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 Nothing, without you. ▬ CAMERON.

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MessageSujet: Nothing, without you. ▬ CAMERON.   Mar 8 Mai - 10:02

L’amour peut vous combler de bonheur, vous emmener au septième ciel, vous faire ressentir des choses encore inconnues. Mais il peut parfois vous décevoir, vous briser, vous mettre en mille morceaux. Désormais, je connaissais les deux faces du sentiment. On ne vous prévenait pas, lorsque l’amour vous tombait dessus, que vous risquiez de souffrir. Si je l’avais su, sûrement, je ne me serais pas laissé avoir. Voilà qu’en mois de deux mois, je souffrais comme jamais. J’avais commencé par fuir mon petit-ami – je me portais volontiers responsable de cette partie – puis, après de belles retrouvailles, le voilà qui m’avoue être tombé sous le charme d’une jeune fille, autre que moi. Cette fois-ci, je ne porterai pas la responsabilité de cet acte. Moi, je n’avais jamais songé à aller voir ailleurs. Milan me convenait, parfaitement. Même dans son absence, je le sentais qui veillait sur moi. Du moins, c’est ce que j’avais cru. Je me rendais compte avec grande tristesse que je m’étais trompée. Il avait été bien trop occupé avec sa Léandre. Ce nom me dégoûtait. J’avais envie de vomir rien qu’à la pensée de cette jeune fille, qui avait pris une trop grande importance dans le cœur de mon Milan. Et lui ? L’avait-il embrassé ? A son regard, lorsqu’il m’avait évoqué la présence de Léandre dans sa vie, j’avais compris que oui. Il ne me l’avait pas avoué, mais c’était tellement évident. Je l’avais fui. C’était bien plus simple pour moi. De ne pas devoir affronter son regard. Je ne supportais plus ses yeux suppliants de me pardonner. J’étais brisée, je le sentais bien. Il voulait jouer sur la pitié, sur la compréhension. Après tout, j’étais celle qui l’avait abandonné, il avait bien droit de se consoler, non ? Un rire jaune s’échappe de mes lèvres, tandis que je marche lentement dans les rues du district. Le ciel gronde, il ne va pas tarder à pleuvoir. Qu’importe. Rien ne pourra m’atteindre, ce soir. Je n’ai pas eu tort : la pluie commence à tomber sur le sol noir. Doucement, puis elle se fait plus forte. En quelques secondes, je suis trempée de la tête aux pieds. Je tomberai peut-être malade. Je passe devant ma maison, m’arrête, puis reprend mon chemin. Ce n’est pas chez moi que j’ai envie d’être. Je n’ai pas envie de faire face aux yeux inquisiteurs de ma famille. Je sais où je dois aller, à présent. Je rebrousse chemin et me dirige vers la maison de mon meilleur ami.

Je toque à la porte, ne m’arrête pas jusqu’à ce qu’il ouvre. Il se pourrait qu’Adrastée soit à la maison, mais je me fiche de la savoir là. Elle est assez intelligente, je l’espère, pour comprendre que, parfois, nous avons besoin d’un moment seul avec un ami. Cameron ouvre la porte, me dévisage avec surprise. Je lui demande entre mes dents s’il va me laisser entrer, ou me laisser sous la pluie. Il se recule, me laisse le passage. Je pénètre dans la maison familiale. Je ne jette pas de regard à ce qui m’entoure, je suis déjà venu ici des dizaines de fois, c’est comme ma seconde maison. Je ne regarde pas non plus Cameron. Je sens pourtant ses yeux pointer sur moi. Je reste plantée dans l’entrée, mes cheveux ruisselants. Je suis en train de tremper leur maison, mais je n’y porte pas d’importance. Ce n’est pas ce détail qui me tracasse, à ce moment même. J’hésite à parler, à lui expliquer. Mais il doit comprendre que quelque chose ne va pas chez moi. Je ne lui ai jamais rien caché, il connaît de mes secrets les plus sombres, les plus enfouis. Cameron sait tout de moi. Alors, pourquoi ne pas lui dire tout de suite, de but en blanc ? Peut-être parce que j’ai honte. Honte d’admettre que je fais partie de toutes ces filles qui donnent leur cœur, et attendent qu’on le brise, en retour. Je me retourne, soudain. Je baisse les yeux, incapable de croiser le regard de mon meilleur ami. Après un silence, que je juge interminable, je murmure entre deux sanglots : « Il m’a trompé, Cameron. » Je le connais. J’imagine déjà son rugissement de mécontentement, de colère avant même qu’il ne sorte de sa bouche. Je tremble. De froid, de tristesse. J’ai l’impression que l’amour m’échappe, entre mes doigts. Je craignais de perdre Milan dans les jeux de la faim. Je l’ai perdu, en réalité, d’une façon toute autre. Dans les bras d’une autre. Je lève enfin les yeux vers Cameron, pour la première fois depuis que je suis entrée. Il est torse nu, a les cheveux mouillés. Il était certainement en train de faire sa toilette. Je fronce les sourcils. J’ai déjà vu Cameron dans cette tenue, mais jamais je ne l’avais réellement regardé. Je n’avais jamais remarqué combien son torse était bien dessiné. Il était un homme, fort et bien bâti. En réalité, il était beau. Plus beau que je ne me l’étais imaginée. Je détourne le regard, ne comprenant pas vraiment ce qu’il se passe dans ma tête. Je dois être confuse, perdue. Puis, soudain, je comprends.

Vengeance. J’ai simplement besoin de me venger. Je reporte mon attention sur Cameron, croise ses yeux sombres. « Tu es tout seul ? » Il hoche la tête, lentement, ne semblant pas comprendre le sens de ma question. Je perds pied, comprends ce que je m’apprête à faire mais pas tout à fait prête à l’assumer. Je sais que je le regretterai, mais qu’importe, j’en ai besoin, j’en ai envie. Je m’élance vers lui, aussi rapidement que je le peux. J’attrape son visage avec force, le serre entre mes mains et je pose mes lèvres sur les siennes. Je l’embrasse passionnément, peut-être un peu trop violemment pour lui puisqu’il me force à ralentir le rythme. C’est étrange. J’étais persuadée qu’il me repousserait. Nous n’avions jamais franchi cette barrière. Nous étions comme frère et sœur, voilà que nous devenions plus que ça. Je mords sa lèvre, me recule, plonge mes yeux dans les siens tout en haletant. Je reprends ma respiration, avant de replonger. Je retrouve le goût sucré de ses lèvres. Je serais incapable de qualifier ce baiser. Rien de ce que j’avais connu avec Milan ne ressemblait à ça. Avec Milan, c’était de l’amour, de la vie qui se partageait pendant nos baisers. Avec Cameron, je ne savais pas. De l’amitié, de la passion, des secrets partagés, peut-être. Une main s’accroche à ses cheveux tandis que l’autre descend le long de son torse. Le contact de nos peaux m’émeut. Je sentais que je pourrais passer ma vie à l’embrasser, à partager tout le reste de mes secrets avec lui. Il me serre un peu plus contre lui. Les papillons au creux de mon estomac s’agitent doucement. La sensation m’est familière, car connue avec Milan, mais reste différente, nouvelle. Je soupire de plaisir avant qu’enfin, nos langues se mêlent. C’était l’osmose. L’osmose parfaite.

