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 Le train ▬ District 5

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MessageSujet: Le train ▬ District 5   Dim 13 Mai - 15:19

Le dos collé contre la paroi froide du couloir, perchée sur mes talons, les bras croisés, j'attends. Je patiente. Les personnes défilent. Des larmes bordent leurs iris, roulent sur leur joues. Le temps des adieux s'écoule. Mes doigts viennent machinalement placer des mèches derrière mes oreilles. Mes mirettes azurs s'arrêtent sur la frêle silhouette de la mentor de ce district. Un peu plus loin dans le couloir, assise à même le sol, recroquevillée sur elle-même, elle tremble. Mes opales la scrutent. De haut en bas. La jugent. Je ne comprend pas comment a-t-elle pu remporter les Jeux des Mentors. Elle semble si faible. Si fragile. Si peureuse. Sans intérêt. Je ne me souviens même pas de son passage dans l'arène. Pourtant les minis Jeux des Mentors m'avaient occupé toute la semaine. A vrai dire, seule la silhouette athlétique d'Andrew m'avait marqué. Il s'était montré digne de son district, digne du Capitole. Un véritable champion. Il a la carrure et le caractère d'un bon mentor. Pas comme cette rousse qui semble pouvoir s'effondrer à tout moment. Elle me fait presque pitié. Dans son coin, ce petit être fragile à l'air encore plus bouleversé que les deux tributes. C'est un manque de respect. C'est leur jour à eux. Cherche-t-elle à attirer l'attention ? Vaut mieux pour elle qu'elle se ressaisisse très vite. Ce n'est pas comment ça qu'elle va aider qui que ce soit.

Evelyn sort enfin. Encadrée par deux pacificateurs. Mes pas se précipitèrent vers ma tribute. Mon regard dévie un instant sur les deux idiots. Ils ne semblent pas vouloir lui lâcher la grappe. « Je m'occupe d'elle, c'est bon. » Ils ne bougent pas. Leur impassibilité m'irrite. Leur airs hébétés m'exaspèrent. « Vous croyez vraiment qu'elle ait la force pour s'enfuir après tout ça ? Allez, du balais. » Ils se regardent, hésitent, puis s'écartent. Mes paumes se posent les maigres épaules de la jeune fille. On se dirige vers l'extérieur. Le soleil brûle mes prunelles fragiles. Le vent fait virevolter nos cheveux. La voiture qui doit nous mener à la gare nous attend. « Tu fais bien de nous faire confiance. » Je me penche vers l'oreille d'Evelyn, baisse le son de ma voix. « Enfin, à elle je sais pas. Heureusement que j'ai de l'influence sur les futurs sponsors. » La plupart sont des fidèles clients de mon magasins. Je n'aurais aucun mal à les convaincre. Ça pourrait bien lui sauver la vie. Il le faut. Son jolis minois ne doit pas s'éteindre. Et j'ai bien peur que les conseils de cette rousse ne lui apportent rien. On grimpe dans le véhicule. Le deuxième tribute, la mentor et l'hôte nous suivent. Je ne leur accorde aucun regard. Ils ne m'intéresse pas, eux. Elle a su capter toute mon intention. Son petit discours sur sa fierté a réussit à faire chavirer mon palpitant pourtant impénétrable. Après Andrew, elle est la seule a avoir su attendrir mon caractère froid. Mon égoïsme. Pour une fois, je m'intéresse à quelqu'un d'autre que ma petite personne. Le silence règne. Je suppose que les deux jeunes gens veulent un peu de tranquillité avant tout ce qui les attend. J'en profite pour scruter les cheveux d'Evelyn. Mon esprit s'envole. Il imagine les nombreuses coiffures possibles. Sa chevelure lisse, l'éclat de sa crinière, est une très bonne base. Je suis soulagée. Je craignais de tomber sur une fille sale, qui ne prendrait pas le soin de se laver. J'ignore comment vivent les habitants du district 5. Ils ne sont pas vraiment pauvres. Mais beaucoup moins riches que moi. Leur images n'est peut-être pas aussi importante par rapport à la valeur que j'accorde à la mienne.

