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 Just say I do - Avery Ҩ Naït

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MessageSujet: Just say I do - Avery Ҩ Naït   Lun 21 Mai - 20:19

Naït Ҩ Avery
« La vaste nuit allume toutes les étoiles. »


Moi qui pensais que ma séparation avec elle lorsque je suis retourné dans le 12 fut terrible, et bien je me trompais lourdement.
Ces deux jours de séparation sont un vrai supplice…
Me séparer d’elle ainsi, plus en colère l’un contre l’autre que jamais, nous hurlant dessus, elle crachant sa haine et son venin sur moi… Mon cœur n’est toujours pas guérit.
Josh s’inquiète pour moi, il ne m’a jamais vu aussi… Inactif. C’est ça. Je lui ai expliqué la situation et il me laisse souvent seul voyant que j’ai besoin de temps. Maintenant, je ne fais rien, c’est à croire que tout a perdu de sa saveur, les couleurs sont fade, la nourriture est fade, plus rien n’a de goût…
Oui, au final je suis souvent seul, dans la chambre que l’on m’a attitré, dans le noir quasiment totale.
Le moment où je vis le plus est lorsque je me place sur le rebord de la fenêtre la nuit, que je regarde la lune et que j’écris dans mon journal.
Moi qui trouvais que j’écrivais des choses assez sombres, ce n’était finalement rien comparé à ce que j’écris en ce moment… Il m’est même arrivé de penser au suicide tant j’ai compris la haine qu’elle me vouait. Je me hais moi-même pour lui infliger cela. Au final, elle a raison, je suis égoïste…
Je la dégoute, ce sont ces propres mots et ça me fait tellement mal. Mais comment lui en vouloir alors que je me dégoute aussi... Tout s’effondre autour de moi et je n’y peux rien.
Mais je ne le ferais pas. Ce serait une forme de lâcheté et je n’abandonnerais pas. Je sais qu’elle est la femme de ma vie, celle que je veux pour toujours.
C’est pour cela que ce matin, enfin, je suis sortie dans le onze, décidant enfin d’arrêter de rester coincé dans le noir, dans cette petite pièce.
Me baladant et découvrant ainsi ce district que je n’avais jamais eu l’occasion de visiter, je découvre les merveilles que nous n’avons pas chez nous. Beaucoup plus grand que le douze, je me perds assez rapidement. Mais même perdu je trouve ce que je cherche.
J’entre dans la bijouterie, trouve ce que je souhaite et sort… Tout ceci en moins de cinq minutes.
J’ai une idée derrière la tête, mais d’abord il me faudra des preuves…
Je rentre chez Josh qui me regarde étrangement.
- Je vais bien aujourd’hui… Je vais mieux.
- On ne sait jamais, si le sombre Naït refait surface, je tiens à être là pour lui.
Je le prends dans les bras et le serre fort. J’ai beaucoup de chance de l’avoir pour meilleur ami.
- Je ne tiens pas à te déranger plus que cela, je m’incruste déjà un peu trop et sa frise l’inconvenance.
Je rigole alors qu’il soupire.
- Tu peux rester autant de temps que tu veux, mais si tu veux rentrer je le conçois aussi. Tu es toujours le bienvenue, et j’espère te revoir bientôt.
Je pars refaire mon sac. Dix minutes me suffisent à lui dire au revoir.
Lorsque je sors, le soleil à disparue pour laisser place à une pluie diluvienne. Je m'en moque, j'aime marcher sous la pluie.
Sauf que j’ai une autre destination en tête, avant de lui dire adieu si elle ne veut plus de moi, ou alors avant de lui poser une question qui me brûle les lèvres suite à ma réflexion lors de ces deux jours…
C'est trempé que j’arrive devant sa porte et respire un grand coup… L'eau coule de mes cheveux et mes vêtements sont totalement mouillés, mais a vrai dire ce n'est pas le plus important.
Je n’ose pas bouger, je suis coincé, comme lorsqu’elle m’avait gifler. Je touche ma joue où la cicatrice est encore fraiche. Ca piquote encore de tant en tant, mais rien de bien important. Ca de plus dans mon palmarès, même si je pense que ça va disparaitre d’ici une semaine.
Je prends mon courage à deux mains et frappe.
J’attends un petit moment et ne suis pas étonné de la voir ouvrir la porte.
Malgré notre dispute, je suis soufflé par sa beauté. Elle est magnifique et même si désormais c’est douloureux, je l’aime. Maintenant, il me semble clair que je n’ai plus le droit de ressentir cela pour elle, mais c’est incontrôlable.
- Salut, je murmure.
Je la regarde dans les yeux encore un moment et espère tellement qu’elle lise dans le mien à quel point je suis désolée et à quel point je l’aime.
- Je… Je crois que tu as été assez clair avec moi… On a pas besoin de revenir la dessus…
Oh ça oui, je la dégoute, elle me hait et elle veut que je m’en aille… J’ai parfaitement compris et je ferais tout ce qu’elle désire même si cela me fait mal.
- Je pourrais m’excuser mais on sait tous les deux que ça ne servirait à rien… Je… Je repars pour le 12… Je ne peux plus rester chez Josh plus longtemps donc… Mon père doit m’attendre d’ailleurs.
Je ferme les yeux et frissonne en pensant à la punition auquel je vais avoir droit… J’ai l’embarras du choix, je pense déjà à une petite grève de la faim, mais j’hésite entre brûlure ou coup. Je souffrirais ainsi physiquement, mais mentalement aussi en pensant à Avery.
- Je vais disparaitre de ta vie… Il est assez clair que tu ne veux plus de moi, et je le comprends.
Je mets mes mains dans ma poche afin de sortir un peu d’argent.
- Tiens pour toi, je compte t’en envoyer assez régulièrement.
Je la regarde… Attendant qu’elle fasse un geste, qu’elle fasse quelque chose…
- Dis quelque chose… N’importe quoi… Sauf peut-être que tu me hais… Je l’ai assez compris et je ne supporterais pas de l’entendre une nouvelle fois…
J’aimerai tellement lui demander tout de suite, mais je n’ai tellement pas confiance en moi que je me vois mal faire le premier pas, il me faut des encouragements de sa part…
Je l’aime plus que tout j’ai envie d’être auprès d’elle, j’ai envie de partager ma vie avec elle, mais si je la dégoute, ce n’est même pas la peine d’y songer…
Je mets une nouvelle fois mes mains dans mes poches. Ma main droite touche la petite boite qui pourrait sceller mon destin, mon bonheur. Mais tout cela seulement si Avery tient encore à moi.
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MessageSujet: Re: Just say I do - Avery Ҩ Naït   Lun 21 Mai - 21:36