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MessageSujet: Re: Nothing, without you. ▬ CAMERON.   Mar 8 Mai - 12:44

Un bain chaud. Cameron avait rempli sa baignoire de fortune – sa bassine un peu plus grande que la moyenne – d’eau bouillante, et s’y était glissé quelques minutes plus tard, alors que le jour déclinait déjà. Il avait besoin de réfléchir, d’être seul, et surtout, de se réchauffer tant bien que mal. Il avait froid, partout. Il était gelé. Son cœur était glacé. S’il s’était rapproché de sa femme dernièrement, ils restaient distants. Ils discutaient beaucoup plus, il leur arrivait même de rire ensemble ; mais au final, Adrastée était souvent absente. Elle avait voir ses amis, et après tout, pouvait-il la blâmer pour ça ? Elle en avait besoin. Sans eux, elle n’était plus vraiment elle-même. Alors, s’il appréciait sa présence, Cameron continuait de ne voir en elle qu’une ombre fantomatique, trop absente, trop secrète, qui ne voulait toujours pas de lui comme époux. Elle ne voulait pas de lui. Certes, elle lui avait avoué vouloir être plus présente pour lui, et il la remerciait implicitement pour ça. Elle devenait une alliée et non plus une ennemie. Mais ça ne changeait rien au fait qu’elle n’était toujours pas sa femme. Un instant, il posa les yeux sur son annulaire, nu depuis qu’il avait décidé d’ôter son alliance ainsi que celle de sa compagne. C’était comme ça que les choses devaient être. Pouvaient-ils se prétendre époux ? Foutaise. Ils n’étaient rien l’un pour l’autre, dans le fond. Oh oui, il la désirait plus que tout, et commençait à réellement l’apprécier. Mais sans réciprocité, tous ces sentiments qui lui brûlaient le cœur n’avaient aucune véritable espèce de valeur. Aucune. Il partageait son lit, mais c’était tout. Ils ne s’enlaçaient même pas tendrement, ils n’avaient pas de geste amoureux l’un envers l’autre. Ils étaient des étrangers, en mieux. Des étrangers qui avaient été mis de force ensemble, et qui s’en accommodaient tant bien que mal. Il voulait l’aimer, et en même temps, ça le terrifiait. Pourrait-elle ressentir de l’amour pour lui un jour ? Pourrait-elle avoir autant de sentiments que lui ? Et s’il se perdait corps et âme dans cette relation, qui le sauverait ? Il secoua la tête, lentement, maugréant à sa propre adresse : « Imbécile ». Il n’avait pas besoin d’être sauvé. Il crèverait, voilà tout. Il n’aurait plus rien à perdre, et il prendrait donc des risques inconsidérés. Il mourrait en mission. Et comme toujours, il penserait à Natalee en dernier, juste avant son dernier souffle, et refermerait les yeux sur ce qu’a été sa pauvre et misérable existence.
Il était assis dans la bassine de bois, assez longue pour qu’il puisse allonger un peu les jambes. Ses mains saisirent un peu d’eau, puis éclaboussèrent son visage fatigué. Ça lui faisait du bien, vraiment. Il respira profondément et appuya davantage son dos contre la paroi. Son repos fut de courte durée. Il entendit soudain toquer à la porte, de manière fébrile, répétée, soutenue. Il se leva, sortit du bain, s’essuya rapidement et enfila juste son jean. C’était sûrement Adrastée qui avait oublié ses clefs et qui voulait rentrer. Rien de bien grave. Mais lorsqu’il ouvrit la porte, c’est le visage de Natalee qui apparut. D’abord surpris, il remarqua qu’elle était trempée jusqu’aux os. Il n’avait pas vu qu’il pleuvait avant qu’elle se tienne à l’entrée de sa maison, ruisselante. « Tu me laisses entrer ou tu attends que je sois totalement imbibée d’eau ? ». Il recula, laissant passer la silhouette fluette de Natalee. Quelque chose n’allait pas, il le voyait tout de suite. Ses yeux étaient rouges, elle était haletante.

- Natalee, murmura-t-il au bout de quelques instants de silence, alors qu’elle lui tournait le dos.

Elle lui fit alors face. Et puis, elle se mit à sangloter. Cameron ne pouvait pas supporter ça. Son cœur se brisait à chaque fois que Natalee était malheureuse. Il ne voulait pas voir ses larmes, jamais. Personne ne devait la faire pleurer. Elle ne méritait pas qu’on lui inflige ça. Là, elle prononça les mots fatidiques. Ceux que Cameron redoutait, mais qu’il aurait voulu ne jamais entendre. Il l’avait trompée. Milan. Petite merde. Il le détestait. Il voulait le tuer, de ses propres mains. Ce salaud ne méritait pas tout ce qu’il avait, à commencer par Natalee. Cette fille était le rêve de n’importe quel homme, et il osait lui être infidèle, alors qu’ils s’aimaient depuis longtemps déjà. À cet instant, il ne pouvait ressentir que de la haine pour ce garçon qui détruisait tout ce qu’il croisait. À commencer par son ange blond. L’ange leva les yeux vers lui, le regardant pour la première fois depuis qu’elle avait fait son entrée dans la pièce. Même triste, elle restait belle. Comment ne pas l’aimer ? Comment lui être infidèle ? C’était tout simplement impossible, à moins de ne pas avoir de cœur. C’était le cas de Milan, il en était persuadé. Ce sale type avait semé le malheur dans la vie de Natalee. Elle qui était si heureuse avait de le connaître. Si heureuse quand il n’y avait qu’elle et Cameron. Désormais, elle courait après une ombre, et ne parvenait jamais à la rattraper totalement. Elle ne l’avait pas, elle ne l’aurait jamais. Ce garçon lui laissait toujours croire qu’elle était la seule, l’unique. Qu’il l’aimait plus que tout. Mais il ne le pensait pas. Il préférait sa liberté à l’amour, sûrement. Ce n’était pas blâmable au fond. C’était juste malheureux que cela tombe sur Natalee. S’il y avait une personne qu’il ne fallait pas détruire, c’était elle. Autrement, il fallait subir le courroux de Cameron. Et ça pouvait être sanglant.