On arrive enfin à la gare. Une fois dans le train, j'abandonne avec regret Evelyn. Je la laisse dans les mains de l'hôte et de la mentor. Prie pour qu'il ne lui donne aucun mauvais conseil. Ne l'effraie pas plus qu'elle ne doit déjà l'être. N'efface pas sa fierté qui m'importe tant. J'arrive dans ma chambre. Je ne m'attarde pas sur le décor. Mes phalanges attrapent mes croquis. Les tenues sont évidemment déjà prêtes. Je n'aurai pas besoin de faire beaucoup de retouche avec les courbes parfaite de ma tribute. Mais la robe pour l'interview doit être revue. Je rejoins à nouveau les autres dans le compartiment joliment meublé. Un salon. Des fauteuils sont regroupés au centre de la pièce. Une table basse au milieu offre de quoi se nourrir et éteindre sa soif. J'ignore de quoi ils étaient en train de parler. Même si je m'en fiche un peu, ça m'inquiète de savoir ce qu'ils ont bien pu dire à ma tribute. S'ils ont essayé de lui bourrer le crâne avec des idées ridicules. Absurdes. Je m'assoies près d'Evelyn. Mes iris balayent lentement la scène. « Alors ? Qu'est-ce vous disiez ? » J'attends qu'on me réponde. Le chemin est encore long, j'ai encore tout mon temps pour parler avec la jolie brune.
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MessageSujet: Re: Le train ▬ District 5   Mer 13 Juin - 14:39

Le temps semble être une véritable éternité. Mes larmes continuent de couler alors que mon regard se porte au dehors. L'unique fenêtre inondant la pièce des rayons du soleil me permet de garder un certain contact avec l'extérieur. Je distingue un paysage habituel, commun, représentant les quelques habitations bordant le Palais de Justice. Le front collé contre la vitre, je remarque très bientôt la présence d'un pacificateur à l'extérieur pensant sûrement que j'ai l'intention de fuir. Il a tort. Fuir serait purement idiot. Où irais-je ? Je serais recherché et n'aurais plus aucune chance de m'en sortir entier, c'est certain. Voilà pourquoi je ne fais que reculer lorsque je le repère. Je n'ai pas envie qu'il me voit. Je tire nerveusement les rideaux avant de passer une cordelette au dessus de ma tête. Dans mes mains, je ne peux que reconnaître le pendentif de ma soeur. Une simple rondelle très finement taillée de bois sur laquelle est représentée une sorte de rosace. La portant à mon front, mes pensées se dirigent immédiatement vers Tania, ma soeur aînée, qui me manque tellement. J'aurais tellement aimé la voir, la prendre dans mes bras. Je suis condamné à me dire que ce bijou elle la seule chose qui me reste d'elle, je ne remettrai plus jamais les pieds à la maison, ni même au cimetière... Alors à quoi bon espérer quand il n'y a plus d'espoir ?

Les minutes passent. Je ne sais pas ce qu'ils font au dehors. Qu'attendent-ils donc ? J'imagine soudain qu'ils m'ont oublié. A cette pensé, je ne peux que me réjouir mais me ressaisis rapidement lorsque la porte à double battants s'ouvre violemment. « On y va » annonce-t-il en marchant en me priant de bien vouloir le suivre. Je suis bientôt encadré par deux de ses collègues alors qu'ils me guident au dehors. Le soleil m'éblouit très vite faisant ressortir le blanc de leurs uniformes. Un peu plus loin, j'arrive à apercevoir Evelyn, ma partenaire. Ma co-tribut. Elle aussi a été tirée au sort, en ce retour des Jeux, et je n'ai pas encore eu le temps de faire connaissance avec elle. J'espère en avoir l'occasion. « Ne traîne pas » Les mots lancés derrière moi me ramène à la réalité en me faisant remarquer que je peine à avancer. Je suis donc contraint d'accélérer le rythme de mes pas faisant également accélérer celui de mon cœur. Bientôt, je me retrouve assis à l'arrière d'une voiture en compagnie d'un certain nombre de personnes, y compris Evelyn. Cette-dernière est d'ailleurs assise à côté d'une capitolienne particulièrement intéressée qui semble avoir su capter toute son attention sur cette jeune fille sans m'en laisser la moindre part. Je ne suis qu'illusion, d'ailleurs personne ne me parle de tout le trajet. Je pose ma tête contre la fenêtre en enregistrant pour la dernière fois les repères de toute une vie. Le District Cinq ne sera bientôt plus qu'une ombre de ma mémoire. Je sens les larmes me monter mais je les retiens dans la manche de ma chemise que je passe furtivement mon visage. Soudain, une foule se dessine autour de nous toujours dans un calme impressionnant. Je soupçonne d'être devenu sourd, mais en me concentrant bien, j'arrive à percevoir le ronronnement du moteur de l'automobile et les chuchotements des jeunes femmes à ma gauche. Mon regard est toujours pointé au dehors lorsque la porte s'ouvre. On doit m'attraper le bras pour me ramener sur Terre, bien que ce retour ne soit pas fructueux. J'ai l'impression de nager dans un rêve sans fin, d'avancer péniblement dans une eau trouble sans parvenir à me réveiller. Morphée semble me jouer des tours. Les gens autour de moi me regardent, me fixent d'un air si désolé et triste que j'ai l'impression de tous les connaître. Mes parents ne sont pas parmi eux. J'ai peur de ne jamais les revoir. Un pacificateur, la main dans mon dos, me pousse vers l'avant pour ne pas me laisser distancer par ma partenaire et les autres hommes et femmes du Capitole nous escortant jusqu'au train qui prend forme face à nous. Une boule se forme dans ma gorge, les larmes coulent maintenant sur mes joues sans que je prenne la peine de les arrêter.

