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 Buvons jusqu'à ne plus avoir soif ▬ {LIBRE}

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MessageSujet: Buvons jusqu'à ne plus avoir soif ▬ {LIBRE}   Jeu 24 Mai - 20:05





Andreas s'engouffra avec délice à l'intérieur de la vieille gare minière désaffectée qui abritait la Plaque. Une odeur de suie, d'alcool, de viandes et de sueur lui sauta au nez. Elle resta là, quelques instants, balayant l'endroit des yeux en soupirant d'aise. Le matin commençait tout juste et le marché noir du Douze était seulement parcouru par quelques chasseurs matinaux et les personnes qui s'occupaient de leurs stands. La rumeur des conversations s'élevait en un brouhaha réconfortant. Elle était loin de chez elle. Enfin non. Le district Douze était le voisin du sien. Elle aurait très bien pu se rendre au marché noir du Onze. Il n'était pas aussi grand que la Plaque, mais elle aurait trouver très facilement ce qu'elle recherchait. Oui, Andreas aurait pu aller s'acheter ce qu'elle appelait: " Sa potion d'amnésie" dans son propre District. Elle aurait pu, si elle avait été assez forte pour supporter les chuchotements qui la suivait toujours quand elle osait sortir de chez elle. « Regarde, c'est la petite Worthtown. Elle va encore acheter de l'alcool, c'est sûr. Tu as vu comme elle est maigre ? Il paraît qu'elle refuse de s'alimenter correctement. Oui, elle n'arrive pas à se remettre de la mort de Liam, tu sais, le fils des Thompson qui avait été sélectionné face à elle pour les Jeux des Mentors. Ils étaient amoureux depuis des années. Oh, regarde, elle porte encore les vêtements de sa mère. On dirait que ça l'amuse, ce petit jeu glauque. » Tout un tas de chuchotis précipités, tellement plus facile de dire derrière son dos, à la dérobée. Les gens étaient des lâches, des pleutres. Ils préféraient la regarder acheter de l'alcool de plus en plus fort plutôt que de tenter de l'aider. Les gens étaient des idiots, des chuchoteurs. Elle aurait aimé que quelqu'un vienne lui dire d'arrêter, vienne lui arracher ses bouteilles des mains. Mais personne ne voulait le faire. Les gens préféraient regarder et chuchoter.

La jeune femme était sorti de chez elle avant l'aube. Il faisait un peu frais, le genre de fraicheur qui fait du bien. Elle avait enfilé une des robes de sa mère. Une robe azur légère. Pour lutter contre le froid, elle avait ajouter un grand manteau chaud dont elle avait fait l’acquisition récemment. Elle avait regardé la nuit en marchant lentement. Les rues qu'elle traversait étaient presque désertes. Elle était contente, c'est ce qu'elle voulait. Que personne ne la voit emprunter le tunnel pour se rendre dans le Douze. Tout le monde finirait par le savoir, mais au moins, tout le monde ferait comme s'il n'avait rien vu. Arrivée à l'entrée du tunnel, elle s'enfonça sous terre avec le plaisir de devenir invisible aux yeux de tout les taiseux du Onze. Le trajet durait une bonne demi-heure si on se pressait et que l'on portait, comme Andreas ce jour-ci, des chaussures plates qui ne faisaient pas glisser par terre leur propriétaire. Une fois le trajet achevé, on débouchait dans une clairière entre le grillage qui entourait le Pré et l’orée de la forêt. Il suffisait de quelques pas pour rejoindre la Plaque et son odeur si saisissante. Ce chemin, la jeune femme aurait pu le faire les yeux fermés tant il lui était familier. Elle le faisait au moins toutes les deux semaines. Certains disaient que le voyage était inutile mais elle aimait l'ambiance qui régnait dans le Douze. Les gens semblaient plus agréable.