Avery & Naït


« Nous avons tous les deux été aveuglés par l'amour »






Avery allait mal. Pas juste à cause des symptômes qui, maintenant qu’ils avaient révélés leur véritable raison d’existence, ne souhaitaient pas partir. Les vomissements et les grands creux étaient toujours bien présents mais la grande fatigue avait été remplacée par une insomnie incontrôlable. L’insomnie ne faisait pas partie des symptômes de grossesse mais bien de remords, de regrets… Naït n’était pas revenu la voir depuis leur dernière dispute, il y a 2 jours et ça lui pesait sur le cœur. Chaque heure, elle pouvait se repasser la scène en tête au moins un million de fois… Elle ne savait pas comment elle avait pu être aussi cruelle avec celui qu’elle aimait. Lui hurler qu’elle le détestait, qu’il la dégoutait puis finalement, lui demander de s’en aller. Il lui avait obéi, il était partit… Le problème était qu’il n’était pas revenu et qu’Avery commença à douter d’un retour éventuel. Elle ne savait pas s’il était retourné chez ses parents, dans le 12 ou s’il était resté chez son ami mais qu’importe, les rares fois où elle était sortie de chez elle, elle ne l’avait pas croisé. Depuis deux jours, elle ne pouvait plus entrer dans sa chambre. Elle était comme hantée par Naït et juste l’idée de s’y trouver la faisait pleurer. Il lui manquait, elle regrettait… Mais voudrait-il d’elle encore ? Elle se souvenait de la mine déconfite d’Alice quand elle était revenue à la maison en criant « Naït, Naït ! » Et qu’elle n’avait vu que sa sœur, recroquevillée sur une chaise de la cuisine, les yeux rouges d’avoir tant pleuré et vagues dans les souvenirs qui lui faisaient mal. En plus de faire souffrir l’homme de sa vie, elle faisait souffrir sa petite sœur… Encore une fois, depuis deux jours, elle se trouvait assise sur cette chaise de la cuisine, une soupe en préparation sur le four, une tisane dans les mains par espoir de lui réchauffer le cœur. Sa sœur était partie à l’école, son frère dans les bois pour chasser du mieux qu’il le pouvait en sachant qu’Avery n’était pas en état d’aller voir le maire puis son père… Sûrement en train de se saouler quelque part. Chaque matin depuis sa dispute avec Naït, elle s’habillait et se coiffait dans l’espoir qu’il revienne et ne la trouve pas totalement… « Morte ». Alors qu’elle fredonnait à voix basse une chanson sur un amour déchu, quelques coups cognèrent à sa porte. Instinctivement, son cœur se mit à battre fort en pensant que c’était Naït et qu’elle pourrait s’excuser auprès de lui mais à chaque pas qu’elle faisait vers la porte, elle détruisait cette hypothèse. Non, c’était fini. Il ne voulait plus d’elle… Elle l’avait fait souffrir alors qu’elle lui avait promis que non. Elle posa sa main sur la poignée de la porte et l’ouvrit, jetant en premier un coup d’œil à l’extérieur, découvrant avec une grimace que le temps était aussi joyeux qu’elle. Son regard se posa sur l’homme qui se tenait devant elle. Les gestes d’Avery s’étaient figés en apercevant ces yeux bleus qu’elle aimait tant…

Salut


Sa… Salut

Elle l’observa des pieds à la tête, remarquant qu’il portait encore la marque de la gifle. Cette marque était là pour prouver qu’elle était comme le père de Naït, totalement comme lui… Elle se souvenait de ce qu’il lui avait dit ce soir-là sur les escaliers de l’hôtel de justice : « Lorsque jour après jour on est que déception » Elle l’avait sûrement fait sentir comme déception. Elle se dégoutait elle-même… Ce n’était pas lui qui la dégoutait en fait, mais elle. Si cruelle, si insensible… Encore une fois la question lui revint en tête : Comment elle avait pu ? Elle se se fit sortir de ses pensées une nouvelle fois pas Naït qui reprit la parole :

Je… Je crois que tu as été assez clair avec moi… On n’a pas besoin de revenir la dessus…Je pourrais m’excuser mais on sait tous les deux que ça ne servirait à rien… Je… Je repars pour le 12… Je ne peux plus rester chez Josh plus longtemps donc… Mon père doit m’attendre d’ailleurs. Je vais disparaitre de ta vie… Il est assez clair que tu ne veux plus de moi, et je le comprends.


Elle l’écoutait sans rien dire, sans rien faire, en tentant de classer les informations dans sa tête. Elle ne le quittait pas des yeux, observant chaque geste. Remarquant le fait qu’il ferme ses yeux et frissonne en mentionnant son père. Pas besoin de lui demander pourquoi, il devrait sûrement lui faire la même chose qu’elle lui avait fait. Avery tenta de contrôler sa mâchoire qui se mit à trembler lorsqu’il lui annonça qu’il retournait dans le 12 pour disparaître de sa vie… Elle ne voulait pas le perdre mais voilà qu’il venait la voir comme pour mettre fin à leur relation. Il mit ses mains dans ses poches et sortit une liasse d’argent qu’il lui tendit. Elle posa ses yeux sur les billets puis sur Naït sans rien dire encore une fois. Il disparaissait en payant une pension… Il lui dit qu’il comptait lui en envoyer régulièrement mais elle n’en avait que faire de son argent… C’était lui qu’elle voulait. Il la regardait, attendant une réponse, un geste mais elle était paralysée par ce qui se déroulait devant elle. La fin de sa relation avec Naït…

Dis quelque chose… N’importe quoi… Sauf peut-être que tu me hais… Je l’ai assez compris et je ne supporterais pas de l’entendre une nouvelle fois…