Il n’avait prononcé aucun mot. Ça ne servait à rien de la blesser davantage en lui disant qu’elle méritait mieux que lui, qu’il n’était pas assez bien pour elle. Cela ne ferait qu’attiser la rage que devait contenir la blondinette. Cameron la connaissait par cœur. Elle n’avait pas besoin de parler pour qu’il sache qu’elle était en rogne. En colère contre tout le monde. Sauf peut-être contre lui. Il était son ami. L’avait toujours été. Le serait toujours. Mais d’un coup, elle lâcha des mots surprenants. « Tu es seul ? ». Il hocha la tête, perplexe. Il ne comprenait pas ce qu’elle voulait dire. Ni ce qu’elle voulait faire. Avant qu’il ait pu réagir, elle avait saisi son visage et attrapé ses lèvres. C’était inattendu. Elle mettait tellement d’ardeur dans ce baiser qu’il dû ralentir le rythme. Elle était en colère, réagissait sous l’impulsion du moment ; Cameron ne la repoussa pas. Lorsqu’elle recula et lui mordit la lèvre, son cœur eut pourtant un raté. Que se passait-il ? Il croyait que ça ne lui ferait rien, et pourtant, son corps en redemandait. Il en voulait plus. Il la voulait. Alors qu’elle replongeait, l’espace d’une seconde, ses grands yeux clairs dans les siens, l’étincelle du désir s’alluma enfin dans ses iris bleus. Il avait envie d’elle, pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient. Elle, sa meilleure amie. Sa sœur. C’était mal. Ils avaient toujours vécu ensemble, joué ensemble. Maintenant qu’il y songeait, était-ce si incongru ? Ne l’avait-il pas toujours aimée, au fond ? Pas le temps de réfléchir. Elle attrapa de nouveau sa bouche. Il n’opposa aucune résistance. Au contraire, il amplifia ce baiser. Il ressentait moins de désir pour elle que pour Adrastée ; pourtant, il l’aimait davantage. Il s’agissait véritablement d’un baiser d’amour. Celui qu’ils auraient dû échanger depuis longtemps s’ils avaient fait les choses différemment. Il glissa ses mains dans le dos de Natalee. Son dos mouillé. L’envie de la posséder totalement augmentait. Il la serra contre lui un peu plus, puis la guida, sans quitter ses lèvres, pour qu’elle s’appuie doucement contre la porte d’entrée. Sa main droite s’enfouit dans la jungle de ses cheveux mouillés. L’autre, tendre et presque timide, s’aventura sous les vêtements trempés de Natalee. Ses habits lui collaient à la peau, et il eut du mal à se frayer un chemin à travers le tissu collant. Mais rapidement, il trouva le creux de ses reins puis, en remontant et en glissant sa paume vers l’avant de son corps, sa poitrine gelée. Laissant sa paume sur le sein droit de Natalee, il continua de l’embrasser avec une langueur qui lui était jusqu’alors inconnue. Tout était si naturel entre eux. Il la voulait. Il la désirait. Son corps l’appelait. Et il peinait de plus en plus à résister à ce chant merveilleux.
Il se détacha de ses lèvres quelques secondes et parcouru son cou comme s’il explorait un territoire inconnu. Il l’avait déjà embrassée à cet endroit auparavant, en toute amitié, mais ce geste prenait un tout autre sens aujourd’hui. Ses lèvres goûtaient chaque parcelle de peau, avant de finalement trouver le lobe de son oreille qu’il saisit amoureusement entre ses dents, puis qu'il pinça avec douceur. Il s’arrêta un instant, le temps de murmurer son prénom. « Natalee ». C’était tout ce qu’il avait en tête à cet instant. Il retourna vers ses lèvres dont il reprit rapidement possession. Leurs souffles se mêlaient de nouveau, et ses doigts brûlaient d’envie de faire tomber au sol les vêtements de la blondinette. Comme hypnotisé, il n’avait que son nom en tête. Son visage. Sa voix. Pas un instant, il pensait que cela pouvait être une simple vengeance. Pour lui, il s’agissait d’une libération. Elle venait le sauver. Elle venait l’aimer. L’aimer véritablement, lui offrir ce qu’elle pouvait lui donner. Son cœur, son corps. Retirant sa main de son sein, Cameron la glissa sous sa cuisse et la repoussa contre la porte, cette fois en la soulevant légèrement. Les jambes de la jeune femme entouraient désormais sa taille, et il était prêt à accepter tout ce qu’elle lui demanderait. Absolument tout.
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MessageSujet: Re: Nothing, without you. ▬ CAMERON.   Jeu 10 Mai - 5:35

Ma vengeance s’accomplissait petit à petit, sans que j’aie besoin de forcer Cameron. Nos baisers se faisaient naturellement, peut-être un peu trop, mais je n’avais pas le temps de penser aux détails. La main de mon meilleur ami vint parcourir mon corps, jusqu’à se poser sur ma poitrine froide et nue, tandis que ses lèvres brûlantes se posaient dans mon cou. Je n’aurais jamais pu imaginer qu’un tel moment aurait lieu entre nous. C’était absurde, presque irréel. Je fermai les yeux à son contact. Je me serrai un peu plus contre nous, je ne supportais plus de ne pas toucher son corps. Sa bouche prononce mon nom. Je ne prends pas la peine de lui répondre. Je me colle simplement encore plus à lui. Je retrouve ses lèvres après quelques minutes de repos. Ma main caresse son visage, se perd dans ses cheveux. Je me demande à quoi il pense. Pense t-il, seulement ? Suis-je la seule à me poser des milliers de questions ? Probablement. Cameron semble être complètement possédé par le moment. Il m’embrasse avec fougue, me laissant à peine le temps de reprendre ma respiration. Je n’aurais pas cru qu’une telle passion puisse prendre de son corps. De nos deux corps. Mon corps heurte la porte d’entrée. Je ne souffre pas. A vrai dire, je suis bien trop occupée à lui offrir mes baisers. Puis, il me soulève, mes jambes s’enroulent autour de son corps. Il me porte, jusqu’à un autre endroit. Je ne sais pas où. Moi qui connait pourtant sa maison par cœur, je suis incapable de dire où nous sommes. Je n’ouvre pas mes yeux pour observer l’endroit. J’ai mieux à faire. D’un seul mouvement, il bascule nos deux corps sur ce qui doit être un lit. J’en profite pour déposer des baisers sur son torse, son ventre avant de retrouver ses lèvres, avec merveille. Ce que nous nous apprêtons à faire, je n’en ai, en réalité, aucune idée. Je suis trop ailleurs pour y penser. Surtout, je n’autorise pas mon esprit à s’évader car à chaque fois, l’image de Milan avec une autre fille me revient en tête. C’est drôle. La fille est différente à chaque fois, comme s’il était tombé amoureux d’une dizaine d’entres elles. C’était stupide, je le savais, mais je ne pouvais m’empêcher d’y penser. S’il avait un jour rêvé d’une autre, il était probable que cela recommence un jour ou l’autre, même s’il me jurait qu’il n’aimait que moi.