Elle circulait entre les étals, posant ses yeux sur les boutons, le sel, le savon, les bols fumants de ragoûts, la laine et les perles sans s'attarder dessus. Elle avait dans ses poches une somme très précise, juste ce qu'il lui fallait pour acheter une réserve qui était sensé tenir au moins pour qu'elle n'est pas revenir avant la fin de la semaine. Peut-être même que son petit stock arriverait à tenir deux semaines. Elle y arrivait quand elle se contrôlait un peu. L'était dans lequel elle se trouvait la dégoûter. Elle se répugnait. Elle était devenue une alcoolique. Où était passé la fille souriante et forte qu'elle était? C'était simple, on lui avait arraché le jour de la Moisson. Le coupable, c'était le Capitole, encore et encore. Elle arriva finalement devant une étal minuscule où une petite vieille aux doigts dévorés par l'âge vendait un alcool si fort que quelques gorgées vous faisaient oublier votre prénom pour deux ou trois heures. Andreas goûtait avec délice à ces brefs instants de répit. Les seuls où elle parvenait à dormir sans être assailli par les cauchemars. Andreas sourit à la vieille. Celle-ci lui rendit son sourire et lui glissa dans les mains et sans un mot sa consommation habituelle. Elle prenait toujours le même nombre de bouteille. Elle et la vieille ne parlaient même plus. Elles savaient. La jeune femme posa l'argent sur la table et, les bras chargés d'alcool, elle repartit en sens inverse le plus vite possible. Elle avait honte, honte d'elle, du déchet qu'elle était devenue. Elle ne voulait pas qu'on la voie dilapider tout ce qu'elle gagner dans sa "potion à amnésie". Elle avait honte d'elle.

Alors qu'elle se dirigeait vers la sortie, un violent coup de coude la percuta. Ses bouteilles s'envolèrent en décrivant un magnifique arc-de-cercle avant de se fracasser sur le sol. Sur la demi-douzaine de bouteilles, trois se brisèrent. Andreas regarda le désastre sans rien dire avant de se tourner, sa bouche formant un O parfait, vers le coupable: « Vous pourriez faire attention ! »





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MessageSujet: Re: Buvons jusqu'à ne plus avoir soif ▬ {LIBRE}   Sam 2 Juin - 20:20


Andreas & Kieran


Encore un matin où Kieran se levait à l’aube, commençant par un jogging énergique dans la forêt du district 12, son district. Il avait besoin de cette course dans la fraîcheur du matin pour avoir la force de continuer une journée, pour que l’air froid du début de la matinée lui enlève le souvenir des flammes qui engloutissaient ses parents, de la chaleur meurtrière qui se trouvait dans la maison quand il était partit à la recherche de ses géniteurs, morts dans l’incendie. Ça ne faisait pas si longtemps qu’il les avait perdus, ses parents. Devant les autres, il se montrait fort, souriant et toujours arrogant comme pour se protéger des murmures qui pourraient parler de lui. « Encore un enfant s’il pleure à 27 ans », « Faible », « Pitoyable ». Il n’avait pas envie d’entendre tout ça. Les gens ignoraient souvent que même les murmures pouvaient détruire une personne plus qu’elle ne l’était déjà. Kieran était abattu par la mort de sa famille, par l’impossibilité qu’il avait eu de pouvoir les sauver. Chaque jour, il montrait sa carapace, souriant, riant avec les autres, s’entraînant autant qu’il le pouvait. Il était sorti des jeux des mentors sain et sauf ce qui faisait de lui le mentor de son district et se savait capable de mener un des deux adolescents vers la victoire. Il se sentait capable de les sauver, il savait qu’il pouvait. Il ne serait pas un mentor plongé dans l’enfer des drogues ou de l’alcool comme d’autres le pouvaient. Il n’avait rien ressenti en voyant les autres potentiels mentors mourir. Quand on perdait sa famille, les autres morts pouvaient sembler si mineures, si … insignifiantes. Souvent, en finissant son jogging, il s’arrêtait au petit lac et nageait un peu. Rien de trop gros, ce n’était pas compté comme un entraînement mais il nageait pour se détendre cette fois. Il n’avait rien à prouver à personne ici et c’était tout ce qui comptait. Il s’arrêta de nager et observa la maison qui se trouvait aux bords du lac. Se demandant qui avait habité là, si quelqu’un y allait encore parfois… Comme il n’aimait pas trop passer des heures à se questionner, Kieran sortit de l’eau et se remit à la course mais cette fois, il courut vers le village, passant le grillage sans difficulté. La tension n’y était que rarement mise ce qui facilitait le tout. Il passa d’abord à sa maison pour se changer puis alla se promener dans le district. Chaque fois qu’il croisait des jeunes, il se demandait si ils n’allaient pas se rendre aux yeux et qu’il devrait les guider. Sans vraiment qu’il s’en rende compte, ses pas l’avaient amenés jusqu’à la plaque. Il y marcha entre les étals, les mains dans les poches sans vraiment chercher quoi que ce soit. Le divertissement n’était pas dans les produits en vente mais bien dans les vendeurs et les clients. Il y avait une espèce de complicité qui régnait et beaucoup se connaissaient. Un étalage avait attiré son attention plus loin et en y marchant, il ne remarqua pas la demoiselle qu’il percuta. Des bouteilles s’envolèrent, décrivant un arc puis atterrirent au sol où trois bouteilles d’alcool se brisèrent. Il observa la jeune femme lorsqu’elle se retourna pour crier sur lui.