Le train s'ébranle, mon District disparaît. Bientôt, une forêt recouvre le paysage, une immense forêt impénétrable qui défile à près de trois cents kilomètres à l'heure dans ce... « [...] train de luxe ! » comme dit cette jeune femme. Mon regard se tourne vers elle. Elle a les cheveux orange, orange fluo, ramenés en chignon sur sa tête. Une mèche bleu tombe le long de sa peau bleutée elle aussi. Je recule lorsqu'elle me dépasse. Mon dos se colle à la grande fenêtre pour la laisser passer, elle et sa robe rouge vermillon. Elle est tellement enrobée que je doute qu'elle puisse pénétrer dans les autres wagons par les portes adéquates. Mais mon attention se porte très bientôt sur un pacificateur qui approche à pas pressés de ma position. Je me crispe instantanément. « Tu ne veux pas voir ta chambre ? » D'une voix poussée vers le haut, je lui réponds le plus naturellement possible pour ne pas me montrer agressif « Si, bien sûr ».

Étendu sur mon lit les bras en croix, mon regard est dirigé vers l'écran plat fixé au mur jute à côté de la porte d'entrée. J'hésite à l'allumer. Que pourrais-je bien y trouver ? J'ai peur de tomber sur une chaîne purement capitolienne donc passe mon chemin en tournant la tête de l'autre côté pour me replonger dans la contemplation du paysage qui défile à grande vitesse. Je suis pris de stupeur. La mer. Nous sommes à la mer. Quel District est près de la mer... Le Quatre ? Oui c'est cela. Nous sommes donc au District Quatre. J'imagine les tributs tirés au sort, les futurs Carrières créant l'habituelle alliance du District Un, Deux et de ce-dernier. Mes pensées se perdent à ce sujet jusqu'à l'instant où mon estomac crie famine. Je dois sortir dans notre compartiment.

Je trouve aisément la porte me permettant de rejoindre la salle à manger-salon. La porte y conduisant s'ouvre dans un bruit de succion sans que cela ne me fasse sursauter. Je reste calme, neutre, bien que la peur me ronge de l'intérieur. Je réalise soudain que je n'ai pas vu notre mentor. Est-ce cette femme assise près d'Evelyn ? Ma main attrape une miche de pain que je dépose rapidement sur ma langue. Le contact avec la mie chaude et légère me fait repenser au pain que préparait la boulangère près de chez nous... Après l'avoir terminée, mes pas me guident sur le canapé en face des deux jeunes femmes. J'ai l'ordre, mon ordre, de m'intégrer le plus rapidement possible pour ne pas en souffrir. Après tout, si cette femme est mon mentor, je dois faire connaissance avec elle pour parler stratégie. « Bonjour » je parviens à lancer en posant mes fesses face à elles. « Je m'appelle Loki et... Vous êtes notre mentor ? » Je me sens enfantin, je ne me sens pas à ma place. Je n'aurais jamais du être tiré au sort, mais pourquoi celui-ci ne m'a-t-il pas été favorable ?
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MessageSujet: Re: Le train ▬ District 5   Ven 15 Juin - 1:20

