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 do you want a cup of tea ? | eurydice d. donovan

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MessageSujet: do you want a cup of tea ? | eurydice d. donovan   Ven 20 Avr - 1:29



E U R Y D I C E & A N D R E W


Aujourd'hui est un jour différent. Qui n'arrive pas tous les jours. En cette journée, je ne dois en aucun cas me négliger. Je dois me montrer sous mon plus beau jour, impressionner. Ma vie en dépend. Du moins, ma vie telle que je la connais. Rater cet événement me ferait perdre énormément, trop pour pouvoir continuer à vivre dans le second district. Et je ne peux pas le quitter, pas pour aller dans les districts défavorisés, pauvres, misérables. Je me lève plus tôt que d'habitude, prends un rapide déjeuner, et prends une bonne douche. Je prends soin de moi, je me rase de près, j'utilise du parfum. Je me fais beau, pour une occasion spéciale. Aujourd'hui, je signerai peut-être mon plus gros contrat avec le Capitole, un contrat qui pourrait me rapporter de quoi vivre pendant quelques temps sans avoir à travailler. Mais je garde mon excitation pour moi, je dois rester concentré sur mon objectif ; impressionner le Capitole, lui montrer qu'il est en sécurité avec moi. Que mes plans sont infaillibles, que les défenses tiennent contre toutes les attaques possibles et inimaginables. Bref, que je suis la clé de leur survie et de leur tranquillité. Et pour ça, tout doit être aussi irréprochable que possible. J'y ai passé des journées, des nuits, à travailler mes plans, à les peaufiner, à les perfectionner. Un véritable chef-d’œuvre, tout simplement.

Sûr de moi, je quitte mon habitation pour rejoindre la gare. Le trajet jusqu'au Capitole n'est pas bien long, à peine une heure me sépare du Gouvernement. Et pourtant, en à peine une heure, on peut apercevoir toute la différence entre le Capitole et les districts, même le second. Tout devient tout à coup plus grand, plus extravagant, plus .. Capitolien, tout simplement. Je me rends au Capitole de temps en temps, une fois par mois environ, pour discuter avec le Gouvernement à propos des défenses que nous concevons pour eux, ou des nouveaux Pacificateurs, venus tout droit de mon district. Sans être le plus aimé, je peux dire que je fais partie des favoris, même au sein du second. Tout simplement parce que je permets leur protection, jour et nuit, contre vents et marées. Sans moi, une grande partie des défenses d'aujourd'hui dateraient encore du siècle dernier. Ils ont besoin de moi, autant que j'ai besoin d'eux. Mais depuis quelques temps, j'y vais plus régulièrement, parfois plusieurs fois par semaine. Non pas pour discuter avec les gens du Capitole.
Lors de l'une de mes visites au Capitole, je fis la rencontre d'une jeune femme, ayant à peine plus de la vingtaine. J'ignore pourquoi, mais nous avions alors longuement discuté. Elle n'était pas d'accord avec ce que faisait le Capitole, moi si. Mais tout restait calme. Le calme avant la tempête. Mais la tempête n'était pas haineuse. Je dirais plutôt .. sexuelle. Et depuis ce jour, nous nous revoyons régulièrement, pour échanger quelques pics sur nos idéaux, et coucher ensemble, sauvagement souvent, dans l'idée de recommencer le plus rapidement possible, toujours. C'est juste sexuel entre elle et moi, il n'y a aucun sentiment, aucun amour. Juste une attirance physique qui nous empêche de résister. C'est plus fort que nous, c'est instinctif, bestial, sauvage. N'importe quel endroit nous convient, pourvu que nous pouvons nous adonner à nos plaisirs charnels.

J'ouvre à nouveau les yeux, lorsque le train termine sa folle chevauchée. Je suis arrivé au Capitole. Je quitte la voiture, pour rejoindre un véhicule réservé pour l'occasion. Le Gouvernement ne souhaite visiblement pas que je marche jusqu'à lui. Quel honneur. Il ne me faut que quelques minutes pour atteindre le siège du Gouvernement, mais il me faudra plusieurs heures pour négocier le contrat. Malgré mon assurance, j'en transpire presque. Négocier avec ces gens-là n'est jamais chose aisée, et, le plus souvent, ils s'en tirent vainqueurs. Remplacer l'architecte ne les gênerait pas, perdre l'argent du Capitole me tuerait. Dans ces positions-là, je suis forcément obligé de lâcher prise à un moment ou un autre. Et mieux vaut lâcher avant qu'ils ne perdent patience. Ce que j'ai appris à faire depuis que j'ai repris l'entreprise de mon paternel. Le lieu de la réunion est situé au dernier étage de la tour. Avec ascenseur, heureusement. Lorsque j'arrive dans la salle de réunion, tout le monde est déjà là, et nous pouvons rapidement commencer les négociations...