« Vous pourriez faire attention ! »


Sans attendre, Kieran se baissa à ses pieds, ramassant les bouteilles intactes, les observant tout en se relevant. Il esquissa un petit sourire amusé à la vue de l’étiquette qui confirmait que ce qui se trouvait dans les bouteilles était bien de l’alcool mais rares étaient les femmes qui buvaient autant, à voir la demi-douzaine de bouteilles qu’elle avait dans les mains. Il la regardait elle à présent, de la tête aux pieds sans se souvenir de l’avoir croisée dans le 12 une fois. Était-elle une visiteuse ? Il fallait dire qu’il ne venait jamais à la plaque et que si elle s’y trouvait toujours, il pouvait effectivement ne l’avoir jamais croisée. En lui tendant ses bouteilles indemnes, il lui sourit bien qu’elle semblait fâchée par la bousculade imprévue.

« Je suis désolée mademoiselle. »


Sans attendre sa réponse, il la contourna et se rendit au kiosque de la vieille dame qui vendait l’alcool en commandant les trois bouteilles qui s’était cassées. Il paya sans même se soucier d’Andreas plus loin. Il avait brisé ses bouteilles, c’était tout simplement naturel de lui en acheter de nouvelles. Revenant vers elle, les trois bouteilles en main, il les lui tendit avec un sourire avant de la regarder avec un peu plus d’insistance, la reconnaissant enfin.

« Andreas ! Mentor du … 11, n’est-ce pas ? Je suis Kieran, celui du 12. Nous nous sommes croisés aux jeux des mentors, je crois. »


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MessageSujet: Re: Buvons jusqu'à ne plus avoir soif ▬ {LIBRE}   Dim 3 Juin - 8:38




Andreas resta debout, les bras ballants. Elle aurait pu rester ainsi des heures à observer l'homme qui l'avait bousculé. Elle préférait le regarder lui plutôt que la flaque de l'alcool qui s'étendait encore et encore, quelques débris de verres formant d’étranges taches au milieu du désastre. Elle leva les yeux vers le coupable. Il était bien plus grand qu'elle, bien plus imposant. Le genre d'homme qui passe son chemin après avoir lancé une ou deux insultes. Aussi fut-elle étonnée de le voir se pencher et ramasser une des bouteilles à ses pieds. Elle suivit son petit manège des yeux, avec un détachement froid. Rien ne lui échappa: la manière délicate qu'il avait eu d'attraper la bouteille, son petit sourire en lisant l'étiquette, la façon dont il s'était éloigné vers l'étal de la vieille. Andreas avait deviné ce qu'il allait faire. Elle passa ses mains sur son visage avant de se pencher à son tour pour ramasser lentement les deux autres flasques. Ses mains tremblaient. Elle ferma les yeux, se reprit. Son état était-il aussi terrible que ça ? Quand elle se releva, il était de nouveau face à elle. Il lui sourit et lui tendit les trois litres qu'il venait de racheter. Elle murmura un faible: « Merci. ». Elle était prête à tourner les talons quand après l'avoir regarder de la tête au pied, il s'exclama: « Andreas ! Mentor du … 11, n’est-ce pas ? Je suis Kieran, celui du 12. Nous nous sommes croisés aux jeux des mentors, je crois. »

Andreas se raidit. Elle prit son temps pour détailler l'homme qui lui faisait face. Il... la connaissait ? C'était étrange qu'il se souvienne même de son nom. Elle s'était empressé d'oublier celui des autres mentors, trouvant plus facile de n'avoir aucun souvenir particulier de... des Jeux. Enfin, dans son cas, la moitié du Capitole se souvenait d'elle. L'amoureuse éplorée du 11, celle qui avait perdue l'amour de sa vie ce jour là, dans la neige. C'était.... Le Capitole adorait ce genre d'histoire. Dans les Districts, on devait bien se moquer d'elle. Le mentor du 12 ? Elle devait bien avoir un quelconque souvenir de lui, non ? Il était passé à côté d'elle pour son interview. De toute façon, ils devaient bien s'être croisé. Pas dans l'arène. Peut-être plus tard, dans le train qui les ramenaient chez eux ? Elle continua de l'observer. « Ravi de te...rencontrer enfin. ». Un sourire de convenance, tristement mal exécuté étira faiblement les lèvres de la jeune femme. En vérité, elle n'avait aucune envie de rencontrer les autres mentors, pour la simple et bonne raison que dans quelques temps, elle se battrait pour que ses tributs tuent les siens, ceux des autres. Et qu'il ferait pareil, sans hésiter. Devenir ami, parler, se raconter leurs vie respectives, toutes ces choses rendraient cela plus difficile que nécessaire.