« Bonjour » Une petite voix fluette empêche Evelyn de me répondre. Mes prunelles se posent sur le minois encore joufflu et enfantin du petit bonhomme qui s'installe en face de nous. Je ne me souviens plus de son nom. Il a été complètement éclipsé par le discours de la jolie brune. Par la fierté qu'elle dégage. Le courage qu'elle représente. L'espoir qu'on peut déceler dans ses mirettes olives. A l'instant où ses mots élogieux se sont extirpés de ses lèvres, j'ai su que j'allais tout miser sur elle. Au détriment du tribute mâle. Donc de ce gamin à peine sorti de l'enfance. Mais au moins l'un d'entre eux aller y laisser sa vie dans l'arène. Un seul peut revenir. Il fallait faire un choix. Il est évident qu'Evelyn a plus de chance de s'en sortir. De revenir parmi les siens. Ceux qu'elle souhaite rendre fiers. Dommage pour lui. Parce qu'avec sa frimousse rose, j'aurai pu en faire quelque chose d'intéressant. C'est regrettable que personne ne se soit porté volontaire pour lui sauver sa peau. Tous des trouillards certainement. Trop heureux d'avoir échappé à la première édition des Jeux de la Faim. J'aurai du choisir mon district. Un de ceux des carrières. Un de ceux où les enfants sont honorés de participer à cette ancienne tradition. J'aurai pu être aux côtés d'Andrew en choisissant le district numéro deux. Mais peu m'importe en réalité. Je veux seulement exercer ma passion. Me faire un peu de publicité. J'ai déjà prévenu mes clients que je favoriserai sûrement un des deux tributes. Je ne m'étais pas trompée. Même si j'avais ignoré que la jeune fille aurait pu produire un tel impact. « Je m'appelle Loki et... Vous êtes notre mentor ? » Je regrette déjà d'avoir ressentit un peu de compassion pour ce petit être. Son manque d'écoute et d'observation m'exaspère. Irrité par sa question, mes mots sonnent durement. « Oh grand dieu, non ! Ais-je vraiment l'air d'une meurtrière ? Issue d'un milieu défavorisé ? » Je grimace. Comment peut-on me comparer à l'espèce de rousse chétive qui leur sert de mentor ? Elle ressemble à une épave. A un bébé qui aurait vieillit trop vite. Je me suis habillée très simple pour l'occasion, c'est vrai. Et je n'ai jamais été du genre extravagante. Mais de là à croire que je suis une des leurs. Une pauvre. Merci bien. « Votre mentor doit être en train de pleurer dans son coin ou de vomir son déjeuner. » Cette femme me fait vraiment pitié. Et puis sa couleur de cheveux agresse mes yeux. Ils sont sales. Ternis. Orange ou roux, je n'ai pas encore réussis à déterminer. Je ne comprend pas comment elle a pu obtenir son rang. Certainement que les autres du cinq ont été tués et qu'il ne restait plus qu'elle. Je ne serai pas surprise. « Si j'étais vous, je ne me fierai pas trop à elle. Elle doit être encore plus faible que toi Lucas. » Je ne me taperai pas son travail. La stratégie et les conseils c'est son domaine. Tant pis s'ils sont mauvais. Mais je m'inquiète pour Evelyn, ce n'est pas comme avec elle qu'elle survivra. Je me chargerai sans doute des sponsors. Sa fierté ne doit pas passer à la trappe. Elle ne mérite pas d'être oublié. « Je suis votre styliste. C'est à moi qui faut faire confiance pour vous mettre les sponsors dans votre poche. » La dernière remarque s'adresse surtout à la jolie brune. A cette poupée de porcelaine qui a su faire chavirer mon palpitant de pierre. « Je suis là pour prendre vos mesures. Je dois ajuster vos tenues. On commence par toi Lucky. » Je me remet sur mes talons et lui fais signe de la main de se lever. Mes doigts remettent machinalement une mèche derrière mon oreille. Véritable toc. Mes phalanges s'agrippent au mètre. Mes mirettes fixent sèchement la maigre silhouette du petit garçon. Il ne risque pas d'être moulé par ma tenue. C'est déjà ça. Mais son absence de muscle vont donner l'impression qu'il nage dedans. Mes paumes se posent sur ses frêles épaules. Le repositionnent correctement. « Tiens toi droit. » Ça m'exaspère de devoir m'occuper de lui. De perdre du temps précieux avec Evelyn. Pour quelqu'un de condamné. Mené droit dans les bras de la faucheuse.

