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 Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »

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◭ SOS : 78
◭ District : District 11
◭ Arrivée à Panem : 17/05/2012
◭ Double compte : Aucun
◭ Localisation : Quelque part entrain de vomir, de boire ou de faire des cauchemars

MessageSujet: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Jeu 17 Mai - 22:10






Bianca Andreas Wothtown




MENTORS - DISTRICT 11 / EMILIA CLARKE




















→ Je m'appelle Andreas Wothtown. Mon vrai nom, c'est Bianca. Mais j'ai choisie que l'on m'appelle Andreas, qui est mon second prénom. Je préfère. J'ai 22 ans. Je suis jeune pas vrai ? Je suis du district 11. J'en suis même le mentor. Les gens disent qu'avant les Jeux des Mentors, j'étais une fille drôle, souriante et sympa. Il paraît même que parfois, je le suis encore. Je pense que je suis une fille plutôt intelligente et débrouillarde. Mon entourage me reproche d'être devenue distante, froide et perturbée. On voit qu'ils n'ont pas fait les Hunger Games, eux. Les hommes me reprochent de ne pas les laisser approcher. Moi, je pense que j'ai des excuses. Je pense que ma principale faiblesse est.... mon mental. J'ai tendance à craquer facilement. Ensuite, je pense qu'il y a aussi la mort de Liam qui m'affecte. Mes atouts ensuite... pendant mes Hunger Games, j'ai appris que j’été très douée pour lancer des couteaux et distinguer les plantes comestibles ou non.


Votre prénom ? Cécile
Votre pseudo ? Epsylonn
Comment avez-vous connu le forum ? C'est Hécate qui m'a donné le lien !
Que pensez-vous de ce forum ? Il est très beau et très bien fait
Un petit mot pour la fin ? Puisse le sort vous être favorable o/
Le code est... ok mimi






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Dernière édition par B. Andreas Worthtown le Sam 19 Mai - 9:20, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Jeu 17 Mai - 22:41



L'époque où elle était encore insouciante



«  Comment tu t'appelle ma puce ?  » « Andreas, madame. » « C'est un très joli prénom, ça. Et tu es contente de pouvoir venir à l'école ?  » «  Oui, madame. » « Tu as de la chance tu sais ? Le directeur ne voulait pas te prendre. Il ne voulait même pas entendre parler de toi. Il disait : '' Une petite qui n'a pas de père ne nous apportera que des ennuis.''. J'ai bataillé, tu sais, pour que tu puisse entrer à l'école. Et finalement, c'est fait ! » « Merci, madame » «  Bon, rentre chez toi, d'accord ? Dis à ta mère que tu es accepté dans ma classe. Elle me connaît, tu verras, elle sera contente que tu sois avec moi. »
Andreas se leva maladroitement, assura son sac sur ses épaules et, après avoir adressé un signe de la main à sa future institutrice, sortit de la classe. Les couloirs étaient vides et la nuit commençait à tomber. La petite fille devait avoir un peu moins de six ans. Elle avança lentement, réfléchissant à ce qui venait de se passer. Elle ne savait pas si elle devait se sentir heureuse ou non d'être accepté dans l'école. Sa mère lui disait qu'il fallait qu'elle s'amuse avec d'autres enfants de son âge et qu'il était important qu'elle apprenne à lire, à compter, à écrire, qu'elle apprenne l'histoire de Panem, qu'elle comprenne pourquoi elle vivait dans ce monde là. Andreas, elle, n'aimait pas trop l'idée d'être entourer toute la journée d'enfants de son âge. Elle ne les aimait pas. Les gamins de son âge, plus souvent les garçons, l'appelaient souvent '' La fille sans père ''. Elle n'aimait pas qu'on l'appelle comme ça. Elle préférait rester seule plutôt qu'on l'insulte.


Elle sortit de l'école. Il neigeait un peu. Un flocon vient se poser sur le bout de son nez. Sur le chemin sinueux qui la menait à sa maison, alors que ses pas laissaient des empreintes dans la neige fraîche, elle se souvint de ce que sa mère lui avait dit. Elle était née en hiver, une nuit comme celle là, où il neigeait. Elle était l'enfant de l'hiver. Sa mère aimait bien l'appeler comme ça. Andreas appréciait ce surnom. Il était autrement plus agréable que celui que lui donnait les vieilles du village : '' L'enfant de la honte ''. Sa mère n'avait jamais voulue lui expliquer pourquoi elle l'a surnommé comme ça. Elle avait été obligé de demander à Catelyn, la meilleure amie de sa mère. Celle-ci avait renifler dédaigneusement avant de répondre : « Écoute pas ses connes Andy. Elles t'appellent comme ça parce que ton père est parti avant que tu ne naisses et que ta mère et lui n'étaient pas mariés. Y'a pas d'autres raisons. De toute façon, ce mec, c'était un connard. Heureusement qu'il est parti ». Andreas n'avait pas tout compris, à part que Catelyn n'estimait pas beaucoup son géniteur.


Andreas arriva finalement devant sa maison. C'était un petit bâtiment, niché entre deux autres maisons dont l'état n'était pas meilleur. Trois maisons plus bas, la famille de Catelyn, les Thompsons, habitaient dans une maison un peu plus grande que la leur. Andreas reporta son attention sur la sienne. La façade était un peu défraîchie, les carreaux des fenêtres pas assez épais pour repousser le froid qui s'insinuait tel un serpent partout où il le pouvait et la porte en bois semblait être sur le point de s'effondrer. Rien qu'en regardant la maison, on pouvait facilement comprendre que les Worthtown n'étaient pas les plus riches du District 12. C'était vrai. Andreas n'avait certainement pas les plus belles robes, et parfois, elle et sa mère allaient se coucher alors qu'elles avaient encore faim. Andreas soupira. Parfois, elle aurait aimé avoir un père qui puisse aider la famille, connard ou non. Elle s'approcha, tendit la main, et ouvrit la porte, poussant avec précaution la pièce de bois qui la constituaient.


Dès qu'elle eu posé un pied dans la pièce qui servait de séjour et de cuisine aux deux habitantes de la maison, les narines d'Andreas furent chatouillés par une l'odeur du dîner. Ça sentait la viande d’écureuil. Sa mère avait du passé au marché noir, ou même à la Plaque dans le 12, pour acheter le dîner. Elle le faisait souvent. Les provisions y étaient tellement plus abordables que dans n'importe quels commerces de la grande place. Et elles n'avaient pas vraiment les moyens de se procurer de la viande chez le boucher. Certes, c'était illégal, mais c'était mieux que de mourir de faim. Sa mère s'affairait, debout devant la planche où elle découpait les quelques légumes qu'elle avait réussi à trouver. Andreas s'approcha et, sans bruit, enlaça les jambes de Marion. Elle la sentit sursauter un peu et se retourner, s'accroupissant devant elle. Après lui avoir collé un petit bisou sur le front et replacé une mèche de ses cheveux bruns derrière son oreille, elle lui dit d'aller s'asseoir, que le dîner serait bientôt près. Andreas s’exécuta après s'être lavé les mains.


