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 La folie n'est qu'un début- Milan

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MessageSujet: La folie n'est qu'un début- Milan   Mar 17 Avr - 14:38




Pseudo1 & Pseudo2

« Regardes comme l'alcool me va bien »


Le soleil tapait dans mes yeux, je pense, j’espère…Une bouteille à la main, le monde me semblait étrangement sombre malgré la lumière, comme si je marchais dans but, sans envies précises. Je revenais d’une petite escapade chez une camarade, une fois de plus, je m’étais amusé sans penser aux conséquences. Je t’aime m’avait-elle dit, je n’avais rien répondu et j’avais souris tout en me rhabillant. J’aurais préféré qu’elle ne me dise rien, qu’elle se taise comme je le faisais moi-même dans pareil circonstance. Une fois parti je savais qu’elle était en train de pleurer, d’hurler que j’étais un con, un salopard…elle n’avait pas tore, mais j’étais un con qui s’assumait. Je ne lui avait rien promit, je n’avais même pas dit un mot avant, pendant et même après…Les filles ne comprennent-elle pas que je ne cherche rien? Certains disent que je ne fais que m’amuser. Ils ont tores eux aussi. Même des actes charnels ne m’amuse plus, la moitié du temps je suis même trop bourré pour réellement en être conscient.

J’étais donc là, isolé de tous comme à mon habitude, une bouteille à moitié vide dans la main. J’avais réussis à la sauver de la cruauté de mon frère, lui qui vidait ses petites sœurs dans l’évier quand il en trouvait une…Qu’elle gâchis quand même. Alors que je marchais tout en vacillant dangereusement, j’atteins la limite de mon district, un endroit que je connaissais très bien. J’aimais venir m’y poser le temps de cuver tranquillement, il m’arrivait même d’y dormir et de ne me réveiller que quand une personne ou une autre tombait sur moi. Prenant une seconde gorgée de mon liquide alcoolisé, je mis mes fesses dans l’herbe et me laissais aller sur le sol légèrement humide par une petite rosée. Un frisson me parcouru quand j’entendis dans le vent une petite voix murmurer mon nom. Ma mère…Un sourire s’afficha sur mon visage, je la voyait de temps en temps quand l’alcool dans mon sang était assez élevé. Tendant la main vers le ciel, je tentais d’attraper ce qui ressemblait à une main, celle que je pensais être la douce main de ma mère.

  • « Tu es revenue maman? Tu sais, j’ai rien fais c’est Laurence. »


Je tentais en vain de l’attraper, mais elle semblait sans cesse bouger comme pour se moquer de moi. Alors, la colère monta en moi comme une bouffé de chaleur incontrôlable. Me redressant brutalement sur mes pieds, je finis ma course dans l’herbe le nez à terre. Une certaine douleur parcouru mon visage, mais j’en avais vu d’autre après tout! Roulant sur le côté, je fut arrêté par deux pieds, cette fois je savais qu’ils étaient bien réels. Je n’étais plus seul, mais ma concentration obscurcie par l’alcool m’empêchait de bien réagir. J’entrepris de frapper dans le pied avec mon poing, mais ne réussis cas l’effleurer et taper celui-ci dans un arbre à ma porte. Ouie, je ne l’avais pas vu celui-là.

  • « T’es…tu veux…photo! »
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MessageSujet: Re: La folie n'est qu'un début- Milan   Mar 17 Avr - 20:33


Le vent frais me glace les joues, une branche craque sous mon pied, les arbres s'agitent. Je ne suis pas tranquille. Mes jambes s'affolent, augmentent la cadence, se mettent à courir. Si Foe se trouvait avec moi, elle se moquerait sûrement de ma panique ridicule. Ce n'est tellement pas moi. Avoir une frousse pareil. Me soucier de ce qu'il peut se trouver dans cette forêt. Je ralentis le rythme, un grognement intérieur s'élève contre ce nouveau gouvernement qui m'affecte trop à mon goût. Je suis seul, Alannis est en sûreté avec mon père au sein du district, je n'ai pas à m'inquiéter. Ma propre vie m'importe peu.