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MessageSujet: Re: Le train ▬ District 5   Sam 14 Juil - 13:55

« -"Puisse le sort vous être favorable." J'espère au moins être assez chanceuse pour en revenir. »

N'allez pas croire que j'étais furieuse d'avoir été choisie pour les Jeux. Loin de là, j'étais au contraire même assez satisfaite d'avoir été choisie pour représenter mon district. Non, ce qui me rendait furieuse, c'était d'avoir été choisie sans que Deeks ai pu se porter volontaire. Non pas qu'on ai refuser qu'il soit volontaire comme il eu exprimé son désir de l'être, non, on lui avait juste dit qu'un "garçon qui tenait à peine sur ses jambes n'avait aucune chance de survivre dans l'arène". Mais être en colère contre les gens du Capitole était inutile car après tout, ils avaient raison. Totalement raison. Deeks était en effet tombé malade et je préférais grandement le savoir alité à la maison, fièvreux mais avec nos parents à chaque instant à ses cotés, plutôt qu'il ne soit une cible facile et incapable de combattre pour les autres tributs dans l'arène. Je m'étais d'ailleurs promis d'être forte pour nous deux durant les quelques minutes d'adieu que l'on nous avait offert après la sélection. Je m'étais laissée tomber dans ses bras et lui avait juré de tenir jusqu'à la fin, d'obtenir la victoire et de revenir auprès de lui. Je ne me faisais pourtant pas d'illusions, il y avait une grande différence entre "vouloir gagner" et "gagner" mais au moins, mon frère bien-aimé garda ses pensées identiques aux miennes pour lui et me sourit avant que les Pacificateurs n'arrivent pour le faire sortir et m'amener. La dernière image que j'eu de ma famille fût mes parents en larmes encadrant mon frère qui s'effondrait au sol abattu par la fièvre pendant qu'une jeune femme aux vêtements simples mais qui n'entachait en rien son élégance naturelle venait me prendre en charge à l'extérieur de l'hôtel de ville à la place des Pacificateurs. Ma styliste apparemment, une autre femme avachie dans un coin étant visiblement ma mentor. C'était à pleurer. Mais je ne pleurerais pas. Oh non, je m'y refusais avec fureur. Pas à cause d'une mentor capable de m'envoyer à la mort, ni même à cause des jeux eux-mêmes. Pour moi, ceux-ci avaient toujours représentés l'occasion de montrer ma valeur donc hors de question de pleurer sur mon sort. Et quitte à en mourir, autant emporter le plus de tributs avec moi.

Je ne me suis jamais considérée comme une tueuse, tuer quelqu'un de sang-froid ne m'avait jamais attirée. Cette simple idée me dégoûtais même mais dès l'annonce du retour aux Hunger Games, je m'étais habituée au fait que si j'étais choisie, il me faudrait forcément enlever la vie à un autre adolescent pour survivre. A être le chasseur ou être la proie, j'avais choisi d'être le chasseur. Il n'y aurait pas de place pour la pitié, je devrais m'interdire de penser aux familles et aux districts entiers qui pleureraient leurs tributs disparus. Seule la promesse faite à Deeks de revenir saine et sauve, ainsi que le désir de rendre mes parents et tout le district fiers devraient me pousser à dépasser mes limites. Respecter la promesse faite à mon frère, revenir en vie, impressionner le Capitole en faisant gagner le District 5. Car dans les récits que me racontait ma mère quand j'étais enfant sur les Jeux, notre district n'avait presque jamais eu de gagnants. Juste des morts à pleurer. Pourtant, lors des 74ème jeux, une tribut avait presque remporté la victoire avant d'être tuée par erreur par le tribut du District 12. Et d'après les rares qui se rappelaient encore de cette tribut, je partage avec elle une troublante ressemblance physique. Mon surnom "Foxy" était donc une sorte d'hommage à cette fille à peine plus âgée que moi lors de sa mort. « -Pour le District 5... », pensais-je en ignorant royalement ma mentor. Ce que j'avais fait depuis qu'elle m'avait traînée dans cette chambre, bien trop luxueuse pour moi qui en partageait une avec mon frère, que l'on m'avait attribuée durant tout le voyage en train jusqu'au Capitole. Cet "entretien" terminé, je quittais enfin la chambre pour aller dans la salle à manger attenante au salon pour retrouver à nouveau ma styliste auquelle je racontais tout ce que l'on m'avait dit ainsi que toutes les raisons me poussant à tout faire pour remporter les Hunger Games. Et quand l'autre tribut du district arriva, j'eu pitié de ce pauvre gosse qu'il me faudrait protéger dans l'arène (je n'étais pas un monstre et il fallait s'entraider entre tributs d'un même district), bien plus encore quand notre styliste prit ses mesures. Je ne voulais pas être mauvaise langue mais c'était mal engagé pour lui...