«  Alors ma puce, qu'est ce que la maîtresse a dit ?  » demanda Marion en remuant le ragoût de qui finissait de cuire. «  Elle a dit que j'avais de la chance parce qu'elle s'était battue pour que je puisse aller à l'école et que j'allais être dans sa classe. » répondit Andreas, très calmement. «  Pourquoi elle aurait du se battre ?  » répliqua Marion, les sourcils froncés en apportant la marmite sur la table «  Parce que je n'ai pas de père.  ». Sa mère stoppa son geste. Elle resta là, la main en l'air, la bouche ouverte. Après quelques instants d'un silence gêné, elle s'assit et prit les mains de sa fille, plongeant son regard dans le sien. «  Écoute moi bien ma puce. Les gens vont te faire croire que tu vaux moins bien que les autres à cause de ça. Ne laisse jamais personne te dire ça ma chérie. Tu vaux autant, même plus que tout ces gens. Et ne t'inquiètes pas, j'irais voir cette conne pour lui dire qu'elle ne devrait pas te dire ce genre de choses. Pour qui elle se prend ? » «  Elle m'a dit que tu serais contente que je sois dans sa classe.  » Sa mère soupira, lui caressa les cheveux avant de la servir. Andreas fronça les sourcils, mais elle décida de faire comme sa maman venait de lui dire de faire. Ignorer tous ces gens qui se pensaient meilleurs qu'elle.


«  Et si je te racontais le mariage de Mamie ?  »
Andreas était couché, Marion assise sur le fauteuil juste à côté de son lit. Il était l'heure de l'histoire du soir et il fallait que la petite choisisse laquelle voulait-elle entendre. C'était toujours le même rituel : Marion faisait une liste de propositions aussi longue que possible, mais elle savait toutes les deux que la petite fille finirait invariablement par se redresser dans son petit lit, de plonger son regard dans celui de sa mère et, d'une petite voix, demanderait : « Maman, maman.... Raconte moi encore une fois les Hunger Games... ». Alors Marion s'installait plus confortablement dans son fauteuil, attrapait ses aiguilles à tricoter et de sa voix douce et lente, elle racontait cette histoire qu'Andreas connaissait par cœur. «  Avant, il y a très longtemps, Panem connut des heures sombres. Chaque année, chaque District devait offrir en cadeau au Capitole un jeune garçon et une jeune fille pour qu'ils aillent se battre durant les Hunger Games. C'étaient des grands bains de sang, desquels ne sortait vainqueur qu'un seul des vingt-quatre participants. Cet personne, haï par 11 Districts, rentrait chez lui auréolé par sa gloire. Il devenait riche, allait s'installer dans une des plus belles maisons de son District et pendant une année, des cadeaux inondés la population du vainqueur pour célébrer sa victoire. Dans notre District, il n'y a jamais eu que quatre vainqueur : Stanley Worthtown qui a remportait la treizième édition des Hunger Games, Seeder qui a été couronnée vainqueur de la vingt-quatrième édition, un orphelin de seize ans qui se faisait appelé Clever a gagné la trente-troisième édition et enfin, Chaff remporta la quarante-cinquième édition. En soixante-quinze ans, seuls ses quatre là ont survécus. Et tu sais quoi ma puce ? Toi et moi, on descend du premier vainqueur du Onze, Stanley. C'est ton ancêtre, c'est notre ancêtre. Les Hunger Games font partis de notre famille ma chérie. ». Andreas remontait toujours sa couette au dessus de sa tête. Ce que sa mère lui racontait la terrifiait, même après l'avoir entendu tout les soirs pendant six années. Marion se levait, s'asseyait près d'elle, écartait la couette et rassurait sa fille : «  Ne t'inquiète pas ma chérie, le Capitole ne nous fera plus jamais autant de mal. Dors maintenant. ». Elle bordait Andreas et sortait doucement de la chambre. Alors qu'elle allait franchir le seuil de la petite chambre, la petite voix de la petite fille se faisait entendre : «  Maman, tu me protégeras contre eux, pas vrai ? Contre les Hunger Games , le Capitole, les mutations génétiques ?  » «  Ma puce, je te protégerais même contre tout Panem s'il le fallait.  »


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Comment il est devenu indispensable




Andreas courait, courait, courait encore. Elle descendait à toute vitesse la rue où elle habitait. Ce n'était pas très loin. Sa mère lui avait dit de faire attention à la neige qui rendait la chaussée mal pavée glissante. Mais est- ce que c'était vraiment importante ? Quand on a neuf ans, bientôt dix, on sait que la vie de sa mère est plus importante que le risque de se faire mal en glissant dans la neige.


Elle arrivait devant la maison des Thompson. Elle entendait les éclats de rire qui résonnaient à l'intérieur. Ils devaient être à table. Andreas visualisait tellement bien la scène. Catelyn, entrain de servir les enfants. Finn qui la regarde tendrement en surveillant Polly, la plus jeune, du coin de l’œil. Liam, l'aîné, qui chahute avec sa sœur Lou. Tout les cinq assis autour de la table en vieux bois dans la cuisine trop petite pour tout le monde. Elle était presque désolée d'interrompre ce moment, de venir répandre chez eux la même peur, la même angoisse qui déménageait pour venir s'installer chez elle. Elle tapa à la porte. Trois coup, peut-être un peu trop fort. Immédiatement à l'intérieur, les rires cessent. Qui peut bien venir les déranger en plein repas, avec toute cette neige ? Andreas n'a besoin de patienter plus de quelques secondes avant que Catelyn, vêtue de son grand tablier vert, vienne lui ouvrir. Voyant la fille de sa meilleure amie devant sa porte, elle semble s'interroger sur les raisons de sa présence. Puis elle voit l'expression affolée sur son visage et immédiatement, la même vient se plaquer sur le sien. Alors qu'elle allait ouvrir la bouche, Andreas commença à parler à toute vitesse : «  Maman... maman s'est évanouie en faisant la cuisine et quand elle a repris conscience, elle a craché trois fois du sang. Elle m'a dit qu'il fallait que tu vienne pour l'examiner ! ». Catelyn n'avait même pas attendu qu'Andreas est fini de parler pour aller chercher sa trousse où elle rangeait tout ses remèdes. Catelyn Thompson était la guérisseuse des pauvres, de ceux qui n'avait pas l'argent d'acheter de vrais médicaments du Capitole que l'on trouvait à la pharmacie. Elle la passa en bandoulière et avant de partir, elle s'accroupit devant Andreas. « Écoute moi Andy, tu vas rester ici. Tu vas aller manger avec Finn et Liam pendant que moi, je vais aller m'occuper de ta mère. Je suis sûre qu'elle n'a pas grand chose, d'accord ? Je suis sûre qu'elle va aller bien. Mais je veux que tu restes ici ! Compris ? » Andreas acquiesça. Catelyn, satisfaite, poussa gentiment la petite vers l'intérieur avant de courir vers la maison qu'habitait les Worthtown, trois maisons plus haut.


Andreas entra lentement dans la cuisine. Finn, Liam, Polly et Lou l'observaient. Les deux garçons avaient le visage déformait par l'anxiété. Finn connaissait Marion depuis sa plus tendre enfance. Liam, lui, avait été gardé pendant des années par la mère de Marion. Si aujourd'hui, à onze ans, il n'avait plus besoin de nourrice, il avait conservé son affection pour sa seconde mère. Andreas s'assit à la place vacante, entre Lou et Liam. Les deux enfants lui serrèrent convulsivement ses mains pendant que Finn lui servait de la viande d’écureuil et de la purée de légumes. De la viande d'écureuil.... Les larmes coulèrent d'elle même sur les joues gelés par le froid de la petite fille. «  Vous croyez que ma mère va s'en sortir ? » . Personne ne répondit. Ils fixèrent tous leur assiettes. Finalement, brisant le silence qui s'était installé, Liam répondit : «  J'en suis sûre. Maman soigne des gens que tout le monde condamne à mourir avant la fin de la journée. Ta mère va s'en sortir Andreas.  » La petite fille releva les yeux vers lui. Il avait des yeux gris, des yeux durs, des yeux d'un enfant qui sait les choses. Ces cheveux noirs bouclés encadraient son visage d'une étrange façon. Elle était étonnée qu'il connaisse son nom. Après tout, les quelques fois où elle avait été là quand sa mère le gardait, elle était resté dans son coin. Elle jouait volontiers avec Polly ou Lou, mais elle restait toujours à l'écart quand il était là. Il l'intimidait. Sans doute parce que toutes les filles à l'école n'arrêtait pas de lui faire remarquer à quel point il était beau. Elle se sentait mal à côté de lui. Elle se sentait petite, maladroite et idiote quand il l'a regardé.