Je continue mon chemin en direction du district 8 d'un pas nonchalant. A l'orée du bois, je trouve un pauvre fou, allongé sur le sol, tendre la main vers le ciel. Je m'approche avec prudence vers le corps fébrile du jeune homme. Je le vois se rouler sur le sol. Qu'est ce que c'est ça ? « T’es … tu veux … photo ! » Je fronce les sourcils. Il essaye de communiquer en plus. Je me penche vers lui, l'attrape par le dessous des bras et le redresse tant bien que mal pour le mettre assit. Il serait capable de s'étouffer avec de l'herbe. Et qu'est ce qu'il pu aussi.

Je reconnais alors cet alcoolique notoire. Il ne s'arrange pas le pauvre. Déjà la dernière fois, je l'avais trouvé dans cet état de faiblesse. Je m'étais pris de pitié pour lui. Dans un élan de bonté, je m'étais promis de l'aider. Dans la mesure du possible en tout cas. « Tu vas finir par crever avec cette saloperie. » Je lui arrache sa bouteille des mains et m'écarte du blond pour éviter les représailles. Je fais rouler le verre entre mes mains, réfléchissant à quoi en faire. Sous le coup de l'impulsion, je porte le goulot à mes lèvres. Le liquide me brûle la langue, la gorge et presque tout mon organisme. Si je renverse son contenu sur le sol, il serait encore capable de ramper jusqu'à moi pour venir le lécher. Je bois une nouvelle fois deux grosses gorgée. Je n'ai pas l'habitude de ce genre de boisson, je n'ai jamais compris comment on pouvait autant apprécier ce poisson qui ravage tout sur son passage. Mais aujourd'hui, j'avais l'impression d'en avoir besoin. Je me demande si je serai capable de rentrer dans mon district plus tard. Je m'en inquiéterai le moment venu. De toute façon, je ne compte pas me retrouver dans le même état que lui. « Je crois bien que tu as besoin d'une bonne douche. » Je ne suis pas certain qu'il comprenne mes paroles. Dans l'épais brouillard d'alcool qui doit l'envelopper, les mots censés doivent leur paraître flous .


H.J : Désolée c'est vraiment très court T___T

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MessageSujet: Re: La folie n'est qu'un début- Milan   Jeu 19 Avr - 8:17





J’ai mal, tellement mal. Ce cœur qui battait en moi semblait aimer cette souffrance, qui en quelque sorte me rappelait que j’étais en vie. J’avais l’impression de mourir un peux plus chaque année, de laisser mes extravagances prendre le dessus, histoire de me faire un peux oublier. L’oubli. Quelque chose de dramatique et de délivrent, j’avais choisi cela comme bouée de sauvetage accompagné de l’alcool. Ma mère m’avait laissée, elle avait fait en sorte de m’emporter un peux plus avec elle chaque jour. Mon frère ne comprenait pas cette situation, mais il tentait désespérément de me relever, de m’aider sans aucun sucés d’ailleurs. « Tu vas finir par crever avec cette saloperie. » Et si c’était mon but? Je lève les yeux vers ce jeune homme que je reconnu vaguement, il avait déjà tenté de m’aider sans y parvenir, un bon samaritain quoi! Je n’avais nullement besoin d’aide, je voulais juste être seul, cela était-il trop compliqué pour que les gens le comprennent! Je ne sais par qu’elle magie je me suis retrouvé assis, je n’avais pas eu conscience qu’il m’avait aidé. Valsant d’avant en arrière dangereusement, même sur mes fesses je n’étais pas en équilibre. « Non de dieu rends moi ça! » Et oui, ma bouteille sacrée venait de m’être arrachée des mains. Je voulus la rattraper, mais il fit un bon en arrière, voilà que l’on me privait de ma rédemption. Si un regard pouvait tuer, le jeune homme serait déjà mort, malheureusement, j’étais incapable de me redresser et encore moins de frapper.

