre...
Les larmes me montent aux yeux car je pensent sincèrement ce que je dis. Nos vies de pauvres riches qui se croient supérieurs sont tellement rien face à ceux qui se battent pour quelque chose de vrai...
Oui, ils me dégoûtent, je me dégoûte... Mais on ne choisit pas sa famille... Non, je n'ai vraiment pas choisis la mienne...
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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Lun 14 Mai - 21:28


Avery & Naït






Le voir rire à son étouffement dû à la cigarette fit sourire Avery. Rarement les gens riaient d'elle, tous avaient peur d'un regard noir ou de représailles violentes. Il n'y avait que sa petite soeur qui n'avait pas peur de se moquer d'elle mais ce garçon à ses côtés se moquait. Il ne la connaissait pas, il ne connaissait pas les ragots qu'on colportait sur elle au village et c'était pour le mieux. Avec lui, elle pourrait se confier sans craindre rien. Elle avait déjà commencé en parlant de sa soeur et de son avis sur les jeux... Elle devait tout simplement apprendre à faire confiance à Naït. Une pensée lui serrait le coeur: Et si elle devait se retrouver dans l'arène en sa compagnie ? Serait-elle capable de le tuer pour sauver sa peau ? S'amuserait-il à parler de ce qu'elle lui avait dit ce soir là sur les escaliers de l'hôtel de justice ?

Tu n'as pas à t'excusez, mais j'apprécie le geste. Chaque famille, peu importe d'où l'on viens, à sont lot de petit secret.

C'est beaucoup plus difficile que tu ne le crois. Lorsque jour après jour on est que déception, c'est difficile de grandir, de vivre avec l'impression de n'être rien... Certes je ne cautionne pas ce que mon père me fait subir... Mais malgré cela, je reste une déception... je suis ridicule...

Sur ce, il se pencha en avant et se prit la tête entre les mains et à voir ses doigts se crisper sur sa chevelure, il était évident qu'il tirait. Si le seul défaut d'Avery était bien qu'elle était sensible, voir Naït si mal lui faisait mal au coeur. Il souffrait et elle ne pouvait rien pour lui. Ce n'était pas physique, c'était psychologique... C'était au fond de lui. Elle l'observait en gardant le silence pendant un moment puis soupira et se risqua à approcher sa main du jeune homme. Elle caressa ses cheveux doucement puis descendit sa main sur son épaule puis sur son dos dans un geste de réconfort comme elle l'aurait fait avec sa soeur.

Tu n'es pas ridicule... Eux, sont ridicules.


Elle soupira, retirant sa main de Naït puis baissa les yeux. Elle n'avait pas l'habitude de réconforter les gens, elle s'en tenait plus souvent très loin, c'est pourquoi les mots ne lui venaient instantanément

Je pense que les Jeux sont un moyens du Capitole pour montrer qu'ils nous contrôlent, seulement pourquoi maintenant ? Je pense qu'ils ont peur de nous désormais et qu'il souhaite rétablir un climat de terreur... Le gens regarde par cupidité, avarice, curiosité... Oui, cela me dégoûte fortement...

Oui... Je ne sais pas pourquoi ils les ramènent maintenant, c'est horrible. Y a des fois, depuis l'annonce, que je me demande si il n'y aurait pas eu une nouvelle Katniss Everdeen née.

Elle ria doucement à sa dernière phrase, elle connaissait l'histoire des 74e & 75e Hunger games, elle connaissait l'histoire de Katniss. Celle qui s'était portée volontaire pour sa soeur, qui avait tenté de sauver son amour dans l'arène... Il y a des fois où elle se demandait ce qu'elle, Avery Asplin, ferait si sa soeur était pigée pour la moisson. Se porterait-elle volontaire aussi ou la laisserait-elle aller dans l'arène avec 23 personnes prêtes à la tuer... Puis quand elle jeta le blâme sur les familles riches, la réaction de Naït la surprit, la déboussola.