On dîna presque en silence. Parfois, Polly posait une question dans son étrange langue, ponctuée par des mots qu'elle avait inventé et des mélanges entre des mots qui existaient réellement. Andreas répondait d'une voix éteinte, n'arrêtait pas de jeter des regards à la porte pour vérifier si Catelyn revenait. Les assiettes étaient vidés depuis longtemps et elle n'était toujours pas revenu. Elle aida Finn à débarrasser, se proposa pour faire la vaisselle avec Lou parce que la fenêtre au-dessus de l'évier donnait sur la rue. Quand l'heure vint où il fallait aller se coucher, Lou prêta une chemise de nuit à la petite pendant que Finn lui installait un lit supplémentaire dans la chambre de Liam. Elle avait été obligé d'accepter de dormir avec lui puisque la chambre des filles était trop petite pour l’accueillir. Finn déposa un baiser sur le front de Liam, puis sur celui d'Andreas et quitta leur chambre. Andreas ferma les yeux et tendit l'oreille, écoutant avec angoisse le silence brisé de temps à autre par le bruit que faisait son voisin de chambre quand il se retournait dans son lit.


« Andy ? ». Andreas ouvrit les yeux se redressa dans son petit lit. Dans l'encadrement de la porte, Catelyn la regardé. Elle avait de la neige sur les épaules, des traces de larmes sur les joues et dans les mains, une feuille de papier plié en deux. Elle s'approcha, tentant de ne pas réveiller Liam. Andreas, elle, savait que c'était peine perdu. Il se retournait depuis trop longtemps. Elle était sûre qu'il attendait aussi impatiemment le retour de sa mère qu'elle ne l'attendait. Catelyn s'assit sur le lit, juste à côté de la petite fille et la prit dans ses bras. Ses bras, son cou, ses joues étaient gelés. Elle l'enveloppait ainsi dans un froid glacial. Elles restèrent comme ça pendant quelques minutes avant que Catelyn ne commence à sangloter sur l'épaule de sa presque nièce. « Je suis désolée... tellement désolée... ». Andreas enfouit son visage dans le creux du son cou. Le froid mordit sauvagement son nez, ses joues et sa bouche mais elle en tirait un réconfort extrême. Ses propres larmes commencèrent à couler. C'était fini. Sa mère était morte. Elle avait la boule au ventre. Une partie d'elle même en voulait à Catelyn de ne pas avoir sauver sa mère. L'autre partie d'elle savait que ce n'était pas elle la coupable, que c'était le Capitole le fautif, celui qui avait épuisé sa mère, qui l'avait fait tombé malade, c'était lui. Elle serra Catelyn encore plus fort. Finalement, après un temps qui sembla durait une éternité à Andreas, la meilleure amie de sa mère s'écarta, posa sur ses genoux la feuille de papier qui était accompagné d'une chaîne en argent et, sans un mot de plus, elle sortit de la petite chambre qui, Andreas le savait, était maintenant la sienne. Elle essuya vaguement les larmes qui lui brouillait la vue avant de déplier délicatement la feuille de papier. Elle ne reconnaissait pas l'écriture, ronde et penchée. Cela devait être celle de Catelyn. Sa mère ne devait plus avoir la force d'écrire correctement. Elle avait du dicter les mots qu'elle avait choisi de laisser à sa fille unique, son la seule preuve qu'elle avait un jour était en vie : «  Ma puce, je suis tellement désolée de t'abandonner. Pardon. Sache que je t'aime, que je t'aime plus que quiconque. Je t'aime plus que ma propre vie. Je suis tellement fière de ce que tu es, de ce que tu deviendras sûrement. J'espère que ta vie sera belle, j'espère qu'un jour, tu ferras le deuil de ma mort. Je veux que tu le fasse ma chérie. J'ai besoin que tu le fasses. Et tu en as besoin mon cœur.

Peut-être que les gens ne seront pas gentil avec toi. Peut-être qu'ils t'appelleront encore pendant des années '' L'enfant de la honte''. Sois fière de toi. De tes faiblesses, fabrique une armure qui ne se brise pas. Portes la avec fierté. N'oublie jamais. Tu n'es pas ''l'enfant de la honte''. Tu es la '' fille de l'hiver''. Froide, appliquée, magnifique. Tu vaux autant et même plus que tout ces gens Andreas. Ne l'oublie jamais.

Un jour, tu m'a demandé qui était ton père. Je ne t'es pas répondu. J'ai regardé en l'air, j'ai éludé la question. Aujourd'hui, avec six ans de retard, je te réponds. Ton père venait du District 12. Il avait des grands yeux bleus, des cheveux roux. Il souriait tout le temps. Il fredonnait des chansons d'amour. Il s'appelait Mitchell. Tu as hérité de ses yeux, de son rire cristallin. Il est mort juste après ta naissance. J'ai raconté aux gens qu'il était parti. Je ne voulais pas être veuve. Je préférais être traiter de traînée.
Ma chérie, j'espère que tu ne m'en voudras pas de t'avoir menti. Je t'aime, je t'aime. Avec ce mot, tu trouveras une chaîne en argent. Elle appartenait à ton arrière grand mère. Aujourd'hui, elle est à toi. C'est mon dernier cadeau ma chérie. Je t'aime. Et je continuerais de te protéger contre Panem tout entier, même de là-haut. Je t'aime, Maman.
 » Andreas essuya ses larmes et renifla bruyamment. Elle prit le pendentif dans sa main et l'observa longuement. C'était une simple chaîne en argent aux maillons très fins. Il n'avait rien de particulier, et pourtant, elle le chérissait déjà comme son plus grand trésor. C'était une des seules choses qui lui restait. Elle le passa autour de son cou et demeura assise, incapable de dormir, incapable de juste fermer les yeux. Elle savait que si elle le faisait, elle ne ferrait que voir sa mère en rêve, encore et encore. Alors elle resta assise, immobile, fixant un point invisible.

«  Andreas ?  ». La petite fille se retourna. C'était Liam qui, assis lui aussi sur son lit, la regardait avec inquiétude. «  Tu devrais dormir.  ». Elle le regarda et recommença à pleurer. «  Je ne peux pas.... Si je dors, je vais la voir. Je ne peux pas Liam, c'est trop dur.  ». Sa voix se brisa. Elle le regardait à travers ses larmes, incapable de les arrêter. Finalement, au bout d'un long moment, elle lui demanda en hoquetant : «  Je peux dormir avec toi ? Juste cette nuit... ». Sans un mot, sans même faire semblant de réfléchir un peu, il rejeta sa couverture sur ses pieds et tapota le matelas juste à côté de lui. Elle quitta le sien lentement, abandonnant la lettre de sa mère sur celui ci, et s'engouffra sous la couette, près du garçon. Il y avait un peu d'espace entre eux. Ils étaient assez petits pour dormir ensemble sans se gêner. Il lui tendit sa main et elle l'attrapa. Ce contact physique la rassura. Quelques minutes plus tard, elle sombra dans un sommeil sans rêve.....