J’ouvre les yeux, soudain, fronce les sourcils. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais je suis surprise. Cameron ne semble pas remarquer l’inquiétude qui se dessine sur mon visage. Il quitte mes lèvres pour mes joues, mon cou, le début de ma poitrine. Que sommes-nous en train de faire ? Milan. Milan est le seul nom qui me vient en tête. Mon dieu, je réalise mes faits et gestes. Il me tuera, c’est certain. Il n’a jamais aimé Cameron, alors il ne pourra pas bien réagir. J’ai peur, soudain. Je reste immobile, désormais insensible aux baisers de Cameron. Puis, au bout d’une minute ou deux, je pose ma main sur son torse, comme pour le repousser. « Attends. » je murmure. Il croise mon regard, ne semble pas comprendre. Je me recule sur le lit. J’ai besoin de respirer, un instant. Je me sens coupable. D’un geste tendre, il pose sa main sur ma joue, puis dans mes cheveux avant de poser un baiser sur mon front. Je sens en lui le désir, toujours présent. Je me recule, encore. Je ne supporte plus qu’il me touche. Surtout, je n’accepte pas ce que je viens de faire. Cameron détourne le regard. Au bout d’un long moment, je finis par lui dire : « Je ne peux pas lui faire ça. » J’essuie une avant qu’elle ne coule sur ma joue. Si Milan me voyait … Je ne sais pas ce qu’il ferait, à vrai dire. Il m’en voudrait, c’est certain, comme je lui en veux encore pour ce qu’il a fait avec Léandre. Mais, au fond, je ne valais pas mieux. Je venais exactement de faire la même chose. Pire, avec mon meilleur ami, un homme que Milan n’appréciait pas le moins du monde. Je m’autorise à regarder dans la direction de Cameron. Il ne bouge pas, a la mâchoire serrée. L’une de ses mains est posée sur son menton. Je connais cette position. Celle qui adopte quand quelque chose ne va pas. Je fronce les sourcils. Je croyais, pourtant, qu’il aurait compris. Il savait que j’étais incapable de faire du mal à Milan. Il savait aussi qu’il ne pouvait jamais rien se passer entre nous. Nous étions comme frères et sœurs, je suppose qu’il y a des barrières que l’on ne peut pas franchir. « Cameron ? » osais-je l’appeler. Il ne répond pas, ne me regarde même plus. Je me redresse, me rapproche de lui. Je vois bien sur son visage, sur une expression qu’il voudrait indéchiffrable, qu’il m’en veut. Mais de quoi ? S’il n’avait pas voulu m’embrasser, il aurait pu me repousser. Je ne l’avais pas forcé après tout, loin de là. Puis, mes yeux s’écarquille, ma bouche s’ouvre légèrement. Est-ce qu’il en avait envie ? Est-ce qu’il s’attendait à plus que ça ? Moi qui pensais que ce genre de choses était complètement impossible entre nous, je m’étais apparemment trompée. Je n’aurais jamais imaginé que Cameron ait pu, un jour, avoir ressenti du désir pour moi. Cette idée était complètement folle. Mais apparemment, ce n’était pas si fou que ça. « Tu m’en veux ? » Je pose ma main sur son bras, mais, à son tour, il me repousse. Je détourne le regard, refoulant les larmes qui montaient encore en moi. Je viens de comprendre que désormais, notre amitié ne sera plus jamais ce qu’elle a, un jour, été.


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MessageSujet: Re: Nothing, without you. ▬ CAMERON.   Jeu 10 Mai - 6:02

Jamais Cameron n’aurait cru réagir un jour comme cela avec Natalee. Jamais. Et si on lui avait dit ça, il serait tombé à la renverse. Elle était sa meilleure amie, sa sœur. Rien de charnel ne pouvait se produire entre eux. Mais alors qu’il mordait sa peau, qu’il goûtait ses lèvres et qu’il touchait ses seins, une chose était sûre : il ne tenait plus compte de tout cela. S’il ne devait pas avoir Adrastée parce qu’elle ne voulait pas de lui, il aurait Natalee, cet ange blond qui avait tant envie de lui à cet instant précis. Sans même s’en apercevoir, il l’avait déjà amenée dans sa chambre et posée sur le lit. Ses mains parcouraient désormais tout le corps de son amie, se glissant sous ses vêtements dès qu’elles le pouvaient, découvrant sa peau d’une façon toute nouvelle. Qu’elle était belle. Il l’avait toujours su, mais il le voyait davantage aujourd’hui. Dans un éclair, l’image d’Adrastée apparut dans sa tête et sa fougue se décupla. Il serrait désormais ses hanches, sa taille, tout en embrassant son cou. Était-ce vraiment elle qu’il désirait, ou le fait de penser que c’aurait pu être Adrastée, là, dans ses bras, sous ses lèvres ? Non, il voulait Natalee à cet instant. C’était peut-être ce que son cerveau essayait de lui faire croire, mais il en était convaincu. Il ne l’avait jamais convoitée auparavant. Elle était son amie. Elle ne serait jamais rien d’autre. Elle qui était pourtant si belle, si sensuelle. Il ne l’avait jamais vue comme ça. Mais là, il voulait d’elle. Il voulait faire l’amour avec elle. Et alors que toutes ces pensées terrifiantes mais excitantes lui traversaient l’esprit, la jeune femme se recula. « Attends ». Dans un souffle. Il ne comprenait pas. Peut-être avait-elle besoin de temps avant de passer à l’acte. C’était compréhensible. Dans un geste tendre, pour lui montrer qu’elle n’était pas obligée de se dépêcher, il lui saisit doucement la joue et déposa un baiser fiévreux sur son front. Mais elle recula encore.

Une envie de partir submergea Cameron. Pourquoi était-elle venue ce soir-là, chambouler sa vie pour ensuite le laisser en miettes ? Pourquoi l’avait-elle embrassé ? Il détourna le regard et le posa sur son annulaire gauche. Son annulaire nu, malgré son engagement récent. Il détestait Natalee. Il la haïssait plus que tout. Qui était-elle pour se permettre de venir, de se servir de lui, pour ensuite retourner voir son connard de petit-ami coureur de jupons ? À ce moment-là, quelque chose surgit dans son esprit. Lui aussi avait fauté. Un adultère. Ou presque, comme il n’y avait pas eu de relation sexuelle. Il commençait à aimer tellement sa femme que ça pouvait ne pas compter. Il pouvait faire comme si de rien n’était, comme s’il n’avait commis aucune faute. Oui, mais il avait eu envie de Natalee. Et pire que tout, il était amoureux d’elle. C’était la triste vérité, mais il ne pouvait pas y échapper. Ne dit-on pourtant pas que la haine est la plus proche voisine de l’amour ? À ce moment-là, il l’aurait tuée. Il l’aurait faite disparaître pour toujours. Elle éleva de nouveau la voix : « Je ne peux pas lui faire ça ». Il pensait, pour lui-même : « Tu te fous de ma gueule, Natalee ? Tu ne peux pas le blesser lui, mais moi, tu peux me piétiner comme bon te semble ? Ça n’a aucune espèce d’importance ? Tu es pitoyable. Tu es détestable ». Il se contenta de ne rien dire, et frotta son menton un court instant. Comment en étaient-ils arrivés là ? Étaient-ils si malheureux dans leurs vies sentimentales respectives pour se déchirer sous le coup de la passion ? Il se demandait aussi pourquoi elle l’avait embrassé si elle ne ressentait rien pour lui. Et puis, il comprit. Elle voulait se venger de ce que lui avait fait Milan. Et elle l’avait utilisé. Ça lui paraissait inconcevable. Avait-elle vraiment pu se servir de lui, sans scrupules ? Avait-elle eu seulement conscience qu’elle pouvait le blesser ? Oui, Cameron aurait dû comprendre que ce n’était qu’une vengeance… Pourtant, il s’agissait d’une vengeance secrète, dont eux seuls auraient connaissance. Alors pourquoi ? À quoi bon ? Il avait tellement envie d’elle, mais elle s’en foutait royalement. Cameron n’était rien. S’il s’était appelé Milan, s’il avait été un vrai salopard, il aurait peut-être pu avoir son corps, et son cœur. Mais il n’était que son ami. Il la connaissait depuis toujours : était-ce suffisant pour réclamer qu’elle fasse l’amour avec lui ? Simplement qu’ils couchent ensemble ? Elle n’avait même pas de désir pour lui. C’était ridicule de s’attarder là-dessus, mais c’était tellement douloureux. Comment Adrastée, qui le connaissait à peine, pourrait vouloir de lui comme époux, alors que Natalee, son amie de toujours, aurait préféré mourir plutôt que de coucher avec lui ? Elle l’appelait toujours, il ne l’entendait plus. Il ne voulait plus l’entendre. Comment lui pardonner après ce qu’elle avait fait ? C’était impossible. Elle s’était servie de lui. Il n’était qu’un jouet. Un pantin articulé qu’elle manipulait à sa guise. Elle avait bien raison après tout : il se laissait faire, sans broncher, sans montrer de signe de résistance. « Vas-y, traine-moi dans la terre, crache-moi dessus : plus rien n’a d’importance » ; ses pensées reflétaient totalement le dégoût qu’il avait désormais pour elle. Elle lui demanda s’il lui en voulait et posa sa main sur son bras galbé. Il ne supportait plus son contact, et dégagea rapidement les doigts de la jeune femme de son poignet. Comment osait-elle ? En plus, elle pleurait presque. Lui qui ne supportait pas ses larmes quelques instants auparavant, il les trouvait désormais pathétiques. Il ne les supportait plus, simplement parce qu’elle jouait la comédie à ses yeux. Elle osait jouer le rôle de son amie, de sa meilleure amie, et venait pourtant de le briser, de l’achever.