Elle se fit sortir de sa torpeur par cette demande et regarda une nouvelle fois Naït de la tête aux pieds. Trempés, déconfit… Malheureux. Elle ne pouvait pas laisser s’échapper la seule personne à qui elle comptait, la seule personne qu’elle avait vraiment et qui lui prouvait en retour. Il lui avait dit lors de sa crise, ils étaient forts et pourraient survivre à cette épreuve. Ils devaient voir le positif de cette grossesse et ne pas penser aux jeux, leurs familles respectives ni à la douleur. Peu importe la nature de la douleur. Vivement, elle prit conscience de la pluie qui tombait sur Naït. Comment avait-elle put être aussi sotte et le laisser au froid et à la pluie pendant qu’il lui parlait ? Elle le tira par l’avant-bras à l’intérieur de la maison et referma la porte derrière lui. Le contact avec lui avait eu pour effet de lui faire un choc électrique, comme une brûlure. Toucher Naït alors qu’il ne voulait plus d’elle… Elle le regarda, baissa les yeux puis se lança :

J’ai mal réagi… Elle eut un petit rire nerveux en sachant que c’était les dernières paroles qui pourrait sauver sa relation. Sincèrement, je m’excuse… Pour la gifle, pour la crise… Pour les accusations et toutes les autres conneries que je t’ai dites.

Elle le regarda dans les yeux, se mordant la lèvre inférieure en espérant qu’il la pardonnerait, qu’il comprendrait qu’elle était sous le choc et qu’elle ne pensait pas vraiment tout ce qu’elle avait dit. Elle voulait qu’il ne cesse jamais de l’aimer, elle le voulait pour elle seule mais comment y arriver s’il ne la pardonnait pas ?


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MessageSujet: Re: Just say I do - Avery Ҩ Naït   Mar 22 Mai - 0:28



Naït Ҩ Avery
« La vaste nuit allume toutes les étoiles. »


Alors que je suis la sous la pluie, je dois avouer que je me moque de toute cette eau qui me glace la peau.
Je suis tétanisé devant Avery. Elle est si belle, et j’ai encore du mal à croire qu’elle a été mienne, même si ce ne fut pas aussi longtemps que je l’aurais voulu.
Cela me fend le cœur de me dire qu’elle ne sera plus jamais dans mes bras, que ses doigts ne seront plus dans les miens, son corps contre mon corps…
Tout ce dont j’ai envie là, c’est de combler le vide qu’il y a entre nous, de la prendre dans mes bras et de l’embrasser.
Maintenant, ce plaisir m’est interdit…
Lorsqu’elle ouvre la porte, elle ne semble pas me voir à première vue. Elle regarde la pluie tomber, comme mélancolique. Moi, je cesse de respirer, totalement abasourdie…
Peut-on retomber amoureux ? Franchement, je serais tenté de dire oui.
Alors que je pensais qu’il fallait que je la haïsse, chose que je n’arrive pas du tout à faire, et bien me voilà en train de retomber amoureux d’elle.
Puis elle me voit, et je remarque qu’elle se fige, c’est comme si elle n’arrive pas à bouger… C’est étrange, moi aussi je n’arrive pas à vraiment bouger. Serions-nous au finale dans la même situation. Persuadé que l’autre ne veut plus de nous alors que nous sommes plus tristes que jamais, alors que nous rêvons de nous enlacer et de tomber ainsi, heureux de nous retrouver.
- Salut
- Sa… Salut
Elle se met à me regarder de la tête au pied. Je me demande bien à quoi elle peut penser. Veut-elle me frapper, me hurler dessus à nouveau. Pourtant son regard semble dénué de haine. Il est vide, comme le mien.
Pourtant je sens que lorsque je la regarde une lueur brille dans mes yeux, comme à chaque fois. Je crois que je n’arriverais jamais à la regarder avec haine, ou dégoût. Non je ne pourrais pas.
Elle reste un peu plus longtemps à fixer ma joue, là où elle m’a giflé. Non, elle ne doit pas s’en vouloir, je l’ai mérité et ce n’est rien.
Elle semble dans ces pensées lorsque je prends la parole.
Elle m’écoute sans rien dire, je crois que c’est pire en fait. Je préférerais qu’elle me parle, quitte à me couper la parole.
Non elle se contente de m’observer, de regarder chacun de mes faits et gestes. Je ne sais pas pourquoi je pense que cela peut l’intéresser… Non, elle s’en moque, elle doit attendre que je parte, n’en ayant rien à faire de ce que je dis ou fait…
Cela me fait tellement mal de me dire que lorsque je partirais, lorsque je retournerais dans le 12, ce seras définitif. Bien sûr je rendrais visite à Josh, mais je doute qu’Avery veuille me revoir, ni même que je rencontre mon fils.
Non je ne supporterais pas de savoir qu’elle élève notre enfant seule. J’aurais l’impression d’être pire que mon père… Il est présent lui au moins, même si je préfèrerais qu’il ne le soit pas certes.
Sauf que je ne lui ressemble pas. Je veux être auprès de lui, le voir grandir et l’aider à s’épanouir.
Dire adieu à Avery, et à notre enfant, c’est beaucoup trop pour moi…
C’est étrange mais lorsque j’évoque justement ce départ, lorsque j’annonce que je pars pour le 12, il me semble voir sa mâchoire trembler… Qu’est-ce que ça peut vouloir dire ?
Je sors les billets de ma poches, elle les regarde, puis me fixe dans les yeux, toujours sans aucune réaction. Oui c’est vraiment pire que tout. Je ne supporterais pas qu’elle les refuse, c’est vraiment le moins que je puisse faire…
Son manque de réaction me fait tellement peur, je me dis qu’elle ne veut pas de moi, qu’elle ne voulait pas me voir au final…
- Dis quelque chose… N’importe quoi… Sauf peut-être que tu me hais… Je l’ai assez compris et je ne supporterais pas de l’entendre une nouvelle fois…
Elle me regarde a nouveau de la tête au pied, et je ne sais vraiment pas quoi faire pour qu’elle daigne enfin m’adresser ne serait-ce qu’un mot… Il est vrai qu’elle m’a salué, mais la chaleur de sa voix me manque tellement.
Je me demande bien ce qu’elle peut regarder comme ça…
Un Naït plus minable, malheureux et vide que jamais, trempé de la tête au pied, commençant à trembler de froid et dans un état lamentable. Oui avoué que ça donne vachement envie…
Elle ne parle toujours pas, mais elle se met à bouger. Elle prend mon avant-bras et m’attire à l’intérieur. A son touché, mon cœur qui, je croyais, avait disparue, c’est réactivé. Oui il s’est mis à battre plus fort, j’ai l’impression de revivre, et le peu de temps qu’elle me touche, je me sens complet.
Oui sans elle je suis incomplet, voire vide… C’est ça, tout deviens vide de sens…
Elle ferme la porte et je me dis qu’au final nous allons avoir une discussion, je ne vais pas partir, pas encore…
Elle semble gêner par notre contact… Oui elle ne veut plus de moi… Ma mine s’assombrit alors qu’elle baisse les yeux :
- J’ai mal réagi…
Elle rigole et je me demande ce qui peut la faire rire… Peut-être les nerfs, après tout elle est enceinte et ces réactions ne sont pas à prendre au premier degré.
- Sincèrement, je m’excuse… Pour la gifle, pour la crise… Pour les accusations et toutes les autres conneries que je t’ai dites.
C’est à mon tour de ne pas bouger, de m’imprégner de ce qu’elle vient de dire. Elle s’en veut, et n’est-ce pas en quelque sorte des excuses qu’elle vient de me faire ? Elle s’en veut… Se pourrait-il qu’elle ne veuille pas que je parte ? Se pourrait-il qu’elle m’aime encore ?
Elle se mord la lèvre tout en me regardant, comme pour me montrer à qu’elle point elle est désolée… Elle est désolée…
Je prends ça comme une claque, mais en même temps je sens que c’est tout mon corps qui veut réagir.
Je ne sais pas où je trouve la force, tout ce que je sais c'est que je ne tiens plus, je ne résiste plus. Je fais deux pas vers elle afin de me trouver si proche que nos torses se touchent. Je me penche et l’embrasse, comme j’ai toujours eu envie de le faire depuis notre dispute.
J’y mets toute ma frustration mais aussi tout mon désespoir, mon mal être.
L’amour que je porte pour elle est si évident et j’espère qu’elle le ressent dans ce baiser.
Je ne la lâche plus, mais mains se plaçant dans le bas de son dos, la collant encore plus à moi. Je l’embrasse comme je ne l’ai jamais embrassé, avec passion avec fougue et amour.
Je mets fin a notre baiser, mais je reste auprès d’elle. Ma respiration est saccadée, haletante, comme si j’avais couru pour arriver jusqu’à elle, mais c’est le désir qui me consume à nouveau. Les larmes me montent aux yeux lorsque je pense que c'est peut être la dernière fois que je l'embrasse avant qu'elle ne me rejette.
- Je ne cesse pas de t'aimer Avery... Je pars car je crois que tel est ton choix, et je le respecte même si cela me tue.
Oui, les larmes coulent sur mes joues. Cette séparation, définitive fait plus que me tuer...
Ce baiser ravive tellement de souvenir en moi. Mon corps est comme réactivé. Sans elle je ne suis qu’une épave.
Je reste auprès d’elle, ne sachant pas trop comment elle va réagir. Va-t-elle me gifler ? S’éloigner de moi en m’hurlant de partir ? Si elle le fait je partirais, mais si jamais elle voulait encore de moi… Je saurais alors ce qu’il me reste à faire.
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MessageSujet: Re: Just say I do - Avery Ҩ Naït   Mar 22 Mai - 1:12