On te dégoûtes n'est-ce pas ? Comment pourrais-je t'en vouloir après tout, je nous hais aussi. Je suis fils unique, je n'ai jamais eu à me sacrifier il est vrai... Mais j'ai des amis chers pour lequel je ferais n'importe quoi... Cela ne me rachèteras peut être pas à tes yeux, mais ma meilleure amie... Enfin, son petit frère peut être choisi... Et s'il l'est, je me porterais volontaire sans hésitation, car sa vie vaux beaucoup plus que la mienne. Toutes vos vie valent tellement plus que la notre...

Ne dis pas de bêtises, s'il te plait... On ne peut pas tous être semblables, dans la même condition et je le sais. N'empêche, je vois tes copains à l'intérieur et j'ai envie de vomir. Ils ont été entraînés pour tuer et si ma soeur ou le petit frère de ta meilleure amie se retrouvait devant l'un d'eux, ils n'auraient aucune chance de survie.

Elle l'observait, lui, en parlant. Lorsqu'elle eut une réplique plutôt cinglante sur le fait que les riches la dégoutaient, la réaction de Naït la prit par surprise. Le voir accepter le dégout sans répliquer, sans la mépriser... Voir des larmes perler au coin de ses yeux lorsqu'il termina... Elle ne s'attendait pas à ça. Elle ne s'attendait pas à une compréhension et ne s'attendait surtout pas de trouver quelqu'un si sensible dans un monde cruel. Lentement, tremblante, elle s'approcha de lui et essuya ses larmes du coin de l'oeil. Elle était tant dans un autre aspect d'elle-même qu'elle ne remarqua même pas la proximité qu'il y avait ni sa main qui avait rejointe celle du garçon en pleurs.

Le Capitole ne veut que ça... Il veut te dominer, il veut me dominer... Ne leur donne pas raison en montrant tes faiblesses. Sois fort... Si tu veux être différent des autres, sois-le, personne ne t'en empêchera et ceux qui essaieront seront les fous ne voyant pas ce que tu vois.

Elle lui esquissa un pâle sourire en abaissant sa main de sa joue mais garda son autre main dans la sienne, appuyant légèrement pour lui témoigner son soutien dans tout ce dont il avait besoin. Avery ne se souvenait pas d'avoir été aussi proche physiquement avec quelqu'un si ce n'est que sa soeur. Elle compatissait parce qu'elle comprenait à quel point il pouvait souffrir autant qu'elle mais tout simplement différemment. Un petit moment passa avant qu'elle entende les pas qui s'en venait derrière eux. Par réflexe, elle se tendit, se distança de Naït et lui lâcha la main mais pas assez rapidement pour que le maire ne le voit pas, en vain.


Avery ! Les invités sont prêts à quitter, rentre à l'intérieur les saluer... Et vous, jeune homme, votre famille vous attend.

Il n'attendit pas la réponse d'Avery, la prenant par l'avant-bras pour la mener, brusquement et sans galanterie à l'intérieur de l'hôtel de justice où soudainement, il redevint l'amant charmant et attentionné qu'il voulait donné l'impression d'être et commença à saluer les invités qui partaient. Avery, quand à elle, cherchait Naït du regard. Elle ne voulait pas le laisser partir sans un dernier au revoir. Rarement elle ne s'était attachée à quelqu'un mais elle faisait confiance à ce jeune homme et croyait en une éventuelle amitié puisqu'il était un des seuls à la comprendre.
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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Mar 15 Mai - 20:38

Naït Ҩ Avery
« La vaste nuit allume toutes les étoiles. »