Il osait boire dans ma bouteille, la mienne! C’est moi qui avait besoin d’oublier, si il avait des soucis il n’avait cas s’en procurer une pour lui! Je sentais la folie me guetter, comme à chaque fois que mon esprit était embrouiller ou encore en colère. Mais au fond, contre qui étais-je en colère…contre lui ou contre moi? Un peux des deux sûrement, mais plus envers moi qu’envers lui. « Je crois bien que tu as besoin d’une bonne douche. » Effectivement, je devais sentir l’alcool à plein nez, mélangé à l’odeur de la transpiration ainsi que celle de la rosée. Un mélange pas très agréable et encore moins subtile, mais qu’importe, j’aurais été capable de me noyer sous ma douche. Dans un élan de courage, j’essaye de me redresser sur mes deux jambes pour récupérer ma bouteille. Je voulais boire, j’en avais besoin, j’avais cette dépendance en moi qui rongeait tout mon être au point de laisser un soupçons de bien être m’envelopper quand j’étais soul. « Et toi tu as besoin de te mêler de tes…affaires. » J’eus du mal à formuler le derniers mot, une nausée c’était emparée de moi, mais j’avais réussis à stopper celle-ci. Avec le temps, j’avais appris à ne plus vraiment être malade. Ou alors, j’étais malade discrètement, puisque la plupart du temps j’étais seul quand je buvais. Une seconde tentative pour me lever et cette fois j’étais sur mes deux pieds, attrapant ma bouteille je lui enlève des mains pour boire trois bonnes gorgées. « Toi aussi tu as décidé de faire l’ange gardien et de vouloir m’aider…vous avez quoi dans ce monde à vouloir sauver les âmes en peine. »

Je restais neutre, un visage froid mais sans émotions en même temps. Ho et puis zut, si il voulait boire qu’il boive avec moi, au moins je ne serais pas le seul bourré dans ce lieu calme. Je lui tend la bouteille et vacille en avant de nouveau, décidément, j’avais vraiment du mal à tenir sur mes pieds aujourd’hui. Si seulement ma mère voyait ce que j’étais devenu, elle aurait honte! Mais c’était de sa faute après tout, moi je n’avais pas demandé à boire, j’avais commencé par tristesse! « On c’est déjà croisé non? » Je n’étais pas encore trop agressif dans mes paroles, mais il était bien connu que je changeais d’humeur comme de chemise. Mes pensées se mirent à fonctionner un peux plus sainement, enfin, je pense car j’y voyais un peux mieux. Oui, je me souvenais mieux de lui, d’ailleurs, la rencontre avait vraiment mal tourné la première fois. Bof, je n’étais pas ici pour me faire des amis, je préférais de loin la compagnie des filles dans certaines circonstances mais aussi la présence d’ennemis que je peux frapper sans avoir peur de le regretter…Il est également vrai que je regrette rarement mes gestes! Vous ne me verrez jamais frapper une fille, enfin, cela dépend de qui aussi. Si on me pousse à bout quand j’ai bu, je ne fais plus vraiment la différence entre fille et garçon. J’étais de nouveau plongé dans mes pensées, le regard perdu dans le vide, j’étais déconnecter de la réalité. Une facette de cette folie qui frappait régulièrement mon corps. Beaucoup disaient que j’étais un fou pare que je parlais seul ou encore, je me déconnectais du monde réel pour m’isoler dans mes souvenirs, mes pensées.

Qu’importe ce qu’ils pensent ou ce qu’ils disent, je sais qui je suis et je sais que je ne suis pas vraiment fou…quoi que! Puis, je me verrais bien aux Hunger Games, rien que pour risquer ma vie, pour avoir cette adrénaline monter en moi. Peut-être que je retrouverais l’envie de me battre ou alors se serait la meilleur façon de mourir! Quelque chose s’enclencha en moi car mon regard se tourna de nouveau vers le jeune homme, je venais de réaliser qu’il était toujours là. Mais moi, ou étais-je? Je regarde autour de nous, un regard interrogateur avant de reconnaître la limite de mon district.