Avery & Naït


« Nous avons tous les deux été aveuglés par l'amour »






C’est au tour de Naït de se retrouver figé à ses paroles. Elle s’en voulait de devoir lui mettre autant de points d’interrogation dans les yeux, elle le voyait se remplir d’espoir quand elle parlait puis dès qu’elle faisait un geste, un son, qu’il pouvait percevoir comme autre chose, il se figeait et semblait perdre toute la vie qu’elle aimait dans ses yeux. Ses yeux… Elle les fixait, s’en imprégnait, s’y noyait… Elle avait mal de penser qu’ils ne seraient plus à elle, qu’elle ne pourrait plus passer des heures à les regarder, à deviner chaque lueur, chaque étincelle. La voilà qu’elle avait envie de se remettre à pleurer… Toute cette histoire la déboussolait. Pourquoi essayait-il de rester, lui parlant, tentant de tourner le fer dans la plaie… S’il n’avait plus envie d’elle, qu’il parte ! Il fallait qu’elle s’excuse, qu’elle tente de réparer les pots cassés… S’il partait maintenant, il ne pourrait plus jamais revenir dans la vie d’Avery qui se connaissait mieux que quiconque. Elle faisait difficilement confiance la première fois alors imaginez la deuxième fois… S’il était capable de la laisser une fois, il serait capable de le faire 100 fois.

Sincèrement, je m’excuse… Pour la gifle, pour la crise… Pour les accusations et toutes les autres conneries que je t’ai dites.

Il fit deux pas en avant, dévorant d’un coup la distance qui s’opposait à eux, il se trouvait si proche que leur torses se touchaient ce qui lui rappelait les jours d’avant. Quand ils s’étaient trouvés aussi proches, chaque jour… Ils ne se quittaient plus, s’embrassant sans cesses, restant blottis l’un contre l’autre et… Ils étaient bien. Comme maintenant. Oui, Avery était bien, si près de l’homme qu’elle aimait. La peur de le perdre se trouvait toujours là mais le désir prenait toute la place. Ils s’aimaient… Comment pouvaient-ils se quitter si facilement ? Elle vit Naït se pencher et ne fit aucuns mouvements pour lui échapper, levant plutôt la tête vers lui pour toucher ses lèvres et l’embrasser. Elle ne voulait que ça depuis qu’il était parti… Elle ne voulait que sentir ses lèvres contre les siennes, son corps contre le sien. Alors qu’elle croyait que tout était perdu et sans espoir, les voilà en train de s’embrasser avec une passion toute nouvelle. Naït embrassa avec toute sa frustration, avec tout son malheur du moment mais aussi toute sa fougue, tout son amour. Cet amour qu’elle croyait perdu… Elle le retrouvait dans ce baiser qui avait été l’un des plus intenses de leur relation. Il mit finalement fin au baiser et Avery baissa les yeux. Elle ne voulait pas que ça cesse, elle voulait l’embrasser encore et encore… Leurs deux respirations étaient saccadées et tous deux avaient envie de pleurer.

Je ne cesse pas de t'aimer Avery... Je pars car je crois que tel est ton choix, et je le respecte même si cela me tue.