Elle resta un instant sans parler, juste en l'observant. Elle se demandait ce qu'elle devait faire. Puis elle se souvint des bouteilles qui chargeaient ses bras et tout d'un coup, elle avait honte. Elle détourna le regard de Kieran, rougissant. Lui n'avait pas l'air en mauvaise forme. Il n'avait pas l'air fatigué ou bouffait par l'alcool et la drogue. Elle se dit que si elle était un tribut, elle préférerait avoir un mentor comme lui que comme elle. Elle déglutit difficilement et, toujours sans le regarder, lui dit: « Je... Merci pour les... enfin.... ». Elle peinait à trouver des mots pour lui dire ce qu'elle voulait lui demander. Elle respira un grand coup avant de reprendre: « Écoute, j'aimerais que tu gardes pour toi ce que tu viens de voir. J'aimerais éviter qu'après mon District, tout le tien soit au courant de mon... petit problème. ». C'était idiot de demander ça mais elle était presque sûr que la vieille n'en avait parler à personne. En plus, elle ne venait que tôt le matin et ne s'arrêtait jamais pour parler avec personne donc seuls les gens extrêmement matinaux la connaissait. Elle préférait éviter que le mentor du District commence à raconter à tout le monde que le mentor du 11 était une alcoolique névrotique.





Dernière édition par B. Andreas Worthtown le Sam 16 Juin - 19:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Buvons jusqu'à ne plus avoir soif ▬ {LIBRE}   Dim 10 Juin - 2:25


Andreas & Kieran



Kieran ignorait totalement la demoiselle lorsqu’il alla racheter ses trois bouteilles manquantes mais lorsqu’il revint près d’elle et la regarda de la tête aux pieds après lui avoir rendit les bouteilles, il la reconnut. Bien sûr, son nom ne lui vint pas automatiquement et il prit un petit moment à chercher dans sa mémoire pour associer un prénom à ce si beau visage. Il oubliait rarement les femmes qu’il rencontrait et encore moins lorsqu’elles étaient jolies. Quand il se souvenu d’où il l’avait rencontrée, il frissonna. Les jeux des mentors… Ce n’était pas tout le monde qui était heureux de se rendre aux jeux pour devenir mentor, ce n’était pas tout le monde qui s’en sortait intact comme Kieran. Intact de corps, oui mais intact d’esprit… C’était une autre chose. Il avait entendu beaucoup d’histoires concernant des vainqueurs des jeux de la faim qui tombaient da la drogue ou l’alcool et malheureusement, ça semblait être le cas d’Andreas face à elle.

« Ravi de te...rencontrer enfin. »


À la voir, Kieran pu jurer qu’elle était mal à l’aise, qu’elle n’avait pas envie de se trouver ici mais qu’il la retenait ce qui commença à mettre le mentor plutôt mal à l’aise lui aussi. Personnellement, Kieran n’avait aucun jugement à devenir ami avec les autres mentors. Oui, il se battrait pour que ses tributs ressortent vivants et il savait que les autres feraient pareil mais jamais cela pourrait influencer ses relations avec les autres. Oui, il avait envie que ses tributs ne meurent pas mais pour les mentors, à un certain moment, ça risquait de devenir un jeu comme « ah, j’ai perdu deux gamins ? Envoyez-moi les deux prochains à la prochaine moisson ! » De toutes façon… Il y avait 24 jeunes dans cette arène et un seul vivrait… Cela équivalait à 11 mentors en « deuil », à 23 familles brisées…

Un silence s’installa entre eux et il ne savait pas comment le briser. Généralement, il se sentait bien avec les autres, discutait avec fluidité mais là il bloquait. Elle lui imposait une barrière, elle ne le laissait pas s’approcher de trop près. Andreas ne voulait tout simplement pas qu’il l’approche, en fait… Elle semblait gênée de quelque chose lorsqu’elle détourna des yeux mais Kieran n’eut pas le temps de lui demander de quoi qu’il comprit.

« Je... Merci pour les... enfin... »

« Mais de rien… »

« Écoute, j'aimerais que tu gardes pour toi ce que tu viens de voir. J'aimerais éviter qu'après mon District, tout le tien soit au courant de mon... petit problème. ».

Il fronça les sourcils à cette requête puis éclata de rire. Pour qui le prenait-elle ? Kieran avait beau avoir un petit air arrogant 24h sur 24h, il n’allait pas colporter des ragots sur les autres. Il n’était pas un enfant non plus, il avait un peu plus de respects et de bonne conscience pour gâcher la vie d’une personne avec un simple ragot.

