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 Play with fire - Néo A. White

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MessageSujet: Play with fire - Néo A. White   Dim 15 Avr - 19:27



"Jouer avec le feu ou l'art de savoir s'extirper d'une situation quelques peu....dangereuse "




"Hey Sarah tu vas ou comme çà ? " Je m'étais figé sur place alors que cette voix tellement familière était venue à mes oreilles. Matthew, mon frère était du genre "très protecteur" et depuis l'annonce du retour des jeux de la faim, ses mauvaises habitudes avaient malheureusement pour moi refait surface. Il était encore plus à l'affut que d'habitude. "

"Et bien je vais voir Sean comme d'habitude, je ne rentre pas tard promis, je ne voudrais pas rater mon entrainement de soldat endoctriné" Dis-je avec un petit sourire qui visiblement venait de convaincre mon frère aîné. Depuis quelques temps je m'en voulais terriblement. Mentir à ma propre famille était devenue monnaie courante. En réalité, je rentrerais tard, je passerais ma journée à flâné, ou à passer du temps dans la forêt. J'avais besoin d'être seule, pour méditer. Mes parents me manquer et l'annonce des Hunger Games m'avait profondément touché, même si devant mon frère et ma soeur, je montrais tout le contraire, tournant là situation à la rigolade.

Mais il était loin d'être bête, il sentait que quelque chose n'allait pas, même Sean mon meilleur ami l'avait remarqué, j'étais différente, distante avec lui et pour cause, même si je ne voulais pas me l'avouer, mes sentiments à son égard avait bel et bien évoluer et cette situation me faisait clairement peur. Imaginez-vous une seule seconde que je sois tiré au sort lors de la moisson ? Ou pire encore que nous soyons tous les deux choisis pour représenter le District 11 ?

"Très bien....fais attention à toi d'accord ? En ce moment les Pacificateurs sont de sortie...et ils ne sont pas très commode. Sarah je ne serais pas toujours là pour te sauver la mise " Dit-il d'un air inquiet. Je lui adresser un petit signe de tête en guise de compréhension puis franchie la porte d'un pas résigné. Je la laisser ce refermé seule avant de m'arrêter sur le péron de celle-ci, jetant un regard à l'horizon avant de mettre à courir d'un pas décidé vers la limite du district.

Première destination. Arrivé je m'arrêtais net regardant de nouveau autour de moi, vérifiant qu'aucun pacificateur soit aux alentour m'apprêtant à passer à travers la clôture électrique quand soudain une voix que je reconnus aussitôt m'interpellais " ACKERLEY ! qu'est-ce que tu fais ? Attends que je t'attrape !" Je me stoppais net, me retournant. Edwin. Un pacificateur. "Et merde" pensais-je manquait plus que lui.

Sans attendre je tournais les talons, contournant plusieurs allées, Edwin à mes trousses jusqu'à m'engouffrer dans le marché noir. Le coeur battant la chamade, l'adrénaline encore là, je pris discrètement un foulard sur une étale cachant ainsi une partie de mon visage ainsi que mes cheveux tentant de me déguisé au mieux pour lui échapper, juste avant de ralentir le pas, me fondant ainsi dans la masse d'individus grouillant aux quatre coins du marché.

Je m'arrêtais alors près d'un stands, essoufflé alors qu'Edwin se trouvait à quelques mètres de moi....il était suivis de quelques amis à lui et je pus dire que pour la première fois de ma vie. J'étais seule et dans la "merde".


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    La mort n'est que le commencement. La liberté vient après.
    Entre tous mes tourments entre la mort et moi, Entre mon désespoir et la raison de vivre, Il y a l’injustice et ce malheur des hommes, La lumière toujours est tout près de s’éteindre, La vie toujours s’apprête à devenir fumier, Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini, Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe, Que je ne peux admettre il y a ma colère, Toi qui fus de ma chair la conscience sensible, Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé, Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure, Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre, Tu rêvais d’être libre et je te continue à croire en la liberté.
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MessageSujet: Re: Play with fire - Néo A. White   Mar 17 Avr - 0:54