Elle leva une main vers son visage, caressant sa joue non-marquée tendrement sans le quitter des yeux. Elle déglutit en voyant les larmes couler sur ses joues et retenait de peine les siennes. Non… Ils s’étaient mal compris tous les deux. Il l’aimait encore mais voulait partir parce qu’elle pensait qu’ELLE ne l’aimait plus, grave erreur… Elle n’avait jamais aimé quelqu’un comme elle l’aimait et ce n’était pas une petite dispute qui allait briser tout ça. Elle le regardait dans les yeux, lui envoyant à travers les siens à quel point elle l’aimait. Elle leva une nouvelle main vers le visage de Naït, se retrouvant à encadrer son visage avec tendresse, délicatesse et amour, n’appuyant pas trop sur la joue où se trouvait la marque de sa gifle, sachant qu’elle devait piquer encore un peu. Elle approcha son visage du sien doucement, sans le lâcher et posa son front contre le sien, frôlant son nez avec le sien.

Ne pars pas…

Elle l’embrassa une nouvelle fois avec passion, glissant ses mains jusqu’à sa taille qu’elle enlaça comme pour le retenir, comme pour l’empêcher de s’en aller et de la laisser seule avec le bébé. Le baiser, de sa propre initiative exprimait tout l’amour qu’elle avait pour lui, tous ses remords au sujet de leur dispute et tous les efforts qu’elle ferait pour leur relation et leur enfant à venir. Avery ne voulait pas avoir un enfant si le père était invisible. Si le père envoyait de l’argent chaque année mais qu’il ne venait jamais les voir… Non, elle voulait que son enfant grandisse avec deux parents qui s’aimaient avec tout l’amour qu’il est possible d’éprouver. Elle voulait que son enfant puisse passer du temps avec son père, grandir avec lui, s’amuser, le câliner… Elle voulait une famille unie.

Je t’aime, Naït… Te voir partir n’est ni mon envie, ni mon choix… Je voudrais tant que tu restes auprès de moi toute ma vie. Toute NOTRE vie…

Elle mit l’accent sur le « Notre » en prenant une des mains de Naït pour la glisser sur son bas-ventre. Il ne fallait pas oublier ce petit bout de chou qui, dans 9 mois, allait prendre son premier souffle. Elle gardait Naït collé contre elle. Ses vêtements mouillés avaient beau mouiller les siens, elle s’en fichait. Deux jours qu’elle n’avait pas été en présence de l’amour de sa vie et encore, 9 jours environ qu’elle n’avait pas pu avoir de vrai moment de tendresse avec lui. Elle ne voulait pas que leur relation soit envenimée par les problèmes, par les appréhensions au sujet de sa grossesse.

On est forts, on va survivre… Ce bébé, il t’appartient. Reste avec nous, nous avons besoin de toi…

Elle essuya de bout de son pouce les dernières larmes sur ses joues. Jamais plus elle le ferait pleurer, elle en faisait la promesse. Elle n’était pas capable de supporter ça. C’était comme lui envoyer un coup de couteau en plein cœur. Son cœur battait si fort à présent qu’elle était proche de Naït et que la situation semblait tourner en bon sens. Déjà, ils s’étaient avoués tous les deux qu’ils s’aimaient et que ce n’était pas leur dispute qui avait changé tout ça.



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MessageSujet: Re: Just say I do - Avery Ҩ Naït   Mar 22 Mai - 2:09

Naït Ҩ Avery
« La vaste nuit allume toutes les étoiles. »