Désolée pour cette réponse courte, je ne suis pas très douée pour faire de longues réponses comme les vôtres. Étant également le tribut féminin, je ne penses pas me tromper en postant à la suite. Mais si oui, j'effacerais mon message sans problèmes...
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MessageSujet: Re: Le train ▬ District 5   Lun 16 Juil - 20:04


Ah, rude journée. Ça n’a pas été facile de voir les deux tributs que j’assisterai durant les jeux se faire tiré de cette grosse boule de verre. Je dois avouer avoir eu un haut de cœur. Mais en voulant devenir mentor, je devais m’attendre à ça. Et ce n’est pas fini… Au non, le pire sera à venir, quand je verrai au moins l’un deux se faire tuer. Mais je dois m’en remettre après tout. Ça ne va pas durer si longtemps après tout. Même si l’année prochaine ça va recommencer…. Mais je préfère ne pas y penser…

J’étais assise à même le sol, je fixais devant moi. J’étais complètement perdue dans mes pensées, en ce moment les tributs du district cinq étaient entrain de faire leurs adieux à leur famille et à leur proche. Ça devait être vraiment difficile. Je restai comme ça pendant deux heures, jusqu’à temps qu’on les fasse sortir de la pièce où on les avait mis. Il n’avait pas vraiment l’air bien, ça se voyait parfaitement. La styliste du district leur sauta quasiment dessus et prit la petite Lucy avec elle, laissant seul Loki. Il était jeune le petit, il faisait pitié. Nous nous dirigeâmes vers le train, pour quitter le district et en direction du Capitole.

Je m’étais rapidement rendu dans mon compartiment. Pour l’instant, je devais me changer. On allait quand même au Capitole, on doit donc faire un petit effort. J’enfilai donc une robe rayée bleue et blanche. J’adore cette robe. J’attachai mes cheveux en une queue de cheval plutôt haute. Je n’aurais jamais pu porter ça dans le district, ça fait trop peste de première. Je sortis du compartiment après une demi-heure. Je portais rarement ce genre de linge et je détestais ça. Mais j’arrêtai sur le seuil de la porte. La styliste était entrain de discuter avec Loki et Lucy. Je tendus l’oreille pour entendre ce qui se disait.
ALAYNA → « Votre mentor doit être en train de pleurer dans son coin ou de vomir son déjeuner. »

J’attendis avant de réagir. Elle n’avait pas terminé, ça se voyait. Je voulais donc entendre la suite avant de réagir. Ce ne fut pas trop long.

ALAYNA → « Si j'étais vous, je ne me fierai pas trop à elle. Elle doit être encore plus faible que toi Lucas. »
LOU → « Ah bon ? Ils ne devraient pas suivre mes conseils ? Entrain de pleurer ? Wa, j’étais simplement parti enfiler une robe vu qu’on se dirige dans un endroit qui prend même pas pitié d’enfant qui vont dans une arène pour s’entretuer. Non, vous trouver ça amusant. Moi je trouve ça cruelle. Donc je ne sais pas qui d’entre nous deux peut vraiment les aider. Une fille qui a toute sa tête et qui a toujours dû être forte. Ou une sale garce dans ton genre qui à toujours vécu dans le grand luxe, hein ? »

Oui, peut-être j’y avais été un peu fort, mais cette fille, elle me mettait hors de moi. Pourtant je n’avais jamais rien eu contre le Capitole, avant aujourd’hui. Je me plaçai derrière Loki et mis ma main sur son épaule.

LOU → « Sinon, moi c'est Opale, mais appellez moi Lou. Je suis votre mentor incompétente, selon votre styliste. Pourtant je ne crois pas être incompétente mais bon... »

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