…. Il faisait jour. Les rayons de soleil qui filtraient par le store trop petit pour la fenêtre réveillèrent Andreas. Ouvrant les yeux, son regard tomba sur son lit, vide. Il était toujours impeccablement fait. En douze ans, elle n'avait pratiquement jamais dormi dedans. L'autre lit était tellement plus confortable, tellement plus rassurant. Elle détourna son regard et revint doucement vers le second lit. Il était devenu trop petit à présent. La couette aussi. Alors qu'avant, elle les couvrait tout les deux, maintenant, leurs pieds en dépassaient. Le lit en lui même était trop étroit. Elle était obligée de dormir presque sur Liam pour qu'ils puissent dormir ensemble. Elle ne s'en plaignait franchement pas. Elle releva son regard vers lui, passant sans s'attarder sur le torse nu sur lequel sa tête reposait. Il dormait encore. Il avait l'air si paisible quand il dormait. Si tranquille. Elle s'avança un peu, jusqu'à être juste au dessus de sa tête. Ses cheveux caressaient doucement les joues du jeune homme. Elle s'amusa un instant à songer aux douze années qu'ils avaient passés ensemble. Et toujours, le matin, elle le réveillait de la même façon. Elle se pencha et l'embrassa. Ses joues, son nez, son front, ses épaules, son cou, sa bouche. Autant de baisers, autant de caresses. Il se réveillait toujours quand elle arrivait enfin à la bouche. Alors, il la renversait, et l'embrassait à son tour, jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus respirer. Ils s'écartaient seulement à ce moment là, se regardaient longuement et puis éclataient tout les deux de rire avant de recommencer à s'embrasser. Ce matin là, Andreas finit par briser leur étreinte à le rappelant doucement à l'ordre. «  Catelyn nous avait dit de ne pas trop traîner au lit hier soir. Le Président ne va pas tarder à parler. ». Liam l'ignora et lui cloua le bec d'un baiser. «  Je suis très sérieuse Mr Thompson.  » dit-elle en l'écartant. Il tomba lourdement à terre et laissa échapper un cri de douleur. Se levant pour aller chercher de quoi s'habiller, Andreas le pressa : «  Allez, dêpeche toi.  ». Grommelant, Liam s'habilla à son tour.


Quand ils descendirent tout les deux, la télé était déjà allumé. Polly, Lou, Finn et Catelyn étaient assis juste devant, captivés par l'allocution du Président. Elle avait déjà commencer. Les deux jeunes gens étaient en bas de l'escalier quand quelques brides du discours leur parvint. « ....Nous avancions, main dans la main avec un juste prix à payer pour un monde meilleur. C’est pourquoi, après de longues interrogations, le Capitole a voté unanimement pour un retour aux sources. Mes amis, je vous annonce officiellement le retour des Hunger Games ! ».
A ces mots, Andreas se figea. Cela ne pouvait être possible. Cela n'était pas possible. Pourquoi ferraient-ils ça ? Et dans son esprit, les paroles de sa mère, celles qu'elle disait toujours quand elle la couchait, lui revinrent en mémoire : «  Ne t'inquiète pas ma chérie, le Capitole ne nous fera plus jamais autant de mal. ». Mensonges .












Dernière édition par B. Andreas Worthtown le Sam 19 Mai - 9:55, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Jeu 17 Mai - 22:46



Le retour des Jeux


Ils avaient donnés rendez-vous à toutes les personnes âgés de plus de dix-huit ans. Il fallait se rendre sur la place publique pour procéder à la sélection pour les volontaires à la participation aux Jeux des Mentors. Ils avaient besoin d'adultes pour encadrer les tributs, comme c'était le cas avant. Ils étaient en train d'organiser les premiers jeux pour les adultes, pour savoir qui aurait l'honneur de mener chaque année à la mort deux enfants entre douze et dix-huit ans. Andreas serrait fort la main de Liam dans la sienne, tandis qu'ils avançaient dans la foule d'adultes en direction de la place de la Mairie. A leur côtés, il y avait Catelyn et Finn. Ils avaient l'âge, eux aussi, de participer aux jeux. Andreas lisais sur tout les visages la même angoisse : celle d'être sélectionné. Elle lui semblait même familière. Après tout, c'était ça que sa mère lui racontait, tout les soirs, pour qu'elle s'endorme. A présent, elle se demandait comment elle avait réussir à dormir avec un tel cauchemard ancrait dans sa tête.


« Joyeux Hunger Games et que le sort vous soit favorable ! » La voix de crécelle de la présentatrice, une femme du Capitole aux cheveux verts pomme, vrilla les tympans d'Andreas. Cette femme, ce qu'elle représentait, tout cela lui donnait une violente envie de vomir. « Vous avez été réuni pour que nous puissions sélectionné les personnes qui tenteront de devenir les futurs mentors des tributs de notre première édition des nouveaux Hunger Games. Tout d'abord, comme c'est un véritable honneur de pouvoir aller se battre pour devenir mentor, je voudrais savoir s'il y a des volontaires. ». La femme balaya l'assistance du regard. Seul le silence lui répondit. Andreas étouffa un rire nerveux. Cette situation ne l'étonnait pas. On était dans le Douze, personne ne considérait comme un honneur le fait d’aller se battre pour les Hunger Games. Ce District avait trop souffert des précédents Jeux de la Faim pour que quelqu'un d'assez sensé puisse se porter volontaire. Heureusement pour celle qui tentait d'amener l’enthousiasme du Capitole dans ce pauvre District, les autorités avaient prévu ça. Alors que son sourire s'effaçait et qu'elle remettait en place sa perruque, la présentatrice se dirigea vers un immense globe. Andreas le savait, il contenait les noms de toutes les femmes du Douze. Il y avait son nom aussi, écrit sur une feuille de papier plié en deux. « Bien, je vais être obligé de tirer au sort... Les femmes d'abord ! » Elle plongea sa main dans la sphère. Toutes les femmes qui entouraient Andreas retinrent leur souffle. Elle en fit de même. « Est sélectionné pour les Jeux des Mentors... » Elle serra la main de Liam et ferma les yeux. « Andreas Wothtown ! Félicitations ! » La présentatrice tapa dans ses mains alors qu'autour d'elle, tout le monde se retournaient pour la regarder. Ils lui lançaient ce regard, celui qu'on lance quand on est sûr de ne plus jamais revoir la personne. Elle respira un grand coup, consciente que tout le monde l'observait, et elle lâcha la main de Liam. Elle fendit la foule et se dirigea vers l'estrade, où l'entendait la présentatrice à la voix de crécelle. Celle-ci lui colla un micro devant la bouche et lui posa des questions idiotes, auxquelles elle se força à répondre. «  J'ai vingt-deux ans, je travaille dans un verger, non mes parents ne peuvent pas être fiers de moi, ils sont morts.  ». Quand la femme aux cheveux verts comprit qu'elle ne pouvait plus rien tirer de la loque presque morte qu'Andreas était devenue, elle se dirigea vers la sphère contenant les noms des hommes. La jeune femme adressa une prière silencieuse au ciel pour que cela ne tombe pas sur quelqu'un qu'elle connaissait. «  Notre second concurrent est.... Liam Thompson !  ». Une rumeur furieuse s'éleva de la foule. Tout le monde savait pour Liam et elle. Avant qu'il n'est pu s'avancer vers l'estrade, Andreas s'évanouit.