    La première fois que je quittais mon District. C’était quelques mois avant l’arrivée du nouveau gouvernement, ma famille avait des difficultés, mais comptait bien y remédier. Ma mère me faisait en effet confiance pour renflouer les caisses, on avait réussi à économiser juste assez pour m’envoyer dans le District 11. Elle avait un ami là-bas, un type assez riche, propriétaire, qui cherchait de la main d’œuvre, et lui avait promis de me garder une place au chaud. Je devais avoir un logement gratuit, à manger, et en plus de ça de l’argent à envoyer à ma famille. C’était en tout cas ce qui était prévu…

    Le voyage en train s’était bien passé, je regardais le paysage défiler, partagé entre émerveillement et angoisse. Plus je m’éloignais, plus je me demandais si j’allais tenir le coup dans cette région qui m’était totalement inconnu. Je m’inquiétais déjà pour ma famille, ma mère. Elle aurait à supporter les crises de mon père qui se faisaient toujours plus violentes. Ils réclamaient ma sœur, décédée, comme si on lui avait volé, comme s’il nous détestait, autant ma mère que moi. Depuis la mort de Lydia, et même plutôt depuis la révélation de sa maladie, la vie déjà pas toute rose des White s’effritait peu à peu, et ne tarderait pas à finir en ruine. Moi qui pensait qu’un mois de travail dans les champs nous sortirait de la misère, c’était bien optimiste comparé à ce qui m’attendait, autant dans le District 11 qu’à mon retour à la ferme d’ailleurs. Mais je n’en étais pas là. Je venais de poser le pied dans la région agricole de Panem. Je m’installais dans une sorte de réfectoire avec d’autres employés de l’ami de ma mère. On me mit au travail dès le lendemain, je devais simplement tirer une charrette d’un bout à l’autre du champ, ça labourais la terre me disait-on il me semble. La plupart des hommes étaient assigné à la même tâche que moi, mais étaient quand même beaucoup plus âgé, tous autour de la trentaine à vue d’œil. Régulièrement, l’un d’eux se froissait un muscle, ou se blessait d’une quelconque manière, ce qui l’envoyait directement sur la place publique en tant que vendeur. Le propriétaire n’aimait pas perdre son temps, ni son argent. Il composait avec les blessures des autres, sans pour autant leur permettre d’arrêter de travailler bien évidemment.

    Après un peu plus de trois semaines passée à travailler 7 jours sur 7, je recevais une lettre d’une de mes voisines dans le 10. Celles-ci m’apprenait que ma mère était tombé malade, qu’il fallait que je rentre m’occuper d’elle au plus vite, car mon père restait plus ou moins toujours passif à tous ce qui l’entourait. Je n’avais pas le choix, il fallait que je démissionne. Je me présentais donc à ce prétendu ami, et lui exposais la situation, lorsqu’il me rit au nez. J’avais signé un contrat, qui m’engageait à travailler pour lui pendant un mois entier, ni plus, mais surtout ni moins pour lui. Il me faisait clairement comprendre qu’il se fichait royalement de mes soucis ou de ceux de ma famille. Cet homme visiblement bien vénal refusait de me payer avant que le contrat ne touche à son terme. La dispute éclata, et de mots en mots, teintés aussi d’un poil d’emportement et de colère, j’en venais à le traiter d’ "enfoiré égoïste et avare", et lui répliqua que j’étais "viré". Ce même contrat, que j’avais eu l’intelligence de signer aveuglément, stipulait apparemment qu’un licenciement justifié par une infraction aux lois en vigueur dans le 11 autorisait l’employeur à ne pas verser un centime à son ancien salarié. Autant vous dire qu’une insulte à son patron était bel et bien considéré comme illégale, et ce dans n’importe quel District à ce que je sache.

    Mais ça n’allait pas se passer comme ça. Je devais rentrer chez moi, coûte que coûte, et puisque cet enfoiré égoïste et avare ne voulait pas me payer, je m’servirais moi-même. Et dans la mesure où il n’était clairement pas, ou du moins plus, l’ami de ma mère, je lui volais un bon nombre de sacs de fruits sans le moindre remord. J’en avais même pris sûrement moins que ce qu’il me devait, mais un criminel doit voyager léger parait-il, alors soit !