Un tapotement, deux tapotements, trois tapotements. Je heurte la porte de mon poing à trois reprises. Comme j'ai l'habitude de le faire chaque fois que je viens dans ce quartier de la ville. Je jette un regard vers le ciel, devenu orangé. Le soleil a déjà entamé sa chute, et en est quasiment à la fin. Bientôt, la nuit prendra sa place, et celle-ci promet d'être agitée. Si, bien évidemment, la maîtresse de maison me laisse l'honneur d'entrer. Je m'appuie contre le mur, prêt à reprendre équilibre sur mes deux jambes au moindre mouvement de la porte. Et, lorsqu'enfin elle s'ouvre, je glisse une simple phrase : « Bonsoir, mademoiselle Donovan. ». Inutile d'en dire plus, l'essentiel de notre relation ne se trouvant pas dans la langue des mots.
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MessageSujet: Re: do you want a cup of tea ? | eurydice d. donovan   Lun 30 Avr - 15:58




Aujourd'hui il faisait beau, comme la plupart du temps lorsqu'on habite dans la capitale. Certaines familles étaient au lac artificiel, se baladait avec leurs enfants pétillant de couleur tandis que d'autre se trouvait enfermé dans des espaces lumineux ayant pour fonction de « bureaux ». Oui, aujourd'hui comme depuis les quelques mois précédents, Samuel Donovan travaillait d'arrache-pied à la confection de la nouvelle arène. Dernière ligne droite, les Hunger Games allaient bientôt commencer. Samuel a toujours été un homme jovial, travailleur et toujours près à remplir son devoir de bon citoyen. Un homme très créatif aussi, c'est sûrement pourquoi le président en personne lui a demandé de s'occuper du retour des jeux de la faim, au déplaisir de la fille de celui-ci. Tandis que l'homme mangeait un plateau repas copieux, la porte s'ouvrit tout doucement, mais néanmoins la personne n'avait pas eu la politesse de toquer. Fronçant les sourcils, il reposa sa fourchette, près à réprimander celui ou celle qui venait d'entrer. Dans l'embrasure, la tête blonde de son unique fille apparût, il laissa automatiquement tomber son air mécontent. Il se leva prendre Eurydice dans ses bras. La styliste fit un petit sourire, elle aimait son père, mais depuis qu'il est mêlé – et pas qu'un peut – dans cette émission horrible, elle avait du mal à rester naturelle en sa compagnie. Néanmoins, elle s'assit devant lui, grimaçant en voyant quelques papiers avec les différents noms des peut-être futurs tributs.La blonde a juré voir le nom de Milan, jeune adolescent avec qui elle avait malheureusement créé des liens. Elle croisa ses jambes comme sa mère lui avait apprise lorsqu'elle était jeune et rencontra les yeux bleus de son père. Comme les siens. Samuel porta à sa bouche une serviette blanche et la tapota contre ses lèvres avant de la reposer délicatement à côté de son assiette. Il demanda par la suite qu'on sert de quoi manger pour sa fille, et se tourna vers elle un sourire collé au visage. Il eut un blanc, Eurydice soupira, c'est à elle de commencer.

EURYDICE- « Maman m'a dit de venir t'informer que j'ai accepté le poste. J'ai choisi le District 9.»


Il était rare au Capitole de voir les enfants tutoyer leurs géniteurs. En fait Eurydice ne le faisait qu'avec son père, avec sa mère les « vous » et « mère » étaient de la partie. Les yeux bleus azurs du Haut juge pétillèrent. Il était au courant, bien-sûr. La styliste du Neuf mettrait sa main au feu que c'était lui qui en avait eu l'idée. Elle se demanda bien pourquoi il lui avait demandé de venir alors qu'il connaissait déjà la réponse. Une muette arriva avec un petit plateau qu'elle déposa sur le bureau, Eurydice lui gratifia un petit sourire en remerciement et commença à manger tout en parlant des Hunger Games à contrecœur.