Il se leva soudain et se dirigea vers son armoire. Il contenait toute sa haine, comme s’il était dangereux de la laisser exploser. Dangereux, surtout pour elle. Il était tellement en colère, triste, malade, qu’il aurait pu lui broyer les os. Il ouvrit la porte du meuble à la volée et sortit une chemise, qu’il enfila lentement. Derrière lui, il pouvait l’entendre respirer bruyamment. Elle se sentait mal. Lui aussi, et elle ne pouvait sûrement pas deviner à quel point. Il n’eut pas la force de boutonner son vêtement, et appuya sa paume contre le bois. Ce qu’il dirait allait le projeter quelques jours en arrière. Quand il avait repoussé Adrastée pour la dernière fois. Quand il souhaitait qu’elle ne l’écoute pas et qu’elle reste. Elle était restée. Elle ne l’avait pas écouté, et il l’en remerciait aujourd’hui. Sauf que là, il voulait qu’elle parte. Vite. D’ailleurs, ses mots furent d’une cruauté sans nom, à plus d’un égard différents de ceux qu’il avait adressés à son épouse.

- Casse-toi, Natalee
, lui lança-t-il.
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MessageSujet: Re: Nothing, without you. ▬ CAMERON.   Jeu 10 Mai - 13:39

Come on, skinny love. I told you to be patient, and I told you to be fine and I told you to be balanced and I told you to be kind. And in the morning, I'll be with you but it will be a different kind.

Les sentiments pouvaient évoluer en quelques secondes. Une situation pouvait être bouleversée en un claquement de doigt, en un seul mouvement, un seul mot. Son regard me blesser. Il me détestait. Mon meilleur ami, mon frère me haïssait. Pourquoi ? J’avais fait une énorme bêtise. Une boule se forme au creux de mon estomac. Je n’étais pas fière de cette vengeance, je ne pensais qu’à la future réaction de Milan. Nous ne valions pas mieux l’un que l’autre. Nous nous étions trahis, détruits mutuellement. Et Cameron, au milieu de tout ça. Cameron qui avait posé ses lèvres sur les miennes, sur mon corps. Cameron qui avait, soudain, éprouvé du désir pour moi. Cameron qui se faisait rejeter. Par moi, sa meilleure amie. Mais j’étais incapable de faire l’amour avec lui. Cela n’avait aucun sens pour moi. Milan me tuerait, et je ne me le pardonnerais jamais. Je ne pouvais en aucun cas commencer une relation amoureuse avec Cameron. Simplement, parce que je ne l’aimais pas de cette façon. Milan était le seul, au monde, à qui je donnerais mon amour. Il n’y avait que lui, et il n’y aurait que lui jusqu’à la fin. Je me recule, ramène mes jambes contre moi, les entoure de mes bras comme pour me protéger. Qu’avais-je donc fait ? J’ose à peine le regarder. Si je le faisais, j’apercevrais la haine dans son regard et je sais que je ne pourrais pas supporter une telle chose. Je sens sa rancune. Je soupire. J’aurais voulu sortir de cette chambre, discrètement, sur la pointe des pieds, en silence. Peut-être ne remarquerait-il pas mon départ ? Il serait trop occupé à ruminer pour observer mes faits et gestes. Je regrettai d’être venue chez lui. J’avais simplement besoin du soutien de mon meilleur ami. Malheureusement, il semblait que je lui en avais trop demandé. Je ne m’étais pas servie de lui. Je ne l’avais pas embrassé dans cette intention. Bien sûr, au départ, je voulais juste faire souffrir Milan autant qu’il m’avait blessé. Mais surtout, j’en avais eu envie. J’avais besoin de sentir sa bouche contre la mienne pour pouvoir mieux me sentir. J’avais su, en entrant dans la maison, que cette fois ses bras ne me suffiraient pas. J’avais eu besoin de plus pour oublier. Je n’avais pas oublié, cependant, mais j’avais crée bien pire : la fureur de mon meilleur ami. J’avais toujours du mal à comprendre. Je n’avais jamais imaginé qu’un jour Cameron puisse ressentir plus que de l’amitié pour moi. Mais j’avais sentir son désir contre mon corps. Ses lèvres brûlants de m’embrasser encore et encore. Je regrettai presque de l’avoir arrêté, car jamais il ne m’avait regardé comme aujourd’hui, et je compris que ce regard me poursuivrait et me manquerait pendant longtemps. Mais j’avais bien fait, au fond. Si nous avions vraiment couché ensemble, que ce serait-il passé ensuite ? Il était marié à une autre femme et mon cœur appartenait à un autre homme. Cela n’aurait rimé à rien. J’avais simplement préféré mettre fin à ces histoires avant qu’elles ne commencent. Nous ne nous serions pas relevés d’une nuit passée ensemble. Cela aurait complètement ruiné notre amitié. Mais apparemment, se refuser l’un à l’autre était aussi un motif pour la gâcher.