L’ascenseur monta lentement. Sur la plate-forme, Andreas retint son souffle. Autour d'elle, elle ne voyait que du blanc, que de la glace, que de la neige. Malgré elle, elle sourit, caressa doucement ses cheveux tout récemment teint dans un blanc pur, retenus en une tresse à l'arrière de sa tête. Une idée de la nouvelle styliste du District Onze. L'histoire de l'enfant de l'hiver l'avait particulièrement inspiré. Normalement, ils n'étaient même pas sensé les voir, mais. celle de son district avait été curieuse et était venu les voir, Liam et elle, la veille de leur entrée dans l'arène. Le Capitole les balançaient dans l'arène comme cela, sans aucunes des habituels fioritures des Hunger Games. Non, ils préféraient garder ça pour les gosses qui allaient s'entre-tuer d'ici quelques mois. Andreas balaya le cercle formé par ses concurrents autour de la Corne d'Abondance du regard. Ils avaient tous l'air si décidé à tuer. Sauf peut-être les deux adultes du Douze et Liam, bien évidemment, qui n'arrivait pas à détacher son regard de sa nouvelle couleur de cheveux. 59, 58, 57... le compte à rebours était lancé. 52, 51, 50.... Andreas adressa des remerciements muets à sa styliste. Sans le savoir, elle venait de lui donner un avantage de taille. Avec cette couleur de cheveux et sa peau diaphane, elle allait se fondre parfaitement dans le paysage. 40, 39, 38... Elle se concentra sur ce qu'elle pourrait récupérer sans se frotter aux autres dans le traditionnel bain de sang de la Corne d'Abondance. A mi-chemin, elle repéra un sac enfoui dans la neige dont seule une bretelle dépassait et quelques pas plus loin, il lui semblait apercevoir un petit paquet de couteaux de lancer. Cela ferait l'affaire. 34, 33, 32 … Elle respira à fond. Les Jeux des Mentors duraient seulement une semaine. Elle était persuadé qu'ils ne dureraient que quatre jours. De son côté, elle se préparait à mourir du mieux qu'elle pouvait. Elle était décidé à laisser Liam vivre. De toute façon, seul l'un d'eux deux allait pouvoir survivre. Elle jugeait qu'il était mieux que ce soit elle. 28, 27, 26 …. Le compte à rebours semblait aller trop lentement. Elle passa les dernières secondes à se préparer à courir le plus vite possible.


Le coup de canon brisa enfin le silence. L'adrénaline monta et les jambes d'Andreas s'agitèrent toutes seules. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour parvenir au sac, qu'elle attrapa et jeta sur son dos sans s'arrêter. Parvenue aux couteaux – à vue de nez, il y en avait une demi-douzaine -, elle fut jetée au sol par un de ses concurrents. C'était l'homme du Huit. Il lui décocha un violent coup de poing dans la mâchoire. Tout en débattant, ses doigts touchèrent le manche d'un des couteaux. Le saisissant, elle l'enfonça précipitamment dans le ventre de son adversaire. Celui-ci lui cracha du sang dans la figure. L'écartant, elle attrapa le reste des couteaux et détala à toute vitesse.


Elle était à couvert, près de la Corne. Elle observait avec dégoût le bain de sang et son regard retombait toujours sur l'homme du Huit qu'elle avait poignardé. S'essuyant la bouche, elle se décida de faire l'inventaire de ce qu'elle avait pu récupérer. En plus de ses six couteaux, elle avait dans son sac un sac de couchage, une gourde malheureusement vide qu'elle s'empressa de remplir de neige, une corde de trois mètres et quelques rations de bœuf séchés. De toute façon, elle n'avait pas faim. Elle se releva, bien décidé à s'éloigner le plus possible de tout les autres. Elle attendrait patiemment que quelqu'un l'attaque ou qu'elle meure de froid. Elle n'irais pas se risquer à attaquer une seule des personnes présentes dans cette arène. Elle marcha le plus possible avant que la nuit ne tombe. Quand la lumière commença à baisser, elle s'arrêta. Elle devait être à quelques kilomètres de la Corne. Cela suffirait pour la nuit. Elle était dans une petite clairière dont le sol était couvert de neige. Autour, il y avait trois arbres suffisamment grands pour qu'elle puisse y dormir. Elle préférait dormir en hauteur, se sentant trop vulnérable au sol. Elle monta sur le plus noueux des trois et, après s'être attacher à la branche où elle était installé, elle se glissa dans son sac de couchage.


Elle fut réveillée par l'hymne. Elle avait oublié de compter les coups de canon. Il lui semblait même qu'elle ne les avaient pas entendus. Elle se releva pour pouvoir voir les visages de ceux qui étaient morts. District un, deux, quatre, six, huit, neuf, douze. Voir le visage de l'homme qu'elle avait tué dans le ciel était étrange. Il avait sûrement une famille, des amis, une vie. Peut-être même qu'il avait été tiré au sort, comme elle. Elle réprima ses larmes. Ne pas pleurer. Ne pas faire ce plaisir au Capitole, à ses habitants. Faire semblant d'être forte. L'hymne prit fin. Andreas accueillit l'obscurité avec contentement. Elle fixa le ciel pendant quelques instants. Les étoiles brillaient faiblement. Elle inspira un grand coup. Elle allait se recoucher quand une faible lueur attira son regard. Elle plissa les yeux, étonnée. C'était un feu. Un suicidaire. Il allait se faire tuer. A moins que c'était ce qu'il voulait. Andreas ferma les yeux, compta lentement dans sa tête. Elle était parvenue à cent-soixante dix-huit quand un cri s'éleva. Elle soupira. Le coup de canon déchira le silence comme on déchire un linge. Un mort de plus. Elle se glissa dans son sac de couchage. La nuit allait être longue.


Il faisait à peine jour, et pourtant, elle marchait déjà. La faim lui broyait l'estomac. Elle se déplaçait le plus silencieusement qu'elle pouvait, un couteau à la main. La forêt semblait tellement paisible. Elle repensa un instant aux dix... onze morts de la veille. A ce rythme là, les Jeux allait durer trois jours. Elle secoua la tête. Pour le moment, l'important était de trouver une source d'eau et un peu de nourriture. Elle porta à ses lèvres sa gourde. La neige avait fondue. Le goût était atroce mais au moins, cela avait le mérite de désaltérer. Soudain, un bruit fit tourner la tête d'Andreas. Un bruit de pas. Elle retint son souffle, s'immobilisa et brandit son couteau fermement, prête à tuer une fois encore. Le bruit se rapprochait doucement. Les branches du bosquet juste en face d'elle s'écartèrent et... «  Oh mon dieu, c'est toi.  ». Andreas baissa son couteau. En face d'elle, Liam tenait dans les mains un arc, pointé sur elle. Quand il vit que c'était elle, il l'abaissa, visiblement soulagé de ne pas avoir à s'en servir. Une estafilade barrait sa joue. La jeune femme luttait pour ne pas se jeter dans ses bras. Ne pas donner cette satisfaction au Capitole. «  Andreas, relève immédiatement ce couteau.  ». «  Quoi ?  ». «  Andreas, on est dans une arène, je suis un adversaire comme les autres alors plante moi ce putain de couteau entre les deux yeux.  ». «  Ah ouais ? T'es un adversaire comme les autres ? Alors pourquoi tu m'a pas déjà envoyé une flèche entre les yeux ?  ». «  Je...  ». «  Me demande pas de faire quelque chose que t'es incapable de faire.  ». Andreas se détourna, les bras croisés sur la poitrine, luttant contre ses larmes. Elle l'entendit approcher. Elle sentait sa présence à quelques centimètres d'elle. Elle sentait son souffle dans son cou. Elle aurait tellement aimé être capable de se retourner et de lui enfoncer son couteau dans la poitrine, comme elle l'avait fait pour l'homme du Huit. «  Je... j'ai... j'ai attrapé un écureuil tout à l'heure et euh... il y a des racines comestibles juste à côté... tu... tu veux manger avec moi ?  ».«  Je te rappelle que l'on est rivaux directs toi et moi. Je ne m'allierais pas avec toi Liam.  ». « Je ne te propose pas une alliance, je te propose un repas. Allez Andreas... prouve moi que le Capitole n'a pas réussi à te changer aussi vite. ». La jeune fille se retourna et plongea son regard dans celui de Liam. Ses yeux gris... Elle soupira et accepta. Liam sourit. «  Parfait ! Viens, on va ramasser les racines et après, on allumera un feu... »