Une heure plus tard, la blonde fit la bise à son père avant de partir du bureau lumineux. La porte refermée, elle se dirigea vers l'ascenseur afin de rentrer chez elle. Dans le couloir, elle fut surprise de croiser une tête familière. Andrew O'Connor... La jeune fille esquissa un sourire. Cela fait maintenant quelques années que les deux adultes se connaissent. D'une dizaine d'années son aîné, cela ne leur empêcha pas de se fréquenter à plusieurs reprises. A l'époque, c'était au détour d'une fête -si on peut appeler cela comme ça - organiser une fois de plus par le Capitole. Eurydice avait été invitée vu qu'à ce moment-là, elle venait tout juste d'acquérir son statut de « VIP ». Célibataire, la jeune femme ne voulait pas s'engager, elle avait d'autres préoccupations que de se marier et de fonder une famille. Puis elle l'avait vu, classe, mystérieux, attirant dans un costume lui allant à la perfection. Ils avaient parlé. Leurs avis étaient différents et pour la première fois, Eurydice ne s'était pas retenu pour dire ses vraies positions, après tout s'l la dénonçait, qui croirait-on ? Un habitant d'un district -certes le deux - ou bien la fille du Capitole ? Puis ça avait dérapé. A la place d'en venir aux mains, eux avaient préféré en venir aux langues. Bizarre non ? Eurydice s'est toujours servie de Andrew comme un antistress, coucher avec lui était pour elle un moyen de décompresser. Aucun amour. Juste de la tension sexuelle pure et dure. La fille du haut Juge cligna des yeux, le mentor venait de disparaître dans l'ascenseur et était passé devant elle sans la voir. Qu'importe, ce soir il viendra et la blonde sera là pour l'accueillir, comme d'habitude.

La journée passa bien plus vite que prévue. Le soleil menaçait de partir tandis que la Lune -ou du moins ce qu'on pouvait voir à travers les grattes-ciels - allait pointer son nez dans quelques minutes. Eurydice était dans sa douche, après avoir passé la journée entière à visionner des cassettes des anciens Hunger Games, elle avait profité de passer un long moment sous l'eau chaude. Les cassettes venaient de son père, évidemment la blonde lui avait précisé de ne lui donner que les passages des parades ainsi que des interviews. Elle refusait de voir le reste. Même si elle avait passé toute sa journée dessus, il lui en restait encore une bonne vingtaine. Soupirant, la styliste coupa l'eau et une bourrasque de vent chaud s'activa automatiquement, ce qui eut pour effet de la sécher tout de suite. Elle enfila une robe de chambre en soie violet clair et laissa ses cheveux blonds tomber en cascade sur ses épaules. Quelqu'un toqua une fois. Puis une deuxième fois et enfin une troisième fois. Un sourire malicieux se colla au visage dépourvu de maquillage de Eurydice. Elle alla ouvrir la porte, sachant pertinemment qui se trouvait de l'autre côté.

ANDREW - «  Bonsoir, mademoiselle Donovan. »


Elle posa ses yeux pétillant sur les siens et lui proposa de rentrer d'un geste. Inutile de parler, ils se comprenaient très bien sans la parole. Elle ne l'embrassa pas tout de suite, non ça ferait trop couple. Et puis généralement ils parlent avant de s'adonner à ce pourquoi ils se voyaient encore. Dans sa robe de chambre courte, elle le regarda s'asseoir sur le canapé blanc de son salon. Devant lui se tenait deux tasses de thé fumantes. Elle avait prévu le coup, elle savait qu'il viendrait dans la soirée.

EURYDICE- « Du thé, Monsieur O'Connor ? », lui lança-t-elle d'une voix malicieuse. Elle se posta à côté de lui, tendant une tasse noire. C'était ça leur rite habituel. Thé-dispute-sexe.

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MessageSujet: Re: do you want a cup of tea ? | eurydice d. donovan   Mar 1 Mai - 15:38


Le temps te paraît immédiatement plus long lorsque tu entres dans ce bureau, où tu devra présenter dans les moindres détails les résultats de ton travail. Il doit être irréprochable, parfait. Ou tu sais que tu perdra ton contrat avec le Capitole, tes avantages, et la qualité qui rime désormais avec ton nom. Tu sais que tu es apprécié dans la capitale, grâce à ton dévouement. Tu l’es peut-être moins au sein de ton entreprise. Alors que ton père la dirigeait encore, les résultats n’étaient pas aussi bons que les tiens, mais les employés n’avaient pas une cadence aussi infernale. A sa mort, tu as récupéré l’entreprise, tu as fais le ménage, et tu as donné des consignes claires : il n’y a plus de place pour des sentiments aussi dépassés qu’inutiles. S’ils sont là, c’est pour travailler, encore et encore. La pause café attendra la fin de la journée. Leur contrat impose tant d’heures par jour, ils les feront, et seule la mort leur permettrait d’y échapper. Un véritable petit tyran, voilà comment ils te voient. Mais ils savent aussi que, sans toi, leur vie ne serait pas comme ça. Ils resteraient de banals habitants. L’employé basique en reste un, évidemment. Mais les cadres ont vu leur qualité de vie s’améliorer avec leurs horaires. Et il s’agit du plus important, gagner plus, toujours plus. Personne n’ose remettre cet objectif en question.