- Tu n'as pas à t'excusez, mais j'apprécie le geste. Chaque famille, peu importe d'où l'on viens, à sont lot de petit secret.
Je la regarde, trouvant ce qu’elle vient de dire tellement juste. On a chacun nos petits secret. On est tout le temps jugé alors qu’on final, les gens ne nous connaissent pas et il est vrai que cela me donne envie de vomir. J’ai toujours été jugé sur des faux semblant, tout ça parce que je suis un Delano, et pourtant, je crois être le plus sensible de tous les Delano. Je n’hésiterais pas à me sacrifier pour la bonne cause, je n’hésiterais pas à devenir rebelle contre le Capitole. Je me dis au final que mon entrainement ne peut être que bénéfique à ce genre de dessins. Pourtant, le mieux aurait été que les Jeux ne reviennent pas, et surtout que mon père ne m’entraîne jamais. Oui, j’aurais préféré jouer avec lui comme tous les enfants de la Veine jouent avec leurs pères. A la place, je jouais déjà des jeux très différents, plus dangereux que jamais.
- Oui, toute famille a son lot de secrets, plus ou moins terrifiant. Je pense que les familles qui essayent le plus de se faire bien voir ont les pires secrets. Pas les plus dures ou je ne sais quoi, mais les pires…
Et je ne parlais pas spécialement de ma famille, je pensais par exemple aux Stink, ou le mari bat sa femme tandis que le fils bat sa mère. Pauvre femme, incapable de se défendre… Ils étaient les plus côté dans le district 12 jusqu’à ce qu’elle meurt et qu’ils aillent en prison. C’est fou comme les gens qu’on croit connaitre peuvent nous cacher des choses abominables.
Et alors que je m’appitois lamentablement sur mon sort, que je m’arrache littéralement les cheveux, je suis surpris lorsque je sens la main d’Avery me caresser délicatement les cheveux. Geste aussi inattendue qu’apaisant. Oui, je ne pensais pas qu’elle ferait ça, après tout, toucher un homme aurait pu la dégouter.
Je respire un long moment, profitant de sa main dans mes cheveux, qu’elle fait glisser sur mon épaule, sur mon dos… Je frissonne lorsqu’elle passe sur, non ma plus grande, mais ma plus blessante cicatrice.
Il y a quelques année, mon père à eu la merveilleuse idée de m’entrainer à éviter les balles. Le pire arriva et une balle me traversa, de l’omoplate jusqu’à l’avant de mon corps. Je crois n’avoir jamais autant souffert. Une cicatrice est encore visible et je suppose qu’elle le sera toujours.
Je porte aussi la balle autours de mon coup, pour toujours me rappeler ceci : Ma vie ne tient qu’à un fil… Ou qu’à un fou.
Alors qu’elle passe dessus, ma main gauche se porte instinctivement sur mon pendentif, vestige d’une douleur qui perdure.
Sa main ne reste cependant pas très longtemps la dessus, pour mon plus grand bonheur, elle descend le long de mon dos tout en me disant :
- Tu n’es pas ridicule… Eux, sont ridicules.
Je souris, heureux qu’elle ne me considère plus comme un ennemi, du moins, c’est comme cela que je le ressens. Mais je dois avouer que lorsqu’elle retire sa main, je sens une sorte de vide m’envahir… Moi qui ne voulait pas trop qu’elle me touche, au final, son contact rassurant et apaisant me manquait déjà…
- Je ne sais pas pourquoi ils les ramènent maintenant, c'est horrible. Y a des fois, depuis l'annonce, que je me demande si il n'y aurait pas eu une nouvelle Katniss Everdeen née.
Je lui souris. Oui j’avais entendu parler d’elle, même si mon père préféré cracher sur son nom en parlant de la fille la plus stupide et enfant que la Terre et porter. Moi, je me disais que j’aimerais beaucoup ressembler à ce Peeta, l’orateur, et pourtant je sais que je n’ai pas son charisme…
J’avais fait mon éducation sur eux en volant un livre que mon père dit prohibé. J’avais ainsi tout lu sur elle, sur son courage, son sacrifice pour sauver sa petite sœur, sa vie avant les Jeux, ou elle se battait déjà corps et ame pour sa famille. Un vrai symbole, et j’aurais tellement aimé être là à l’époque et la connaitre. Cela devait être fabuleux.
J’ai retrouvé un jour une veille, très vieille cassette à la plaque. Quel fut ma surprise en voyant des interviews de Katniss Everdeen, la fille du feu et de Peeta Mellark, le boulanger. Je l’ai toujours, cacher dans ma chambre tel le plus précieux des trésors tant chacune de leurs phrases sonnent juste.