Je n’ose pas bouger d’un millimètre. Cameron, lui, se lève du lit et se dirige vers nos armoires. Je m’autorise à regarder autour de moi. Sa chambre. Je ne l’avais jamais vraiment vu de cette façon. J’avais dormi des dizaines de fois dans cette pièce, dans ce lit mais il arborait maintenant une dimension tout à fait différente. Il aurait pu être le lit dans lequel j’avais trompé mon Milan. Il était le lit dans lequel j’avais perdu mon meilleur ami. Je reporte mon attention sur Cameron. Il a enfilé une chemise, comme s’il me refusait le droit d’admirer son corps. Comme pour se protéger de mon regard. « Casse-toi, Natalee. » Je sens mon sang se glacer, mes poils se hérisser. Jamais il n’a utilisé un ton aussi froid en me parlant. Jamais, d’ailleurs, il n’a utilisé de tels mots face à moi. Je ne sais pas quoi faire : une part de moi meurt d’envie de rester, de lui demander pardon et d’accepter de me donner à lui. Mais l’autre, la voix de la raison, me rappelle sans cesse le nom de Milan. Lentement, je me lève du lit. J’ai du mal à me tenir debout mais je ne suis pas prête à faillir devant lui. Pas maintenant qu’il me déteste. Je m’avance d’un pas lent vers lui, vers la porte qui me délivrera de nos souffrances. Arrivée à sa hauteur, j’ose le regarder. Il refuse d’abord de me rendre mon regard, puis sentant probablement mes yeux sur son corps, il se tourne vers moi. Je retiens un frisson. J’arrive même à retenir les larmes que j’aurais envie de pleurer. Son regard. Mon dieu, il me haïssait. Mais je ne cille pas. Je reste droite, immobile. Je n’ai pas l’intention de m’en vouloir d’être amoureuse d’un autre garçon que lui. Milan m’avait un jour appris à rester forte, à ne pas montrer mes sentiments. Ce soir, je comptais mettre en pratique ses conseils. « Tu n’as pas le droit de m’en vouloir. » J’hausse les épaules, d’un geste mécanique. « Tu sais très bien que rien n’est possible, entre nous. » Je n’étais pas la seule responsable, après tout. Il aurait pu me repoussé, ne l’avais pas fait. Il ne pouvait pas me détester parce que je l’avais arrêté. Bien sûr, je comprenais qu’il soit blessé dans son égo. Mais de là à me blâmer pour nos faits et gestes. Je pose ma main sur le bois, à quelques centimètres de la sienne. « Mais je suppose que Milan avait raison, tu n’es qu’un égoïste. » Je savais très bien que j’allais trop loin, qu’il allait entrer dans une colère noire. Je m’en fichais. Je ne voulais pas qu’il continue à prétendre d’être indifférent face à moi. Face à nous. S’il m’aimait vraiment, il devait se montrer plus fort que ça. Oublier sa rancune. Il ne pouvait pas vivre sans moi, pas plus que je ne pourrais vivre sans lui. Nos destins étaient liés, et j’avais bien l’intention de lui rappeler. Je reste sur le pas de la porte, oubliant presque qu'il m'avait demandé, ordonné, de quitter sa maison.
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MessageSujet: Re: Nothing, without you. ▬ CAMERON.   Jeu 10 Mai - 16:49

Malgré l’attachement qu’il éprouvait pour elle, ou du moins, qu’il avait éprouvé à un moment donné, il ne supportait plus la candeur de Natalee. Ne voyait-elle pas quand elle agissait mal ? Quand elle faisait ce qu’il ne fallait pas faire ? Elle aurait dû sentir dès leur premier baiser qu’elle devait s’arrêter. Vite. Elle n’aurait pas dû le pousser dans ses derniers retranchements. Si maintenant, ils n’osaient plus se regarder, c’était uniquement de sa faute. Mais la jeune femme admettait rarement qu’elle puisse être responsable de ses malheurs. Il fallait toujours taper sur quelqu’un d’autre. Pour la première fois, Cameron ressentait presque de la sympathie pour Milan. Après tout, elle l’avait toujours présenté comme « le méchant ». Pourtant, s’il était tombé dans les bras d’une autre fille, c’était aussi parce que Natalee l’avait repoussé de toutes ses forces. Elle avait refusé de rester avec lui, simplement par peur de souffrir s’il mourait. Cameron s’en rendait compte seulement maintenant ; quel genre de personne pouvait faire ça ? Laisser celui qu’elle aime par peur de souffrir ? C’était incroyablement égoïste, et surtout, tellement stupide. Elle avait mal en voulant se protéger. Cameron connaissait cette sensation, et pourtant, il ne l’expérimentait jamais pour des choses « sérieuses ». Ça lui était arrivé de se pincer la peau très fort, de se faire mal volontairement, pour atténuer une douleur insoutenable à un autre endroit du corps. Comme si le fait de se mutiler ailleurs pouvait calmer sa souffrance actuelle. Natalee faisait la même chose, mais elle jouait presque avec sa vie. Parce qu’elle ne voulait pas pâtir du départ de l’homme qu’elle aimait, elle le fuyait, quitte à en pleurer des heures, à avoir l’impression de mourir tellement il lui manquait. Comment faisait-elle ? Surtout, pourquoi ? Elle détruisait tout le monde. C’était comme si ça lui faisait plaisir, comme si elle jouissait sans complexe de cette capacité qu’elle avait à ravager son univers. Cameron avait supporté ça tant qu’il n’avait pas été directement touché. Désormais, il ne pouvait plus la regarder en face. Elle le répugnait, simplement parce qu’elle ne se rendait pas compte du mal qu’elle faisait autour d’elle.
Elle s’était désormais levée, puis dirigée vers la porte. « Pars. Dépêche-toi. Disparais sur le champ ». Mais elle s’arrêta avant d’avoir franchi le seuil. Maudite soit-elle. Il ne voulait qu’une chose : qu’elle déguerpisse, le plus vite possible. Il avait déjà honte de l’avoir amenée jusqu’ici. Elle agissait comme si elle était la seule qui avait quelque chose à perdre dans cette histoire, mais ce n’était pas le cas. Cameron avait Adrastée. Sa femme. Il n’avait pas voulu lui faire de mal, et pourtant, elle allait être dévastée lorsqu’elle apprendrait qu’il en avait embrassé une autre. Car oui, il comptait lui dire la vérité. Être honnête avec celle qui partageait sa vie était ce qui comptait le plus pour lui. Jamais il n’aurait pu la trahir, du moins, jamais plus que ce qu’il avait fait aujourd’hui. Natalee n’en dirait pas un mot à Milan. Mais de toute façon, il savait parfaitement que la nouvelle viendrait rapidement aux oreilles du jeune homme. Et lorsqu’il viendrait le massacrer, Cameron pourrait lui dire. « Ta copine, ta chère et tendre copine qui t’aime tant… C’est elle qui a voulu tout ça. Qui a voulu que l’on ne soit plus de simples amis, l’espace d’un instant. Alors va la tuer, elle. C’est tout ce qu’elle mérite ». Alors qu’il soliloquait dans sa tête, il sentit son regard sur lui. Son regard presque accusateur, alors que tout était de sa faute. Il tourna la tête, agacé par cette indiscrétion perverse qu’elle manifestait. « Casse-toi Natalee », pensa-t-il pour lui-même. Mais non, au lieu de partir, elle s’exprima. La porte de l’armoire claqua brusquement. Il venait de perdre contrôle l’espace d’une seconde. Il n’avait pas le droit de lui en vouloir, vraiment ? Avait-elle conscience de ce qu’elle avait fait, ou sa naïveté était-elle encore trop importante ? Elle ne pouvait pas être sérieuse. Et puis, elle enchaîna. « Tu sais très bien que rien n’est possible, entre nous ». « Bordel de merde, Natalee, est-ce réellement le plus gros problème en ce moment ? » ; il voulait crier, mais n’y arrivait même pas. Elle le mettait à terre grâce à son hypocrisie sans limite et à sa mauvaise foi croissante. C’était tellement plus facile pour elle de ne pas se sentir coupable de tout ça. Et puis, elle posa sa main à quelques centimètres de celle de Cameron, sur le bois. Il dû se retenir de lui tordre le poignet. « Je suppose que Milan avait raison, tu n’es qu’un égoïste ». Il se retourna complètement cette fois et lui fit face.