Tu te rends compte, en sortant, que tu viens de passer cinq heures dans la salle de conférence. Tu es déçu, vexé. Tu es en train de bouillir. Il s’agit de l’un de tes plus gros contrats, et le Président envoie un représentant. Un foutu représentant. Tu veux lui tordre le cou, le saigner à mort. Le Président a refusé de te voir, de voir ce que tu as préparé pour lui. Spécialement pour lui. Tu rejoins rapidement l’ascenceur, sans faire attention aux personnes t’entourant. Sans voir qu’Eurydice est là, à quelques mètres de toi. Tu arrives au rez-de-chaussée, l’hôtesse te souhaite une bonne journée au Capitole. Et tu l’ignores, comme tu l’as ignorée en arrivant. Son travail est inutile. Terriblement inutile. Et pourtant, elle est sans doute mieux payée que toi. En cet instant, une pointe de jalousie apparaît. Tu as toi-même refusé la proposition de celle qui fut ta femme. Tu as refusé d’aller vivre au Capitole, où tu aurais pourtant eu une belle place. Tu t’es toujours demandé si rester au second district était suffisant. Et aujourd’hui, tu te dis qu’accepter aurait été plus intelligent. Mais le passé reste le passé, et ton ex-femme ne risque plus de pouvoir faire grand chose pour toi. Dommage.

Il te reste encore quelques heures avant que la nuit tombe. Tout est encore ouvert, et tu as désespérément besoin d’une douche. D’eau. Tu décides de prendre le chemin de la piscine, de l’une des piscines. Il y en a tellement. Tu parviens, sans trop savoir comment, à en trouver une relativement calme, avec très peu de personnes. Après un rapide changement, tu plonges dans le bassin, fait quelques allers-retours. Les heures défilent, tu ne les vois pas. Et, alors que tu aperçois le soleil décliner, tu décides de quitter l’eau tiède, confortable, pour retourner en extérieur. Tu prends une douche, et passe sous le jet d’air chaud. Te voilà sec, en quelques secondes, et prêt à te rendre chez Eurydice.

Dans les rues de la capitale, tu enchaînes les pas. Ton esprit se ballade ailleurs, loin de ton corps. Tu repenses à ta rencontre avec elle. C’était il y a quelques années, alors que tu étais invité à une soirée du Capitole. Tu ne te sentais pas spécialement bien au milieu de tous ces gens. Mais, dans le lot, une femme était parvenue à te mettre relativement à l’aise. Eurydice Donovan. La fille du Haut-Juge. A l’époque, il n’occupait pas encore ce poste, et tu n’étais pas mentor. Les Jeux n’existaient pas. Vous aviez fait connaissance, parlant de vos avis divergents. Elle n’aimait pas certaines décisions du Capitole. Toi si. Et malgré tout, vous n’en êtes jamais venus aux mains. Du moins, pas violemment. Une relation s’est aussitôt nouée entre vous. Vous ne vous aimez pas, vous vous engueulez, et pourtant, tôt ou tard, l’un revient toujours vers l’autre. C’est inexplicable. Comme si un aimant vous attirait l’un vers l’autre. Tu vas chez elle, ou elle vient chez toi, vous buvez quelque chose, discutez, vous engueulez. Et vous finissez, toujours, la nuit au lit, nus comme des vers. Une tension sexuelle qui ne s’apaise jamais véritablement. Tu ne veux jamais que ça s’arrête, et tu attends toujours de recommencer.