- Oui, une Katniss Everdeen nous serait bien utile… Mais elle n’aurait rien été sans l’orateur, ca j’en suis sûre.
Oui, seul, en se montrant fort c’est sûre que c’est bien, mais à deux on est toujours plus fort.
Elle semble déboussoler quand à ma réaction. Oui je suis sûre qu’on la dégoute, on ne mérite que cela. Je ne l’en blâmerais tellement pas. Mais sa réaction me surprends aussi et me fait aussi tellement plaisir :
- Ne dis pas de bêtises, s'il te plait... On ne peut pas tous être semblables, dans la même condition et je le sais. N'empêche, je vois tes copains à l'intérieur et j'ai envie de vomir. Ils ont été entraînés pour tuer et si ma soeur ou le petit frère de ta meilleure amie se retrouvait devant l'un d'eux, ils n'auraient aucune chance de survie.
- Oui, j’ai plus de chance ça c’est sûre… J’ai toujours été entrainé comme un futur tribut. Et je me sacrifierais pour sauver ceux que j’aime, pas pour la gloire, ou ma famille… Pour la liberté.
Et voilà que j’ai les larmes aux yeux, pensant à mon futur, et surtout lorsque je parle de nous pauvre petits riche qui nous plaignons de tout. On est vraiment dégoutant.
Elle devrait être dégoutée d’être avec moi et pourtant, elle s’approche de moi, elle pourrait bien me gifler pour être un stupide riche, non, à la place de cela, essuies délicatement les larmes qui coulent sur mes joues, tandis que l’autre me prend la main.
Je la regarde, troublé, et en même temps, je me sens plus complet que jamais.
-Le Capitole ne veut que ça... Il veut te dominer, il veut me dominer... Ne leur donne pas raison en montrant tes faiblesses. Sois fort... Si tu veux être différent des autres, sois-le, personne ne t'en empêchera et ceux qui essaieront seront les fous ne voyant pas ce que tu vois.
Elle presse un peu plus ma main, me montrant qu’elle est là, et je la serre telle une bouée de sauvetage.
- Je serais fort… Ils ne nous domineront pas.
Ma voix et forte, et ne flanche pas, oui, cela sonne comme une promesse.
Elle abaisse la main de ma joue, mais pourtant, elle garde toujours sa main dans la mienne.
C’est étrange, je ne comprends pas mais je sens que nos mains ensemble c’est tout à fait naturel.
Soudainement, elle se tend, presque aussi rapidement si ce n’est plus car elle reconnait les pas qui arrive.
Elle lâche ma main rapidement alors que je me retourne pour regarder qui arrive.
Le maire nous fais fasse, regardant Avery, puis moi agressivement.
- Avery ! Les invités sont prêts à quitter, rentre à l'intérieur les saluer... Et vous, jeune homme, votre famille vous attend.
Il la prend par le bras, l’enlevant et me laissant un certain vide dans le cœur. Ca y est, il reprend son jeu, l’embrasse de nouveau et je ne sais pas pourquoi cela me mets dans une sorte de colère…
De la jalousie ?
J’avance et retourne auprès de ma mère qui me sourit.
Mon père fonce sur moi, plus furieux que jamais.
- Tu es fou ! Danser avec elle passe encore, mais en plus aller te cacher pour être seul tous les deux ! Quel honte. On aura de la chance si le maire ne nous en veut pas ! J’ai tenté de tout arranger, normalement tout vas bien mais tu es irresponsable Naït.
Je l’écoute d’une oreille discrète alors que je tente de capter le regard d’Avery, lorsque je croise son regard, je souris bêtement.
Mon père me sermonne toujours mais je passe à côté de lui, le laissant parler seul.
J’avance vers le maire et Avery.
- Monsieur le maire, pardonnez-moi si je me suis montré impoli, cela n’était pas mon but.
Je sors la main de ma poche, prend la main d’Avery qui semble moins rebuté par mon contact. Je lui fais un baise main d’au revoir, et pour une fois, je ne trouve pas cet coutume étrange. Je suis heureux de jouer les galants avec elle.
Mais ce baise main est plus qu’une coutume. En effet, discrètement, je lui glisse un petit mot :
"Parce qu’ils ne nous auront pas."
Suivis de mon adresse, j’espère qu’elle m’écrira, si elle ne me répond pas, je n’aurais jamais son adresse, je n’aurais plus de nouvelle… J’espère qu’elle m’écrira car maintenant c’est elle qui à la clé de notre relation.
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MessageSujet: Re: Réception imposée (Done)   Mar 15 Mai - 22:04