- Parlons d’égoïsme, Natalee. Regarde-toi un instant.

Son ton était méprisant. Il ne lui avait jamais parlé de la sorte, et lui-même en fut tellement surpris qu’il se radoucit ensuite, même si ses paroles n’étaient guère plus agréables à entendre pour la jeune femme.

- Quand tu es venue me voir ce soir, j’imagine que tu n’avais absolument pas l'intention d’oublier ta peine, et également de te venger de Milan, en te servant de moi… C’est juste ? Ça ne t’a jamais effleuré l’esprit ?

Sa voix était de plus en plus forte. Il saisit son poignet et le serra dans sa main ; pas assez fort pour lui faire mal, mais trop pour qu’elle puisse se défaire de ce contact.

- Encore maintenant, mon seul souhait est qu’il ne t’arrive rien, que tu ne me rejoignes surtout pas dans la rébellion pour ne pas risquer ta vie. Je suis égoïste ?

Il plongea sa main libre dans sa poche de pantalon et en sortit l’alliance, qu’il exhiba sous les yeux de Natalee.

- Ça c’est mon alliance, Natalee ! Je l’ai enlevée parce que je tenais trop à Adrastée pour la forcer à vivre dans un mariage qui ne lui convenait pas ! Je suis égoïste ?

Son ton montait de plus en plus. Il déglutit douloureusement et s’approcha d’elle. Son visage était désormais à quelques centimètres seulement de celui de la blonde, mais son regard était dépourvu de désir à cet instant ; ses iris étaient uniquement colorés par la haine. Il poursuivit dans un souffle.

- Ma femme. Adrastée. Celle que tu as méprisée en venant ce soir, chez moi, pour m’embrasser et gémir sous mes doigts, et surtout, pour te servir de celui que tu osais appeler ton « meilleur ami ».

Ils étaient si proches que Natalee pouvait sentir le souffle chaud, sucré de Cameron percuter ses propres lèvres avec violence. Il la regardait fixement, obligé de passer d’un œil à l’autre pour vraiment la voir, tant ils étaient près.

- Alors je me fous complètement de ce que tu penses, Natalee. Je n’ai pas de leçon à recevoir de toi. Casse-toi de ma maison.
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MessageSujet: Re: Nothing, without you. ▬ CAMERON.   Lun 14 Mai - 11:09

La porte de l’armoire claque. Je sursaute, face à ce geste violent. Je ne m’y étais pas attendue, je regardai ailleurs, évitai de croiser son regard. Je ne comprenais pas ce qu’il lui prenait. Il était en colère, je l’admettais. Mais pourquoi se sentait-il aussi haineux, je n’en avais aucune idée. Faire des erreurs arrive à tout le monde. Je l’avais trahi, tout simplement. Il n’acceptait pas ce que je venais de lui faire subir. Mais, mon cher ami, il existe des choses bien plus graves, qu’un simple baiser volé, dans la vie. La malade, la mort, par exemple. Ce n’est pas la peine de te mettre dans des états pareils. J’arque un sourcil, en levant mon visage vers lui. Je ne dis rien, cependant. Je n’ai rien à lui dire. Je le laisse éclater sa colère contre moi. Ses mots m’atteignent à peine. Je ne l’écoute que d’une oreille. Je suis déjà ailleurs. Il riposte en me traitant moi-même d’égoïste. J’hausse les épaules. Sûrement, mais, moi, je ne l’ai jamais caché. Il ne pourra guère changer qui je suis, de toute façon. Il pourra essayer par tous les moyens, je resterai la même. Je ne penserai qu’à moi, qu’à mon propre bien, mes propres peurs. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres, au gré de mes pensées. Cameron parlait fort, criait presque mais je n’étais pas effrayée. Je ne l’étais plus. Je venais de forger ma carapace contre lui. Lui, à qui je m’étais confiée, ouverte pendant tellement d’années. Voilà que je m’interdisais de réagir face à lui. Ne pas laisser mon cœur souffrir, mon corps trembler, mes larmes couler. Je voulais être forte face à sa détestation. Cameron aurait, pourtant, effrayé n’importe qui à ce moment précis. Mais je le connaissais assez pour savoir que, peu importe la force de sa colère, il ne me ferait pas de mal. Pas physiquement, du moins. Moralement, c’était autre chose. Mais je savais dès à présent que nous souffririons tous les deux. Notre amitié était terminée, brisée et cela nous tuerait à petits feux. Nous n’étions pas habitués à être séparés l’un de l’autre. Nous avions grandi ensemble, nous avions tout partagé. La rupture serait brutale. Et douloureuse.