    Voilà comment je me retrouvais au marché noir du District 11, à tenter de vendre des fruits de bonnes qualités, mais bientôt pourris. Cela faisait cinq jours, cinq longs jours que je restais sur le qui-vive à tenter de vendre mes fruits volé, bien qu’au fond, j’étais à moitié persuadé que mon ancien patron ne se rendrait jamais compte du manque que j’avais causé. En ayant vendu la moitié de mon stock, je me retrouvais avec un bon trois quart du prix d’un billet de train pour retourner dans le 10 et prendre soin de ma mère. Je baissais les prix de jours de jours pour essayer d’attirer les clients, mais dans le District des fruits et des légumes, ces derniers n’avaient pas beaucoup de valeur vu leur abondance.

    Ce jour-là sonnait comme tous les autres, j’étais assis sur une pierre à peu près plate en guise de siège, et exposait mes produits sur un petit tapis à motifs rayés que j’avais réussi à dénicher dans une vieille ruelle étroite. J’étais assez fatigué, il faut dire que c’était ce même tapis qui me servait de matelas pour dormir, et, de ce que j'en avait testé, c’était vraiment pas fait pour. Malgré ça, je me surprenais à avoir plutôt bonne mine, ça faisait longtemps que je n’avais pas manger autant à ma faim tout en ne fournissant qu’un minimum d’effort (bah oui, vendre des fruits c’est pas plus épuisant que labourer un champ, je vous assure). Je portais un T-shirt bleu turquoise décoloré qui virait au gris, et un pantalon en toile gris clair, assortis à mes bottines fourrés trop petites que ma mère m’avait faites deux ans plus tôt. J’y tenais plus en tant que souvenir qu’en tant que chaussures confortables, c’est sûr.

    Je pensais à elle d’ailleurs, me demandant de quoi elle était malade, si elle allait bien, si mon père l’aidait, ou peut être que c'était les mêmes voisins qui m’avaient écrit cette lettre. Mais pourquoi ce n’était pas ma mère elle-même qui m’avait informé de sa maladie ? Ces pensées me trituraient le cerveau, lorsque j’entendis un groupe de pacificateur courir vers ici. La panique me montait à la tête, et s’il s’en était finalement rendu compte ? Non, non. Il fallait que je garde mon calme, que je paraisse le moins suspect possible, le plus naturel des marchands illégaux. A ce même moment, je vis une jeune femme dérober discrètement un joli foulard à mon voisin d’en face un peu décalé, et se l’enrouler autour de la tête d’un geste habile et rapide. Elle ralentit son pas, et s’approchait de mon stand. Pas question qu’elle me vole à moi, me dis-je en la fixant avec attention, mais les pacificateurs débarquèrent au même moment, et je tentais de faire comme si tout allait bien. Ma mine innocente n’était peut-être pas si convaincante finalement, car le plus gros des agents du groupe se dirigea vers moi. "Jeune homme, avez-vous vu une jeune fille, grande comme ça" dit-il en ajustant sa main à peu près au niveau de la fille au foulard qui se tenait alors juste à ses côtés, immobile, lorsqu’il s’arrêta devant mon échoppe improvisé. "Elle a les cheveux châtains et… " "Non monsieur, je n’ai vu personne correspondant à votre description" lui répondis-je rapidement en lui coupant la parole sans faire exprès. " Vous êtes sûr ?" poursuivit-il. Je jetais un regard aux alentours, et haussais les épaules en un geste un peu trop théâtral, "Certain, oui.. Il grommela distraitement dans sa barbe, puis s’éloigna, ainsi que le reste des pacificateurs. J’avais eu en quelque sorte la peur de ma vie. Mais j’avais été bon. Et puis, qui était cette fille qu’ils cherchaient ? Ce n'était définitivement pas moi !