Avery & Naït






Je serais fort… Ils ne nous domineront pas.

Un léger sourire illumina les lèvres d'Avery à cette réponse. C'était ce qu'elle voulait entendre et il avait su lui dire. Aucune réponse claire ne passa ses lèvres puisqu'ils furent interrompus par le maire qui ne semblait pas vouloir attendre que sa jeune maîtresse finisse sa conversation. Sa poigne sur son bras lorsqu'il la tirait vers l'hôtel de justice était plutôt forte et sous les doigts du maire, des traces rouges commençaient déjà à apparaître. Avant d'être trop loin et hors de portée de Naït, elle lui chuchota un petit "J'ai foi en toi" avant d'être entraînée dans la demeure où le maire tentait de la tenir loin de Naït. Malgré tout, les deux se trouvèrent des yeux et s'échangèrent un petit sourire. De loin, elle entendait les reproches que l'homme riche faisait à son fils et une colère montait en elle. Il lui avait dit, presque promis, qu'ils ne l'auraient pas. Par bonheur, elle le vit s'avancer, laissant son père en plan et le regarda de la tête aux pieds lorsqu'il se tenait devant le maire et elle.

Monsieur le maire, pardonnez-moi si je me suis montré impoli, cela n’était pas mon but.


Avery se laissa prendre la main et eut un petit sourire à ce baise-main d’au revoir. Le contact de Naït ne la repoussait plus, au contraire. Si elle avait pu faire durer ce moment, elle l'aurait fait. Le contact d'un bout de papier dans sa main la surprit mais au regard qu'il lui lançait, elle comprit lentement. Lorsqu'il la lâcha, elle serra fort le papier sans le lire pour éviter tout soupçons. Un vide l'envahit alors qu'elle voyait Naït et sa famille quitter l'hôtel de justice après les autres familles. Il ne restait plus que le maire et elle au beau milieu du hall et instinctivement, Avery savait qu'elle allait passer un mauvais quart d'heure.


Va dans la chambre pour enlever cette foutue robe, je te rejoins.

Elle grimaça en obéissant et monta à l'étage, se rendant dans la chambre du maire pour enlever sa robe. Avery prit un moment pour lire le bout, ce qui la fit sourire. Rapidement, elle fourra l'adresse dans ses vêtements personnels et enleva la robe verte avant que le maire ne revienne. La soirée qui suivit fut terriblement difficile. Recevant les coups qu'il lui portait pour avoir fait à sa tête pendant la réception, Avery ne pensait qu'à Naït. Se demandant si les coups que son père lui donnait étaient plus forts... Tout se termina lorsque le maire déversa sa semence sur son ventre comme il avait l'habitude de faire. Avery se rhabilla rapidement et plia la robe alors que le maire préparait ses billets qu'il donna à Avery en tendant les lèvres, désirant un dernier baiser qu'elle ne lui donna pas. Elle repartit en claquant la porte et marcha d'un pas rapide jusqu'à chez elle. Elle entra dans sa maison où tous dormaient paisiblement ce qui l'enrageait et déposa la moitié des billets sur la table de la cuisine avant de se précipiter dans sa chambre, embrassant sa soeur, sur le front, qui dormait dans le deuxième lit. Avery alluma une chandelle et se cala contre les oreillers de son lit en soupirant. Elle fit quelques esquisses de lettres mais aucunes ne lui plaisaient jusqu'à ce que son dernier essai fut le bon.

Après cette première lettre, Naït et elle s'en échangèrent plusieurs. Avery appréciait cette correspondance qui lui permettait parfois de se confier et d'autre fois, qui la faisait rigoler.


Terminé
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Réception imposée (Done)

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