Je lève les yeux au ciel quand il m’avoue être certain que tout était prémédité. Si cela lui faisait plaisir de croire cela, je le laissais à ses espoirs. Peu importe. Je n’avais rien prévu. Jamais, je n’aurais imaginé l’embrasser donc non, bien sûr que non, je n’étais pas venu chez lui dans ce but. Je n’étais pas aussi manipulatrice qu’il semblait le penser. Sa main saisit mon poignet. Il me serrait, me faisait mal. Je tentais de me dégager, tout en plongeant mon regard sombre dans le sien. Mais rien n’y fit. Il était bien plus fort que moi. Il ne voulait pas me laisser partir, je ne savais pas pourquoi. Il essayait peut-être de me faire mal autant que, lui-même, avait mal. Soudain, j’eus un petit étourdissement. Rien de grave, mais je ne sentais pas bien. De ma main libre, je me tiens au bord de l’armoire. Je ferme les yeux quelques secondes, histoire de reprendre mes esprits. Cela m’arrivait de plus en plus souvent récemment – je ne sais pas ce que j’avais, une simple maladie. Mais je me repris. Pas question de laisser croire à Cameron que je ne me sentais pas bien, à cause de lui. Cette fois-ci, il évoqua la rébellion, m’avouant qu’il ne voulait pas que je risque ma vie en le rejoignant. Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre si je meurs, maintenant ? Il ne va pas me faire croire qu’il s’en préoccupe alors que je croise son regard rempli de haine. Puis, vint le tour d’Adrastée. Et puis quoi encore ? Il va me reprocher son mariage foireux ? « Ma femme. Adrastée. Celle que tu as méprisée en venant ce soir, chez moi, pour m’embrasser et gémir sous mes doigts, et surtout, pour te servir de celui que tu osais appeler ton « meilleur ami ». Cette fois, je ne pus m’empêcher de rire légèrement. « Sérieusement, Cameron, tu comptes m’accuser de tout ? » Il était proche de moi. Si proche que je sentais son souffle sur le mien. Cette fois-ci, sans comprendre comment – peut-être avait-il relâché son emprise – je réussis à me dégager de lui. J’eus envie de me frotter le poignet, comme pour effacer la douleur lancinante mais je ne voulais pas lui montrer mes faiblesses. D’un ton froid et aussi arrogant que le sien, je lui répondis : « Je ne suis pas la seule responsable. Je ne t’ai pas forcé. Tu m’as embrassé, également. Alors, arrête, arrête de tout me mettre sur le dos et de me dire que j’ai méprisé Adrastée. Tu l’as certainement méprisé beaucoup plus que moi. Moi, je n’ai jamais prétendu l’aimer. Alors, assume ce que tu as fait, au lieu de me cracher ta haine au visage. » Je me recule, m’approche de la porte de la petite chambre. Je vais partir, m’en aller loin, ne plus jamais le revoir. Tant mieux. Je serai libérée. Peu importe ce qu’il pensait de moi, en ce moment. Peu importe qu’i me haïssait. Je le détestais sûrement autant. Que voulait-il au juste ? Que l’on fasse l’amour ? Il n’acceptait pas que l’on puisse lui dire non. Mais, alors, qu’on fasse l’amour. Mais jamais, jamais, je ne pourrai prendre de plaisir avec un tel homme. Et il a beau dire ce qu’il voudra, je savais qu’il ne m’avait pas désiré. Il m’avait confondu avec quelqu’un d’autre. Si nous étions allés jusqu’au bout, il se serait haï. Il devrait être reconnaissant de ne pas l’avoir laissé continuer. Mais s’il préférait me haïr, tant pis pour lui. « Je m’en vais, tu n’as pas besoin de me hurler dessus. » Je lui jette un dernier regard, de haut en bas puis de bas en haut, prenant bien la peine de croiser son regard. « Je regrette simplement d’avoir perdu dix ans de ma vie, avec toi. » Je claque ma langue contre mon palais avant de quitter, pour toujours, sa chambre et sa maison de jeunes mariés minables.

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MessageSujet: Re: Nothing, without you. ▬ CAMERON.   Lun 14 Mai - 16:11

D’aussi loin que Cameron s’en souvenait, Natalee n’avait jamais été de bonne foi. Il ne voulait pas dire par là qu’elle aimait faire souffrir tout le monde. Mais elle avait beau être son amie, elle était impertinente, insupportable, depuis toujours. Lorsqu’elle était plus jeune, si elle mangeait trop de gâteaux, elle le dénonçait souvent à sa place. Ça le faisait plus rire qu’autre chose à l’époque. Mais plus aujourd’hui ; elle était allée trop loin, et le fait qu’elle ne puisse même pas le reconnaître blessait profondément Cameron. Elle lui souriait, lui riait au nez, alors que ses paroles étaient d’une cruauté infinie. Mais lui au moins avait la décence de mal le prendre et de se mettre en colère. Elle, elle ne portait qu’une simple trace de dédain sur son visage, comme si elle se moquait bien de tout ça. Il ne l’avait jamais connue comme ça. Elle était tellement différente de la fille qui était son amie… Et lorsqu’elle lui asséna ses accusations meurtrières, il eut profondément envie de la gifler. Sa main se crispa, alors qu’il laissait le silence s’installer un instant. Elle, elle s’approchait de la porte, elle allait partir. C’était tant mieux. Il ne voulait plus la voir dans cette pièce. Néanmoins, il ne put retenir plus longtemps ses mots. Dans un grognement de rage, il prononça ce qu’il n’aurait jamais imaginé lui dire auparavant.

- Tu n’es qu’une petite garce, Natalee… Je t’ai toujours défendue auparavant, mais là, c’en est trop. Ça t’amuse peut-être me balancer tes saloperies. Tu es celle qui balance le plus de haine, en ce moment. Envers moi, mais aussi envers la femme que j’aime.

Il parla un peu plus fort, sans crier toutefois, juste pour qu’elle l’entende bien.

- Tu peux croire ce que tu veux… Je suis certes un beau salaud pour ne pas t’avoir repoussée ce soir. En revanche, je ne te permets pas de présumer mes sentiments. J’avais eu tellement peur de laisser entrer Adrastée dans mon cœur… Je craignais de l’aimer trop et de te remplacer trop vite…

Un éclat de rire ironique suivit ses paroles. Désormais, il souriait. Tout comme elle. Si elle tenait à ce qu’il ait mal en prenant un air détaché devant de pareilles circonstances, il ferait de même. Il ferait comme si ça ne le blessait pas le moins du monde.

- Je suis content que tu ne fasses plus partie de ma vie à partir de maintenant. Je peux enfin lui donner la place qu’elle mérite.

Il alla s’asseoir sur le rebord du lit. Sa tête tournait un peu, mais il n’y faisait pas attention. Il perdait Natalee. Pour de bon. Et alors qu’elle semblait s’en moquer, Cameron en était profondément affecté. Il avait du mal à s’imaginer un monde sans elle. Il se demanderait toujours ce qu’elle faisait, à quoi elle pensait. Il la garderait toujours dans un coin de son cœur. Qu’elle le veuille ou non, même s’ils n’avaient jamais voulu se l’avouer, elle avait peut-être été son premier amour. Il n’oublierait jamais la blondinette qui l’avait secouru, un jour froid, dans cette cour d’école hostile. Une larme coula sur sa joue ; il tourna la tête pour qu’elle ne le remarque pas. Elle ne devait pas voir ça. Elle ne devait pas se demander pourquoi il était triste. « Je regrette simplement d’avoir perdu dix ans de ma vie, avec toi. » Le coup de grâce. Il frissonna. Natalee aimait faire souffrir, décidément. Comme ces insectes que l’on écartèle quand on est petit, pour s’amuser, sans penser à mal. Elle le torturait. Elle lui arrachait les membres un par un. Ainsi, elle allait jusqu’à regretter tous les moments qu’ils avaient passés ensemble ? Disait-elle seulement la vérité, ou était-ce un prétexte pour le mettre à terre ? Il tourna de nouveau son visage vers elle. Lorsqu’il se mit à parler, sa voix était cassée ; comme toujours lorsqu’il en avait gros sur le cœur. Elle le connaissait trop, elle le saurait, mais il s’en moquait désormais. Elle pouvait bien penser ce qu’elle voulait. Plus rien ne pouvait l’atteindre, puisqu’il l’avait définitivement perdue.

- Je regrette aussi.

Lui-même ne savait pas vraiment de quoi il parlait. Des dix ans de sa vie, ou de ce qu’il s’était produit ce soir ? Peu lui importait. Il l’entendit claquer sa langue contre son palais. Elle faisait toujours ça lorsqu’elle terminait un problème, quel qu’il soit. C’était un genre de tic… Mais il pouvait ainsi voir qu’elle en avait fini avec lui.
Une fois partie, il essuya les larmes qui coulaient en rivière sur ses joues, et resta sur le lit pendant des minutes qui semblèrent durer indéfiniment.
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