Sentir son corps si proche du mien me réchauffe le cœur. Je me sens enfin complet auprès d’elle. Dire que je vais devoir abandonner tout cela. Nous n’avons pas été aussi proche que ça depuis plus de 10 jours, il faut avouer que nos retrouvailles ont été assez froides et… sanglantes.
L’embrasser est un vrai soulagement mais aussi une déchirure car je sais que ce sont là nos derniers moment ensemble. La dernière fois que ces lèvres touchent les miennes et la douceur de sa peau me fait frissonner.
Lorsque je me suis penché vers elle, c’est étrange mais j’ai l’impression de l’avoir vu relevé la tête afin que nos lèvres se touchent encore plus vite. Non je dois vraiment rêver…
Je suis comme électrocuté par le contact de ces lèvres sur les miennes. Dire que c’est la dernière fois, notre baiser d’adieu et après, ce seras la fin de tout…
Je cesse de l’embrasser et elle baisse la tête. Oui, elle ne voulait pas de ce baiser, elle n’ose même plus me regarder en face…
- Je ne cesse pas de t'aimer Avery... Je pars car je crois que tel est ton choix, et je le respecte même si cela me tue.
Elle lève une main vers mon visage, et ma joue s’enflamme lorsqu’elle la pose dessus. Pourquoi cherche-t-elle à me réconforter, je ne comprends pas.
Mais là, je pense que c’est d’Avery qu’il s’agit. La personne la plus douce avec moi, la plus aimante et protectrice que je connaisse. Même si elle me hait, elle cherche à me protéger.
Elle me regarde dans les yeux maintenant, et semble déglutir en me voyant… Voilà, elle ne veut pas me regarder en face, je le sais, elle me hait.
Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression qu’elle semble soulager... Sûrement car elle à hâte de me voir partir dans le 12 et que j’arrête de l’embêter. Mais pourquoi, lorsqu’elle me regarde j’y discerne une lueur d’amour. Non je me fais des illusions…
Elle pose son autre main sur ma joue blessé, délicatement car oui, ça pique encore un peu, et m’encadre ainsi le visage. Je suis totalement à sa merci. Elle se penche vers moi, mon cœur à des ratés alors que son visage est proche du mien.
Son front contre mon front, je sens son nez frôler le mien délicatement.
- Ne pars pas…
Cette phrase, murmurer pénètre en moi et me fait frissonner. Le voilà le signe qui me prouve que ce que j’ai en tête est la bonne chose à faire, ce que me dicte mon cœur.
Elle m’embrasse à nouveau et cesse ainsi de m’achever. C’est à son tour de me montrer à quel point elle m’aime, et je me rends compte qu’effectivement, elle veut que je reste. Elle allait me laisser partir croyant que c’était mon choix. J’allais me rendre malheureux croyant que c’était le mieux pour elle…
Comme pour confirmer ce que je pense, ces mains glisses jusqu’à ma taille afin de m’enlacer. Je suis encore une fois totalement à elle, et elle pourrait me garder ainsi prisonnier tout le temps qu’elle veut. Je suis totalement à elle.
- Je t’aime Naït… Te voir partir n’est ni mon envie, ni mon choix… Je voudrais tant que tu restes auprès de moi toute ma vie. Toute NOTRE vie…
Je la regarde et souris bêtement tant ce qu’elle me dit me réchauffe le cœur. Elle veut que je reste, elle veut de moi dans sa vie… Durant toute sa vie… Toutes leurs vies… Elle avait accentué sur le fait que désormais, nous ne sommes plus deux, mais trois dans cette pièce.
Elle prend ma main, et la pose sur son bas ventre. Ma respiration se fait encore plus courte en pensant à ce qui est en train de grandir là, en ce moment dans son vendre…
Le fruit de notre amour…
Dans 9 mois, ce bébé sera parmi nous, et nous allons l’accueillir comme il se doit, avec amour et tendresse, tout ce que l’on ressent l’un pour l’autre.
Je dois avouer que je l’oublie pendant ce laps de temps, j’observe son bas ventre et souris grandement en me disant que mon enfant est là… Que notre enfant se trouve sous mes doigts, grandis auprès de la femme que j’aime. Les larmes coulent encore, mais ce sont des larmes de joie cette fois. Je pense que la première fois aurais dû se passer comme ça, mais au final, on avait eu besoin de plus de temps histoire de mieux accepter la situation. Je suis toujours contre elle, pour ma plus grande joie et je crois que c’est l’un des meilleurs moments de ma vie.
- On est forts, on va survivre… Ce bébé, il t’appartient. Reste avec nous, nous avons besoin de toi…
Je me penche, embrasse son bas ventre délicatement, me relève l’embrasse doucement sur les lèvres et lui souffle :
- Ce bébé nous appartient.
C’était à mon tour d’assister sur le nous, car oui, nous sommes deux, nous l’avons fait à deux, et à deux nous l’élèverons.
Elle ensuit délicatement les larmes qui coulent sur mes joues.
Moi, j’ai enfin le geste que j’attendais, la preuve que e voulais. Je sais ce qu’il me reste à faire. Je la regarde droit dans les yeux, posant ma main sous son menton afin qu’elle me regarde dans les yeux.
- Je sais à quel point être seul est effrayant, mais tu ne l’es pas. Je suis là, pour toi, toujours… Je t’aime comme jamais je n’ai aimé personne et j’espère que tu le sais.
Mes mains la lâche afin de fouiller ma poche, encore une fois…
- Tu es la seule est unique personne à me rendre aussi heureux, à me faire pleurer. Tu es la seule à avoir la capacité de briser mon cœur en ne serait-ce que trois mots.
Oui, elle a la capacité de tout cela…
- Mais tu as surtout la capacité de me rendre heureux, ma vie avant n’était au final que tristesse et néant. Je suis tellement vide lorsque tu n’es pas auprès de-moi si tu savais…
Je me penche afin de me retrouver à terre, en une position qui, je suis sûre ne lui échapperas pas, à moins qu’on ne lui en ait jamais parlé…
- Tu es la seule, l’unique… Tu es celle avec qui je veux partager ma vie pour toujours, je veux rester avec vous, je souris à l’évocation du vous, à l’évocation du bébé…
Je tends le petit coffret, l’ouvre afin d’y découvrir la bague et lui demande :
- Me ferais-tu l’honneur… de devenir ma femme ?
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MessageSujet: Re: Just say I do - Avery Ҩ Naït   Mar 22 Mai - 12:25


Avery & Naït


« Nous avons tous les deux été aveuglés par l'amour »



Spoiler:
 

Le regard de Naït lui réchauffait le cœur, si naïf, si heureux… Sa respiration semblait s’être raccourcie alors qu’elle posa sa main sur le ventre d’Avery. Ils étaient trois… Ensemble, ils étaient la famille qu’elle voulait. Sa famille à elle avait été heureuse avec leurs trois enfants. Son père et sa mère s’aimaient si forts que si on passait dans la pièce où ils se trouvaient, c’était bel et bien certain que nous sentions le lien qui les unissait. Si fort, si indestructible… Comme le lien qui l’unissait à Naït, son amour, le père de son bébé. Il regardait son ventre, souriant tout en le caressant. Avery n’était plus qu’une ombre dans ce tableau mais qu’importe… Elle était spectatrice d’un moment magique. Ce moment si pur entre un enfant et son géniteur… Naït se mit à pleurer bien qu’elle se soit promis de ne plus le faire pleurer. Son cœur se serra à la première vue de ces gouttes d’eau mais à voir le sourire si grand de Naït, elle ne pensait pas une seule seconde qu’il puisse pleurer de chagrin ou de douleur. C’était des larmes de joies… Avery n’en avait jamais laissé perler une seule au coin de ses yeux. Il avait sûrement été une des rares personne à la voir pleurer lorsqu’ils avaient su qu’elle était enceinte et ça les avait emmenés à presque se séparer… Comme lui, elle pensait que l’annonce aurait dû se faire de cette manière, dans la joie et la tendresse plutôt que dans les cris, les pleurs et les coups. L’émotion et le choc étaient responsables puisque, deux jours après cette crise, Avery était capable d’assumer son enfant à 100%. Elle l’aimait déjà ce petit bout de chou qu’elle passait des heures à caresser, à guetter un mouvement ou même un coup de pied. C’était stupide de guetter aussi tôt mais lorsqu’elle passait ses journées seules, c’était tout ce qui l’occupait. Souvent, elle restait plantée au milieu de la maison et imaginait un petit garçon courir partout auprès de, elle l’espérait un jour, leur deuxième enfant.

On est forts, on va survivre… Ce bébé, il t’appartient. Reste avec nous, nous avons besoin de toi…

Il se pencha et embrassa délicatement son ventre. Ce contact lui coupa le souffle en souvenir de leur nuits d’amour, inconsciemment, elle espérait qu’il continue sur la lancée de baiser sur son bas-ventre puis elle se souvint que c’était le bébé qu’il embrassait et se sentie stupide, ainsi consumée par le désir d’avoir les lèvres de Naït partout sur son corps. Il se releva et vint l’embrasser doucement sur les lèvres, baiser qu’elle lui rendit avec ferveur tant la peur qu’il s’en aille était toujours présente. Il lui souffla délicatement :

Ce bébé nous appartient.