Elle soupira d'aise. Elle n'avait jamais autant aimé l'écureuil de toute sa vie. Liam la regardait dévorer sa part en souriant tendrement. La fumée de leur feu s'élevait dans le ciel de la fin de matinée. D'autres participants n'allaient certainement pas traîner à rappliquer s'ils avaient vu la fumée. Les deux jeunes gens avaient étouffé leur feu le plus vite que possible mais le risque existait quand même. Le couteau d'Andreas était posé juste à côté de sa main, pour qu'elle puisse l'attraper le plus vite possible. L'arc de Liam reposait tout près de lui, quelques flèches à disposition. Une fois qu'ils eurent finis de manger, le jeune homme se frotta les yeux. Andreas le fixa. Elle savait qu'il devait être fatigué. Il ne faisait ça que quand il était au bord de l'épuisement. Les douze années qu'ils avaient partagé avaient fait tomber une à une toutes les barrières que l'on pouvait mettre entre deux personnes. «  Tu peux dormir tu sais. Je veillerai sur toi.  ». Liam la regarda, surpris. Alors qu'il faisait mine de protester en se levant, Andreas fut plus rapide. Elle le repoussa, le faisant tomber sur le dos. «  Pas la peine de dire quoi que ce soit. Je te connais Liam, tu es épuisé.  ». Il fronça les sourcils et finit par hausser des épaules avant de s'installer plus confortablement et de sombrer rapidement dans un sommeil profond. Andreas se retrouva seule, un couteau dans chaque main. Elle s'entraîna à les planter dans l'écorce d'un arbre à bonne distance. Au fil des minutes, ses tirs devenaient plus précis, plus vifs. Au bout d'une dizaine de minutes d'entraînement, elle était satisfaite. Elle se sentait prête à l'envoyer dans la tête d'une cible mouvante suffisamment vite pour la tuer. Elle se rassit près de Liam, l'observant à son tour avec une tendresses non dissimulée. Bientôt, il faudrait se séparer. Elle ne voulait pas être celle qui devrait le tuer.


Un craquement sourd tira Andreas de ses pensées. Quelqu'un approchait... ou alors ce n'était qu'un animal. Par prudence, elle se releva. Liam dormait toujours. Elle hésitait à le réveiller. Si ce n'était qu'un animal.... Elle fit le tour d'elle même une fois... une seconde fois.... Elle tournait le dos à l'homme du Un quand il surgit dans la clairière, une lance dans la main. Il sauta sur elle et elle se retourna une fraction de seconde trop tard. Elle reçut la lance dans le bras. Andreas tomba sur le sol en hurlant de douleur. Liam, alerté par le bruit, se réveilla en sursaut. Il bondit sur ses pieds, un couteau à la main. Il allait frapper son adversaire à la poitrine quand celui-ci stoppa son bras d'un geste. Liam sentit la force de cet homme, celle de quelqu'un qui avait toujours mangé à sa faim et qui s'était entraîné toute sa vie pour cet instant. Fixant le jeune homme du Onze avec une expression de satisfaction extrême, il lui envoya un coup de poing dans le nez. Attendant que sa victime soit étendu sur le sol, l'homme du Un récupéra sa lance, toujours fiché dans le bras d'Andreas - qui supplait à présent son ennemi de la tuer elle, de laisser Liam vivre – avant de l'enfoncer à l'emplacement du cœur dans la poitrine du jeune homme. Andreas hurla en même temps que son ami, pendant que l'homme du Un faisait tournoyer sa lance dans le trou qu'il avait percer dans le torse de sa victime alors que le canon confirmait son crime. La jeune femme rassembla ses dernières forces pour attraper un de ses couteaux, fiché à quelques centimètres de son bras valide et le planter dans le dos de leur agresseur. Après quelques minutes, il tomba sur le ventre. Le coup de canon qui retentit par la suite assura à Andreas qu'il était mort. Elle le repoussa avec son bras valide et se jeta sur Liam. Du sang séchait déjà sur son visage. Ses yeux étaient ouverts. Ils fixaient le ciel sans le voir, l'expression de la vie les ayant quitter à tout jamais. Pour la première fois depuis bien longtemps, Andreas laissa ses larmes couler. Elle s'abandonna à la douleur. Elle aurait voulu que quelqu'un vienne pour la tuer elle aussi. Mais c'était impossible. Elle était désormais officiellement le vainqueur du District Onze. Elle ne devait, elle ne pouvait plus mourir. A travers ses larmes, elle caressa les cheveux de Liam, lui ferma ses yeux, retira la lance de son torse. Si on oubliait le trou béant de sa poitrine, on aurait pu croire qu'il dormait. Au-dessus d'elle, l'hovercraft arrivait pour enlever les corps. Elle récupéra ses armes, les affaires de Liam et celle du numéro Un et, avant de s'éloigner, elle se pencha sur l'homme de sa vie pour l'embrasser. Le Capitole allait adorer.