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MessageSujet: Re: La folie n'est qu'un début- Milan   Mar 24 Avr - 11:43


« Et toi tu as besoin de te mêler de tes…affaires. » Mes prunelles cannelles fixent le ciel couleur acier. Les nuages gris recouvrent cette atmosphère presque terrible. Si je le laissais seul, il serait capable de crever dans son encrassement, la tête plongée dans son vomi d'alcoolique. Je ne veux pas avoir une mort aussi stupide sur la conscience. Et je ne veux pas assister à sa détérioration progressive, il ne se détruira pas devant mes yeux. Hors de question de rester impuissant cette fois. Maintenant, c'est à moi de prendre les décisions. Le nouveau dictateur, Natalee, Adrastée … Toutes ces personnes qui m'ont laissé en dehors des choix, qui ont pris mon consentement à ma place. Un grognement intérieur s'élève face à cette injustice, face à ce sentiment de trahison. M'écarter de tout ça me rend fou. Fou de chagrin. Fou de rage. Suis-je devenu si insignifiant aux yeux de tous ? Réduit à une boule de nerfs ambulante, je suis moins efficace au travail. Les céréales ne m'ont jamais intéressées de toute façon. Je ne trouve rien d'amusant à planter, récolter, entretenir des plantations de blés. Pourtant, mon cœur se pince. Moins opérant signifie moins de nourriture pour mon vieux père et ma petite sœur … Ces responsabilités sont en train de m'achever. Où est passé le Milan rigoleur, toujours prêt à s'amuser à la moindre occasion, à se foutre des règles ? Il a du se noyer dans la vague de changement soudain. Ouais … Il a du crever. Comme moi je le ferai bientôt.

Mes opales le regardent se lever avec peine. Je ne bronche pas lorsqu'il reprend sa bouteille, je me contente d'observer ce tableau macabre que m'offre le blond. Il est dans un sale état. Ses cheveux en broussaille, quelques brins d'herbes collés à ses joues pâles et humides, de la terre enfoncée dans ses ongles jaunis, ses irises vitreuses paraissent déconnectées du monde réelles, ses doigts sales s'agrippent au verre, il semble être la vie et la mort. « Toi aussi tu as décidé de faire l’ange gardien et de vouloir m’aider … vous avez quoi dans ce monde à vouloir sauver les âmes en peine. » Il retrouve l'usage de la parole. En voilà une bonne nouvelle. Il a l'air conscient de ce qu'il dit en plus. Comment peut-il arriver à se tenir debout, tanguant certes mais sur ses deux jambes, avec tout l'alcool qui semble avoir ingurgité ?« Parce qu'il existe des gens encore plus stupides que moi pour essayer te sortir de ta misère ? » Il me tend sa bouteille. Je l'attrape sans aucune hésitation. Je bois une nouvelle fois au goulot, j''avale de plus longues gorgées, tandis qu'il s'écroule une nouvelle fois sur le sol. « On c’est déjà croisé non? »  Il s'en souvient. Je cligne des paupières. Je pensais qu'une vague d'alcool aurait effacé de sa mémoire notre rencontre. « Oui, tu étais déjà dans un sale état la fois où on s'est rencontré. Une véritable épave. Ça m'étonne que ton cerveau ne soit pas à ce point consumé par l'alcool d'ailleurs. » Je m'assois près de lui sur l'herbe fraîche. Les traits de mon visage crispés, mon regard vide fixé au loin, mes doigts s'accrochent à la bouteille comme à une bouée de sauvetage. Je la porte une nouvelle fois à mes lèvres froides pour sentir la chaleur me ravager la gorge. « Pourquoi vouloir à tout prix te détruire avec ça ? » Je ne saisis pas. Je ne saisis pas comment on peut devenir accroc à cette saloperie. Comment on peut croire qu'un liquide puisse résoudre les problèmes. Ça en créer un de plus. C'est tout. « Qu'est ce qui a bien pu t'arriver ? » Les Jeux de la Faim ? La pauvreté ? Un décès ? Est-ce bien suffisant pour se foutre dans un état aussi lamentable. Mais qu'est ce que moi-même, suis-je en train de faire ? Noyer mes soucis futiles pour oublier l'espace d'un instant ce qui m'attend dans mon district et dans un futur proche. Je suis certainement aussi pitoyable que lui.

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