Dernière édition par Neo A. White le Mar 17 Avr - 21:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Play with fire - Néo A. White   Mar 17 Avr - 20:33



"Jouer avec le feu ou l'art de savoir s'extirper d'une situation quelques peu....dangereuse "





Trois secondes, qui me parurent pourtant une éternité. Je revoyais encore mon frère me dire : "Très bien....fais attention à toi d'accord ? En ce moment les Pacificateurs sont de sortie...et ils ne sont pas très commode. Sarah je ne serais pas toujours là pour te sauver la mise " Et bien justement il n'était pas là et comme par hasard, j'avais en moins de cinq minutes sut m'attirer des ennuient et pas un petit, un gros !

J'écoutais attentivement la conversation des pacificateur et du jeune homme. ""Jeune homme, avez-vous vu une jeune fille, grande comme ça" (…) "Non monsieur, je n’ai vu personne correspondant à votre description" (…) "Elle a les cheveux châtains et… "(…) "Certain, oui.. (...) Vous êtes sûr ?"

Les pacificateurs s'éloignèrent alors qu'il avait habilement sut les convaincres qu'il ne m'avait pas vu. L'espace d'un instant j''avais eu réellement peur qu'il me dénonce. Mon coeur battait la chamade, je pouvais sentir le moindres de ses battements. Mais lorsqu'ils retournèrent à leurs occupations, je ne put m'empêcher de fermer les yeux en soupirant de soulagement. Si Shanee l'apprenait, j'aurais sans doute droit à une demi heure de remontrance. J'enlevais alors le foulard de ma tête, laissant baladé mon regard de gauche à droite afin de repéré une source potentiel " d'ennuie" , heureusement pour moi, rien à l'horizon.

Je croisais alors le regard d'un des marchants qui me regardais avec insistance " J'espère que vous compter me le payez mademoiselle ! " Je posais mon regard sur le fin carré, plein de regret. Je connaissais la réponse qui allait sortir de ma bouche et pourtant, machinalement je portais ma main droite sur la petite bourse que j'avais dans ma poche de pantalon. Que je le veuille ou non. Je n'avais pas les moyens.


Que vous le croyez ou non, malgré mon apparence un peut garçonne et "trompeuse", si j'avais eu les moyens je serais toujours fraiche et coquette. Je vouer un culte secret aux stylistes du Capitole. Le textile, les robes, foulards, bijoux, parfois je me surprenait à rêvé d'être une de ses femmes riches et adulés, de celles qui n'ont qu'à demander pour que les plus somptueux bijoux se trouvent à leurs porter de main. C'était un simple rêve. Malheureusement.

Et oui, inutile de vous dire que si j'avais eu le choix du district dans lequel je serais née, se serait sans doute celui du textile. Passez des heures au beau milieu de ces rangés de tissus, parcourir du bout des doigts la texture des plus beau tissus de Panem. Un rêve. Ho oui, j'étais loin de mon rêve...très loin. " J'aurais aimé…. mais non désolé… et euh…merci" Je lui adressé un sourire innocent en lui tendant le carré de soie, déçue. Quelques secondes passèrent avant que je daigne relevé la tête de l'objet de mon désir, portant ainsi mon attention sur le jeune homme brun qui venait de m'aider.

Finalement, après l'avoir toisé de haut en bas. Je lui avait adressait un fin sourire " Merci…pour ce que tu as fais. Peu de monde aurez osé mentir à des pacificateurs." Je baissais mon regard sur sa marchandise, les fruits, l'odeur…" Pour te remercier je te prendrais deux pommes" lui dis-je en espérant que cela soit assez pour lui faire comprendre ma gratitude. Deux pommes dont je n'avais pas réellement besoin parce que nous possédions un petit verger de six pommiers. " Au faîte, moi c'est Sarah-lynn et…toi ?" demandai-je avec un semblant d'assurance.
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    La mort n'est que le commencement. La liberté vient après.
    Entre tous mes tourments entre la mort et moi, Entre mon désespoir et la raison de vivre, Il y a l’injustice et ce malheur des hommes, La lumière toujours est tout près de s’éteindre, La vie toujours s’apprête à devenir fumier, Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini, Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe, Que je ne peux admettre il y a ma colère, Toi qui fus de ma chair la conscience sensible, Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé, Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure, Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre, Tu rêvais d’être libre et je te continue à croire en la liberté.
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MessageSujet: Re: Play with fire - Néo A. White   Ven 20 Avr - 10:40