En insistant sur le nous… Oui, ils étaient bien une famille maintenant. Il ne la laisserais pas seule à s’occuper de ce bébé, il continuerait de venir la voir régulièrement, de l’embrasser, de l’aimer et de la câliner mais maintenant, ils seraient deux à l’attendre dans le 11 et plus une seule personne. Était-ce ce qui aurait le plus d’impact sur Naït pour qu’il vienne la voir plus souvent ? Elle espérait… Elle fit un geste pour essuyer ses larmes puis lui, prenant une grande respiration lui prit le menton en la regardant dans les yeux. Bien même il ne l’aurait pas neutralisée pour qu’elle le regarde, elle l’aurait fait pareil.

Je sais à quel point être seul est effrayant, mais tu ne l’es pas. Je suis là, pour toi, toujours… Je t’aime comme jamais je n’ai aimé personne et j’espère que tu le sais.

Non je ne suis pas seule… Tu es avec moi, on est ensemble et on s’aime plus que tout…

Elle l’observa avec un petit sourire, lui volant un nouveau baiser puisqu’elle était si proche de lui puis ses mains la lâchèrent délicatement pour aller fouiller dans sa poche alors qu’il continuait à parler. Elle l’observait, son souffle était court, il était fou à quel point elle adorait l’entendre dire qu’il l’aimait. C’était comme lui confirmer qu’elle ne courait pas vers un cœur brisé.

Tu es la seule est unique personne à me rendre aussi heureux, à me faire pleurer. Tu es la seule à avoir la capacité de briser mon cœur en ne serait-ce que trois mots. Dans sa tête, elle compta le nombre de mot dans les stupidités qu’elle lui avait balancée à la figure et en compta bel et bien trois dans chacun ce qui la fit grimacer.Mais tu as surtout la capacité de me rendre heureux, ma vie avant n’était au final que tristesse et néant. Je suis tellement vide lorsque tu n’es pas auprès de-moi si tu savais…

Il se pencha alors dans une position qu’elle reconnaissait si bien. Elle se revoyait dans sa chambre, gamine avec sa maman qui lui claironnait qu’un jour le prince viendrait et qu’il l’aimerait si fort qu’il poserait un genou au sol pour lui demander de sceller son destin au sien. Avery demandait l’histoire de la princesse et de son prince chaque soir avant d’aller dormir, c’était son histoire préférée, c’était un des rêves qu’elle caressait depuis toujours : Être heureuse avec un homme parfait, comme Naït. Non, il n’était pas parfait en tous points mais il était parfait pour elle.

Tu es la seule, l’unique… Tu es celle avec qui je veux partager ma vie pour toujours, je veux rester avec vous.


Oh Naït, arrête… Tu vas me faire pleurer encore.

Elle lui fit un petit sourire, devinant la suite alors qu’il lui tendit une petite boîte qu’il ouvrit pour laisser apparaître une bague si simple mais si belle à la fois. Son souffle se coupa et elle ne savait que dire devant cette promesse d’amour éternel que Naït lui faisait. Heureusement, il prit la parole pour l’empêcher de dire d’autres stupidités et ne lui laisser qu’un seul choix de réponse. Oui ou non.

Me ferais-tu l’honneur… de devenir ma femme ?


Elle semblait l’avoir vu hésiter sur le « De devenir ma femme » comme s’il avait peur qu’elle dise non et s’enfuisse loin de lui mais ça n’arriverait pas. Avery avait mille et une pensées en tête ce qui fit tarder la réponse mais elle se souvint que, pour un homme à genoux devant une femme en train de lui demander de l’épouser, un silence pouvait être mal perçut. Elle se jeta au cou de son amoureux, se mettant à genoux en même temps pour être à son niveau et l’embrassa avec fougue et folie.

Oui… Je ne rêve que de ça.

Elle l’embrassa encore, un peu plus doucement cette fois alors qu’il lui glissait la bague au doigt. Sa respiration était saccadée alors qu’elle fixait cette petite bague qui lui promettait un avenir de bonheur avec l’homme qu’elle aimait. Tendrement, elle le regardait, l’embrassait et le serrait contre elle. Son rêve était à demi réaliser, tout ce qu’il manquait c’était la robe blanche…

Je t’aime tant…

Et c’était vrai. Elle avait eu peur de le perdre, quelques instants plus tôt mais elle était là maintenant, avec lui, il souriait et semblait tout aussi heureux qu’elle. Ils ne se perdaient pas, bien au contraire, ils se promettaient d’être toujours là l’un pour l’autre et c’était fantastique, magique, idyllique.

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MessageSujet: Re: Just say I do - Avery Ҩ Naït   Mer 23 Mai - 2:23

Naït Ҩ Avery
« La vaste nuit allume toutes les étoiles. »