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Être mentor



« Mesdames et Messieurs, Andreas Worthtown du District Onze ! »
De toutes les voix stridentes des gens du Capitole qu'Andreas avait pu entendre, celle de Soraya Lindger était la plus stridente et la plus désagréable. Andreas entra à contrecœur sur le plateau, sous les acclamations des spectateurs. Le Capitole l'adorait. Elle était devenue la nouvelle coqueluche des adolescentes en fleur. Son histoire était tellement romantique... Ironie du sort, elle supportait de moins en moins ces créatures superficielles. Elle voulait juste rentrer chez elle, rien de plus. Mais elle savait qu'elle serait contrainte toute son existence à jouer au même jeu, celui de l'amoureuse éplorée. Toute à ses pensées, Andreas embrassa la présentatrice et s'installa en face d'elle. « Mademoiselle Worthtown, vous êtes à présent la nouvelle mentor des futurs tributs du District Onze. Contrairement à d'autres, vous n'étiez pas volontaire pour ces Jeux. Que pensez-vous de votre victoire ? ». Andreas se tenait droite comme un I dans son fauteuil. Sa robe entièrement blanche était parfaitement accordé à ses cheveux. Elle avait tenu à les garder blancs pour l'interview finale. Elle toussota avant de répondre à la question avec une voix presque éteinte. «  Vous savez, je ne pense pas que l'on puisse vraiment appelé ça une victoire. Finalement, j'ai eu de la chance que le participant du Un plante sa lance dans le cœur de... Liam.... plutôt que dans le mien.  ». Soraya la regarda avec compassion avant de continuer. « Il vous a quand même blessé n'est-ce pas ? J'ai entendu dire que vous ne retrouverez pas toutes vos capacités avec votre bras gauche. ». Andreas caressa lentement sa peau, de son épaule à son coude, du côté gauche. Les chirurgiens avaient fait un travail impeccable. Elle n'avait même pas une cicatrice, une seule égratignure. Avec un faible sourire, elle acquiesça. «  Heureusement, je suis droitière. ». La présentatrice et le public entier éclatèrent d'un rire léger. Andreas se retint de soupirer. Les gens, ici, étaient vraiment trop facile à avoir. Ayant retrouvé son sérieux, Soraya reprit le fil de son interview. « Parmi les nouveaux mentors, vous figurez parmi ceux qui ont le moins tué. Vous avez seulement achevé l'homme du Huit le premier jour et celui du Un le lendemain. Y'a t-il une raison particulière ? ». «  Et bien, voyez-vous, je n'apprécie pas le fait de tuer. A partir du moment où Liam était mort, j'étais officiellement le mentor du Onze, n'est-ce pas ? Je ne voyais donc pas la nécessité de tuer. J'aime la vie, et je la respecte. ». Ce qui était un comble pour un mentor des Hunger Games. « Vous avez déjà évoqué à deux reprises Liam Thompson, celui qui avait sélectionné face à vous pour représenter votre District. Le Capitole entier meurt d'envie de savoir qu'elles étaient les relations qui vous unissez tout les deux. ». Voilà, on y était. Andreas savait qu'on lui poserait la question. Sa réponse était toute prête. «  J'ai.... j'ai grandi avec Liam. Tout les matins depuis mes dix ans, tout les matins sans exception, je me suis réveillé à ses côtés. Il était mon ami, mon frère, l'amour de ma vie. J'aimais Liam, je l'aimais profondément. Et aujourd'hui, on me la enlevé. ». L'auditoire était captivé. Il était pendu à ses lèvres. Après une minute entière de silence, Soraya se reprit. Elle attrapa le bras d'Andreas avant de le levait au dessus de leur tête. Toutes les deux étaient debout devant le pulic. « Mesdames et Messieurs, Andreas Worthtown, mentor du District Onze ! »


Le train glissait à toute vitesse sur ses rails. Andreas était assise près d'une vitre, sur un fauteuil particulièrement moelleux. Le train faisait escale dans tout les Districts, ramenant chaque mentor chez lui. On l'avait averti que l'on mettrait deux jours à atteindre le Onze. Elle était tellement heureuse de rentrer chez elle. En regardant le paysage défilait à toute vitesse, elle se disait que chaque seconde l'éloignait un peu plus du Capitole. Elle n'y avait demeurer que trois jours après la fin des Jeux, mais cela lui avait sembler une éternité. Tout l'épuiser là-bas. Les vêtements des habitants, leurs voix stridentes, leur nourriture trop riche, les couleurs criardes... tout la rendait nerveuse. Elle avait passé les trois derniers jours prostré sur son lit, à repasser dans sa tête le film de la semaine qui venait de s'écouler. Elle aurait aimer mourir. Mais le Capitole veillait à ce qu'elle reste en vie. Elle était devenue, au même titre que toutes les autres personnes dans ce train, trop précieuse pour qu'on la laisse mourir. Elle attrapa une mèche de ses cheveux et joua avec pour se changer les idées. Elle avait interdit à sa styliste de lui retirer sa teinture. Ainsi, les pointes de ses cheveux, sur cinq bons centimètres, étaient restés blancs alors que le reste, grâce à cinq shampoings successifs et énergiques, était redevenu brun. Devant elle, sur la tablette, était étalé ce qu'elle ramenait du Capitole : le couteau avec lequel elle avait tué les deux premiers et derniers hommes qu'elle tuerait de toute son existence qu'elle avait réussi à récupérer après des heures de négociations avec les responsables ; un flacon de teinture blanche pour cheveux, offert par la styliste et une petit poupée à son effigie qu'une gamine de trois ans lui avait donné dans la rue. C'était tout ce qui lui restait pour se souvenir de ce qu'elle venait de traverser. C'était tout ce dont elle voulait se souvenir.


Andreas courait, courait, courait et courait encore. Elle descendait la rue pour aller demander de l'aide à Catelyn. Il fallait qu'elle sauve sa mère. Il fallait que sa mère survive. Quand elle arriva devant la porte, elle tapa trois coups. Elle attendit quelques secondes et quelqu'un lui ouvra. En voyant qui c'était, la jeune femme hurla. Liam lui faisait face, la lance qui l'avait tué fichait dans la poitrine, le visage couvert de sang frais.
Le décor changea...
Elle était assise devant une table, dans la cuisine, chez elle. Tout semblait plus propre, plus neuf, en meilleur état. Sa mère, habillé d'une longue robe blanche, cuisinait tranquillement. Une odeur de pain frais et de confitures flottait dans l'air. De l'autre côté de la table, un homme roux mettait le couvert en fredonnant une vieille chanson d'amour. Après avoir posé la dernière fourchette, il se releva et lui adressa un sourire rassurant.
Le décor changea....
Elle courait de nouveau. Elle courait dans un forêt enneigé. Il faisait nuit. Derrière elle, deux hommes sans visage, armés d'un couteau et d'une lance, la poursuivaient. Elle avait beau courir, courir le plus vite qu'elle pouvait, il ne faisait que se rapprocher. Elle savait qu'elle ne pourrait pas les distancer. Ils semblaient être animé d'un vitesse surhumaine. Au bout d'une éternité, ils la rattrapèrent. Le premier lui planta sa lance dans le cœur pendant que l'autre lui découpait le bras gauche avant de la frapper à multiple reprises dans le ventre. Elle avait beau hurlait, son cœur avait beau s'être arrêté, elle n'entendait toujours pas le coup canon. Et les deux hommes sans visage continuaient de lui faire du mal., encore et encore.
Le décor changea...
Elle était de retour dans sa chambre, celle qu'elle partageait avec Liam. Elle était dans ses bras, debout au milieu de la pièce. Ils s'embrassaient jusqu'à ce qu'ils ne pouvaient plus respirer. Lentement, elle lui retira sa chemise pendant qu'il s'occupait de sa robe. Laissant leurs vêtements glisser au sol, ils tombèrent sur le lit. Liam s'arrêta un instant, caressa les cheveux d'Andreas et finit par murmurer : «  Je t'aime.  ».
Le décor changea....
Elle était sur la place. La présentatrice aux cheveux verts pommes piocha un nom dans la grande sphère. Elle s'approcha du micro. De sa voix stridente, elle annonça : « Andreas Worthtown ! ». Mais cette fois, elle le répéta, le répéta, le répéta, de plus en plus fort, sur un ton de plus en plus aiguë. Suivant son exemple, toutes les personnes présentes sur la place se retournèrent, leurs visages adoptant le même rictus étrange et inhumain, et hurlèrent son nom avec la même voix : « Andreas Worthtown ! Andreas Worthtown ! Andreas Worthtown ! ». Elle tomba au sol, les mains couvrant ses oreilles. « Andreas Worthtown ! Andreas Worthtown ! Andreas Worthtown ! Andreas Worthtown ! »