    Je l’avais échappé belle – du moins je le croyais – cette fois-ci. J’étais encore un peu sous l’choc, à me demander qui ils cherchaient comme ça. Je calmais mon pouls qui s’était alors emballer, et reprenais une respiration à peu près normale assez vite. Je m’étais déjà imaginé prisonnier à vie dans le 11, ma mère mourante et tout ce qui pouvait accompagner des pensées aussi sinistres. Mais c’était réglé, le groupe de pacificateurs s’en étaient allé définitivement, le marché noir était redevenu le havre de paix qu’il avait été les 4 premiers jours de mes ventes, et je pouvais reprendre mon petit commerce peu fructueux.

    Je déglutis avec difficulté et expirai un grand coup en les voyant définitivement disparaître, quand soudain, la jeune fille voleuse de foulard interrompit mon moment de réconciliation avec le bien-être. " Merci…pour ce que tu as fait. Peu de monde aurez osé mentir à des pacificateurs." me dit-elle en m’adressant un petit sourire. Elle était plutôt jolie sans son foulard, avec ses grands yeux doux et ses lèvres roses légèrement gercée par endroits. Mais je ne comprenais pas vraiment de quoi elle me parlait sur le coup. Je ne savais pas quoi répondre, lorsqu’elle enchaîna. " Pour te remercier je te prendrais deux pommes" lança-t-elle. En voilà une bonne nouvelle ! Même si je n’avais toujours pas fait le lien, je commençais à vraiment apprécier celle que je prenais pour une voleuse quelques secondes plus tôt. Sans un mot, je prenais deux pommes d’un cageot, et étrangement, ce fut au contact de ces dernières que mon cerveau se mit en marche. Elle me remerciait de ce que j’avais dit aux pacificateurs, c’était une fille, de la taille indiqué par le gros agent, aux cheveux châtains, et elle s’était rapidement enroulée le visage dans un foulard en arrivant à mon stand. Peut-être que… ma réflexion se fit lente, mais une dizaine de secondes plus tard, les neurones se mirent bien en place, et firent marché leurs axones fainéantes. Je levais les sourcils d’un air étonné, le regard dans le vague en comprenant. C’était elle la fugitive. Et je venais de lui sauver la mise en fait. Au même moment, la jeune criminelle se présenta. Elle s’appelait Sarah-Lyhn. Un joli prénom pour une jolie fille pensai-je, mais jamais, ô grand jamais, je n’aurais osé dire ça à voix haute !

    Je lui tendais ses achats avec un sourire gêné, et e présentais à mon tour. " Moi c’est Neo. Et t’inquiètes pas pour les pacificateurs, y pas d’problème, je sais c’que c’est " finis-je avec un début de rire. Ma paranoïa m’avait en effet empêché de dormir plusieurs nuits, et ce n’était que récemment ue j’avais appris à relativiser la situation. Après tout, ça ne faisait peut être qu’un pour cent de la production de cet imbécile, même pas, et puis j’avais bientôt mon billet de tout façon, inutile de paniquer, j’étais sorti d’affaire dans maximum quatre ou cinq jour, loin du District 11, et au plus près de ma mère qui avait désespérément besoin de moi. "Ça fera trois pièces" lui dis-je alors. " Et, si c’est pas trop indiscret, t’as fait quoi pour qu’ils t’en veuille à ce point les autres ?" Curiosité mal placé, ou crainte d’avoir à faire à une tueuse en série, je ne savais pas réellement moi-même, mais se réponse m’intriguait, surtout que le gros pacificateur semblait motivé pour la dénicher. Quoiqu’elle ait fait, ça l’avait énervé à lui, et s’il y avait bien une chose que j’avais appris à propos des pacificateurs, c’était qu’ils étaient facilement irritables. Elle avait aussi bien pu tuer quelqu’un que l’avoir traité de gros pour avoir cette réaction de la part de l’agent, je tentais donc de ne pas me former un préjugé trop grave sur l’acte qui lui avait fallu tout ce boucan.


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MessageSujet: Re: Play with fire - Néo A. White   

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