Cette fois-là, tu vas chez elle, et tu frappes les trois coups habituels à sa porte. Elle sait que c’est toi, et tu n’es pas étonné de la voir t’ouvrir en robe de chambre. La voilà, la fameuse tension sexuelle, celle qui arrive dès le premier regard échangé. Tu as envie de commencer immédiatement. Mais tu te retiens, vous avez un rituel. Et l’attente augmente l’excitation. Elle te laisse entrer, sans un mot. Vous n’avez pas besoin de mots. Tout comme votre relation ne peut être décrite par de simples mots. Tu sais ce que tu peux faire chez elle, que tu peux t’installer sur son canapé, et tu le fais. Tu aperçois deux tasses. Du thé. Le rituel continue. « Du thé, Monsieur O'Connor ? » Tu esquisses un sourire, et tu acceptes la tasse de thé. Eurydice vient s’installer à côté, et tu profites de son mouvement pour apercevoir ses formes, avant qu’elle ne s’assoit. Tu bois une gorgée de la tasse. L’heure n’est pas encore au lit. « Les Jeux approchent .. » Tu sais qu’elle est styliste pour les Jeux, malgré sa désapprobation. Mais elle n’a pas encore choisi de district, et tu espères, au fond de toi, que son choix se porte sur le second, sur le tien. Trois semaines avec elle, au même étage. Tu en rêves. « Tu as finalement choisi un district ? » Le deux, le deux .. Tu pries pour qu’elle te réponde cela.
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MessageSujet: Re: do you want a cup of tea ? | eurydice d. donovan   Ven 1 Juin - 19:39


Eurydice posa la tasse de thé délicatement sur sa table basse, se retournant en souriant vers Andrew. La question était posée, quel district avait-elle pris ? La blonde savait que le bel homme était le mentor de son district, le deux. Elle l'avait regardé, tuer des hommes et femmes de sang froid. Mais bizarrement son sort l'inquiétait plus que le fait qu'il tuait d'autres candidats. Elle n'aimait pas ça, s'attacher à un homme avec qui elle ne voulait qu'une relation sexuelle. La blonde ne savait pas ce que lui voulait, mais le connaissant son but était le même. Peut-être qu'il était actuellement en couple avec une fille. Après tout la styliste a mit du temps avant de s'apercevoir qu'il avait une femme, il enlevait toujours son alliance quand il était avec elle. Peut-être qu'elle aurait mieux fait de stopper leur relation avant qu'elle ne soit accroc au Mentor. La blonde se mordit la lèvre inférieure, comment lui dire ? Il serait déçu. Elle se plaça près de lui, encore plus près.

EURYDICE- « Tu n'as pas vu mon interview ? »

Enregistrée il y a une semaine, l'émission avait été diffusée il y a deux jours, elle avait officiellement annoncé qu'elle allait être la styliste du District Neuf. Une interview qu'elle avait trouvée horriblement longue.. Eurydice soupira voyant aucune réaction de la part de Andrew.

EURDYICE- « J'ai choisi le District Neuf. »

Elle évita son regard pendant un court instant, ne sachant pourquoi. Après tout, elle n'avait pas de compte à lui rendre, il n'était ni son mari, ni son « petit-ami ». Bref rien ne les lier, à part cet étrange lien. Elle releva ses perles vers ses yeux sombres, il ne la regardait pas , non il se contentait de boire son thé. Peut-être qu'il s'en fichait ? Elle devait n'être qu'une de ses nombreuses conquêtes, ce n'était pas dur pour lui de trouver une femme comme elle avec qui couchait. Elle approcha ses mains sur les siennes, les caressant doucement. L'homme déposa sa tasse de thé, soudainement intéressé par son geste. Eurydice continuait à faire des ronds de ses longs doigts fins. Elle se demandait constamment ce que pouvait penser Andrew à son égard. La blonde n'a jamais su réellement ce qu'il pensait d'elle, l' « aimait »-il ? Certes pas l'aimer avec un grand A - Eurydice avait choisi dès le début de leur relation de ne pas s'embêter à chercher une quelconque romance, mais était-elle pour lui plus que du sexe ? D'un côté elle espérait que non, ce n'était pas dans leur deal de s'attacher. De l'autre elle aurait voulu, mais pourquoi ça... La blonde approcha son visage des oreilles du séduisant mentor, elle chuchota malicieusement dans l'une.

EURYDICE- « Ne sois pas déçu surtout, n'oublie pas qu'il n'y aura que quelques étages qui nous séparerons. »

Elle ne bougea pas, humant la délicieuse odeur que dégageait Andrew. La même qu'à leur rencontre. La même qui restait pendant des jours dans son lit après son passage. La même qu'elle aimait tant, celle qui lui provoquait à chaque fois des frissons. Elle baisa le cou de l'homme en costard, glissant une de ses mains sur la joue du même homme. Seulement pour le consoler, même si elle ne savait pas s'il était triste ou non. Elle se dégagea le plus doucement possible, profitant de la chaleur que dégageait Andrew. Elle se mit en face de lui, ses mains maintenant plaquées contre son torse, elle s'installa sur ses genoux. La blonde se contentait de le regarder de ses yeux bleus envoûtants. Redoutant sa réaction. Pire, elle voulait le voir faire quelque chose. Le silence qu'il abordait la stressée de plus en plus.

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