Nous ne sommes plus deux dans cette pièce, disons plutôt que nous somme… deux et demi. Oui nous sommes une famille, et je suis plus comblé que jamais. Dire que cinq minutes plus tôt, je me tenais dehors, trempé (bon ca je le suis toujours) et que j’étais persuadé que j’allais rentrer chez moi et perdre l’amour de ma vie. Voilà que je me retrouve dans ces bras, l’embrassant à nouveau et touchant ce qui allait être notre futur enfant.
Je sais déjà exactement ce que je ne serais pas, comme ma famille. Avery ne seras jamais comme ma mère, pas aimé et soumise… Lorsque je l’appelais au secours quand j’étais petit, elle ne me répondait pas, trop effrayé par mon père… J’ai cessé de lui demander de l’aide il y a longtemps. Je garde un lien avec elle quand même, elle reste la personne la plus tendre de ma maison, me regardant parfois d’un air complice, comme la première fois où je vis Avery.
Nous ne serons jamais comme eux. Nous nous aimons, plus que tout, et je ne la maltraiterais jamais.
Je le protégerais de tous les dangers, si ce n’est un seul ou je ne pourrais rien, les Hunger Games…
Nous ne sommes même pas en mesure de nous protéger tous les deux de ce nouveau danger qui pèse sur nos tête si l’un de nous devait partir pour les jeux... Et si nous nous retrouvions tous les deux dans l’arène. Je sais exactement ce que je ferais, je tuerais tout le monde afin qu’il ne reste plus que nous deux, et je me tuerais ensuite pour la laisser vivre. Je ne supporterais pas de la voir mourir, je ne le supporterais pas. Et si elle devait partir, sans moi dans les Jeux… Une femme enceinte, de plusieurs mois… Je ne le supporterais pas, vraiment pas…
Alors que j’embrasse son bas ventre, je la sens bien frissonner. Bien sûre j’embrasse notre futur bébé, mais sentir sa peau sous mes lèvres me fait tellement de bien, je ferme les yeux et me souviens de toutes ces nuits passé à embrasser sa peau si douce. Je n’embrasse pas notre futur, j’embrasse aussi notre présent, je l’embrasse elle et je ne veux pas qu’elle croit que je vais ca uniquement pour le bébé.
Je pleure encore de joie lorsque je me relève afin de l’embrasser, de lui montrer que je ne l’oublie pas, comment pourrais-je, pour lui montrer que je n’embrassais pas seulement le bébé, mais elle, sa peau douce qui m’a tant manqué.
Elle me répond avec ferveur et un petit grondement de plaisir monte dans ma gorge, oui je suis tellement heureux de la retrouver.
Nous sommes une famille unis, nous nous aimons. Certes au début, ce ne fut pas vraiment ça mais comment nous en vouloir. Nous sommes jeune, effrayé et l’avenir nous semble plus qu’effrayant, mais il faut voir les bon côté, l’amour, encore et toujours.
Cela me fait mal de me dire que je vais devoir me séparer d’elle, retourner dans le onze et la laisser seule. Enfin, plus totalement… Ils sont deux maintenant, les deux personnes que j’aime le plus au monde seront loin de moi, mais en un sens, cela me plait de me dire qu’elle aura de la compagnie… En fait ce n’est pas vraiment ça, mais, après tout elle est la mère. Oui ils seront deux à m‘attendre et moi j’attendrais de les voir avec impatience.
Elle pose sa main délicatement sur ma joue, m’essuyant les larmes, et son contact m’électrise totalement. C’est fou, on pourrait croire que l’on s’habitue à ce genre de chose, mais absolument pas, je redécouvre son contact à chaque fois qu’elle me touche.
Enfin, le moment est venu, je prends mon courage à deux mains, la fixe droit dans les yeux, et commence mon petit discours.
-Je sais à quel point être seul est effrayant, mais tu ne l’es pas. Je suis là, pour toi, toujours… Je t’aime comme jamais je n’ai aimé personne et j’espère que tu le sais.
- Non je ne suis pas seule… Tu es avec moi, on est ensemble et on s’aime plus que tout…
Je lui sourit, oui, on s’aime plus que tout, et je vais lui prouver avec l’une des preuves d’amour les plus rependus certes, mais les plus solennels aussi.
Elle me sourit en retour, m’embrasse délicatement et cela ne fait qu’amplifier mon choix. Oui, je dois lui demander. Je sens son regard sur moi, elle se demande surement ce que je suis en train de faire, mais elle auras bientôt la réponse.
- Tu es la seule est unique personne à me rendre aussi heureux, à me faire pleurer. Tu es la seule à avoir la capacité de briser mon cœur en ne serait-ce que trois mots. Mais tu as surtout la capacité de me rendre heureux, ma vie avant n’était au final que tristesse et néant. Je suis tellement vide lorsque tu n’es pas auprès de-moi si tu savais…
Alors que je me mets à genou, je la sens s’agiter au-dessus de moi. Je dirais qu’elle comprend ce que je fais, qu’elle sait ce que je compte lui demander. Je prends note de lui demander comment. L’a-t-elle lu quelque part, vu quelque part, lui as-t-on raconté ? Peut-être sa mère, c’est possible, mais j’ai toute la vie pour apprendre à la connaitre.
- Tu es la seule, l’unique… Tu es celle avec qui je veux partager ma vie pour toujours, je veux rester avec vous.
- Oh Naït, arrête… Tu vas me faire pleurer encore.
Je rigole, me mordant la lèvre inférieure tant mon sourire est trop grand. Je lui tends la boite, l’ouvre lui dévoilant ainsi une bague simple, mais plutôt de bon goût qui je sais lui ira parfaitement, un anneau simple en argent sombre, rappelant ainsi le district 12, le district du charbon. Je sais que cette bague lui ira parfaitement bien.
- Me ferais-tu l’honneur… de devenir ma femme ?
J’avais eu une petite hésitation, après tout ce n’est pas sûr qu’elle dise oui… Elle peut très bien me dire non, me planter là et détruire mon cœur. D’ailleurs alors que je suis là, un genou à terre, j’attends, un peu trop longtemps à mon goût, hésiterait-elle ? Je m’agite un peu, me disant au final que j’avais peut-être été trop rapide.
Soudain, elle se met à genou pour se retrouver à ma hauteur et me saute au cou. Je me rattrape tant bien que mal afin de ne pas tomber. Je la serre tendrement, elle recule son visage et m’embrasse avec fougue. Mon cœur accélère encore tant je suis transporté.
- Oui… Je ne rêve que de ça.
Je souris, les larmes encore aux yeux. Elle vient de me dire oui, elle vient d’accepter de m’offrir sa main. Elle m’embrasse doucement, sa respiration est aussi saccadée que la mienne tandis que je lui passe la bague au doigt. J’ai vraiment beaucoup de change car elle lui va parfaitement. Elle me regarde, je l’embrasse délicatement tandis que ma main se repose sur son ventre, doucement, tendrement, amoureusement.
Organiser un mariage ne seras pas un problème, j’ai de l’argent et un avenir assuré avec le nom des Delano. Je lui donnerai tout ce qu’elle veut, et me voilà impatient de la voir dans une fabuleuse robe blanche…
- Je t’aime tant…
- Je t’aime plus que tout au monde, je lui réponds, l’embrassant à nouveau.
Et ça, c’est vraiment la vérité. Je n’arrive toujours pas à croire qu’elle ait accepté de devenir ma fiancée. Elle va bientôt devenir ma femme, la seule et l’unique.
En acceptant, elle me prouve ainsi qu’elle est mienne, j’espère qu’en lui demandant, elle se rend compte que je suis totalement à elle, je lui appartient, pour le meilleur, comme pour le pire…
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