« Regarde-moi bien ma jolie… Ce n’est AB-SO-LU-ME-NT pas mon genre, d’accord ? »

Il regarda autour de lui, remarquant les commerçants qui leur jetaient des coups d’œil puis il se dit qu’hors du marché noir, ils pourraient discuter en plus grande liberté si seulement elle acceptait de lui parler. Sans dire un mot, il la prit par le poignet et l’attira à l’extérieur, marchant quelques mètres avant de se retourner vers elle.

« Pourquoi crois-tu que j’irais dire à quelqu’un que tu es venue acheter de l’alcool ? »


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MessageSujet: Re: Buvons jusqu'à ne plus avoir soif ▬ {LIBRE}   Lun 11 Juin - 17:40





Elle le regarda éclater de rire sans rien dire. C'était le genre d'homme à rire. Elle le sentait. Le genre d'homme qui est heureux. Andreas était mal à l'aise. Elle était gênée par le caractère jovial de l'homme qui lui faisait face. Elle était gênée parce que c'était un homme justement. Pour tenter de se distraire, d'oublier qu'elle avait face à elle un être heureux et en bonne santé alors qu'elle était triste et brisée, elle sortit de sa poche un sac en papier plié en quatre, juste assez grand et résistant pour ses six bouteilles. Elle était d'une organisation effrayante. Elle releva la tête seulement quand il l'appela 'ma jolie'. Personne ne l'avait jamais appelé comme ça. Les rares crétins qui avaient essayés avaient reçus une gifle. C'était étrange qu'il l'appelle comme ça. Elle releva un de ses sourcils. Elle s'amusa de le voir séparait avec autant d’insistance les syllabes de son 'absolument'. Andreas le détailla de la tête aux pieds et elle devait avouer qu'à première vue, il ne semblait pas être ce genre de personne, ces gens qui parlent dans le dos des autres en ricanant. Enfin, on ne devait pas se baser sur les premières impressions, pas vrai ? C'était pitoyable de faire ça ? Elle-même souffrait tout les jours de gens qui se contentaient des apparences. « Je.... j'imagine que non. »

Elle regarda ses pieds. Soutenir le regard de Kieran était dur. Soutenir le regard d'un homme était dur après en avoir tué deux. Le premier qui avait tenté de la poignarder et le second qui avait rendu son bras gauche à moitié inutilisable. Bras gauche dont le jeune homme attrapa soudainement le poignet en l'entraînant à l’extérieur de la Plaque. Elle se laissa faire sous les regards paniqués des commerçants qu'elle rassura d'un mouvement de tête calme. Elle se laissait faire, sachant pertinemment, en un seul coup d’œil, qu'elle ne pouvait pas affronter sérieusement Kieran. Trop grand et surtout trop fort à en juger par la pression qu'il exerçait sur son poignet. Le contact qu'il avait établi entre eux la pétrifiait, la paralysait. Personne ne l'avait plus touché depuis la mort de Liam. C'était étrange, comme une sorte de décharge électrique qui lui parcourait l'échine.

Ils marchèrent ainsi quelques mètres avant que Kieran ne s'arrête et qu'Andreas se dégage violemment. Elle recula un peu, laissant quelques pas entre eux et s'efforça de respirer normalement en se frottant le poignet gauche. Elle fronça les sourcils quand elle entendit la question et répondit d'une voix sèche, encore sous le choc de ce contact inopportun: « Je n'ai pas dis que tu était du genre à le faire, j'ai dis que je ne voulais pas que tu en parle. Que tu ne dises à aucune de tes nombreuses connaissances que la Mentor du Onze est une gamine paumée qui achètent de l'alcool pour cesser pendant quelques instants de souffrir. Mais je m'excuse si ça à vexer ton petit cœur sensible. ». Elle le fusilla du regard et tourna les talons. Elle fit quelques pas avant de s'arrêter. Elle n'était pas très sympa avec lui. Elle avait presque l'impression qu'il voulait l'aider. Et puis après tout, c'était le seul dans le coin à pouvoir au moins la comprendre un peu. Soupirant un grand coup, elle se retourna et revint sur ses pas, jusqu'à être en face de Kieran. « Désolée d'avoir parler comme ça mais... ma vie est un vrai cauchemar en ce moment alors je n'ai plus envie de jouer la gentille. Tu n'y es pour rien. A vrai dire, tu dois être un des seuls à s'intéresser à moi depuis mon retour des Jeux.». Elle passa la main dans ses cheveux et sur ses yeus, les frottant énergiquement. Elle mordilla sa lèvre inférieur en espérant qu'il ne se fâcherait pas.



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