Andreas se réveilla en sursaut. Il faisait à peine jour. Elle s'assit difficilement et se frotta les yeux, tentant d'émerger rapidement et surtout d'oublier les images qui étaient gravés dans son esprit. Elle ne pouvait pas dire lesquelles étaient les pires. Certaines la terrifiaient, les autres lui broyaient le cœur. Elle écarta péniblement la couverture et se leva. Elle fit quelques pas, s'arrêtant juste devant le miroir pour regarder son reflet. Elle avait perdu beaucoup de poids pendant ses Jeux. Poids qu'elle n'arrivait pas à reprendre. Des cernes noirs marquaient ses yeux. Elle se pencha pour attraper sa robe. Une robe qui appartenait à sa mère. Depuis quelques temps, elle était retournée vivre dans son ancienne maison. Cela avait plusieurs avantages. Elle pouvait vomir ses repas à loisir, rester seule toute la journée, passer son temps à dormir et même se soûler tranquillement quand elle en ressentait le besoin. La vraie raison, c'était qu'elle ne supportait plus la vue de son ancien lit, de son ancienne chambre. Elle noua ses cheveux en une tresse qui faisait le tour de sa tête. Elle préférait dormir dans la vieille chambre de sa mère. C'était presque rassurant. Elle enfila des chaussures assortis à sa robe, avec des petits talons. En plus, rester en compagnie de Catelyn et Finn la faisait se sentir coupable. Elle était celle qui aurait du mourir. Liam aurait du survivre. Elle mit même du rouge à lèvre. Le rouge faisait ressortir sa bouche d'une étrange façon. Elle ne méritait pas de vivre. Elle n'était qu'une loque, incapable de faire son deuil, incapable d'arrêter de faire des cauchemars. Elle fit un pas en arrière, s'admirant. Elle devait être jolie aujourd'hui. Elle devait être présentable en tout cas. Aujourd'hui, elle devenait vraiment un mentor. Aujourd'hui, c'était la Moisson.














Dernière édition par B. Andreas Worthtown le Sam 19 Mai - 17:25, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Jeu 17 Mai - 22:47

Je vais peut-être arrêté de poster finalement ? xD

Encore un autre et après j'arrête vraiment et je te laisse tranquille Razz

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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Jeu 17 Mai - 22:52

Non, ça me suffit XD
Merci en tout les cas, tu es adorable ♥
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Jeu 17 Mai - 22:57

Bah c'est normal, faut bien que tu es la place que tu veux ♥

J'ai hâte de lire tout ça en tout cas *o*

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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Ven 18 Mai - 14:34

Bienvenue !!!!!!! Je vais avoir besoin de toi ô mon mentor
*ok ok je sors*
Merci d'avoir choisit le 12, c'est mieux que le 11 tu sais, ba ouais c'est un de plus, quand on te rend une note, t'es toujours plus content d'avoir 12 que 11... Oui ok je dis vraiment de la mer** xD...
En tout cas, encore une fois bienvenue parmi nous bande de fou (purée que de rime...) et bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Ven 18 Mai - 15:21

Bienvenue I love you
Emilia GOT power!
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Ven 18 Mai - 15:45

BIENVENUE parmi nous
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Ven 18 Mai - 15:49

Merci à vous trois (a)

GOT roxx
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Ven 18 Mai - 16:00

Bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Ven 18 Mai - 16:09

il y a de les concurrences avec les mentors !
bienvenue !
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Ven 18 Mai - 16:29

Bienvenue à toi
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◭ SOS : 23
◭ District : 12
◭ Arrivée à Panem : 18/05/2012
◭ Double compte : Avery Asplin

MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Ven 18 Mai - 16:47

Et je te dis bonne chance a toi aussi ! ♥
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ADMIN - Burn out

◭ Age du joueur : 29
◭ SOS : 863
◭ District : Neuf
◭ Arrivée à Panem : 31/03/2012
◭ Double compte : aucun
◭ Localisation : D9

MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Ven 18 Mai - 16:58

EMILIA , GOT qui est sans aucun doute ma série du moment
Je veux et j'exige un lien (aa) . Bienvenue, hihi.

___________________________________________________________


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◭ SOS : 78
◭ District : District 11
◭ Arrivée à Panem : 17/05/2012
◭ Double compte : Aucun
◭ Localisation : Quelque part entrain de vomir, de boire ou de faire des cauchemars

MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 9:20

Adrastée, avec plaisir (a)

Vu que Kieran vient de finir sa fiche, je vais changer de District et revenir sur mon premier choix, le District 11 ♥ ( Désolée à la personne qui compter le prendre --' )
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 11:57

Bienvenue parmi nous **
Très bon choix d'avatar I love you
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◭ SOS : 209
◭ District : District 11 Ҩ L'agriculture
◭ Arrivée à Panem : 19/04/2012
◭ Double compte : Adam R. Blackson

MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 12:07

Hannn ma Léo ♥️ Tu t'es inscrite !
Puis tu es ma mentor ! *0*
Haan je t'aime encore plus qu'avant ♥️♥️ Je suis contente que tu es décidée de t'inscrire !

Naït -> Fais gaffe à ce que tu dis sur mon district ! Vilain roux ♥️


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◭ SOS : 78
◭ District : District 11
◭ Arrivée à Panem : 17/05/2012
◭ Double compte : Aucun
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 12:21

Merci Evelyn ♥️

T'y, j'adore ton avatar
En plus, je suis ton mentor
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◭ SOS : 209
◭ District : District 11 Ҩ L'agriculture
◭ Arrivée à Panem : 19/04/2012
◭ Double compte : Adam R. Blackson

MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 12:22

Je te retourne le compliment Choupette ** ♥♥
Fais toi vite validé qu'on puisse rp ! héhé ♥♥
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◭ SOS : 248
◭ District : District 12 - Le charbon
◭ Arrivée à Panem : 26/04/2012
◭ Double compte : Loucian Caldin
◭ Localisation : Quelque part au Capitole

MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 13:00

Tu fais bien il n'a toujours pas posté sa fiche après tout ^^
Le 12 reste le meilleur What a Face *ok je me tais xD*
Encore une fois, bienvenue (oui je radote en plus lol)

Hécate : je ne fais que dire la vérité (a)... *ne me frappe pas xD*
Non mais en plus, ma Avery d'amour viens du 11 alors je peut pas trop critiquer non plus
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◭ SOS : 116
◭ District : 11
◭ Arrivée à Panem : 01/05/2012
◭ Double compte : Aucun
◭ Localisation : Le 11, comme toujours.

MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 13:11

Ouais hin Naït x) le 11 est le meilleur !

Bienvenue Andreas Wink
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◭ SOS : 209
◭ District : District 11 Ҩ L'agriculture
◭ Arrivée à Panem : 19/04/2012
◭ Double compte : Adam R. Blackson

MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 13:12

Puis sinon je te mords ouais ...
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◭ Age du joueur : 23
◭ SOS : 235
◭ District : 10
◭ Arrivée à Panem : 12/04/2012
◭ Double compte : Kefka H. Azurette
◭ Localisation : je viens du Suuuuuud

MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 14:31

Bienvenue, avec 3 ans de r'tard :p ais faut savoir se faire désirer xD Bonne chance pour la fin de ta fiche, ej l'ai survolé, mais j'iae bien ton style et la stucture de l'histoire. Hâte de voir la fin
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◭ Arrivée à Panem : 17/05/2012
◭ Double compte : Aucun
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   Sam 19 Mai - 15:19

Merci Avery (a)

Naït, Hécate, peace

Merci Neo !
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MessageSujet: Re: Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »   

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Andreas/ Mentor du 11 ▬ « Dans mes rêves, je le tue encore et encore »

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